mercredi 23 octobre 2019

Bonne continuation à chacun et chacune

Au début de l'Avent 2010, nous avons amorcé la lecture de la Bible au jour le jour, nous portant les uns les autres.
Nous avons été soutenus par les commentaires quotidiens sur le blog ainsi que par les rencontres mensuelles sur place, au monastère d'Hurtebise.
Grâce à ces neufs ans de lecture priante portant sur une quinzaine de livres du premier ou du nouveau Testament, nous avons de plus en plus savouré ce temps où accueillir le Parole en toute disponibilité.

Nous voici à l'Avent 2019...

Nous allons maintenant suspendre les commentaires sur le blog ainsi que les rencontres.

Que cela ne nous détourne surtout pas de continuer à puiser chaque jour aux sources de la Parole ! Les commentaires de tous les livres que nous avons ouverts ensemble restent sur le blog, à la disposition de ceux qui souhaiteraient y trouver une source d'encouragement et d'inspiration.

Nous restons en communion, ouverts à tout ce que l'Esprit inspirera pour que nous restions ouverts à sa Parole. Qu'elle continue à nous faire avancer sur le chemin de notre foi.


mercredi 18 septembre 2019

Tous en disaient autant


Mc 14
29 Pierre lui dit alors : « Même si tous viennent à tomber, moi, je ne tomberai pas. » 30 Jésus lui répond : « Amen, je te le dis : toi, aujourd’hui, cette nuit même, avant que le coq chante deux fois, tu m’auras renié trois fois. » 31 Mais lui reprenait de plus belle : « Même si je dois mourir avec toi, je ne te renierai pas. » Et tous en disaient autant.

Viens Esprit Saint, viens nous apporter cette parole : qu’elle nous préserve de toute tentation de compter sur nos propres forces.

On aime parfois de charger Pierre, de souligner ses défauts et ses chutes. Pourtant, il est loin d’être le seul… Au contraire, nous précise bien Marc, « tous en disaient autant » ! Et cela malgré la réponse, l’avertissement lancé avec force par Jésus : « Amen, je te le dis : toi, aujourd’hui, cette nuit même, avant que le coq chante deux fois, tu m’auras renié trois fois » Que d’insistances dans cette phrase ! 

N’ont-ils donc pas entendu, pas écouté ? C’est impossible ! Se croient-ils réellement si forts ? Il nous est difficile d’imaginer un tel dialogue…

Comme Jésus a dû se sentir incompris… en marchant là, sur le chemin de Gethsémani, dans ces derniers instants partagés avec ses apôtres, plus soucieux de défendre leur image que de compatir avec Jésus.

Seigneur Jésus, il y a pour nous aussi tant de « rendez-vous manqués ».
Tant de moments où tu frappes à la porte et où nous n’entendons pas, ou bien où nous ne prenons pas la peine d’ouvrir…
Tant de chemins où tu nous accompagnes et où nous ne voyons pas les signes de ta présence…
Préserve-nous, Seigneur, de toute arrogance, et donne-nous de compter humblement sur ta force.

mardi 17 septembre 2019

Je vous précéderai


Mc 14
26 Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers. 27 Jésus leur dit : « Vous allez tous être exposés à tomber, car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis seront dispersées.
28 Mais, une fois ressuscité, je vous précéderai en Galilée. »

Viens Esprit Saint, que la Parole nous fasse tenir bon dans l’épreuve annoncée par Jésus.

Jésus a chanté les psaumes avec ses disciples, à diverses occasions sans doute. Voilà un fait auquel nous nous référons rarement, un moment de prière « communautaire » auquel nous pensons peu, alors qu’il pourrait nous soutenir et nous entraîner, nous qui chantons aussi les psaumes ensemble ou les prions en solitude mais en communion.

Et les voilà qui partent, et ils sont encore ensemble pour quelques moments.

En partant, Jésus pense d’abord à ses apôtres, il a l’impression de les laisser « sans berger », il craint pour eux et ne le leur cache pas. Ils en sont clairement avertis.

Alors vient une affirmation, sans doute mise par l’évangéliste dans la bouche de Jésus : « une fois ressuscité », et puis « je vous précéderai en Galilée ». Jésus nous précède toujours et d’abord comme ressuscité. Il leur donne rendez-vous, chez eux, en Galilée. Il les renvoie déjà dans leur pays, dans leur famille, et c’est là qu’ils le trouveront.

Seigneur Jésus, tu as grand souci de tes disciples. Tu leur donne tes dernières indications. Tu seras à la fois loin, et très proche mais il faut qu’ils gardent toute leur confiance en toi. Nous sommes comme ces disciples : veille sur nous, accompagne-nous, précède-nous sur toutes nos routes, dans toutes nos rencontres. Ta parole est sûre, nous nous appuyons sur elle. Béni sois-tu.

lundi 16 septembre 2019

Il leur donna


Mc 14
22 Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit, le leur donna, et dit : « Prenez, ceci est mon corps. » 23 Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, et ils en burent tous. 24 Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude. 25 Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, dans le royaume de Dieu. »

Viens Esprit Saint, viens faire résonner dans notre cœur, chaque jour, cette parole par laquelle Jésus s’est donné tout entier.

Jésus vient de « dénoncer » Judas, ou, plutôt, il vient de lui affirmer qu’il va librement vers sa mort, qu’il se livre, qu’il se donne, plutôt que d’être livré par le traître.

Jésus, donc, précisément, passe alors sans transition à l’expression de ce don. Il va signifier, au cœur du rite juif, qu’il y a une nouveauté. Ce pain, c’est son corps, et il le donne. Tous en mangent (même Judas) ; ce vin, c’est son sang, versé pour la multitude. Car c’est le sang de l’Alliance, signe d’un vin nouveau.

Dernier repas, repas partagé au cours duquel le rite de la Pâque juive se transforme en promesse de la nouvelle Alliance.  Un jour, dans le Royaume, le vin nouveau coulera et rassemblera tous les hommes, avec Christ, auprès du Père.

Seigneur Jésus, je veux simplement contempler aujourd’hui ce moment fondateur qui nous unit à toi, ce moment de ton don total pour que nous vivions. Je t’en rends grâce !

dimanche 15 septembre 2019

Se servir avec moi dans le plat


Mc 14
20 Il leur dit : « C’est l’un des Douze, celui qui est en train de se servir avec moi dans le plat. 21 Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! »

Viens Esprit Saint, rends-nous attentifs à ces dernières paroles de Jésus

Les apôtres viennent donc de poser, chacun à leur tour, une drôle de question : « Serait-ce moi ? » ; moi qui t’ai trahi ! Jésus va pourtant leur répondre, mais à sa façon. Sans citer personne : aucun nom sur ses lèvres. Juste un petit geste anodin, se servir avec lui dans le plat.

Mais, d’abord, il insiste à nouveau sur cette appartenance au groupe des apôtres ; il avait déjà dit « l’un de vous » ; maintenant il redit « c’est l’un des Douze ». Pour lui, c’est cela le plus frappant : être trahi par un ami !

Puis ce geste, tellement banal qu’il échappe à plusieurs ou bien qu’ils l’oublient aussitôt (nous savons par ailleurs que, quand Judas sortira du cénacle, cela sera mal interprété).

Ce geste, donc, est certes banal, mais c’est en même temps un geste de proximité, comme si les mains allaient se toucher, comme s’il y avait encore une chance…

Mais non, Jésus ne peut plus que plaindre le traître : qu’il est malheureux cet homme ! Tandis que « le Fils de l’homme s’en va » pour parachever sa mission, celui qui le livre s’en va, lui, vers sa perte.

Seigneur Jésus, nous entendons ta plainte, nous voyons ton geste, nous contemplons ton courage. Toi qui auras tout affronté, y compris la trahison de tes tout proches, nous te bénissons de t’être donné ainsi jusqu’au bout pour nous sauver, nous entraîner avec toi.