Liturgie de la Parole 25e mercredi TO-II Luc 9, 1-6 ; Proverbes 30, 5-9
Introduction
Bonjour !
Comme
les Douze, nous sommes rassemblés par et autour de Jésus, à l’écoute de ce
qu’il veut nous dire personnellement aujourd’hui.
Le
court passage du livre des Proverbes est un riche enseignement vital :
« Éloigne de moi mensonge et fausseté, ne me donne ni
pauvreté ni richesse accorde-moi seulement ma part de pain. »
Justesse de nos paroles et de nos actions, justesse de nos besoins, ni trop, ni
trop peu, se contenter du nécessaire ! Pas si facile, mais quelle paix
quand nous sommes heureux de ce que nous avons.
Jésus
nous invite aussi à cette attitude et nous demande d’annoncer l’Évangile sans
rien prendre pour la route : Accepter de recevoir le nécessaire d’autrui,
quelle remise de soi entre les mains du Père ! Quelle confiance !
Quelle attitude filiale et fraternelle ! « Ils doivent espérer et
attendre du père du monastère tout ce qui leur est nécessaire » nous dit
saint Benoît au chapitre 33 (RB 33,5). Le Père du monastère ? C’est et le
Père Abbé et surtout le Père du ciel.
C’est
lui que nous prions ce midi par le chant des psaumes, en notre nom et au nom de
l’Église et de l’humanité tout entière.
Méditation
Nous
voici donc rassemblés par Jésus, convoqués par lui. « Convoqués »
c’est-à-dire appelés de la voix : Il nous a regardés et appelés chacun
personnellement. « Ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui
qui nous a aimés » reconnaît saint Jean dans sa 1ère lettre (1
Jean 4,10). Il est toujours le premier, tout vient de lui ! Quelle chance
nous avons de le savoir. Quelle force vitale cela nous donne d’y revenir sans
cesse.
Cette
chance est une responsabilité. Annoncer la Bonne Nouvelle : voilà la
mission que Jésus confie aux Douze, que Jésus nous confie aujourd’hui.
Comment ? Les moyens n’ont guère changé depuis 2000 ans : Recevoir de
lui ce que nous avons à vivre et à transmettre. Et donc rester
« branchés » sur lui. Par un cœur à cœur. Ou du moins essayer de
rester brancher !
Aux
Douze il a donné pouvoir et autorité sur tous les démons : tous les démons, démons de toutes
sortes qui rendent malades au sens propre et au sens figuré.
Et
guérir, ou plutôt, soigner sans cesse!
Soigner, être soigné, les deux à la fois. Actions de longue haleine qui
demandent patience et persévérance de part et d’autre. C’est ensemble que nous
avançons sur le Chemin de l’Évangile.
Le
mode d’action : la pauvreté ! Non la misère, mais faire avec ce que
nous avons, être heureux de la situation présente, Ce qui rejoint la première
lecture, ce qui est un enseignement vital, qui donne la paix au cœur !
Nous savons tous que l’insatisfaction permanente ronge !
Alors
qu’être heureux de notre quotidien et le vivre avec et pour le Seigneur et nos
frères et sœurs donne un dynamisme incroyable, et ne nous empêche pas d’avoir
de grands désirs, de grands rêves, au contraire.
De
même savoir en qui nous avons mis notre foi, comme le dit si bien la 1ère
lecture « Toute parole de Dieu est éprouvée au feu ; il est un bouclier
pour qui s’abrite en lui ». En écho j’entends saint Paul : « Je
sais en qui j’ai cru, et j’ai la conviction qu’il est assez puissant pour
sauvegarder, jusqu’au jour de sa venue, le dépôt de la foi qu’il m’a
confié » (2Timothée 2,12)
Ce
dépôt dynamique de la foi que le Seigneur nous a confié, comment puis-je
l’annoncer, moi qui n’ai pas d’apostolat visible ? Écoutons le Pape
François : « La joie de
l’Évangile remplit le cœur
et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. Ceux qui se laissent sauver par
lui sont libérés du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement.
Avec Jésus Christ la joie naît et renaît toujours ». (La Joie de l’Évangile
n°1)
Le
Pape aime noter cette action évangélisatrice de la joie comme il l’a dit aux
consacrés en 2014: « La joie, la vraie, est contagieuse, elle contamine...
elle fait avancer » (Pape François « Réjouissez-vous »n° 10
lettre circulaire aux consacrés 2 février 2014)
Que le Seigneur soit et reste notre joie. Que cette
joie rayonne et soit contagieuse.
Introduction au Notre Père
Seigneur
toi qui veilles sur chacun de tes enfants et qui es un bouclier pour qui
s’abrite en toi, toi qui nous donnes la vraie joie, nous te prions avec
confiance…
Prière de conclusion
Seigneur
Jésus, tu as aimé et choisi chacun de tes disciples.
Tu
les as convoqués, envoyés pour annoncer la Bonne Nouvelle et lutter contre le
mal.
Accorde-nous
de marcher comme les Apôtres, dans la simplicité, l’enthousiasme et la joie,
pour aider nos frères et sœurs à entrer dans le Royaume où tu accueilleras tous
les tiens et seras leur joie pour les siècles des siècles. Amen.
Sr Marie-Christine
le 23 septembre 2020
