jeudi 9 avril 2026

Liturgie jeudi de Pâques Luc 24, 35-48

« Il leur dit : ` La paix soit avec vous ' »

Méditation

La Judée en rébellion avait chassé la paix de la terre... et jeté l'univers dans son chaos primordial... Chez les disciples aussi, la guerre sévissait ; la foi et le doute se donnaient des assauts furieux... Leurs cœurs, où la tempête faisait rage, ne pouvaient trouver nul havre de paix, nul port calme.

 

A ce spectacle, le Christ qui sonde les cœurs, qui commande aux vents, qui maîtrise les tempêtes et d'un simple signe change l'orage en un ciel serein, les a raffermis de sa paix en disant : « La paix soit avec vous ! C'est moi ; ne craignez rien. C'est moi, le crucifié, le mort, l'enseveli. C'est moi, votre Dieu devenu pour vous homme. C'est moi. Non pas un esprit revêtu d'un corps, mais la vérité même faite homme. C'est moi, vivant entre les morts, venu du ciel au cœur des enfers. C'est moi que la mort a fui, que les enfers ont redouté. Dans son effroi, l'enfer m'a proclamé Dieu. N'aie pas peur, Pierre, toi qui m'as renié, ni toi Jean, toi qui as pris la fuite, ni vous tous qui m'avez abandonné, qui n'avez songé qu'à me trahir, qui ne croyez pas encore en moi, alors même que vous me voyez. N'ayez pas peur, c'est bien moi. Je vous ai appelés par la grâce, je vous ai choisis par le pardon, je vous ai soutenus de ma compassion, je vous ai portés en mon amour, et je vous prends aujourd'hui, par ma seule bonté. »

Saint Pierre Chrysologue

 

Saint Pierre Chrysologue (vers 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église ; Sermon 81 ; PL 52, 427 (trad. Quéré, coll. Icthus, vol. 10, p. 271 rev)

mercredi 8 avril 2026

Liturgie de la Parole mercredi de Pâques Luc 24, 13-35

Les disciples d'Emmaüs

Méditation

Après sa résurrection, le Seigneur Jésus rencontra en chemin deux de ses disciples qui parlaient ensemble de ce qui était arrivé, et il leur dit : De quoi parliez-vous en chemin, que vous soyez si tristes ? (Luc 24,17).

Ce passage de l'Évangile nous apporte une grande leçon, si nous savons l'entendre. Jésus apparaît, il se montre aux yeux des disciples, et il n'est pas reconnu. Le Maître les accompagne sur le chemin, et il est lui-même le Chemin ; mais eux ne sont pas encore sur le vrai Chemin : quand Jésus les rencontre, ils ont perdu ce Chemin. Lorsqu'il demeurait avec eux, avant sa passion, il leur avait bien tout prédit : ses souffrances, sa mort, sa résurrection le troisième jour. Il leur avait tout annoncé ; mais sa mort leur avait fait perdre la mémoire...

Nous espérions, disent-ils, qu'il délivrerait Israël (v.21). Comment, disciples, vous espériez, et maintenant vous n'espérez plus ? Mais le Christ vit, et en vous l'espérance est morte ! Oui, le Christ vit. Mais le Christ vivant a trouvé morts les coeurs de ses disciples. Il apparaît à leurs yeux, et ils ne le perçoivent pas : il se montre, et il leur reste caché. S'il ne se montrait pas, comment ses disciples pourraient-ils entendre sa question et y répondre ? Il chemine avec eux et semble les suivre, et c'est lui qui les con-duit. Ils le voient mais ne le reconnaissent pas, car leurs yeux, dit le texte, étaient empêchés de le reconnaître (v.16).

Eh bien ! mes frères, quand le Seigneur a-t-il voulu se manifester ? A la fraction du pain (v.35). Nous pouvons en être sûrs

en partageant le pain, nous reconnaissons le Seigneur. Il n'a voulu être reconnu qu'à ce moment à cause de nous qui ne le verrions pas dans la chair et mangerions pourtant sa chair. Qui que tu sois, croyant qui ne portes pas en vain le nom de chrétien et qui n'entres pas pour rien à l'église, toi qui écoutes avec crainte et espérance la Parole de Dieu, trouve ton réconfort dans le partage du pain. L'absence du Seigneur n'est pas une absence. Crois seulement, et celui que tu ne vois pas est avec toi. Quand Jésus leur parlait, les disciples n'avaient pas la foi ; et parce qu'ils ne le croyaient pas ressuscité, eux-mêmes n'espéraient pas pouvoir revivre. Ils avaient perdu la foi ; ils avaient perdu l'espérance. Morts, ils marchaient avec un vivant ; morts, ils marchaient avec la Vie. La Vie marchait avec eux, mais leurs coeurs n'étaient pas encore revenus à la vie.

Et toi, si tu veux la vie, fais ce qu'ils ont fait, et tu reconnaîtras le Seigneur. Ils ont reçu l'étranger : le Seigneur était comme un voyageur qui va au loin, mais ils ont su le retenir. Lorsqu'ils arrivèrent à destination, ils lui dirent : Reste ici avec nous, car le soir approche (v.29). Retiens l'étranger, si tu veux reconnaître le Sauveur. Ce que le doute avait fait perdre, l'hospitalité l'a rendu. Le Seigneur a manifesté sa présence au partage du pain.

Saint Augustin Sermon 235, 1-3 : PL 38, 118-119.

fiche d'Orval n°I 59

mardi 7 avril 2026

Liturgie de la Parole mardi de Pâques Jean 20, 11-18 ; Actes 2, 36-41 ; Psaume 32

Pourquoi ?

Homélie

Il y a, dans ce matin de Pâques qui se prolonge, quelque chose de très humain… et de profondément divin. Un mélange de lumière… et de larmes.

 Dans la première lecture, Pierre parle. Mais ce n’est plus tout à fait le même Pierre. Celui qui avait renié… devient celui qui annonce. Celui qui avait eu peur… devient celui qui ose dire : « Convertissez-vous… et vous recevrez le don de l’Esprit Saint. » Autrement dit : Pâques n’est pas seulement un événement à admirer… C’est une vie à recevoir. C’est comme un recommencement. Comme si Dieu nous disait : « Tu peux repartir. Tu peux renaître. » Et cela porte un nom très concret : le baptême. Pas seulement celui que nous avons reçu un jour… (peut-être avec une jolie robe blanche et des photos un peu floues…) Mais un baptême à vivre aujourd’hui.

Plonger dans la vie de Dieu. Sortir de l’eau… autrement. Un peu plus vivant. Un peu plus libre.

 Après l’appel du baptême dans la première lecture, le psaume ne nous met pas en marche… il nous met en confiance. « Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ; il est fidèle en tout ce qu’il fait. » Voilà peut-être le premier pas du chemin pascal : non pas faire… mais s’appuyer. Car apprendre à vivre, dans la foi, ce n’est pas d’abord réussir son parcours spirituel… c’est découvrir que Dieu, lui, ne dévie pas. Sa parole est droite. Ses œuvres sont sûres. Même quand notre vie, elle, ressemble davantage à un sentier de montagne qu’à une autoroute bien tracée…  Et le psaume ajoute : « la terre est remplie de son amour. » Pas seulement les églises. La terre. Toute la terre. Même les zones un peu désertiques de nos vies. Même les endroits où nous n’irions pas spontanément chercher Dieu. Puis vient cette phrase magnifique : « Le Seigneur veille sur ceux qui le craignent, qui mettent leur espoir en son amour. » Voilà l’attitude du croyant pascal : mais quelqu’un qui espère. Quelqu’un qui se tient, un peu comme Marie Madeleine, entre les larmes et la lumière, et qui choisit de faire confiance.

Et enfin :« Nous attendons notre vie du Seigneur : il est pour nous un appui, un bouclier. » Attendre… Mot difficile pour nous. Nous préférons agir, comprendre, prévoir… Mais le psaume nous apprend autre chose : demeurer. Comme quelqu’un qui veille dans la nuit, sachant que l’aube viendra.

Alors, si la première lecture nous disait : “Replonge dans la vie nouvelle du baptême”, le psaume nous murmure : “Et maintenant… fais confiance. Même si tu ne vois pas encore tout.”

Car la foi pascale, au fond, c’est s’appuyer sur une fidélité plus grande que nous.

 Et enfin l’Évangile. Et là… tout se concentre dans une question. Une question posée deux fois. À Marie Madeleine : « Pourquoi pleures-tu ? » Question étrange. Parce que, franchement, elle a de bonnes raisons de pleurer. Le tombeau est vide. Le corps a disparu. Le monde s’est effondré. Et pourtant… on lui pose la question. Pour l’ouvrir. Comme si Dieu disait : « Ta tristesse est réelle… mais elle n’est pas toute la réalité. » Et la deuxième fois, la question s’approfondit : « Qui cherches-tu ? » Ah… voilà. On passe des larmes… à la quête. Du chagrin… au désir.

Car Marie Madeleine cherche. Elle cherche un mort… et elle va rencontrer un Vivant. Elle cherche un souvenir…  et elle découvre une présence.

Et au cœur de tout cela, il y a ce moment bouleversant : Jésus l’appelle par son nom. « Marie. » Et tout bascule. La foi commence dans une relation.

 Alors aujourd’hui, trois chemins s’ouvrent devant nous : Replonger dans la grâce de notre baptême, renaître, encore. Apprendre à marcher, même maladroitement, mais avec Dieu. Entendre cette question : « Pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? »

Et peut-être découvrir, au détour de notre journée, que quelqu’un nous appelle… par notre nom.

Et si c’est le cas… alors tout pourra recommencer.

Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité. Alléluia !

Pierre Hannosset le 7 avril 26

https://padrepierre.blogspot.com/2026/04/mardi-de-paques-mettons-nous-en.html

lundi 6 avril 2026

Liturgie de la Parole lundi de Pâques Matthieu 28, 8-15

Ouverture 

Vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu le Christ, alléluia !

Chant 

M 529 Chante et marche (Comme vase d'argile - ID41-14-2)
Auteur : CFC (Commission Francophone Cistércienne),Sœur Marie-France
Compositeur : Michel Wackenheim
Editeur : Bayard Liturgie
Cote Secli : ID41-14-2 / I41-14-2
REFRAIN
Chante et marche,
Alléluia !
Avance à la rencontre
De ta joie !

1
Comme vase d’argile
Aux mains du potier,
Le Seigneur a pétri
Chacune de nos vies
Pour y cacher la gloire
Du Ressuscité.

2
Victorieux de l’abîme
Où règne la mort,
Le Seigneur des vivants
Appelle ses enfants
A célébrer la pâque
Du Ressuscité.

3
En un geste de Père
Offrant son amour,
Le Seigneur a dressé
La table du banquet :
Dieu nous invite aux noces
Du Ressuscité. 

Introduction 

Nous voici pour célébrer la résurrection, une fois de plus me direz-vous ! C’est qu’il nous faut du temps, pour prendre un peu conscience de ce que cela signifie pour nous ! qu’est-ce que nous disons, qu’est-ce que nous croyons lorsque nous proclamons : je crois en la résurrection ? qu’est-ce que nous croyons quand nous proclamons de tout cœur : le Christ est ressuscité ? 
Nous croyons en la réalité de la résurrection, mais nous ne savons rien de la manière concrète. Pour moi, aujourd’hui, le mot qui dit le mieux le Ressuscité, ce serait le Présent. Il me semble que c’est dans la qualité de sa Présence que Jésus se révèle et est reconnu, dans la manière de partager le pain, dans la manière de prononcer le nom de Marie, dans la manière de dire aux femmes : je vous salue. Dans la manière de venir à ses disciples en leur disant : la paix soit avec vous. 
Il me semble que c’est là que je dois chercher. Je sais que Jésus demeure présent au milieu de nous. C’est là pour moi aujourd’hui, l’expression de la résurrection. Aussi c’est dans la manière dont nous sommes nous-mêmes présentes, que nous pouvons le rencontrer, pressentir sa présence, recevoir son amour, accueillir sa lumière. 
Je vous propose de vivre toute cette liturgie, en humble présence. Prenons un instant pour descendre en notre cœur, nous allons ainsi à la rencontre du Ressuscité. Demandons-lui la grâce d’être participantes de sa présence de lumière et de joie, d’être sa musique et son chant. 
Nous l’avons chanté : le Seigneur a pétri chacune de nos vies, pour y cacher la gloire du Ressuscité. 
Faisons silence, soyons présentes à nous-mêmes, accueillons au plus profond la présence du Christ ressuscité, dans l’amour trinitaire, et rayonnons cette présence les unes pour les autres, pour notre congrégation nouvelle, pour le monde entier, puis nous entrerons avec cette présence en la psalmodie. 

Silence

Méditation 

Cette parole pour nous c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit, prenons un temps de silence, et entendons Jésus, venir à nous, et nous dire : « je vous salue ». Entendons le prononcer cette parole pour chacune, pour ceux et celles qui nous rejoignent par les ondes, par le cœur, pour les communautés de la congrégation en fête aujourd’hui, pour l’humanité entière. Oui, entendez Jésus, il vient à nous, et dit : Je vous salue ! 

Silence

Prière

Achevons notre prière : Par la résurrection de ton Fils, Dieu de paix, tu nous révèles le sens de toute vie. Tiens-nous éveillés dans la foi. Que ton Esprit nous donne de discerner la présence agissante du Ressuscité dans les événements de notre vie et de notre monde, et d’ouvrir notre existence à sa lumière.  Par Jésus... 

Sr Myrèse 13 avril 20


dimanche 5 avril 2026

Liturgie Jour de Pâques Jean 20, 1-9

Homélie

Quand Marie-Madeleine part pour rejoindre le tombeau de Jésus, l’évangile nous précise que « c’était encore les ténèbres ».

Célébrer la résurrection n’est pas enjamber ce qu’il peut y avoir de nuit, d’obscurité, d’épreuves dans nos vies. Ni évidemment de mettre entre parenthèse tout ce qu’il y a de si douloureux dans le monde particulièrement en Ukraine et au Moyen Orient, sans compter les guerres apparemment oubliées… Pâques n’efface en rien les chemins de croix des peuples, ceux de nos proches et peut-être les nôtres.

Celui qui est ressuscité est celui qui a traversé les jours de sa passion. Les évangiles nous diront qu’il en garde les traces au creux de ses mains. Néanmoins, c’est vers une découverte bouleversante que va Marie-Madeleine : juste après cet extrait de S. Jean que nous venons d’entendre, elle va faire l’expérience d’une rencontre qui va tout changé pour elle. Avec les apôtres, elle va devenir la témoin rayonnante d’une nouvelle, bonne et porteuse de vie et d’espérance. Comme le dira plus tard S. Pierre : ce Jésus qu’on a condamné à mort sur la croix, Dieu l’a relevé de la mort, il l’a placé à sa droite et l’a proclamé Christ et Seigneur : dans tout ce qu’il a dit, sur les routes de Palestine, dans tout ce qu’il a posé comme gestes d’amour et de pardon, il était vraiment le Verbe de Dieu, parole de Dieu, parole sur Dieu, parabole vivante de qui est notre Dieu.

Cette nouvelle, porteuse de vie n’est sans doute pas tous les jours évidente pour notre foi. Ne nous en étonnons pas : pour Pierre aussi, croire au Christ ressuscité, va prendre du temps. Marie-Madeleine aussi ne comprend pas d’emblée. D’ailleurs S. Jean ajoute : « Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris qu’il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts » …

Plusieurs fois, Jésus avait pourtant laissé entendre que la mort n’aurait pas le dernier mot. Cette force de résurrection qui émanait de lui, il en avait pourtant déjà révélé la puissance : n’avait-il pas cessé de remettre debout, de relever, de rendre à la parole, de rendre le regard clairvoyant, de dé-paralyser, de relancer la vie, l’espérance ? N’avait-il pas semé autour de lui ces paroles qui guérissent et qui délivrent ; ces paroles de vie qui remettent en route ; ces paroles précieuses qui ressuscitent la vie : « Lève-toi » - « Sois sans crainte » - « Je te pardonne » - « Va en paix » ?

Cette force de résurrection, n’est pas que « pour après la mort ». Déjà sur les routes de Palestine, Jésus n’avait cessé de semer de la résurrection : à travers sa proximité, ses paroles de confiance, d’encouragement, de pardon. Ressuscité, il continue. Il continue aujourd’hui, il continue avec nous, en nous, là où on ne s’y attend pas toujours.

St Jean a toujours une longueur d’avance sur les autres : quand il voit cette pierre roulée, ce tombeau vide, alors… « il vit et il crut » ! Voilà que tout s’éclaire en lui ! Il se rappelle, il comprend la portée de ce qu’il avait en fait déjà pu comme toucher du doigt : tout cet amour, toute cette force de vie qui émanait de Jésus… et que Dieu ne pouvait pas - s’il était Dieu - abandonner à la mort, au néant.

Alors, il comprend déjà ce que les anges diront un peu plus tard : le Ressuscité n’est pas ici, ce n’est pas ici ni dans le passé qu’il faut le chercher. Il a traversé la mort. Il est vivant et agissant au milieu de vous ! En vous, il a mis son Esprit. Et plus encore : ressuscité, il nous associe à lui pour avec lui, en lui, faire œuvre de création, œuvre de vie, œuvre de relèvement.

S. Paul vient de nous dire : « Si vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les réalités d’en haut ». Si nous voulons vivre en disciples du Christ ressuscité, alors, oui, recherchons ce qui élève, ce qui relève ! Soyons attentifs à ce qui peut nous faire grandir en humanité. Ayons le souci de ce qui peut élever les autres, nos frères et sœurs proches et lointains. Contribuons à notre mesure à tirer vers le haut notre société, notre vivre-ensemble, notre attention aux plus fragiles ; résistons à la spirale de la violence, des invectives, des fake-news, des analyses simplistes, tout ce qui creuse des gouffres d’incompréhension.

Contribuons aussi à rendre notre Eglise plus fidèle à sa mission : mettons-de la fraternité dans nos communautés ; du dialogue entre nos différences.

Dans cet Evangile, tout le monde court ! Marie-Madeleine, Jean, Pierre (un peu moins vite !) … Mais celui qui court le plus vite ce matin, pour nous rejoindre, c’est le Seigneur ! Le Cantique des Cantiques le disait déjà : « C’est lui ! Il vient ! Il bondit sur les montagnes, il court, sur les collines » …

Ouvrons-lui nos bras ; notre cœur, notre désir et ensemble renouvelons avec joie les OUI et les JE CROIS de notre baptême. Amen

Mgr Jean-Luc Hudsyn le 5 avril 26