dimanche 22 mars 2026

Liturgie 5e dimanche de Carême Année A Jean 11, 1-45

Vie !

Lectures : Ezéchiel 37, 12-14 ; Romains 8, 8-11 ; 

Méditation 

En ce 5e dimanche de Carême, la liturgie nous propose de lire le beau récit de la résurrection de Lazare.
Ce dimanche est un sommet : dernier dimanche avant celui des Rameaux, portail de la Sainte Semaine.
De concert avec les deux autres lectures, l’Evangile nous parle de « mort » et de « résurrection » …
Glanons dans ce récit ce qui est « Bonne Nouvelle » pour chacun et chacune de nous, aujourd’hui.

« Cette maladie ne conduit pas à la mort, dit Jésus, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié »
Comment concevoir qu’une maladie serve la gloire de Dieu ?
Ou bien notre compréhension du mot « gloire » est-elle erronée ?
La gloire, dans l’évangile de Jean, appartient au Père et il l’a donnée en partage à son Fils.
Cette gloire est manifestation de l’amour du Père pour son Fils et du Fils pour tous les hommes, pour chacun et chacune d’entre nous.

« Cette maladie est pour la gloire de Dieu »
Cela veut dire que, en agissant en faveur de Lazare, Jésus pourra manifester son amour, attester de cet amour qui le fonde et le constitue.
Tel est d’ailleurs l’objet de sa mission sur notre terre : exprimer un amour.
« Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique… », dit Jésus lors de l’entretien avec Nicodème.
Tel est l’amour du Père, tel est l’amour manifesté par Jésus : inconditionnel et sans limites.
Tel est le premier pilier de la Bonne Nouvelle de ce jour : l’agir de Jésus révèle son amour.


Une deuxième phrase que nous glanons est la déclaration de Jésus à Marthe : « Moi, je suis la Résurrection et la Vie »
Cette formule en « Je suis » est solennelle, car elle fait écho à la révélation de Dieu dans l’Ancien Testament.
Lorsque Dieu a révélé son nom à Moïse, il l’a fait par les mêmes termes : « Je suis Celui qui est ».
Dans notre récit, Jésus ne dit pas : « j’ai le pouvoir de ressusciter ou de donner la vie ».
Il va plus loin et déclare : « Je suis la Résurrection et la Vie ».
Par ces mots, Jésus déclare qu’en lui se trouve le fondement de la Vie, sa sève, son origine.
Il s’ensuit que la vraie Vie, celle qui porte du fruit et ne finit pas, c’est en Jésus qu’on peut la trouver. 

Bien plus, Jésus ajoute : « Tout homme qui vit et croit en moi, même s’il meurt, vivra ; et tout homme qui vit et croit en moi ne mourra jamais »
En demeurant en Jésus, en lui accordant notre foi, une vie nous est donnée.
Certes, Jésus n’empêche pas la mort corporelle, la mort physique, mais il veut nous donner en partage une vie pleine, heureuse, débordante.
Il le confirme dans l’évangile : « Comme le Père en effet ressuscite les morts et leur redonne vie, ainsi le Fils donne vie à qui il veut ».
Tel est le désir de Jésus : nous partager une vie qui ne finit pas.
Telle est la Bonne Nouvelle de ce jour : la mort corporelle n’a pas le dernier mot.


Enfin, une troisième phrase retiendra notre attention.
Lorsque Jésus se dispose à agir devant ces gens endeuillés, il se tourne vers le Père et lui déclare : « Je te rends grâces parce que tu m’as exaucé. Je savais bien, moi, que tu m’exauces toujours, mais si j’ai parlé, c’est… afin qu’ils croient que tu m’as envoyé »
Confronté à la mort d’un ami, Jésus témoigne de sa confiance illimitée envers son Père : « tu m’exauces toujours ».
Et il commence par rendre grâces.
Par cette déclaration, Jésus atteste que le Père est à l’écoute : de Jésus, en ce récit, et de chacun de nous.
Dieu se soucie de l’homme. Il écoute son désir, il se tourne vers lui et exauce sa demande.
Jésus l’affirme ailleurs dans l’évangile : « En vérité, en vérité, je vous le dis, ce que vous demanderez au Père, il vous le donnera en mon nom… demandez et vous recevrez, pour que votre joie soit complète ».
Dès lors, enraciné dans l’amour du Père, Jésus pourra appeler Lazare hors du tombeau et dire aux témoins : « Déliez-le, et laissez-le aller »


C’est donc de « vie » que Jésus veut nous parler aujourd’hui.
En racontant ce signe de la résurrection de Lazare, Jésus annonce l’orientation que peuvent prendre toutes nos morts, nos souffrances, nos épreuves.
La mort de Lazare, la mort de Jésus et celle de chacun d’entre nous ne sont pas un point final.
Ce récit annonce Pâques.
Cette fête n’est pas le simple mémorial d’un fait passé.
Elle nous promet, elle nous annonce une nouvelle naissance, une nouvelle vie. Un passage.
Et, pour y parvenir, nous devons faire le saut de la foi : saut de confiance, à la suite de Jésus.
Foi en la vie, plus forte que la mort, foi en sa résurrection qui précède la nôtre.

Jésus ne dit-il pas dans l’évangile : « Moi, je suis venu pour qu’on ait la vie et qu’on l’ait surabondante » ?

En ce jour où la Bonne Nouvelle est promesse de vie et de salut, rendons grâces au Père pour ce don qu’il nous fait.
Et, dans la Résurrection de Jésus que laisse présager celle de Lazare, accordons généreusement notre foi.
N’hésitons pas à lui confier toutes nos morts, pour qu’il y fasse germer sa Vie…
Amen
Sr Marie-Jean le 10 avril 2011


samedi 21 mars 2026

Liturgie 21 mars fête de saint Benoît Jean 17, 1a.20-26 : Philippiens 4, 4-9

Accueil 

(texte à venir)

 

Méditation

Vie communautaire et amour fraternel

ANONYME DU IV° SIÈCLE

Il importe que les frères vivent ensemble dans une grande charité. Soit qu'ils prient, soit qu'ils lisent l’Ecriture, soit qu'ils s'occupent à quelque travail, ils auront pour fondement l'amour fraternel. C'est ainsi qu'on pourra goûter le partage de ces diverses occupations, et que ceux qui prient, ceux qui lisent et ceux qui travaillent pourront tous s'édifier mutuellement dans la transparence et la simplicité...

Quoi qu'ils fassent, les frères doivent se montrer charitables et joyeux les uns avec les autres. Celui qui travaille parlera ainsi de celui qui prie : « Le trésor que mon frère possède, je l'ai, moi aussi, puisqu'il nous est commun. » De son côté, celui qui prie dira de celui qui lit : « Le bénéfice qu'il tire de sa lecture m'enrichit, moi aussi. » Et celui qui travaille dira encore : « C'est dans l'intérêt de la communauté que j'accomplis ce service. »

Les multiples membres du corps ne forment qu'un seul corps et ils se soutiennent mutuellement en remplissant chacun sa tâche. L'ceil voit pour tout le corps ; la main travaille pour les autres membres ; le pied, en marchant, les porte tous ; un membre souffre dès qu'un autre souffre. Voilà comment les frères doivent se comporter les uns avec les autres. Celui qui prie ne jugera pas celui qui travaille parce qu'il ne prie pas. Celui qui travaille ne jugera pas celui qui prie en disant : « En voilà un qui s'attarde, tandis que moi, je travaille. » Celui qui sert ne jugera pas les autres. Au contraire, chacun, quoi qu'il fasse, agira pour la gloire de Dieu. Celui qui lit pensera avec amour à celui qui prie et se dira : « Il prie aussi pour moi. » Et celui qui prie pensera au sujet de celui qui travaille : « Ce qu'il fait, il le fait au profit de toute la communauté. »

Ainsi une grande concorde et une sereine harmonie formeront le lien de la paix, qui les unira entre eux et les fera vivre avec transparence et simplicité sous le regard bienveillant de Dieu. L'essentiel, évidemment, c'est de persévérer dans la prière. D'ailleurs une seule chose est requise : chacun doit posséder en son cœur ce trésor qu'est la présence vivante et spirituelle du Seigneur. Qu'il travaille, prie ou lise, chacun doit pouvoir se dire en possession de ce bien impérissable qu'est le Saint-Esprit.

 

(* Troisième homélie, 1-3. Texte grec dans Die 50 Geistichen Homilien des Makarios, Walter de Gruyter & Co, Berlin 1964, p. 20-22 ; cf. PG 34, 467-470.

Lectures chrétiennes pour notre temps © 1971 Abbaye d’Orval Belg Fiche T 6)

 


vendredi 20 mars 2026

Liturgie 4e vendredi carême Jean 7, 2… 30 ; Sagesse 2, 1a.12-22

Méditation

Réflexion en me posant dans le livre de la Sagesse 2, 1a.12-22 texte (d’aujourd’hui).

Connaitre les secrets de Dieu, quel beau programme pour notre vie ici sur terre. Nous saurons ce que vaut sa douceur, nous éprouverons sa patience. Invitation à poursuivre cet élan de ‘Vie’ vers Pâques.

 Que nous dit saint Jean dans l’évangile ?

« On cherchait à l’arrêter, mais son heure n’était pas encore venue »

Le prophète annoncé !

Le Christ ! Le Christ peut-il venir de Galilée ? La foule se divise à cause de Jésus. « Jamais un homme n’a parlé de la sorte » !…Le « Prince »de la paix dérange.

 La division.

Jésus est donc sujet de division !

Tout juste avant l’évangile que nous venons d’écouter, en amont,  saint Jean nous disait que : « Au jour solennel où se terminait la fête, debout Jésus s’écria : 

« Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive,  celui qui croit en moi comme dit l’écriture : de son cœur couleront des fleuves d’eau vive. » Jean 7,37-38.

La parole de Jésus, loin de susciter l’enthousiasme, amènent des questions, des discussions, des divisions, des insécurités et même des revendications.

J’adhère, je n’adhère pas... c’est la division… Jésus invite à nous positionner : accueillir l’amour, le pardon, la justice… ou rester dans d’autres logiques, exemples : l’avoir, le pouvoir etc.

Jésus apparait libre et profondément relié au Père. Il dit, il nomme, sa vrai origine est en Dieu.

Jésus est en danger, et cependant son heure n’est pas venue. C’est vrai que la parole de Jésus agit comme une lumière intérieure, elle révèle nos peurs, nos résistances. Lorsque la lumière arrive, elle sépare naturellement ce qui est dans l’ombre et ce qui est dans la vérité.

A nous d’accueillir. Lorsque la parole de Jésus entre dans notre cœur, elle peut créer une sorte de séparation intérieure et tant mieux si nous en faisons quelques chose… Division entre ce qui est vrai et ce qui est illusion, entre ce qui est peur et ce qui est amour, entre ce que je sais et ce qui veut naitre du dedans, c’est un combat, ce n’est pas confortable. La parole de Jésus divise ce qui est confus pour que naisse une unité profonde. La division intérieure peut-être féconde.

Est-ce que je regarde Jésus avec ce que je sais… ou est-ce que je le laisse encore me surprendre ?

Est-ce que je perçois Jésus avec ma tête, ou avec tout mon être ? Suis-je à l’écoute d’une docilité intérieure ?

Dans mon quotidien, comment est-ce que je perçois l’autre. Suis-je divisé ? Quel est l’ombre ou la lumière qui monte en moi face à l’autre ? Suis-je à l’écoute d’une docilité intérieure, d’une douceur, d’une patience, d’une humilité ?...

Dieu est là dans ce qui se vit, dans ce qui mûrit en silence, dans ce qui attend son heure. Dans le silence et en confiance laissons façonner par Dieu.

 

Invitation au Notre Père

 Brigitte le 20 mars 26


jeudi 19 mars 2026

Liturgie de la Parole 19 mars fête de st Joseph Matthieu 1, 16.18-21.24a

Quand Dieu prend le chemin de l'homme

Lectures : 2 Samuel 7, 4...16 / Psaume 88 / Romains 4, 13...22 / Matthieu 1, 16...24a)

Méditation

La liturgie nous joue parfois de sérieux tours. Aujourd’hui, le calendrier des saints l’emporte sur le carême, pour mettre au centre saint Joseph : disons, elle essaye de nous faire mettre au centre, en pleine lumière, un homme de l’ombre ! Un homme dont on ne sait quasi rien, et qui n’a eu de cesse de s’effacer devant un mystère qui le dépassait !

Si vous voulez consacrer le reste de la journée à méditer sur les paroles de saint Joseph, ... vous aurez vite fait ! On ne trouve pas une parole, pas un seul mot prononcé par lui au long des évangiles, évangiles dont il disparaît d’ailleurs très rapidement. Rien, pas même un fiat à l’ange qui vient en songe lui demander de prendre chez lui Marie. Dieu lui parle par la voix d’un ange et lui se tait. Plus justement, il répond mais par des actes : quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange lui avait prescrit. Voilà notre homme ! (Mari idéal ?)

 Il ne nous reste donc qu’à guetter ce que nous dit cet homme par son être, par ses actes. À regarder devant quel mystère il s’efface résolument.

 Joseph est fils de David ! Et la première lecture nous parle de ce David : le roi, élu de Dieu. David s’était installé à Jérusalem et se reposait de ses victoires... Il a pensé bâtir un temple, pour que Dieu puisse aussi s’installer, se reposer au milieu de son peuple. Et Nathan vient lui dire : non, pour le Seigneur, l’aventure est loin de s’achever. Son œuvre de salut est en route, avec une visée bien plus large que la paix qui règne autour de David à ce moment. Le Seigneur promet alors une descendance à David, une descendance à laquelle, lui, Dieu se lie pour toujours : je serai pour lui un père, il sera pour moi un fils. Joseph est fils de David. Il est de la lignée qui au travers des ans est restée dépositaire de cette promesse d’un messie.

Joseph est un homme juste, nous dit encore Matthieu. Qu’est-ce à dire ? Saint Paul écrit, au sujet d’Abraham, le père des croyants, que l’on devient juste par la foi. Abraham a vécu bien avant Moïse et le don de la loi au Sinaï. Abraham n’a pas connu cette loi. S’il était juste, c’est par grâce, par don de Dieu, non pour avoir bien suivi la loi. Et, nous dit saint Paul, Abraham est dépositaire de la promesse de Dieu : celle de recevoir le monde en héritage. Promesse faite à Abraham et à sa descendance, c'est-à-dire à tous ceux qui par la foi sont devenus des justes. Abraham a espéré contre toute espérance, il a mis sa confiance en Dieu. En raison de sa foi, Dieu a estimé qu’il était juste.

 Joseph, homme juste, est donc non seulement fils de David mais aussi fils d’Abraham. Enfin, dernière filiation mentionnée par Matthieu : Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ.

C’est à cet homme, fils de Jacob, fiancé à Marie, que Dieu vient parler en songe pour annoncer l’inouï, pour lui confier l’inouï. Ne crains pas de prendre chez toi, Marie, ton épouse. L’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint. Elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus (c'est-à-dire Dieu sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés.

En accueillant l’enfant, en lui donnant son nom, Joseph adopte cet enfant, et par là, le fait entrer dans la lignée davidique. Joseph permet à Dieu d’accomplir en Jésus la promesse faite à David. Il accueille le messie en ce petit enfant.

 Homme juste, il donne sa foi à la parole de Dieu. Et par sa foi, il dépasse la loi selon laquelle il aurait dû répudier Marie et il obéit à Dieu : Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange lui avait prescrit.

Par sa foi, il accueille Jésus au sein de la descendance d’Abraham, Père des croyants. L’accomplissement de la promesse faite à David, dépasse la lignée de David. Le Sauveur qui vient est donné au peuple des croyants.

 Joseph, fils d’Abraham, fils de David, disparaît alors aussi vite de la scène, en nous présentant l’enfant, Jésus, dépositaire de toute promesse. Cette page d’évangile nous invite à contempler les méthodes de notre Dieu. Quand il décide de s’incarner, il le fait vraiment. Aussi, Dieu le Père demande à un homme, Joseph, fils d’Abraham, fils de David, fils de Jacob d’adopter son fils, de lui apprendre le chemin de l’humanité.

 Voici notre Dieu, enfant fragile né de Marie, confié à la garde d’un homme juste.

 Joseph aujourd’hui, nous invite à contempler son fils adoptif : le Fils de Dieu.

Le cœur de notre foi nous est proposé : quand Dieu s’incarne, il partage vraiment notre humanité. N’espérons pas qu’il intervienne en notre monde, comme un magicien, ou qu’il débarque comme un martien... C’est en prenant visage d’homme qu’il vient Sauveur, Dieu avec nous.

Sr Myrèse 19 mars 2011


mercredi 18 mars 2026

Liturgie de la Parole 4e mercredi carême Jean 5, 17-30

Commentaire 

Les paroles et les gestes de guérison proposés par Jésus ont un effet salutaire et lumineux chez ceux qui les entendent et les voient. Avec les yeux de la foi ils prennent appui sur sa parole.

Il me semble important de remettre les paroles que nous venons d’entendre dans leur contexte.

En effet, Jésus vient de guérir un malade de longue durée, un paralysé incapable de s’en sortir seul. Il a besoin des autres pour être plongé dans la piscine de Bethzatha. Mais quand les juifs apprennent que Jésus est celui qui a guéri cet homme, Jésus est méprisé, persécuté par des juifs jaloux ou malveillants qui lui font le reproche de guérir un jour de Sabbat. Un prétexte qui s’appuie sur la Loi juive. Une forme de religiosité insupportable quand elle prend le pas sur une humanité que Jésus ne cesse de privilégier. Il leur dit clairement : « Mon Père est toujours à l’œuvre, et moi aussi je suis à l’œuvre. Il relève les morts et il les fait vivre, ainsi le Fils fait vivre qui il veut »

Il y a toujours des gens mal-pensants pour porter des jugements sur la manière dont certains manifestent leur attention et leur compassion envers les plus vulnérables de notre société. Des plus vulnérables qui ont besoin de notre écoute, de notre aide, de notre générosité pour s’en sortir.  C’est un mouvement qui devrait être naturel, un mouvement de pure humanité mais il est parfois jugé avec dédain par certains dont le manque de considération et d’empathie tue la vie au lieu de la donner.

Dans notre vie, nous avons cette capacité à vivre écartelé entre, d’une part la Parole et la manière de se comporter, autrement dit la vie proposée par Jésus et d’autre part la confiance en nos capacités propres et nos idéologies. Tout est vanité. La santé et tous nos biens, notre savoir aussi, sont de l’ordre de la fragilité, de la précarité et il est vraiment illusoire de s’appuyer dessus. 

Par trois fois jésus va intervenir de manière à ce que le doute ne soit plus permis : « Amen, amen, je vous le dis » C’est-à-dire, ce que j’ai à vous dire c’est du solide vous pouvez vous appuyer dessus sans aucune crainte. Vraiment qu’il en soit ainsi.

Première affirmation « Jésus ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père, un Père qui aime son Fils, lui montre tout ce qu’il fait et le Fils le fait pareillement »

Deuxième affirmation, il y a cette promesse de vie pour ceux qui écoutent sa Parole et croient en Dieu son Père et notre Père.

Troisième affirmation, la réalisation de la promesse est pour maintenant : « l’heure vient et c’est maintenant où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront ».

Bien que ces affirmations puissent être assimilées à une injonction, nous ne pouvons jamais faire l’économie de la foi, d’une confiance en Celui qui prend soin de nous, une confiance en Celui qui vient nous libérer et nous relever. Quant à savoir comment cela se fera, n’oublions jamais que lorsqu’il semble aux abonnés absents alors que nous lui crions notre détresse, il est dans le cœur et dans les mains de nos frères et sœurs… même s’ils ne le savent pas.

Les morts vivant que nous sommes parfois, ou si souvent, ont vraiment besoin d’entendre cela

Ce que Jésus reçoit de son Père, il nous le fait connaître. Ces trois affirmations sont des invitations à ne pas chercher à faire notre volonté propre mais, comme lui, à faire la volonté de son Père et notre Père.

Finalement, que nous l’écoutions ou pas, votre bon ou mauvais discernement sera notre propre jugement.

 

Invitation au Notre Père

A l’invitation de Jésus et en toute confiance, adressons notre prière à Dieu, Notre Père…

 Raymond le 18 mars 26