samedi 7 novembre 2026

Liturgie 31e samedi TO-II Luc 16, 9-15

Méditation

Je vous propose les belles méditations de Rosy sur ce blog à propos de cet Evangile

1- Pour qu'on vous reçoive:

https://partage-de-lectio.blogspot.com/2013/01/pour-quon-vous-recoive.html

2- Les petites choses:

https://partage-de-lectio.blogspot.com/2013/01/les-petites-choses.html

3- Si la curiosité vous pousse vous pouvez continuer!


Le lien pour la photo: https://www.casacosy.fr/wp-content/uploads/2025/04/mini-plaque-le-moral-dans-les-choses-chouettes-Sophie-Janiere-600x600.jpg


vendredi 6 novembre 2026

Liturgie 31e vendredi TO-II Luc 16, 1-8 ; Philippiens 3, 17 – 4, 1

Méditation

On trouve dans les lectures de ce jour deux oppositions sur lesquelles je propose de nous arrêter. Une dans l’Evangile, où la fin du texte nous parle des « fils de ce monde » et des « fils de la lumière ». Nous y reviendrons.

Dans la lettre aux Philippiens, se trouvent opposés « ceux qui ne pensent qu’aux choses de la terre » et « ceux qui ont leur citoyenneté dans les cieux ». Les premiers sont ceux dont Paul dit aussi qu’ils se conduisent en « ennemis de la croix du Christ » et qu’ils « vont à leur perte ». C’est un motif de tristesse pour Paul (« je vous le dis en pleurant »). Il est très concret et caricatural, en affirmant que « leur dieu, c’est leur ventre » : on peut le comprendre comme un rapport mal situé à la nourriture ou à la sexualité, ou d’un certain « nombrilisme » comme on le dirait aujourd’hui. En face de cette riche description, Paul ne dit pas grand-chose de ceux qui « ont leur citoyenneté dans les cieux », sinon, qu’ils attendent… (« la venue comme sauveur du Seigneur Jésus Christ »). On peut les imaginer debout, la tête et les yeux levés dans l’attente et la veille, alors que les autres sont penchés vers la terre ou vers leur nombril. Hier, en me promenant, j’ai vu des bouleaux courbés, « pliés » en deux par le vent, et l’on devine que ce n’est pas ce pourquoi ils sont faits. Et nous, pourquoi sommes-nous faits ?

Quelle est cette citoyenneté qui s’enracine dans les cieux ? Être citoyen c’est appartenir de façon active à une société, un groupement humain. Peut-être le psaume nous aide-t-il à comprendre cette réalité, en parlant de la « maison du Seigneur », qui est la Jérusalem d’en haut, une « ville où tout ensemble ne fait qu’un » – ce qui résonne en termes d’harmonie, de cohérence, d’unité. C’est un lieu de sécurité : « te voici dans tes murs » ; d’action de grâce, un lieu où règne la justice (« le siège du droit »). Tout cela peut nous parler de ce qu’est « avoir sa citoyenneté dans les cieux ».

Dans l’Evangile, l’opposition est moins tranchante que chez St Paul, entre les « fils de ce monde » et les « fils de la lumière ». Le Seigneur, le maître du domaine est élogieux, il s’émerveille devant son gérant. Loue-t-il la malhonnêteté ? Non, mais bien l’habileté, qui est une intelligence pratique. Peut-être est-ce aussi de souligner que l’habileté de son gérant, dans cette étape difficile de sa vie, lui permet de se faire des relations (nous entendrons demain « faites-vous des amis avec l’argent mauvais »), alors qu’il avait peut-être gardé pour lui seul les biens qu’il avait détournés. Le maître voit ce qui est bon chez ce gérant qui a agi de façon malhonnête. Cela me fait penser à Baden-Powell qui disait à ses chefs scouts que chaque enfant ou jeune a au moins 10% de bon en lui, qu’il faut découvrir, aller chercher, et l’aider à développer. L’extrait d’Evangile que nous lisons aujourd’hui dans St Luc se trouve au début du chapitre 16, juste après les paraboles de la miséricorde (Lc 15) : dans le regard du maître, il y a cette miséricorde qui voit le bon en chacun. Jésus adresse-t-il aux « fils de la lumière » une invitation à être habile ? J’ose le croire. Et sans doute aussi à y ajouter une intention droite, une intention juste, pour devenir, comme le dit l’Evangile de Matthieu « rusés (intelligents) comme des serpents et candides comme des colombes ». Nous serons alors des êtres de la terre et de la lumière, pour le Royaume.

 

Introduction au Notre Père :

Père d’infinie Bonté, Tu nous regardes avec des yeux remplis d’Amour, pour trouver le meilleur en nous et nous aider à le faire grandir. Tu nous invites à travailler avec habileté, à être en relation avec les autres, pour, ensemble, faire advenir ton Royaume. C’est pourquoi, ensemble, nous te prions :

Isabelle Dagneaux, Hurtebise le 6 November 26

jeudi 5 novembre 2026

Liturgie de la Parole 31e jeudi TO-II Luc 15, 1-10 ; Philippiens 3, 3-8

Méditation

Avec les jeunes en retraite nous méditions aujourd’hui l’hymne à la charité en 1 Corinthiens 13. Ce texte magnifique, mais exigeant devant lequel on peut se sentir tout petit ! … C’est beau, mais cela me dépasse ! Peut-être est-il bon de lire ce texte en voyant Jésus le vivre, comme les Béatitudes. Alors cela devient une route à suivre, plus ou moins bien selon les moments. Il s’agit plus d’essayer que de réussir à tout prix !

Dans l’Evangile Jésus va nous ouvrir un chemin. Il raconte deux paraboles qui expriment le fond de son cœur, du cœur de Dieu. Pourquoi ? Parce que les publicains et les pécheurs, les rejetés de son temps, au niveau religieux et humain, viennent à lui. Ils ont compris qu’il les accueille sans les juger, qu’il leur ouvre une route d’espérance et de renouveau.

Les pharisiens et les scribes, les bien-pensants, récriminent contre Jésus à cause de ce bon accueil.

Jésus les implique, et nous implique, dans la première parabole « si l’un de vous a 100 brebis et en qu’il en perd une… » que fait-il ? La considère -t-il comme une moindre perte et tant pis ? Ou bien est-elle précieuse, unique à ses yeux et met-il tout en œuvre pour la retrouver, prenant le risque de laisser les 99 autres. Ces dernières semblent en sécurité, au moins pour le moment.

Jésus met aussi en scène une femme qui, elle, a perdu, non 1%, mais 10 % de son avoir ! Elle met la même ardeur, et même d’avantage que le berger, à retrouver son bien. Sa joie est débordante.

Quand il s’agit d’une personne, pour Jésus il n’y a pas d’hésitation. Sans s’imposer, il met tout en œuvre pour que cette personne retrouve un chemin de vie.

Et si cette personne, c’était moi qui, à certains moments, m’égare, me disperse, prend un chemin de traverse qui risque de me conduire à ma perte insensiblement ? Ou qui tout simplement n’y arrive pas ? Si je suis découragée, est-ce que je ne serais pas heureuse que Jésus vienne me chercher, me prenne sur ses épaules et aie soin de moi ?

Est-ce que sa sollicitude et sa bienveillance ne m’aideraient pas à prendre un nouveau départ ?

Que le moment de trouble soit petit ou grand, ces paraboles, qui expriment l’amour du Christ pour chacun, peuvent m’aider à ne pas m’enfoncer d’avantage, à me relever, à m’appuyer sur lui et sur sa miséricorde.

Jésus ne parle pas de la joie de la brebis, qui peut-être en est encore incapable, mais de sa joie à lui ! Cette joie est communicative et sera source de joie et de reconstruction pour ceux que Jésus invite à la fête, pour nous tous, et pour la brebis.

Paul était de ces pharisiens irréprochables, et pourtant quand il a rencontré Jésus, tout a changé. « Mais tous ces avantages que j’avais, je les ai considérés, à cause du Christ, comme une perte. Oui, je considère tout cela comme une perte à cause de ce bien qui dépasse tout : la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur. » Il a découvert que ce ne sont pas ses mérites qui le sauvaient, mais l’amour inconditionnel, la miséricorde du Christ. Et cela a tout changé. Il ne vivait plus à la force de ses poignets. De même ce n’est pas à la force de nos poignets que nous vivrons selon l’hymne à la charité. C’est un don à demander, à accueillir, c’est une lente transformation intérieure, jamais achevée, une collaboration entre l’œuvre de Jésus en nous et notre action concrète.

« Si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien », si je ne reçois pas l’amour et la miséricorde, je ne suis rien ! (Cf. 1 Corinthiens 13). C’est Jésus agissant en moi, avec moi, qui me donnera de vivre selon son amour, d’être miséricordieuse, de prendre patience, de rendre service etc.

« Seigneur, tu fais tout pour moi, n’arrête pas l’œuvre de tes mains » (cf. Psaume 137, 9) et donne-moi d’y participer avec l’aide de ta miséricorde.

 

Introduction au Notre Père

Chantons le Père qui se réjouis quand un de ses enfants accueille sa miséricorde.

Sr Marie-Christine le 7 novembre 2024

mercredi 4 novembre 2026

Liturgie de la Parole 31e mercredi TO-II Luc 14, 25-33 ; Philippiens 2, 12-18

Commencer par s'asseoir (Lc 14, 25-33)

Mon fauteuil à réfléchir


Méditation

De grandes foules faisaient route avec Jésus, qui, se retournant, leur assène quelques phrases pour le moins « raides » :

  • On ne peut pas être son disciple sans le préférer à ses proches et à soi-même,
  • On ne peut pas être son disciple si on ne porte pas sa croix pour marcher à sa suite,
  • et on ne peut pas être son disciple si on ne renonce pas à tout ce qu’on possède.

 

Ce sont des « et », pas des « ou ». C'est fameusement exigeant ! Cela représente une série de ruptures indispensables, que l’on peut comprendre comme un nécessaire renoncement à tout ce qui peut empêcher d’être totalement disponible à Dieu, d’accueillir et de partager profondément la manière de vivre et de penser de Jésus. Et certain.e.s osent s'y lancer…Woaw !

 

Je voudrais vous partager 3 réflexions concernant cet Évangile :

 

  1. Luc s’adressait aux gens de son époque, les chrétiens des premiers temps qui avaient fait un choix radical en décidant de suivre le Christ. « Le jeune juif devenu chrétien avait sans doute été rejeté par sa propre famille comme un hérétique. Le jeune païen avait dû rompre, non seulement avec sa famille, mais avec tout son environnement social et culturel. Et ces ruptures étaient sans doute très douloureuses. Elles pouvaient entraîner non seulement un rejet de la part de l’entourage, mais parfois la ruine, et parfois la mort. »[1] Il n’était donc pas inutile de rappeler que suivre le Christ c’est une rupture avec tout son environnement. On peut comprendre le ton utilisé pour dire à quel point c'est radical.

 

  1. La deuxième réflexion concerne l'inédit du texte lui-même. Là où Jésus disait plutôt l’urgence de le suivre - rappelons-nous l’appel des premiers disciples, Matthieu (Matthieu 9, 9-10) ou Philippe (Jean 1, 43) : « Suis-moi. L'homme se leva et le suivi. » -, Jésus cite ici deux exemples qui invitent à « commencer par s’asseoir » avant de s’embarquer dans la folie (?) de le suivre. Le bâtisseur de la tour est invité à s’asseoir et à réfléchir pour calculer s’il a les moyens de l’achever ; le roi est invité à s’asseoir pour réfléchir aux possibilités d’affronter l’adversaire ou de capituler dans la paix. Le disciple, le futur disciple est ainsi appelé à réfléchir à ses limites, à son engagement, à ce qu’il va bâtir, à ce à quoi il devra mourir aussi :  lâcher prise, être libre de toute possession et abandonner ses sécurités terrestres.

 

Ce texte n’est donc pas seulement un appel à suivre le Christ mais aussi un appel au discernement. Pas d'urgence, pas de précipitation. Commence par t’asseoir… avant d’envisager la rupture/les ruptures. Pèse le pour et le contre. Fais sens avec ce que tu es. (Rappelons l’impact que ce choix peut avoir sur la personne, sa vie, sa vocation/son destin/son avenir, son entourage.)

Aie confiance. (Rappelons aussi, comme le dit Paul aux Philippiens (Ph 2, 13) : « C'est Dieu qui agit pour produire en vous la volonté et l'action, selon son projet bienveillant. »)

 

  1. J’en viens à ma troisième réflexion. Les questions du discernement et du temps qu’on y consacre, avec les tensions que cela peut générer, se posent probablement à nous plus ou moins de la même manière qu’aux premiers chrétiens : retournement personnel, lâcher prise, renoncement total ou conciliation avec la vie choisie, acceptation du regard des autres, abandon à Dieu. Le choix de suivre le Christ est depuis toujours une vraie transformation personnelle.

 

Je peux évoquer la vocation des religieux ou des prêtres - un choix radical -. Je peux évoquer aussi le fait que, alors que des centaines de gens demandent à être débaptisés, des centaines d’adultes de notre région, jeunes et moins jeunes, déclarent chaque année leur souhait de marcher à la suite du Christ et entrent en catéchuménat. Ils, elles vont commencer par s'asseoir et cheminer au moins une année liturgique avant de s’engager définitivement par le baptême. Pas par tradition, mais par confiance. Confiance en Dieu, en sa parole, en son royaume. Confiance en Jésus, en la transformation qu’il peut opérer en nous, en la vraie vie qu’il nous propose. N'est-ce pas ce dont parle cet évangile ? Ce qu'il ne dit pas, c'est que ces catéchumènes sont accompagnés, souvent par des gens qui ont aussi choisi de suivre Jésus et se sont engagés chacun à leur manière. Des signes d’espérance de notre temps...

 

En conclusion, voici un petit texte d'évangile qui fait s'asseoir pour réfléchir, qui rejoint notre expérience et qui ne vieillit pas...

Isabelle le 6 novembre 2024

[1] Thomas Rödder, https://www.cath.ch/homelie-4-septembre-2016-lc-14-25-33/

mardi 3 novembre 2026

Liturgie de la Parole 3 novembre solennité de saint Hubert Matthieu 9, 35-38 ; Ezéchiel 3, 16-21 ; Psaume 95 ; 1 Corinthiens 9, 16-19. 22-23

Statue de St Hubert dans la basilique

Homélie

Si je vous posais la question : pourquoi êtes- vous ici ?

La réponse par défaut : c’est pour être à la suite du Christ, n’est-ce pas ?

Ce n’est pas pour mendier ! C’est vrai que vous mendiez, mais ce n’est pas pour ça ! C’est pour être à la suite du Christ. Mais alors qu’est-ce que vous faites ici si vous êtes à la suite du Christ ?

L’évangile nous dit que Jésus parcourt les villes et les villages, tous ! Et vous vous faites le choix… de rester ici, et d’être à la suite du Christ en étant ici. Ne serait-il pas mieux que vous soyez des missionnaires, vous promenant à gauche et à droite pour annoncer l’évangile comme Jésus nous invite à le faire.

On se trouve peut-être avec une certaine difficulté. Et c’est pour ça qu’il est toujours utile d’avoir d’autres textes d’Évangile ou des Écritures qui nous aident à mieux comprendre ce que Dieu veut pour chacun, chacune de nous.

Hier, vous le savez, c’était la fête des morts et on avait le droit de choisir l’Évangile à prier. Prions en Église en a pris un, moi, j’en ai pris un autre. Hier le texte que j’ai pris c’était le passage dans saint Jean dans le discours après la Cène, où Jésus nous dit qu’il va préparer une demeure pour nous, dans la gloire. Et c’est peut-être cela la piste que l’on peut prendre pour mieux comprendre. La demeure, c’est chacun, chacune, qui a la sienne, chacun, chacune, qui a son chemin qui est unique. C’est une relation qui est unique. Et que certains, comme les jésuites, nous sommes appelés à aller sur tous les rivages du monde et nous sommes servant de nos frères, et ça coûte cher. Il y a d’autres, c’est de rester à la maison. De rester là où ils doivent s’enraciner. Et que leurs villes, leurs villages, en réalité ce n’est pas des lieux géographiques, mais ce sont les personnes qui arrivent avec des histoires de vie qui peuvent être difficiles, qui peuvent être anarchiques, loin de l’évangile. Ces personnes qui viennent ce sont des villages, et c’est à eux que vous avez à enseigner l’Évangile. Les groupes qui viennent ce sont vos villes, qui viennent ici pour trouver un chemin, trouver leur chemin, qui va les conduire au Christ, qui va les conduire à Dieu.

Et ce que nous avons à faire, pour chacun, chacune, c’est d’essayer de les guérir, de les emmener par une voie de guérison, dans une voie où ils seront capables de discerner ce qui est le mieux pour eux, qui sera leur chemin vers Dieu.

Je ne crois pas en l’opposition entre ceux qui se promènent partout et ceux qui sont stables dans un lieu. Chacun, nous sommes envoyés à des hommes, des femmes particulièrement. Et non pas de faire le vagabond, de faire celui qui passe et que ni demeure itou. C’est essayer d’aider l’autre à trouver son chemin, pour qu’il puisse demeurer en Dieu.

Et justement Jésus nous révèle que tous ces hommes, toutes ces femmes, là où nous avons à les rencontrer sont des égarés qui errent. Parce que les valeurs qui nous sont proposées par notre monde sont des valeurs qui nous perdent, ce sont des valeurs qui en réalité nous mènent dans un cul-de-sac. C’est le moi. Et remarquez comment on utilise ce mot : moi, moi, moi et moi. Alors que nous sommes invités à être au service. Et c’est pour ça que Jésus nous dit qu’il faut prier pour que le maître envoie des ouvriers. Et ces ouvriers peuvent être recrutés n’importe où. Et nous en avons un exemple avec saint Hubert aujourd’hui, cet homme qui vivait pour le plaisir, la chasse, le pouvoir, l’argent, la bonne bouffe. Et qui, au détour d’un sentier, fait une rencontre bouleversante, qui va venir le convertir, changer son cœur, changer sa manière de voir, sa manière de vivre. Et qui va se donner ensuite au service de l’Évangile, et qui sera évêque, et va même rentrer l’évêché de Maastricht à Liège et l’amène de Hollande en Belgique, même si à l’époque ça n’existait pas encore. Et c’est ici aussi qu’il est revu pour nous montrer l’importance d’être témoins, d’être au service.

Et c’est justement le sens de notre vocation profonde, à chacun, chacune de nous, que nous soyons religieux, religieuse, baptisé, tous nous avons à proclamer l’Évangile. Et l’Évangile… on pourrait se demander : c’est quoi ? Parce que, cherchez dans tout l’Évangile, on ne dit jamais exactement c’est quoi. On raconte beaucoup d’histoires, des paraboles, on ne dira pas ou jamais qu’est-ce que c’est exactement que cet Évangile. Comme, encore aujourd’hui, « Proclamez l’Évangile du Royaume ».

Mais l’Évangile du Royaume c’est tout simplement de rappeler à chacun, chacune, que Dieu nous aime, il nous aime tels que nous sommes ; il nous aime avec nos qualités et nos défauts, notre histoire sainte et notre histoire de péché. L’amour inconditionnel de Dieu. Et c’est peut-être le message que nous avons à redire à tous les hommes et à toutes les femmes que nous rencontrons : ils sont aimés de Dieu. Et c’est grâce à cet amour qu’ils pourront se convertir. Et non pas parce qu’ils arriveront par là des manières de faire. C’est l’amour, c’est l’amour qui les convertit.

Prions donc aujourd’hui les uns pour les autres, les uns avec les autres, afin que nous puissions être ces témoins de cet amour de Dieu, et que toutes les villes et villages, donc toutes les personnes et tous les groupes qui viennent ici, nous puissions leur transmettre ce message ; et qu’ils puissent repartir d’ici avec cette certitude qu’ils sont aimés, tels qu’ils sont.

Ce qui adviendra après ces sont l’œuvre de l’esprit. Laissons-lui son mot.

Prions donc pour que nous puissions obtenir cette grâce.

Père Patrice Proulx, jésuite, Hurtebise le 3 novembre 25