Liturgie 2e jeudi de Pâques Jean 3, 31-36 ; Actes 5, 27-33
Introduction
En cette 2° semaine de Pâques, la lecture des Actes nous montre comment les disciples, après la mort de Jésus, sont devenus témoins. Présentés au Conseil Suprême, ils n'hésitent pas à affirmer qu'ils obéissent à Dieu plutôt qu'aux hommes. En désobéissant à la demande des autorités, de ne plus parler de Jésus, ils exaspèrent ceux qui les entendent. Ceux-là même qui vont chercher à les supprimer.
Dans l'évangile, Saint Jean quant à lui, reprend les paroles de Jésus « Celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu ». Il faut croire au Fils, le Père a tout remis dans sa main.
A la fin du texte d'aujourd'hui, saint Jean écrit « Celui qui ne croit pas aura la colère de Dieu sur lui ». Je préfère remplacer le mot « colère » par le mot « tristesse » parce que le Dieu auquel je crois aime ses enfants, il est patient et ne se met pas en colère...
Chantons les psaumes en lui rendant grâce !
Après l’Évangile
Aujourd'hui,
le thème principal de l’Évangile, c'est la relation entre le Père et Jésus à
qui le Père a donné l'Esprit sans mesure, mais le thème d'aujourd'hui c'est
aussi la relation entre Dieu et les hommes.
Jésus-Christ est la lumière du monde, non pas parce qu'il dit la Parole mais
parce qu'il est la Parole de Dieu.
C'est en le suivant que notre foi grandit. Cette foi ne dépend pas seulement de la manière dont nous voyons les choses mais elle dépend surtout de la façon dont nous laissons Jésus entrer dans notre cœur.
Dans ce passage, on trouve sept fois le terme « celui qui », le chemin est tracé...
Celui qui est de la terre est terrestre. Saint Ignace dira « La résurrection se manifeste par la reconnaissance de ces flux de relations ». Pour chacune d'entre nous, dans la résurrection, il y a l'enjeu de la foi, nous croyons en ce qu'a vécu Jésus sur la terre, « nous croyons en cette vie renouvelée dans notre propre quotidien » (J.L.Fabre)
Celui qui vient d'en haut est au-dessus, celui qui est terrestre est en bas, c'est clair mais l'homme peut recevoir le flux d'en haut, le flux divin et en être témoin par sa vie sur terre. Nous pouvons dire « oui » ou « non ». « Le chemin est tracé, mais libre pleinement : chaque pas est un nouveau « oui » posé dans la confiance ». (Sr Marie-Raphaël)
Celui
qui accepte son témoignage, celui qui accepte ses paroles et les écoute jusqu'au bout
pour les entendre vraiment « au point d'être mis(e)s en mouvement
nous-mêmes... « L'enjeu de la résurrection consiste à recevoir la Vie qui
se donne au jour le jour ».
La résurrection, c'est un « oui », chaque jour, donné sereinement, là
où nous sommes.
Celui qui croit au Fils a la vie éternelle «La vie éternelle, la vie de Dieu qui se répand. Elle peut être reçue. Le Père a tout donné au Fils. Recevoir le Fils, c'est donc recevoir le Père et l'Esprit aide ce mouvement »
Celui qui refuse de croire On ne peut imposer la foi, le chrétien ne peut être témoin que de sa propre foi, dans la pleine liberté. L'amour ne se vit jamais dans l'obligation.
Le cœur de celui qui refuse de croire en Jésus, fils de Dieu restera fermé à la grâce et n'entrera pas dans ce mouvement de reconnaissance envers celui qui se donne pleinement.
Après la résurrection, au risque de leur vie, les apôtres continuent à témoigner de Jésus fils de Dieu. Prenons exemple sur eux et redisons chaque jour, notre « oui » à le suivre librement.
Invitation au Notre Père
Enfants d'un même Père, nous pouvons lui adresser cette prière apprise par Jésus.
Prière de conclusion
Seigneur, pour cette Vie donnée chaque jour, nous te rendons grâce !
Gloire à toi qui nous as envoyé ton Fils Jésus, Tu nous aimes infiniment,
Tu souhaites nous donner à tou(te)s la vie éternelle, tu as tracé le chemin, guide nos pas qui nous conduiront vers toi. Qu'à l'exemple des disciples, nous osions proclamer notre foi en toute circonstance !
Nous te le demandons à toi qui vis et règnes maintenant et pour les siècles des siècles.
Danièle le 11 avril 24