samedi 4 juillet 2026

Liturgie de la Parole 13e samedi TO-II Matthieu 9, 14-17 ; Amos 9, 11-15

Introduction

Alors quoi de neuf aujourd’hui ? Rien ? vous êtes sûrs ? attention à l’habitude ! Aujourd’hui les deux lectures nous parlent d’un vin nouveau ! dans le premier Testament, dans un oracle qui date probablement de l’exil, Amos annonce que le Seigneur va relever la hutte de David, que la terre ruissellera de vin nouveau, que le peuple d’Israël rebâtira ses villes dévastées. Promesse de bonheur ! Dans l’évangile, Jésus répond à ceux qui s’étonnent, s’offusquent du manque d’ascèse de ses disciples : voyez un peu, ils ne jeûnent pas comme jeûnent les disciples de Jean ! Et Jésus rappelle que le jeûne est d’actualité en l’absence de l’Epoux, du Messie, non en sa présence. Et il invite à revoir la manière de vivre : on ne met pas le vin nouveau dans de vieilles outres… ah encore du vin nouveau ! dites-moi l’Evangile est-il pour nous un vin nouveau ! un vin qui fait craquer nos vieilles outres ? nos vieilles certitudes, nos vieilles assurances… nous expose-t-il à une vie nouvelle ? demandons la lumière de l’Esprit pour recevoir la Parole que Dieu aujourd’hui nous adresse. 


Après l’évangile

Toujours jamais contents… on pourrait ainsi parler des interlocuteurs de Jésus. Dans le passage précédent, Jésus a appelé Matthieu, celui-ci offre un repas en sa maison. Les pharisiens murmurent parce que Jésus mange avec les collecteurs d’impôts et les pécheurs. Avec l’épisode d’aujourd’hui, nous sommes toujours en cette maison, à cette même table. Cette fois ce sont les disciples de Jean qui viennent accuser : pourquoi les disciples de Jésus ne jeûnent-ils pas comme eux ? 

Qu’il est difficile d’accueillir la nouveauté de l’Evangile ! qu’il est difficile de ne pas vouloir de suite le l’enfermer dans des normes, des lois, qu’il est difficile de ne pas vouloir l’enfermer dans des rites et des pratiques. Pouvons-nous accepter que l’Evangile est comme un vin nouveau. Si nous voulons l’enfermer dans nos certitudes, dans nos structures, dans nos institutions… il va tout faire craquer… comme les vieilles outres. 

Pouvons-nous accepter un Dieu libre, un évangile qui bouscule, qui renouvelle, qui dérange ? 

La vie spirituelle, qu’on ne s’y trompe pas, ce n’est pas un chemin de confort. La vie monastique, la vie religieuse, la vie baptismale, ce n’est pas un style de vie acquis une fois pour toutes, qui nous dispense de remise en question au quotidien. Le moment clé, fondateur, de nos vies, c’est peut-être le jour où nous nous trouvons assis par terre au milieu des décombres de tout ce que nous avions échafaudé : la vie religieuse doit être ainsi, la foi se vit ainsi, se célèbre ainsi. Lorsque nous nous trouvons au cœur d’un champ de décombres : l’Eglise nous savions comment elle devait vivre, prier, s’organiser. Et puis tout s’effondre et est remis en question… on est là assis au milieu d’un champ de ruines. Comme le peuple d’Israël, le peuple de Juda, qui ont vu leur temple saccagé, leurs rois déportés, leur terre, la terre promise, livrée au pillage, occupée par l’ennemi. La tentation dans ces moments, c’est de rassembler ses forces pour rebâtir à l’identique, peut-être même en plus costaud, plus bétonné. On le voit bien aujourd’hui, cette tentative de certains de rebâtir notre Eglise en regardant le passé, les yeux rivés sur le rétroviseur plutôt que sur la route inconnue qui s’ouvre devant nous. 

La grâce est sans doute ailleurs, travaille sans doute ailleurs que dans la reconstruction à l’identique. Si seulement nous découvrions combien la vérité que nous croyions détenir, nous échappe, nous échappe définitivement. Car la vérité, est une personne, qui en plus s’est présentée comme chemin, vérité, vie. Si nous acceptons de nous mettre en route, avec nos questions et non nos certitudes, avec pour bâton de pèlerin, la foi en Celui qui nous accompagne. Alors l’Evangile pourra être en nos vies, ce pétillant qui fait craquer nos vieilles outres, nos vieilles certitudes. Ce pétillant qui nous invite avec notre Dieu à faire toutes choses nouvelles, sans crainte. 


Introduction au Notre Père

Seigneur Jésus, c’est quoi qui nous a mis en chemin, c’est toi qui encore et toujours nous provoque à la nouveauté de ton Evangile. Pour que nous osions l’aventure avec toi, avec toi nous voulons nous abandonner en la main du Père, avec la prière que toi-même nous a laissée. 


Prière de conclusion

Seigneur Dieu, tu es le Dieu des grands espaces, tu es le Dieu de la vie. Lorsque nous voulons t’enfermer dans nos catégories, dans nos pratiques, dans nos rites et nos préceptes. Tu viens ébranler nos certitudes. Tu nous appelles à vivre dans la foi, découvrant chaque jour le nouveau pas auquel tu nous appelles. Apprends-nous à accueillir, doutes, incertitudes, questionnements, comme le creuset où ta grâce nous invite. Sois l’éternelle nouveauté en nos vies, fais craquer toutes les limites que nous voudrions t’imposer. Que l’éternelle jeunesse de ton Esprit conduise nos pas toujours plus avant ! 

Nous te le demandons par Jésus Christ… 

Sr Myrèse le 4 juillet 2020


vendredi 3 juillet 2026

Liturgie de la Parole 3 juillet St Thomas Jean 20, 24-29

Méditation

Thomas n’était-il pas un des disciples, un homme de la foule pour ainsi dire ? Ses frères lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur. » Et lui : « Si je ne touche pas, si je ne mets pas mon doigt dans son côté, je ne croirais pas. » Les évangélistes t’apportent la nouvelle, et tu ne crois pas ? Le monde a cru et le disciple n’a pas cru ? Les paroles se sont répandues, elles sont parvenues jusqu’aux confins de la terre et le monde entier a cru… et lui ne croit pas. Il n’était pas encore devenu ce Jour qu’a fait le Seigneur. Qu’il vienne donc, lui qui le point du Jour, qu’il vienne et qu’il dise avec patience, avec douceur, sans colère, lui qui guérit : Viens, viens, touche ceci et crois. Tu as déclaré : si je ne touche pas, si je ne mets pas mon doigt, je ne croirai pas. Viens, touche, mets ton doigt et ne sois plus incrédule, mais fidèle. Je connaissais tes blessures, j’ai gardé pour toi ma cicatrice.

Mais, en approchant sa main, Thomas peut pleinement compléter sa foi. Quelle est, en effet, la plénitude de la foi ? De ne pas croire que le Christ est seulement homme, de ne pas croire non plus que le Christ est seulement Dieu, mais de croire qu’il est homme et Dieu. Telles t la plénitude de la foi. Ainsi le disciple auquel son Sauveur donnait à toucher les membres de osn corps et ses cicatrices s’écrie : « Mon Seigneur et mon Dieu. » Il a touché l’homme, il a reconnu Dieu.

Saint Augustin

Sermon 258, 1-3 trad. J-R Bouchet, in Lectionnaire pour les dimanches et fêtes, Le Cerf 1994 ; cité par Parole de Dieu, langage des hommes, tome 1 Textes non bibliques pour l’année liturgique, Les éditions de l’Atelier, vivre, croire, célébrer, Paris 1996, p.102


jeudi 2 juillet 2026

Liturgie de la Parole 13e jeudi TO -II Matthieu 9, 1-8, Amos, 7, 10-17

Introduction

Dans la première lecture, Amos exerce son ministère à Bethel. Il annonce la venue du jugement de Dieu. Le prêtre Amazias, se sent humilié par Amos et il veut le faire taire. Il va trouver le roi Jéroboam mais déforme les paroles d'Amos, il dit « Amos a dit « le roi périra par l'épée ». Il invite Amos à fuir au pays de Juda, il le traite de « voyant » d'une manière péjorative, il l'accuse en quelque sorte, d'être un faux prophète. Amos n'est pas vexé, il répond qu'il n'est pas prophète de métier, il était bouvier et soignait les sycomores, c'est le Seigneur qui l'a saisi...

Mathieu, quant à lui, nous relate la guérison du paralysé, ce texte bien connu est repris par trois évangélistes (Marc, Mathieu et Luc). Jésus demande aux pharisiens « qu'est-ce qui est le plus facile à dire ? « Tes péchés sont pardonnés », ou bien « lève-toi et marche ? »

Avant d'entendre la Parole, chantons les psaumes en rendant grâce !

 

Commentaire

Puisque trois évangélistes racontent cette guérison du paralytique, j'ai comparé leur récit. En saint Marc, Jésus rentre à Capharnaüm dans sa maison où il y avait tant de monde. Luc donne des détails sur l'assistance « il y avait des pharisiens et des docteurs de la loi, venus de Galilée, de Judée et de Jérusalem »

Avec Mathieu, on monte dans la barque avec Jésus qui refait la traversée pour aller dans sa ville Capharnaüm, et voici qu'on lui présente un homme couché sur une civière, il ne parle pas de l'assistance. Marc, ajoute que ce paralysé était porté par quatre hommes et qu'ils ont dù faire un trou dans le toit pour descendre le brancard devant Jésus. Luc dit que le paralysé était porté par « des gens » mais il précise que le toit était en tuiles.

Alors, les trois évangélistes rapportent la même parole « Tes péchés sont pardonnés », Marc et Mathieu ajoutent « mon enfant ». Les scribes et les pharisiens « murmurent », « raisonnent en leur cœur » ou se disent « cet homme blasphème, qui peut pardonner les péchés sinon Dieu ? » C'est à ce moment que Jésus, connaissant leurs pensées, leur demande « qu'y a t-il de plus facile à dire ? « tes péchés sont pardonnés, ou bien lève-toi et marche » ? C'est assez surprenant, alors qu'on s'attend à ce que le paralysé marche, Jésus commence par guérir son âme. Ce n'est pas une promesse, pas besoin de réciter l'acte de contrition comme exigent certains prêtres actuellement, c'est un pardon immédiat. Et cela grâce à la foi déterminée de ceux qui l'ont amené devant Jésus, ceux qui ont bravé la foule et les pharisiens. « Tes péchés sont pardonnés » ! Qui pardonne ? Jésus n'a pas dit « au nom de Dieu, je te pardonne tes péchés » mais apparemment les scribes n'ont pas compris cela. Pour eux, aucun homme ne peut remettre les péchés, encore moins ce Jésus, itinérant qui fait des miracles... Eux-mêmes ne se sentent pas pécheurs, contrairement au paralysé qu'ils estiment avoir besoin de pardon, eux n'en ont pas besoin. En donnant l'ordre au grabataire de marcher et de rentrer chez lui, Jésus prouve à tous qu'il a aussi le pouvoir de pardonner mais les scribes et les pharisiens ne sont pas convaincus... Ils ne sont pas guéris, la suite de l'évangile le prouvera.

La foule est choquée, bouleversée et saisie de crainte « nous avons vu des choses extraordinaires » (Luc), « nous n'avons jamais rien vu de pareil » (Marc) et « ils rendirent gloire à Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes (Matthieu).

Et en ce qui nous concerne, reconnaissons que nous aussi, avons besoin du pardon de Dieu. Puissions-nous avoir la foi de ces quatre hommes qui dans une confiance totale en Jésus, ont bravé la foule et trouvé le moyen d'amener le paralysé devant lui.

Danièle le 2 juillet 26

 

mercredi 1 juillet 2026

Liturgie de la Parole 13e mercredi TO-II Matthieu 8 28-34 ; Amos 5, 14-15, 21-24 

Introduction

Nous aurons la lecture du livre d’Amos « Chercher le bien et non le mal ». Le bien, un torrent qui ne tarit jamais. 

Psaume 49, 7 à 13 : Invitation à marcher sur les pas du Seigneur, Il nous fera vivre son salut. Offrir à Dieu le sacrifice d’action de grâce. Le psaume nous invite à « écouter ».

Evangile de Matthieu : Force dans l’histoire des deux possédés et beauté dans la parole de Jésus « Allez ».

Trois textes qui nous invitent à suivre Jésus et à réfléchir sur notre façon d’être dans ce monde. Dans mon quotidien, dans l’ici et maintenant. 

Invitation à crier, écouter, et à « Allez ».


Méditation

Cet épisode se situe après le miracle de la tempête apaisée. Jésus débarque en territoire païen, un endroit où les démons et les esprits mauvais ont beaucoup de latitude.

Deux hommes possédés vivent dans le cimetière (domaine de la mort). Ils habitent dans les tombeaux, lieux obscurs, absence de vie. Ils crient… se blessent…ils connaissent la souffrance physique et morale. Ils vivent à l’écart des autres, à part, comme rejetés loin des vivants, loin des échanges de la communication. Ils connaissent une grande souffrance.

L’homme possédé est sorti de la communion d’Amour, de Vie et de Lumière…Il est séparé de lui-même, des autres et de Dieu. Démoniaque, possédé, voilà bien des mots qui me perturbent. Pour décrire le mal en l’homme Mathieu emploie des mots que ma petite tête remplacerait bien par : Furieux, enragé, fou, malfaisant, inhumain, contrarié, ennuyé, fâché, irrité ? Un de ces mots vous parle ? Cache-t-il une souffrance ?

Le mal est partout dans notre société, il fait son œuvre…Ne sommes-nous pas un peu comme les Gadaréniens ? Nous voyons à court terme et nous avons du mal de changer nos habitudes. Accueillir l’étranger, changer nos modes de consommation, freiner l’utilisation d’énergie fossile, partager, ouvrir nos cœurs.

La pandémie a mis en évidence les dysfonctionnements de notre société, voire les abus. Il serait coupable et suicidaire de reprendre comme si rien ne s’était passé, comme s’il fallait tout oublier et tout continuer comme avant.

Le récit est fort en mots, en actions. Jésus chasse et fait disparaitre les esprits mauvais hors des hommes, les envoie dans des animaux impurs qui se précipitent dans la mer. Jésus fait une action salutaire.

« Allez » dit Jésus.

Oui Jésus nous invite avec ce simple mot. J’y perçois à la fois de la fermeté et de la douceur. Il nous fait confiance. Il nous confie une noble liberté, liberté du cœur, Jésus invite. Rien n’est à forcer juste à accueillir et à le suivre. Écouter la « voix du dedans » qui invite.   

L’évangéliste Matthieu me laissait un peu sur ma faim, je suis allée lire l'évangile de Marc. A la fin de l'histoire, l'homme est assis, calmé, habillé, il retrouve une dignité. Il se met à proclamer tout ce que Jésus a fait pour lui. Que s’est-il passé ? Jésus a agi dans la vie de cet homme. C'est vrai qu'il a fallu que cet homme, ce possédé agisse aussi. Il a eu envie de sortir de l'obscurité et il s’est mis à crier. Sortir de nos enfermements, de nos peurs, de nos doutes, de la détresse, de la souffrance, de mes petites irritations ? Oui, sortir et crier vers Dieu. 

Malgré la démarche de Jésus, on lui demande de partir…ce qu’IL fait…

Comment est-ce que j’accueille la parole de Dieu dans ma vie ? Comment est-ce que j’accueille le « Allez » ?


Avant le Notre Père…

Toi mon Dieu, tu donnes vie, tu nous accompagnes, tu nous pousses sur le chemin de la vie, dans nos choix. Avec Toi, nous ne sommes jamais seuls. Ensemble prions le « Notre Père » ayons une pensée pour chacun chacune d’entre nous ici…puisque c’est le « Notre Père » à nous toutes et tous…et au monde. 

Brigitte le 1er juillet 2020


mardi 30 juin 2026

Liturgie de la Parole 13e mardi TO-II Matthieu 8, 23-27 ; Amos 3, 1-8 ; 4, 11-12

Accueil 

Panique à bord ! C’est terrifiant quand on voit la mort de près.

Le cri des disciples : « Seigneur, Sauve-nous ! Nous sommes perdus. »

Et Jésus de leur répondre : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ?  Pourquoi avoir peur, hommes de peu de foi ? »

Que ce soit dans le livre d’Amos ou dans l’Evangile de Matthieu, nous verrons que le Seigneur ne se détourne pas de nous, qu’il est tout près de nous, à côté de nous toujours prêt à nous tendre la main.

 

Commentaire

Quel est le message que nous entendons tous d’une manière ou d’une autre, message que nous ne savons pas ou que nous pourrions croire prophétique ?

Comme Chrétiens, il y a la Bonne Nouvelle annoncée par Jésus ; comme lecteur de la Bible il y a ce que Dieu éveille en nous et ce qui résonne dans notre conscience ; comme croyant, il y a ce que l’Esprit suggère dans notre cœur.

Dans l’histoire biblique, Amos a été un de ces nombreux porte-paroles de Dieu capable de réveiller les consciences au moyen de paroles prophétiques. Ce qu’il annonçait au peuple d’Israël, c’est à nous qu’il le dit aujourd’hui.

« Mes chers enfants, écoutez cette parole que Dieu prononce contre vous » : C’est un appel à être responsable par rapport à ce qui peut arriver et qui va nous arriver.

Le texte utilise une série de métaphores concrètes pour illustrer la logique de Dieu :

  • Deux personnes ne marchent pas ensemble sans s’être concertées et avoir planifiées leur rencontre. Dieu fait alliance avec nous, il est à nos côtés et marche avec nous. Le prophète nous éveille par rapport aux ruptures de nos relations à Dieu. L’alliance implique deux partenaires fidèles l’un à l’autre. Les ruptures se manifestent de différentes façons : entre partenaires, entre l’humanité et la nature, entre les progrès technologiques et la responsabilité éthique…
  • « Un lion ne rugit pas sans proie » Si Dieu parle à travers un prophète c’est qu’il a quelque chose à dire.  Si nous ne changeons pas nos manières de nous comporter et de penser, il y aura un retour de manivelle. C’est la conséquence logique de nos propres fautes – idolâtrie de l’argent, corruption, mépris des plus vulnérables et de ceux qui ne sont pas comme nous, convoitise… – Le prophète n’a pas choisi de lui-même d’apporter un message de malheur mais il lui est impossible de se taire. En effet, nous devons avoir peur des conséquences de nos actes comme d’un lion qui rugit.
  • « Un oiseau ne tombe pas dans un filet sans qu’il y ait de piège », Ce qui risque de nous arriver, - et qui nous arrive - cataclysmes de toutes sortes, catastrophes naturelles, inondations, incendie destructeur, tremblement de terre, guerres, migrations climatiques ne sont pas des fatalités mais le piège que l’humanité a elle-même tendu par ses modes de production et de consommation. Elles sont les conséquences de nos comportements et de nos manques de remises en question.
  • « Sonner de la trompette » Quand les sirènes retentissent c’est que le danger est imminent. On peut vraiment dire que c’est un flux constant d’alertes mondiales. Je pourrais rajouter les pandémies à tout ce que j’ai déjà évoqué qui ont provoqué la panique et des réactions en chaine. Nous souffrons d’autosuffisance et d’individualisme qui nous donnent l’illusion de pouvoir tout maîtriser. Tout cela vient nous dire qu’une tragédie n’arrive pas dans une ville sans que Dieu n’ait averti ses habitants.

Quatre images pour dire combien les causes produisent leurs effets de manière logique.

La conclusion est limpide : Après nous avoir bouleversés par des prédictions aux conséquences inéluctables, le prophète nous dit « Prépare-toi ».            

C’est un appel à sortir du déni.  Il y a une obligation de rendre des comptes : transparence, justice sociale… et cet appel n’est pas seulement pour nos dirigeants, il est pour chacun et chacune d’entre nous. Nous sommes invités à regarder en face les conséquences de nos choix égoïstes pour retrouver une éthique de la solidarité.

 

Invitation au Notre Père 

« Toi qui es bon et qui pardonnes, plein d’amour pour ceux qui t’appellent, écoute notre prière, Seigneur, entends nos voix qui te supplient. Notre Père…

Raymond le 30 juin 26