Liturgie de la Parole 28 octobre Sts Simon et Jude Luc 6, 12-19 ; Éphésiens 2, 19-22
Médiation
Nous
savons peu de choses de Simon et Jude… sinon qu’ils sont les derniers de la
liste juste avant Judas ! Simon était quelqu’un plein du zèle, de feu, peut-être
un ancien zélote, un fanatique qui voulait mettre dehors les Romains par les
armes, et Jude est le fils de Jacques, c’est tout !
Je
ne crois pas que dans le cœur de Jésus il y ait des derniers de liste… pour
lui, chacun, chacune, est unique et important, importante.
D’ailleurs,
nous savons l’essentiel : Ils étaient disciples, Jésus les a choisis après
une nuit de prière et envoyés comme les autres apôtres. Ils font partie des
fondations de l’Église dont parle Paul. Ils ont été appelés, comme nous le
sommes aujourd’hui et chaque jour, à devenir une demeure de Dieu par l’Esprit
saint.
Qu’est-ce
qu’être disciple ? L’Évangile nous le dit : entendre Jésus et se
faire guérir de nos maladies. Ces deux actions n’en font
qu’une : à force de l’entendre et surtout de l’écouter, nous sommes guéris
de nos maladies intérieures.
C’est
aussi avoir soif de toucher Jésus parce qu’une force sort de
lui et nous guérit tous.
C’est
en fait avoir été touchés par Jésus. C’est cela qui unit cette foule d’origines
diverses, et nous-mêmes si différents, si différentes, autour de Jésus la
pierre angulaire. Nous ne sommes plus étrangers ni des gens de passage,
mais devenons concitoyens en Jésus et surtout membres de la famille de
Dieu.
Quelle
est cette famille ? Ceux et celles qui ont été intégrés dans la
construction dont parle saint Paul.
Dès
l’origine ils étaient très divers. Je vous cite un extrait de l’audience que le
Pape Benoît XVI avait consacrée aux saints Simons et Jude : « C'est
le signe évident que Jésus appelle ses disciples et ses collaborateurs des
horizons sociaux et religieux les plus divers, sans aucun préjugé. Ce sont
les personnes qui l'intéressent, pas les catégories sociales ou les
étiquettes ! Et il est beau de voir que dans le groupe de ses fidèles, tous,
bien que différents, coexistaient ensemble, surmontant les difficultés
imaginables : en effet, Jésus lui-même était le motif de cohésion,
dans lequel tous se retrouvaient unis. Cela constitue clairement une
leçon pour nous, souvent enclins à souligner les différences, voire les
oppositions, oubliant qu'en Jésus Christ, nous a été donnée la force pour
concilier nos différences. Rappelons-nous également que le groupe des Douze est
la préfiguration de l'Église, dans laquelle doivent trouver place tous les
charismes, les peuples, les races, toutes les qualités humaines, qui trouvent
leur composition et leur unité dans la communion avec Jésus. »[1]
Quand
nous avons du mal à croire que cette construction s’élève harmonieusement
demandons à Jésus d’ouvrir nos yeux, d’ouvrir nos cœurs et de nous apprendre à
nous réjouir des différences et de la complémentarité des charismes. C’est Lui,
le motif de notre cohésion, de notre communion fraternelle, c’est pour Lui que
nous sommes là, chrétiens, chrétiennes, apprenant jour après jour à devenir ses
disciples, ses apôtres. Et comme il le disait en réponse à la question de Jude : « Seigneur,
que se passe-t-il ? Est-ce à nous que tu vas te manifester, et non pas au
monde ? » Jésus lui répondit : « Si quelqu’un
m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui
et, chez lui, nous nous ferons une demeure. » (Jean 14, 22-23)
Qu’Il
augmente notre amour, nous aide à garder sa parole, à devenir de plus en plus
les éléments d’une même construction et sa demeure.
Invitation au Notre Père
Seigneur
Jésus tu as passé la nuit et de nombreux moments à prier : apprends-nous à
prier le Père comme ses enfants et comme des frères et sœurs, membres de ta
famille.
Sr Marie-Christine le 28 octobre 26
