Liturgie de la Parole 15e mercredi TO-II Matthieu 11, 25-27
Méditation
Fin mai, Brigitte s’est trompée de références dans la préparation de la célébration et elle a commenté Matthieu 11, 11-25. Son texte ne correspondant pas alors à l’Evangile du jour, je lui ai proposé de l’utiliser pour aujourd’hui, ce qui est plus en adéquation. Elle est absente et donc je suis son porte-parole !
Jésus reconnait la grandeur de Jean-Baptiste, il lui rend hommage. Cependant Jésus ajoute : « Dans le royaume de Dieu le plus petit est encore le plus grand ». Comment l’entendre, comment le comprendre ?
Jean il annonce…tandis que les disciples, eux, vivent déjà la présence de Dieu en Jésus. S’engager avec Dieu voilà le chemin des disciples.
La violence est toujours présente dans les villes. Il y a eu des signes, des miracles des mots. Le peuple a vu, entendu, reçu. L’espace intérieur de certaine personne n’a pas bougé et Jésus crie sa douleur.
On dit de Jean-Baptiste qu’il est possédé, On dit de Jésus qu’il est un glouton…
Dans ce passage de l’évangile selon saint Matthieu, au milieu des paroles sur la violence et le royaume, le bruit des avions militaires sur mon village devient presque une parabole. J’écoute avec effroi, je suis distraite et me rappelle combien notre monde gronde, lutte, domine, se défend, s’agite. Et pourtant au cœur même de ce vacarme, une autre voix demeure :
« Heureux les petits »
Jésus dit : « Père… tu l’as révélé aux tout petits ». Jésus nous demande d’avoir un cœur désarmé. Un cœur qui ne cherche pas à écraser, convaincre, posséder ou avoir raison. Un cœur humble pour accueillir.
Peut-être que devenir « tout petit » c’est ne pas nourrir de la violence intérieure ? Consentir à ne pas tout maitriser ? Rester tendre dans un monde dur ? Garder une capacité d’émerveillement malgré les menaces ? Garder confiance ?
Alors que les avions sur Freux traversent le ciel, une autre traversée est possible en nous : passer du bruit à l’écoute, de la peur à la paix, de la dureté à la simplicité. Le cœur d’un tout petit reste ouvert au ‘Souffle’, il accueille, il s’émerveille, il se rend disponible pour recevoir.
Les tout petits ne change pas le monde par la force. Ils ouvrent un espace où Dieu peut respirer dans son humanité.
Matthieu 11, 25 25: En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : " Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. 26 Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance".
Brigitte le 15 juillet 26