samedi 27 juin 2026

Liturgie 12e samedi TO-II Matthieu 8, 5-17

Avant les clés… le tablier

Méditation

C'est drôle... Quand j'ai entendu cet Évangile, j'ai pensé à... un tablier ! J'ai pourtant relu le texte. Je vous assure : le mot « tablier » n'y figure pas.

Et pourtant, je suis persuadée qu'il est là.

 Jésus entre dans la maison de Pierre. Il prend la main de sa belle-mère. La fièvre la quitte. Et saint Matthieu ajoute simplement : « Elle se mit à le servir. »

 Nous lisons cela comme si c'était une évidence. Elle était malade. Elle va mieux. Et hop ! Elle retourne préparer le repas.

 Mais saint Matthieu n'écrit pas cela. Il choisit un verbe très particulier. Le verbe grec dont vient notre mot "diaconie" [1].

La diaconie, c'est une manière d'être. Une manière d'habiter le monde. Une manière de vivre avec le Christ.

Le Christ lui-même est venu pour servir.

Et voilà qu'une femme, remise debout par lui, entre à son tour dans cette dynamique. 

Je me demande ce qu'elle a bien pu ressentir.

Jésus ne lui demande rien. Il ne lui dit pas : « Maintenant, tu vas faire ceci. »

Il lui prend simplement la main. Il la remet debout.

Et quelque chose naît. Un miracle.

 Le véritable miracle n'est pas que la fièvre disparaît. Le véritable miracle, c'est que cette guérison devient une vocation [2].

Comme si, quand on a vraiment rencontré le Christ, il devenait difficile de vivre seulement pour soi.

On parle beaucoup des ministères dans l'Église... L'Évangile nous rappelle qu'avant les ministères reconnus, il y a un élan intérieur qui transforme la vie.

 L’élan d'une femme qui découvre qu'elle peut à nouveau donner.

 C'est comme si le Christ lui faisait revêtir un tablier. Le tablier de ceux qui rendent la vie plus belle sans faire de bruit. Le tablier de ceux qui accueillent. Qui prennent soin. Qui rendent une maison plus fraternelle. Qui permettent aux autres de trouver leur place.

 Et je me dis...

Que ce serait beau si l'Église savait reconnaître davantage les tabliers ! Ces femmes et ces hommes que le Christ a relevés, et dont toute la vie est devenue une manière de servir. Ne sont-ce pas eux qui, très souvent, tiennent nos communautés debout ?

 Finalement, cette femme n'a laissé qu'une seule trace dans l'Évangile.

Elle a servi. Et cela a suffi. Son nom s'est effacé. Son geste, lui, demeure. [3]

Tout à l’heure, si vous voyez un tablier accroché dans la cuisine, ou si vous le décrochez, regardez-le autrement.

Avant les clés confiées à Pierre... il y avait un tablier [4].

Isabelle Halleux, le 27 juin 2026

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[1] Le verbe grec utilisé est diēkonei (du verbe diakonein). Si, dans le contexte socio-culturel de la Galilée du Ier siècle, ce terme désignait le service domestique et le fait de servir à table, la tradition chrétienne et l'usage qu'en feront plus tard les Épîtres pauliennes (notamment Phil 1,1) chargeront ce mot d'une dimension ecclésiale et spirituelle majeure. Nous lisons ici l'embryon de ce qui deviendra dans notre Eglise la théologie du service (la diaconie).

[2] Il ne s'agit pas de subordonner l'action divine (le miracle de la guérison) à l'activité humaine, mais de souligner la dimension relationnelle de la grâce. La guérison opérée par le Christ n'est pas seulement de redonner un meilleur état de santé : elle réintègre la personne dans sa pleine capacité d'action et suscite une réponse libre et aimante (la vocation).

[3] Le pape François les appelaient « les saints de la porte d'à côté »

[4] Ce parallèle rappelle seulement que tout ministère ordonné ou d'autorité dans l'Église trouve sa source et sa légitimité évangélique dans l'attitude fondamentale du service (diakonia), dont le Christ reste le modèle (Mt 20, 28 : "Le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir"). 

vendredi 26 juin 2026

Liturgie 12e vendredi TO-II Matthieu 8, 1-4 ; 2Rois 25, 1-12

En ruines

 

Homélie

D’une ville en ruines à un homme en ruines. Dans la première lecture, Jérusalem tombe. Les murailles sont percées. Le Temple est incendié. Les maisons sont détruites. Le peuple est déporté. C'est l'un des jours les plus tragiques de toute l'histoire biblique. Tout ce qui semblait solide s'effondre. Tout ce qui paraissait éternel disparaît dans les flammes. Le peuple juif lit les événements historiques comme des signes ; et il découvre douloureusement à travers cela qu'il est possible d'habiter près du Temple sans habiter vraiment près de Dieu.


Et voilà que l'Évangile nous présente un autre homme en ruines. Non plus une ville blessée, mais un cœur blessé. Un lépreux. A l'époque, la lèpre n'était pas seulement une maladie. Elle était aussi une exclusion. On ne perdait pas seulement sa santé, mais sa place et parfois même sa famille. J’en fait l’expérience lorsque je me rends en Inde. Cet homme porte dans sa chair toutes les murailles écroulées de Jérusalem. Il est lui-même une ville détruite. Pourtant, il accomplit un geste extraordinaire.


Il s'approche de Jésus. Normalement, il aurait dû rester à distance. Mais son espérance est plus forte que sa peur. Et il prononce une des plus belles prières de l'Évangile : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier ». Si tu le veux … Quelle confiance ! Saint Jean Chrysostome admirait cette foi : « Le lépreux n'a pas dit : si tu le demandes à Dieu, mais : si tu le veux. » Autrement dit, il reconnaît déjà en Jésus la puissance même de Dieu.


Et alors survient un détail bouleversant. Jésus le touche. Nous passons parfois trop vite sur ce geste. Depuis combien de temps personne ne l'avait-il touché ? Un mois ? Une année ? Dix ans ? Nous l'ignorons. Mais Jésus ne commence pas par parler. Il commence par tendre la main. Comme si Dieu voulait lui dire : « Avant même de guérir ta peau, je veux guérir ta solitude. » Ceux que je rencontre en Inde font, en plus de la lèpre, partie de la sous caste des Intouchables. Ils sont donc intouchables deux fois. Et le plus beau geste que l’on puisse faire, c’est de les toucher, de leur faire un câlin. Là où le monde voyait une impureté, Jésus voit une personne. Et c'est ici que les deux lectures se rejoignent.

Car notre Dieu est spécialiste des reconstructions. Après Jérusalem détruite viendra le retour d'exil. Après les ruines viendra la restauration. Après la lèpre vient la guérison. Après le Vendredi Saint viendra Pâques. Dieu ne nie jamais les blessures. Mais il refuse qu'elles aient le dernier mot.

Il y a même une discrète note d'humour dans cet Évangile. Le lépreux s'approche de Jésus alors que tout le monde sait qu'il ne devrait pas être là. On imagine les disciples reculer de quelques pas : « Seigneur, il y a un problème sanitaire qui arrive droit sur nous ! » Et Jésus, au lieu de reculer, avance. Dieu a décidément une étrange habitude : il va toujours vers ceux que tout le monde évite.

Nous portons tous quelques ruines intérieures : Des déceptions. Des regrets. Des blessures anciennes. Des pardons difficiles. Des peurs que nous cachons soigneusement. Or aujourd'hui le Seigneur nous invite seulement à faire comme le lépreux : nous approcher. Et lui dire avec confiance : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. »

Le reste lui appartient.

Car le Dieu qui a relevé Jérusalem est aussi celui qui relève les cœurs. Le Dieu qui a touché le lépreux continue de toucher nos vies. Et lorsqu'il touche une blessure, celle-ci ne devient pas seulement guérie ; elle devient souvent une source de lumière pour d'autres.

Pierre Hannosset le 26 juin 26

https://padrepierre.blogspot.com/2026/06/de-la-12-eme-semaine-du-temps-de_01202931833.html 


jeudi 25 juin 2026

Liturgie de la Parole 12e jeudi TO-II Matthieu 7, 21-29 ; 2Rois 24, 8-17

Mot d’accueil

Ne soyons pas fous ! Ne construisons pas nos maisons sur le sable ! Ne nous laissons pas emmener en exil, loin de Dieu, comme les gens de Jérusalem qui furent déportés par Nabucodonosor. Peut-être disaient-ils avec leurs lèvres « Seigneur, Seigneur ! », mais leurs cœurs étaient loin. Le Temple avec tous ses objets d’or et d’argent ne leur a servi à rien. Tous leurs espoirs se sont effondrés. Écoutons bien la fin du discours de Jésus sur la montagne, afin de comprendre comment nous pourrons établir notre maison solidement sur le roc.


Commentaire après l’évangile

Ce passage de la fin du discours sur la montagne nous laisse perplexes. Car enfin, que veut-il, Jésus ? Et que faut-il faire pour entrer dans le royaume des Cieux ?

« Il ne suffit pas de me dire ‘Seigneur, Seigneur’, il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux ».

Et nous répondons : « n’est-ce pas en ton nom que nous avons prophétisé, expulsé des démons, accompli des miracles ? » Que lui faut-il de plus ? Mais non, ça n’a pas l’air d’être ça, puisqu’il nous lance à la figure ce verset du psaume 6 : « écartez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité ». Et il ajoute : « je ne vous connais pas ! » Quel culot ! Mais ces deux éléments de réponse nous mettent sur la piste... nous les avons déjà entendus quelque part. « Je ne vous connais pas » : c’est dans la parabole de Matthieu 25 où il est question de dix jeunes filles invitées à des noces. Cinq étaient sages, prévoyantes, cinq autres folles, insensées. Tiens, c’est comme ici avec l’homme qui construit sa maison sur le roc (celui-là est prévoyant, sage) ou sur le sable (l’insensé !). Quand l’époux arrive, alors qu’on ne l’attendait plus, les prévoyantes entrent avec lui dans la salle des noces et la porte se referme.

Il s’agit bien d’entrer dans le Royaume des Cieux : c’est tout le propos de ce discours sur la montagne. Et il y a une porte pour y entrer : c’est même une porte étroite !

Alors arrivent les cinq autres jeunes filles et elles disent : « Seigneur, Seigneur, ouvre-nous ! ». La réponse fuse, terrible : « je ne vous connais pas ! ».

L’autre parole dure de Jésus (« écartez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité »), nous en trouvons l’écho dans le même chapitre 25 de Matthieu, un peu plus loin, dans la fresque sur le jugement : à ceux qui sont à sa gauche, le roi dira « allez-vous en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel... ». Ils ne comprennent pas : pourquoi cette dureté ? N’avons-nous pas prophétisé en ton nom, accompli des miracles, expulsé des démons ?

Alors, le langage de Jésus est on ne peut plus clair : il n’a que faire de nos actions spectaculaires (prophéties, exorcismes, miracles), surtout quand elles servent à renforcer notre orgueil. Lui, ce qu’il voit, c’est que nous n’avons pas fait les choses simples, qui sont à la portée de tout le monde, même de ceux qui ne le connaissent pas, ne croient pas en lui, et agissent simplement au nom de leur humanité commune : visiter les malades et les prisonniers, donner à manger et à boire, accueillir les étrangers... C’est tout cela, « faire la volonté du Père des Cieux ». Ça n’a l’air de rien à côté des miracles et des exorcismes spectaculaires, mais c’est la clé pour entrer dans le Royaume, c’est le secret pour bâtir sa maison sur le roc. Un secret qui est à la portée de tous.

Ainsi se termine le discours sur la montagne : il ne suffit pas d’écouter la parole, il faut la mettre en pratique, et alors notre maison sera solidement fondée. Et mettre la parole en pratique, c’est accomplir ces gestes tous simples, qui sont à la portée de tous et qui nous font servir le Christ, souvent sans le savoir, à travers le prochain. Le discours s’était ouvert sur les Béatitudes, il se termine sur l’image de la maison solidement fondée, mais le dernier verset est redoutable, car il nous met en face de ce qui se passera si nous ne comprenons pas : « la pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé, ils sont venus battre cette maison ; la maison s’est écroulée et son écroulement a été complet. »

Prenons garde que cela ne nous arrive pas ! 


Oraison de conclusion

Seigneur, tu nous étonnes, car ta parole est pleine d’autorité, une autorité à la fois simple et terriblement exigeante. Nous voulons te suivre et mettre en pratique ta loi d’amour : viens à notre secours et donne-nous de voir et d’accomplir ce qui est à notre portée pour faire grandir ton Royaume et en ouvrir les portes à tous ceux qui te cherchent avec droiture. Toi qui règnes... 

Sr Marie-Raphaël le 25 juin 2020


mercredi 24 juin 2026

Liturgie de la Parole 24 juin Nativité de saint Jean-Baptiste Luc 1, 57-66.80 ; Isaïe 49,1-6 Psaume 138 ; Actes 13, 22-26

Dieu a été favorable

Homélie

            Luc avait prévenu son destinataire Théophile : 'je vais écrire pour toi un exposé suivi des événements qui se sont accomplis parmi nous" (1,3).  La grossesse d'Élisabeth était annoncée.  Elle arrive à son terme pour le plus grand bonheur de la maman, de la famille et des voisins.  Quelle joie pour une femme de sentir la vie grandir en elle !  Quel bonheur plus grand encore de mettre au monde cette vie patiemment construite ! Le ravissement des nouveaux parents est d'autant plus contagieux que leur entourage savait qu'ils ne pouvaient pas avoir d'enfant.  Mais la miséricorde du Seigneur est sans frontière, son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui jouent la confiance. (1, 50)

La naissance de Jean-Baptiste fut pour ses parents un événement inespéré.  Ils étaient âgés et à leurs yeux l'avenir ne devait plus leur offrir grand-chose. Mais voilà qu'est survenu l'inconcevable : un fils.  Déjà, de par sa naissance, Jean-Baptiste a quelque chose à nous dire.

Un premier enseignement : Que Dieu n'a pas encore dit son dernier mot dans notre vie et dans le monde.  Lorsque l'on n'attend plus rien, Il a encore de bonnes surprises à nous faire.  Nous sommes appelés à entendre ce message.  Dans nos vies, Dieu continue à faire de grandes choses.

Après les premiers jours d’extase, il faut passer à la phase publique : déclaration de naissance et inscription du nom au registre.  La circoncision est bien plus qu'une simple étape administrative.  Elle est le signe de l'inscription de l'enfant dans une parenté particulière, celle qui vit de l'Alliance conclue par Dieu avec Abraham : {"Et toi, tu observeras mon alliance, de génération en génération : tous les garçons devront être circoncis.  Ce sera le signe de l'Alliance entre moi et vous" }(Gn 17, 9).

Comment va-t-on appeler le petit ? Tout le monde s'attend à ce que l'on perpétue un nom familial, comme le veut la coutume.  Pourquoi ne pas l'appeler Zacharie, comme son père ?  La réponse d'Elisabeth est sans discussion : "Non, il s'appellera Jean" Son entourage croit que la mère divague.  Alors il se tourne vers le père toujours enfermé dans son mutisme.  Si Zacharie a perdu la parole, il a gardé toute sa tête.  Il n'hésite pas à écrire sur une tablette : "Son nom est Jean."  Dans la conception de l'époque, le nom ne désigne pas seulement un être mais il détermine aussi un projet.  C'est pour cette raison que la fidélité au patronyme est importante.  Un changement de nom marque donc un changement de destinée !  C'est ainsi qu'Abram devient « Abraham, le père d'une multitude ».  Elisabeth signifie « maison de Dieu ». Emmanuel  signifie « Dieu avec nous ».

         Ce ne sont pas les parents qui choisissent de s'écarter de la coutume en donnant un nom original à leur enfant.  C'est l'ange du Seigneur qui a soufflé aux oreilles de Zacharie ce nom de "Jean" (1, 13).  Ce prénom est tout un programme : Il signifie : Dieu a été favorable, Dieu aide !'  Le message de l'Ange révèle une destinée tout à fait inédite pour Jean-Baptiste.

La mission de Jean-Baptiste n'a pas été ni facile, ni de tout repos.  Il n'a pas connu que des succès puisqu'il terminera sa vie en martyr.  Jean-Baptiste a été audacieux dans sa foi.  Il a vaincu la peur.  Cette attitude entraînera pour lui la mise en prison et la mort.

Un deuxième enseignement qui devrait nous inspirer, à nous, qui sommes envoyés dans le monde pour être les témoins et les messagers de ce Dieu qui aime inlassablement tous les êtres humains, en particulier les pauvres, les petits et les exclus. 

Aujourd’hui, notre mission est exigeante.  Témoigner de notre foi, reconnaître que nous existons aussi par notre relation à Dieu et aux autres, c'est aller à contre-courant de la mentalité ambiante.  Cette mission est souvent difficile.  La vraie difficulté vient du fait que nous nous heurtons tous les jours à des murs d'indifférence et des haussements d'épaules.  Cela finit par devenir décourageant et épuisant.  A ce moment-là, nous sommes invités à prier le Christ pour qu'il nous donne force et courage en vue de vivre notre foi et pour qu'il répande en nos cœurs l'amour qui bannit la peur.

Abbé STREBER Fernand, Hurtebise 24 juin 26

mardi 23 juin 2026

Liturgie 12e mardi TO-II Matthieu 7, 6.12-14 ; 2Rois 19, 9b-11.14-21.35a.36

Introduction

Nous voici rassemblés en communauté, en Eglise.

Nous poursuivons nos lectures continues en ce mardi de la 12e semaine.

Dans le Second Livre des Rois, le roi de Juda Ezékias est confronté à Sennakérib, roi d’Assyrie.

Il lui annonce que l’Assyrie l’emportera, que Jérusalem ne sera pas épargnée et qu’il ne doit pas se laisser tromper par son Dieu.

Mais Ezéchias met sa confiance en son Dieu, le Dieu de vie.

Et dans l’Evangile de Mathieu, Jésus livre trois conseils à ses disciples rassemblés sur la montagne :

« Ne donnez pas aux chiens ce qui est sacré… » : invitation à respecter ce qui est don de Dieu.

« Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi » : la Règle d’or invite à favoriser la vie d’autrui.

« Il est resserré, le chemin qui conduit à la vie » : invitation à s’y engager.

La vie sous-tend les textes du jour… 

Dieu nous y appelle ! Dieu nous la confie. Nous en sommes responsables. C’est un cadeau que Dieu nous offre…

Prions le Seigneur, Dieu de vie, de nous indiquer le chemin qui mène à Lui.

Et confions-Lui les intentions de notre terre, par le chant des psaumes.


Méditation

Pour nous faire goûter les différentes harmoniques de ce qu’est la vie et ce qu’elle implique, je vous propose une prière de Mère Teresa.

Après cette lecture, chacun(e) pourra dire la phrase qui l’interpelle particulièrement (les membres de la Communauté Zoom peuvent aussi intervenir)

« La vie est une chance, saisis-la.

La vie est beauté, admire-la.

La vie est béatitude, savoure-la.

La vie est un rêve, fais-en une réalité.

La vie est un défi, fais-lui face.

La vie est un devoir, accomplis-le.

La vie est un jeu, joue-le.

La vie est précieuse, prends-en soin.

La vie est amour, jouis-en.

La vie est mystère, perce-le.

La vie est promesse, remplis-la.

La vie est tristesse, surmonte-la.

La vie est hymne, chante-le.

La vie est combat, accepte-le.

La vie est une tragédie, prends-la à bras le corps.

La vie est une aventure, ose-la.

La vie est bonheur, mérite-le.

La vie est la vie, défends-la »


Temps de silence


Notre Père

Oraison

Seigneur, tu nous as offert ta Parole pour nourrir notre marche à ta suite.

À Ezéchias, tu t’es révélé Dieu de vie et tu as exaucé sa prière.

C’est la confiance en son Dieu et ton Amour jaloux qui ont sauvé le roi de Juda et tout son peuple.

Aux disciples de ton Fils, tu confies des pistes pour un chemin de Vie, avec Toi et avec autrui.

Aujourd’hui, Seigneur, envoie ton Esprit pour discerner les impulsions de ta présence en notre quotidien et en notre monde, afin que nous nous laissions inspirer par tes appels et soyons les témoins de ta Vie en tout lieu. 

Nous te le demandons, par Jésus-Christ, ton Fils ressuscité, qui règnes avec Toi et le Saint-Esprit, un seul Dieu pour les siècles des siècles.

Sr Marie-Jean le 23 juin 2020