vendredi 1 mai 2026

Liturgie 4e vendredi de Pâques Jean 14, 1-6 ; Actes 13, 26-33

Introduction

Nous poursuivons aujourd’hui la lecture des Actes des Apôtres, mais je voudrais ouvrir ce temps de prière par une citation de la lettre au Romains :

Romains 10, 14-15 : « Comment invoquer le Seigneur si on n’a pas mis sa foi en lui ? Comment mettre sa foi en lui si on ne l’a pas entendu ? Comment entendre si personne ne proclame ? Comment proclamer sans être envoyé ? Il est écrit : ‘comme ils sont beaux, les pas des messagers qui annoncent les bonnes nouvelles’ ! »

Oui, comme ils sont beaux, les pas des messagers... Ils sont les serviteurs de la Parole, cette Parole dont mère Thérèse-Marie nous disait avant-hier, en citant les Actes : « la Parole était féconde (c’est-à-dire elle grandissait) et se multipliait ». Plutôt que de dire que le groupe des disciples augmentait, on dit que la Parole augmente... Cette façon de parler suggère que la Parole mène en quelque sorte sa propre vie, qu’elle travaille et agit au cœur des gens. Elle a juste besoin de bouches pour la véhiculer... C’est ce que nous voyons avec Paul et Barnabé, en ce récit de leur premier voyage missionnaire et de leur première prédication dans une synagogue en Asie Mineure, celle d’Antioche de Pisidie. Nous entendrons aujourd’hui la suite de cette prédication dont nous avons entendu le début hier. Nous savons qu’elle sera bien accueillie, dans un premier temps, mais qu’elle sera bien vite rejetée par ceux qui trouveront qu’elle a trop de succès... En tout cas, elle ne laisse personne indifférent.

Nous aussi, accueillons cette Parole, toujours vivante, agissante, tranchante... et laissons-nous toucher.

 

Résonnance après l’évangile.

Cher Thomas, merci !

Thomas, nous le savons, tu es un homme terre à terre, tu as besoin de voir, de toucher, pour croire. Tu nous ressembles un peu : n’es-tu pas, d’ailleurs, notre jumeau ?

Au huitième jour après la résurrection, alors que les autres t’ont affirmé qu’ils avaient vu Jésus vivant, tu n’as rien voulu entendre : il te fallait des signes tangibles.

Merci, parce que grâce à ta réaction, très compréhensible, tu as fait revenir Jésus, et tu lui as fait dire une phrase que nous n’oublierons jamais : « heureux celui qui croit sans avoir vu ».

Aujourd’hui, dans son discours après le lavement des pieds, Jésus recommence à dire des choses bien mystérieuses, et toi, dans ton bon sens, tu l’interpelles : « nous ne savons pas où tu vas, comment pourrions-nous savoir le chemin ? » Merci Thomas ! Cette parole bien réaliste nous offre le cadeau d’une réponse inoubliable de Jésus : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité, la Vie ». Et il ajoute : « Personne ne va vers le Père sans passer par moi ».

Qu’est-ce qu’un chemin ? Dans le livre que nous lisons actuellement au réfectoire il y a ce petit poème d’Antonio Machado :

Marcheur, ce sont tes traces, ce chemin, et rien de plus.

Marcheur, il n’y a pas de chemin : le chemin se construit en marchant.

En marchant se construit le chemin, et en regardant en arrière,

on voit la sente que jamais on ne foulera à nouveau.

Marcheur, il n’y a pas de chemin, seulement des sillages sur la mer.

Jésus serait-il un chemin comme celui-là ? En tout cas, l’image du chemin suggère qu’il faut marcher. La vie avec Jésus est une marche ! Saint Paul en savait quelque chose. La vie chrétienne est un voyage, et Jésus se révèle à nous en marchant. Rendons grâce à Dieu pour ce dynamisme qui nous tient en éveil !

 

Prière de conclusion 

Ta Parole, Seigneur, nous devance et nous conduit.

Mais aussi : tu nous la confies pour que nous lui donnions la possibilité de se multiplier. Béni sois-tu !

Que ton Esprit Saint nous apprenne ce que tu attends de nous et nous donne la force et la joie de l’accomplir.

Nous te le demandons à toi, qui règnes avec le Père et le Saint-Esprit, pour les siècles des siècles.

Sr Marie-Raphaël le 8 mai 2020

jeudi 30 avril 2026

Liturgie 4e jeudi de Pâques Jean13, 16-20 ; Actes 13, 13-25 ; Psaume 88

Allez.
Homélie

Dans la première lecture de ce jour, on nous raconte une histoire. Paul se lève et il raconte. Il raconte Dieu à l’œuvre dans le temps : un peuple choisi, une marche à travers le désert, des rois, des attentes et cette promesse qui mûrit lentement. Jusqu’à cette phrase : « Dieu, selon la promesse, a fait sortir un sauveur pour Israël : c’est Jésus. » Dieu prend son temps, le contraire du monde dans lequel nous vivons : le monde du tout, tout de suite. Non, Dieu tisse une toile, ce que nous appelons l’histoire sainte, il prépare, il accompagne. Et souvent, nous ne voyons que des morceaux de la toile. Mais Dieu, lui, voit l’ensemble.

Et le psaume chante : « Ton amour, Seigneur, sans fin je le chante. » Comme un refrain à travers les siècles. Même quand tout semble fragile... quelque chose demeure : la fidélité de Dieu.

Et voilà que l’Évangile nous surprend. Pas de miracle éclatant. Pas de discours spectaculaire. Un geste, Jésus vient tout juste de poser. Jésus s’abaisse. Il lave les pieds. Et il dit : « un serviteur n’est pas plus grand que son maître. » Autrement dit : si Dieu s’agenouille, alors la vraie grandeur se trouve là.
Pas dans dominer, pas dans briller, mais dans servir.
Et Jésus ajoute : « Sachant cela, heureux êtes-vous, si vous le faites » Faire passer l’Évangile du cœur... aux mains.
Et puis cette phrase étonnante : « si quelqu’un reçoit celui que j’envoie, il me reçoit moi-même ; et celui qui me reçoit, reçoit Celui qui m’a envoyé. » Dieu devient quelqu’un qui peut être accueilli. Dans un visage. Dans une rencontre. Dans une présence.

Parce que Dieu ne se révèle pas dans ce qui impressionne, mais dans ce qui se donne.

Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité, Alléluia !

Pierre Hannosset le 30 avril 26

https://padrepierre.blogspot.com/2026/04/jeudi-de-la-4eme-semaine-de-paques.html 

mercredi 29 avril 2026

Liturgie de la Parole 29 avril ste Catherine de Sienne Matthieu 11, 25-30

Commentaire 

Jésus prend la Parole pour « proclamer la louange de Dieu »

Cela veut dire que Jésus célèbre haut et fort la grandeur et les bienfaits de Dieu : « Père, Seigneur du Ciel et de la terre, ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance » Il ajoute « Tout m’a été remis par mon Père ».

Il glorifie Dieu son Père par le rayonnement et le poids qu’il a dans sa vie. Cela implique de reconnaître et d'annoncer les actions divines, non seulement par des chants ou des prières explicites, mais aussi par une vie exemplaire. Dans son discours d’adieu que relate St-Jean, Jésus dit à ses apôtres et amis « Je fais exactement ce que m’ordonne le Père. Vous aussi faites de même. »  Ce qu’il dit il le fait et c’est sans aucun doute ce qui m’interpelle particulièrement, c’est-à-dire cette cohérence et cette fidélité à son Père.  Si ce n’est pas ça « être lumière pour le monde, être chemin de vie » alors, de quoi pourrait-il s’agir ?

Tout s’articule sur « connaître » au cœur d’une relation paternelle et filiale révélée par Jésus. Cette connaissance est pour nous ses tout-petits quand nous sommes dans l’humilité et la vérité sur nous-mêmes.

Avant et après sa résurrection, Jésus ne cesse d’apporter et donner sa Paix, cette Paix dont nous avons tant besoin puisque nous vivons trop souvent dans l’anxiété à cause des soucis de la vie et l’insécurité qu’ils procurent ; nous vivons avec la peur de manquer ou de perdre… Jésus le sait très bien, non parce qu’il est Fils de Dieu mais parce qu’il partage notre condition d’homme et fait ce constat permanent des difficultés auxquelles nous sommes confrontés.

D’où cette bienveillance reconnue de Dieu son Père que Jésus fait sienne ; une bienveillance qu’il vient nous offrir : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos…car je suis doux et humble de cœur »

Nous savons combien la vie, par moment, peut-être un fardeau. Un fardeau pesant, écrasant, parfois trop lourd à porter seul.  Jésus nous invite à s’attacher à lui, à être relié à lui et cheminer avec lui. Pas seulement cheminer mais aussi travailler en étant relié à lui.

Son invitation « Venez à moi » est une bienveillance divine : « Je vous procurerai le repos » qui fait tant de bien physiquement, psychologiquement. C’est lui qui porte et qui nous porte, c’est lui qui tire et nous tire en avant, c’est qui avance et nous fait avancer plus loin que nous pourrions l’imaginer.

La Parole qui nous est proposée aujourd’hui nous indique combien Dieu s’intéresse à nous. Il nous tend la main pour nous offrir le repos, sa consolation, son soutien.  Cette relation avec lui est une relation d’amitié, une alliance, une rencontre personnelle. Nous avons grandement besoin de sa présence devant les grands défis de la vie. Merci Seigneur pour ta confiance en nous, ton alliance et ta fidélité.

 

Invitation au Notre Père

Comme Jésus et à son invitation, adressons avec confiance notre prière à Dieu son Père et notre Père ; à lui qui, par son Fils Jésus, veut nous conduire à la vie et au bonheur. Notre Père…

 

Raymond le 29 avril 26

mardi 28 avril 2026

Liturgie  de la Parole 4e mardi de Pâques Jean 10, 22-30 ; Actes 11, 19-26

Méditation

Quel bel évangile ! Que ces paroles sont fortes et encourageantes : personne ne peut arracher de la main de Jésus et du Père ceux et celles qui écoutent la voix de Jésus. Et cela quoiqu’il arrive !

Il y a des moments où cette Parole de Jésus nous demande un vrai saut dans la foi, dans la confiance car tout semble dire le contraire dans notre vie et, ou, dans celle de ceux qui nous entourent, dans la vie de l’Eglise, du monde.

Les Actes des Apôtres nous parlent de « tourmente ». Cette tourmente qui après la mort d’Etienne a provoqué la dispersion des chrétiens de langue grecque, va devenir l’occasion de l’évangélisation des Juifs vivants en diaspora, mais aussi des non Juifs. Cette première ouverture vers le monde païen est décisive.

Qu’annoncent-ils ? Jésus est le Seigneur ! Celui qui faisait le bien partout où il passait, (cf. Actes 10,38), cet homme qui est mort de la mort des esclaves et des rebelles, renié, rejeté par le peuple et les responsables religieux Juifs, « lui que Dieu a ressuscité d’entre les morts » (Actes 4, 15). Cet homme est vivant et il est Seigneur !

Ce passage des Actes est très beau car Barnabé voit « la grâce de Dieu à l’œuvre » et il s’en réjouit. « Il les exhortait tous à rester d’un cœur ferme attachés au Seigneur. » et effectivement « une foule considérable s’attacha au Seigneur. » Devenir croyant, se tourner vers le Seigneur et s’attacher à lui : ces trois verbes disent toute la démarche de foi. Mais cette démarche s’enracine dans le temps et dans l’écoute de la Parole : Barnabé et Saul participent aux assemblées de l’Église et instruisent une foule considérable durant toute une année.

Et nous rejoignons l’Evangile où Jésus s’adresse aux Juifs qui veulent savoir s’il est oui ou non le Christ : ils attendent une réponse claire et nette. Mais Jésus les renvoie aux œuvres qu’il a faites et qui sont connues et à la voix qui parle au fond des cœurs et qui demande simplement à être accueillie. « Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père. ». Quand nous sommes dans la « tourmente », essayons de nous rappeler cette parole de l’Evangile et de nous y accrocher comme à une ancre solide.

Que dire de plus ?

Écouter la voix de Celui qui parle au cœur. Entendre qu’il connaît chacun personnellement, connaissance intime, profonde. Le suivre. Accueillir la vie donnée, vie qui ne passera pas. Et quoiqu’il arrive s’appuyer sur sa parole : « personne ne les arrachera de ma main… personne ne peut les arracher de la main du Père »

 

Une toute petite note encore : Le Fils et le Père n’auraient-ils qu’une main ? Que fait leur autre main ? Je crois qu’elle invite ceux et celles qui n’ont pas encore entendu combien ils sont connus, aimés, personnellement. Et qu’elle embrasse, serre contre son cœur, réconforte, caresse ceux et celles qui n’en peuvent plus. Je vous laisse votre imagination trouver d’autres attitudes…

Prenons un temps de silence.

 

Invitation au Notre Père

Seigneur, personne ne peut nous arracher de ta main et de celle du Père ! Nous chantons en toute confiance

Sr Marie-Christine le 28 avril 26

lundi 27 avril 2026

Liturgie de la Parole 4e lundi de Pâques Jean 10, 11-18 ; Actes 11, 1-18

Introduction

Bonjour, nous voici rassemblés en Église pour recevoir la Parole de Dieu, comme du bon pain, pour prier et rendre grâce. Pour laisser notre vie se transformer au grand souffle de l’Esprit. Aujourd’hui nous allons à nouveau découvrir une belle page du livre des Actes des Apôtres. La finale du jour nous montre la communauté judéo-chrétienne de Jérusalem, rendant gloire à Dieu pour la conversion des nations. Et nous où percevons-nous des appels à la conversion ? Demandons que l’Esprit nous envahisse.

 

Après l’évangile

Pauvre Pierre !!! voilà qu’il est amené à rendre des comptes à la communauté de Jérusalem pour avoir mangé avec des païens. La belle affaire ! Le crime par excellence. Pauvre Pierre, ce n’est pourtant pas de sa faute ! Et c’est toujours à lui que cela arrive des choses pareilles ! vous imaginez, ce solide gaillard, pêcheur de formation, les deux pieds bien au sol. Et voilà que le Seigneur le surprend en sa prière ! Pierre tombe en extase... imaginez un peu. Jean on aurait compris, on aurait dit : c’est le mystique de service ! mais Pierre ! Lui qui mène l’Église naissante. Et une extase pour quoi ? pour lui montrer une nappe emplie d’animaux impurs, et l’inviter à les offrir en sacrifice et à en manger ! est-ce parce qu’il logeait chez un tanneur... métier qui rend un homme impur ? Est-ce que cela rongeait la conscience de Pierre, lui le bon juif, de loger chez un homme impur ? au point que lorsqu’il prie, il a une telle vision ?  Comme si le petit discours intérieur était : « mais vas-y mon gars ! tant que tu y es, offre à Dieu des animaux impurs, mange des animaux impurs après avoir fréquenté un homme qui se rend impur par son métier de tanner les peaux d’animaux morts ». Et Pierre là reprend tous ses esprits et son impulsivité, il répond la main sur le cœur : “Certainement pas, Seigneur ! Jamais aucun aliment interdit ou impur n’est entré dans ma bouche.” Et la vision reviendra par trois fois, et Pierre par trois fois réagira ainsi ! Là on le reconnait bien ! Non, c’est non ! Vient alors l’épisode de l’appel de Corneille un centurion, un païen. Et Pierre y répond avec une délégation, parce que l’Esprit l’y pousse nous dit le texte. Car non et non, Pierre ne se serait pas mêlé spontanément aux païens comme on lui reproche. Corneille raconte à Pierre qu’un ange lui a dit de l’appeler ! Pierre doit avoir le tournis, regretter sa barque et ses filets. Encore une histoire de vision. Mais Pierre n’est pas raide, il se laisse mener par l’Esprit. Et voici : à peine Pierre a-t-il ouvert la bouche, l’Esprit fond sur l’assemblée, l’Esprit fond sur l’assemblée de païens ! Et Pierre d’expliquer à ceux qui l’accusent qu’il ne pouvait pas une fois de plus résister à Dieu, qui venait de montrer son salut pour les païens. Et les Actes concluent que là-dessus les opposants se taisent, et rendent gloire à Dieu qui a donné la conversion aux païens.

Cela ne vous fait pas sourire ? vraiment il n’y a que les païens qui se sont convertis dans l’histoire ? la plus grande conversion n’est-elle pas celle de Pierre, et des judéo-chrétiens qui l’attaquaient ? n’est-ce pas eux qui doivent accepter que la voie chrétienne ne soit pas celle qu’ils avaient crue. Que les barrières qu’ils avaient posées n’étaient pas justes. Et que l’Esprit n’a cure de nos vues trop étroites !

Nous voyons se réaliser ce que Jésus a annoncé dans l’Évangile d’aujourd’hui :  J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. Alors prions pour que l’Esprit nous donne de cesser de cloisonner le monde entre croyants et incroyants, fidèles et infidèles, pratiquants et non pratiquants. Cessons d’enfermer notre foi dans des pratiques trop étroites, raides. Découvrons tous les chercheurs de Dieu, tous les chercheurs de sens, laissons-nous interpeller par eux, et reconnaissons la voix de l’Esprit en eux. Acceptons la conversion à laquelle Dieu nous convie aujourd’hui. Il en faut des pentecôtes et des pentecôtes pour former l’Église. Pourquoi parle-t-on toujours de « la » Pentecôte au singulier, alors que les Actes nous en rapportent tant !  Et qu’il en faudra encore plus d’une pour que nous discernions et acceptions les voies du Seigneur. Pour que nous nous convertissions au Seigneur plutôt que vouloir convertir les autres à nos vues.

 

Prière conclusive

Seigneur Dieu, au quotidien, ton Esprit a transformé tes apôtres, et leur a donné l’audace d’annoncer le Christ à tous les hommes. Ton Esprit les a envoyés à la rencontre de tous et toutes. Répands ce même Esprit sur ton Église aujourd’hui, qu’elle soit le signe d’une liberté nouvelle. Qu’elle discerne et ose les chemins nouveaux auxquels tu la convies pour que s’édifie ton peuple. Par Jésus Christ, ton Fils...

Sr Myrèse le 4 mai 2020