lundi 16 novembre 2015

Sans me lasser je louerai ton nom



De la terre j’ai fait monter ma supplication, j’ai prié pour être arraché à la mort. J’ai invoqué le Seigneur, Père de mon Seigneur, pour qu’au jour de détresse il ne m’abandonne pas, livré sans défense au pouvoir des orgueilleux. Sans me lasser, je louerai ton nom, je te chanterai dans l’action de grâce. Ma prière a été exaucée : tu m’as sauvé de la perdition, tu m’as tiré du malheur. C’est pourquoi je veux te rendre grâce et te louer, je bénirai le nom du Seigneur.
Ben Sira 51, 9-12 (traduction liturgique

Viens Esprit de Jésus, viens prier en mon cœur, viens redire le nom du Père.
Viens Esprit de Jésus, sois en moi un chant d’action de grâce

De la terre j’ai fait monter ma supplication, j’ai prié pour être arraché à la mort.
Comme le psalmiste, Ben Sira a fait monter sa supplication vers le Seigneur. Il a prié depuis le lieu de sa peine, depuis la terre,  il a dit son désir de vie, son désir d’être arraché à la mort.

 J’ai invoqué le Seigneur, Père de mon Seigneur, pour qu’au jour de détresse il ne m’abandonne pas, livré sans défense au pouvoir des orgueilleux.
L’appellation sous laquelle il désigne Dieu ici, est intéressante, il parle d’un Seigneur, Père de son Seigneur. Certains y ont vu une marque chrétienne, introduite dans le texte. C’est possible, mais rien ne peut le prouver. On devinerait à travers cette expression une mention de  Dieu, Père de Jésus. C’est vers lui que par Jésus monte notre prière, comme nous le redisons à chaque conclusion d’oraison : nous te le demandons par Jésus… Ben Sira a prié pour qu’au jour de détresse il ne soit pas abandonné, il ne soit pas livré sans défense au pouvoir des orgueilleux. Prière bien légitime. Qui sont les orgueilleux, n’est-ce pas qui se met à la tête du monde, à la tête de ses relations, à la tête de sa vie, sans reconnaître une quelconque seigneurie plus grande que la sienne. Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? s’écriera st Paul.  

Sans me lasser, je louerai ton nom, je te chanterai dans l’action de grâce.
Après avoir fait mémoire de sa prière passée, Ben Sira, dans l’expérience de la délivrance qu’il a vécue, annonce que sa prière est devenue et continuera d’être louange et action de grâce. Il est devenu chant de reconnaissance à la louange de gloire de son Seigneur.

Ma prière a été exaucée : tu m’as sauvé de la perdition, tu m’as tiré du malheur. C’est pourquoi je veux te rendre grâce et te louer, je bénirai le nom du Seigneur.
Louer, rendre grâce, bénir. Autant d’expressions qui marquent une prière totalement décentrée de soi, totalement orientée vers l’Autre, auteur de tout bien, de toute grâce.

Seigneur, garde en moi la mémoire de tes bienfaits, que ma prière s’élance vers toi en action de grâce, chant de louange pour tes merveilles, chant de louange pour toi, pour ton dessein d’amour qui ne passera pas, pour le don de la vie que sans cesse tu nous refais.

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