lundi 6 avril 2026

Liturgie de la Parole lundi de Pâques Matthieu 28, 8-15

Ouverture 

Vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu le Christ, alléluia !

Chant 

M 529 Chante et marche (Comme vase d'argile - ID41-14-2)
Auteur : CFC (Commission Francophone Cistércienne),Sœur Marie-France
Compositeur : Michel Wackenheim
Editeur : Bayard Liturgie
Cote Secli : ID41-14-2 / I41-14-2
REFRAIN
Chante et marche,
Alléluia !
Avance à la rencontre
De ta joie !

1
Comme vase d’argile
Aux mains du potier,
Le Seigneur a pétri
Chacune de nos vies
Pour y cacher la gloire
Du Ressuscité.

2
Victorieux de l’abîme
Où règne la mort,
Le Seigneur des vivants
Appelle ses enfants
A célébrer la pâque
Du Ressuscité.

3
En un geste de Père
Offrant son amour,
Le Seigneur a dressé
La table du banquet :
Dieu nous invite aux noces
Du Ressuscité. 

Introduction 

Nous voici pour célébrer la résurrection, une fois de plus me direz-vous ! C’est qu’il nous faut du temps, pour prendre un peu conscience de ce que cela signifie pour nous ! qu’est-ce que nous disons, qu’est-ce que nous croyons lorsque nous proclamons : je crois en la résurrection ? qu’est-ce que nous croyons quand nous proclamons de tout cœur : le Christ est ressuscité ? 
Nous croyons en la réalité de la résurrection, mais nous ne savons rien de la manière concrète. Pour moi, aujourd’hui, le mot qui dit le mieux le Ressuscité, ce serait le Présent. Il me semble que c’est dans la qualité de sa Présence que Jésus se révèle et est reconnu, dans la manière de partager le pain, dans la manière de prononcer le nom de Marie, dans la manière de dire aux femmes : je vous salue. Dans la manière de venir à ses disciples en leur disant : la paix soit avec vous. 
Il me semble que c’est là que je dois chercher. Je sais que Jésus demeure présent au milieu de nous. C’est là pour moi aujourd’hui, l’expression de la résurrection. Aussi c’est dans la manière dont nous sommes nous-mêmes présentes, que nous pouvons le rencontrer, pressentir sa présence, recevoir son amour, accueillir sa lumière. 
Je vous propose de vivre toute cette liturgie, en humble présence. Prenons un instant pour descendre en notre cœur, nous allons ainsi à la rencontre du Ressuscité. Demandons-lui la grâce d’être participantes de sa présence de lumière et de joie, d’être sa musique et son chant. 
Nous l’avons chanté : le Seigneur a pétri chacune de nos vies, pour y cacher la gloire du Ressuscité. 
Faisons silence, soyons présentes à nous-mêmes, accueillons au plus profond la présence du Christ ressuscité, dans l’amour trinitaire, et rayonnons cette présence les unes pour les autres, pour notre congrégation nouvelle, pour le monde entier, puis nous entrerons avec cette présence en la psalmodie. 

Silence

Méditation 

Cette parole pour nous c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit, prenons un temps de silence, et entendons Jésus, venir à nous, et nous dire : « je vous salue ». Entendons le prononcer cette parole pour chacune, pour ceux et celles qui nous rejoignent par les ondes, par le cœur, pour les communautés de la congrégation en fête aujourd’hui, pour l’humanité entière. Oui, entendez Jésus, il vient à nous, et dit : Je vous salue ! 

Silence

Prière

Achevons notre prière : Par la résurrection de ton Fils, Dieu de paix, tu nous révèles le sens de toute vie. Tiens-nous éveillés dans la foi. Que ton Esprit nous donne de discerner la présence agissante du Ressuscité dans les événements de notre vie et de notre monde, et d’ouvrir notre existence à sa lumière.  Par Jésus... 

Sr Myrèse 13 avril 20


dimanche 5 avril 2026

Liturgie Jour de Pâques Jean 20, 1-9

Homélie

Quand Marie-Madeleine part pour rejoindre le tombeau de Jésus, l’évangile nous précise que « c’était encore les ténèbres ».

Célébrer la résurrection n’est pas enjamber ce qu’il peut y avoir de nuit, d’obscurité, d’épreuves dans nos vies. Ni évidemment de mettre entre parenthèse tout ce qu’il y a de si douloureux dans le monde particulièrement en Ukraine et au Moyen Orient, sans compter les guerres apparemment oubliées… Pâques n’efface en rien les chemins de croix des peuples, ceux de nos proches et peut-être les nôtres.

Celui qui est ressuscité est celui qui a traversé les jours de sa passion. Les évangiles nous diront qu’il en garde les traces au creux de ses mains. Néanmoins, c’est vers une découverte bouleversante que va Marie-Madeleine : juste après cet extrait de S. Jean que nous venons d’entendre, elle va faire l’expérience d’une rencontre qui va tout changé pour elle. Avec les apôtres, elle va devenir la témoin rayonnante d’une nouvelle, bonne et porteuse de vie et d’espérance. Comme le dira plus tard S. Pierre : ce Jésus qu’on a condamné à mort sur la croix, Dieu l’a relevé de la mort, il l’a placé à sa droite et l’a proclamé Christ et Seigneur : dans tout ce qu’il a dit, sur les routes de Palestine, dans tout ce qu’il a posé comme gestes d’amour et de pardon, il était vraiment le Verbe de Dieu, parole de Dieu, parole sur Dieu, parabole vivante de qui est notre Dieu.

Cette nouvelle, porteuse de vie n’est sans doute pas tous les jours évidente pour notre foi. Ne nous en étonnons pas : pour Pierre aussi, croire au Christ ressuscité, va prendre du temps. Marie-Madeleine aussi ne comprend pas d’emblée. D’ailleurs S. Jean ajoute : « Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris qu’il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts » …

Plusieurs fois, Jésus avait pourtant laissé entendre que la mort n’aurait pas le dernier mot. Cette force de résurrection qui émanait de lui, il en avait pourtant déjà révélé la puissance : n’avait-il pas cessé de remettre debout, de relever, de rendre à la parole, de rendre le regard clairvoyant, de dé-paralyser, de relancer la vie, l’espérance ? N’avait-il pas semé autour de lui ces paroles qui guérissent et qui délivrent ; ces paroles de vie qui remettent en route ; ces paroles précieuses qui ressuscitent la vie : « Lève-toi » - « Sois sans crainte » - « Je te pardonne » - « Va en paix » ?

Cette force de résurrection, n’est pas que « pour après la mort ». Déjà sur les routes de Palestine, Jésus n’avait cessé de semer de la résurrection : à travers sa proximité, ses paroles de confiance, d’encouragement, de pardon. Ressuscité, il continue. Il continue aujourd’hui, il continue avec nous, en nous, là où on ne s’y attend pas toujours.

St Jean a toujours une longueur d’avance sur les autres : quand il voit cette pierre roulée, ce tombeau vide, alors… « il vit et il crut » ! Voilà que tout s’éclaire en lui ! Il se rappelle, il comprend la portée de ce qu’il avait en fait déjà pu comme toucher du doigt : tout cet amour, toute cette force de vie qui émanait de Jésus… et que Dieu ne pouvait pas - s’il était Dieu - abandonner à la mort, au néant.

Alors, il comprend déjà ce que les anges diront un peu plus tard : le Ressuscité n’est pas ici, ce n’est pas ici ni dans le passé qu’il faut le chercher. Il a traversé la mort. Il est vivant et agissant au milieu de vous ! En vous, il a mis son Esprit. Et plus encore : ressuscité, il nous associe à lui pour avec lui, en lui, faire œuvre de création, œuvre de vie, œuvre de relèvement.

S. Paul vient de nous dire : « Si vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les réalités d’en haut ». Si nous voulons vivre en disciples du Christ ressuscité, alors, oui, recherchons ce qui élève, ce qui relève ! Soyons attentifs à ce qui peut nous faire grandir en humanité. Ayons le souci de ce qui peut élever les autres, nos frères et sœurs proches et lointains. Contribuons à notre mesure à tirer vers le haut notre société, notre vivre-ensemble, notre attention aux plus fragiles ; résistons à la spirale de la violence, des invectives, des fake-news, des analyses simplistes, tout ce qui creuse des gouffres d’incompréhension.

Contribuons aussi à rendre notre Eglise plus fidèle à sa mission : mettons-de la fraternité dans nos communautés ; du dialogue entre nos différences.

Dans cet Evangile, tout le monde court ! Marie-Madeleine, Jean, Pierre (un peu moins vite !) … Mais celui qui court le plus vite ce matin, pour nous rejoindre, c’est le Seigneur ! Le Cantique des Cantiques le disait déjà : « C’est lui ! Il vient ! Il bondit sur les montagnes, il court, sur les collines » …

Ouvrons-lui nos bras ; notre cœur, notre désir et ensemble renouvelons avec joie les OUI et les JE CROIS de notre baptême. Amen

Mgr Jean-Luc Hudsyn le 5 avril 26

 

samedi 4 avril 2026

Liturgie Veillée Pascale Matthieu 28, 1-10

Homélie

Ce soir, nous nous sommes rassemblés autour du feu. Puis, nous avons suivi le cierge pascal. Sa lumière s’est répandue venant éclairer peu à peu tous nos visages… La Parole de Dieu a résonné alors, évoquant de bien des façons ce que le Christ au cœur de nos nuits, vient ouvrir comme chemin de lumière pour nous et pour ce monde. Depuis le chaos primitif où Dieu est venu semer la vie, jusqu’à ce passage vécu par le Christ lui-même. Cette Pâque qui n’aura pas de fin, et que nous révèle le baptême : cette plongée en Christ ressuscité, pour avec lui, en lui, par lui, passer nous aussi de la mort, sous toutes ces formes, à cette vie toujours nouvelle dont Pâques nous dit qu’elle aura le dernier mot, qu’elle vaincra la nuit et la mort.

 Dans cet Evangile de Pâques selon S. Matthieu que nous venons d’entendre, le récit commence alors que le premier jour de la semaine commence à poindre. Marie-Madeleine et l’autre Marie se mettent en route, alors qu’il fait encore nuit… Ce clair-obscur, nous le connaissons quand les épreuves nous prennent à revers. Cette obscurité bien des peuples la connaissent ce soir, guettant avidement la moindre lueur de paix, de considération, de justice…

Marie-Madeleine et l’autre Marie se mettent en route. Elles veulent retrouver le tombeau : pour méditer sans doute, mais sur le Jésus d’hier, le crucifié, qui leur a laissé sa bonté, un idéal… C’est déjà ça… Mais… elles vont découvrir - et nous rappeler - que la foi chrétienne ce n’est pas se souvenir d’une figure du passé, ce n’est pas vivre d’un idéal émis par un sage d’il y a 2000 ans. La foi, ce n’est pas simplement, comme on dit souvent, vivre des valeurs, avoir une morale - même très belle.

Ces femmes vont connaître - et St Matthieu sait ce qu’il dit, il pèse ses mots et les choisit en puisant dans le langage et les images qu’utilise l’Ancien Testament. Il nous dit que ces femmes vont connaître un véritable séisme : « Et voilà qu’il y eut comme un grand tremblement de terre… ». La foi ce serait donc cela : un vrai vacillement pour nos évidences : « Jésus le crucifié… il n’est pas ici, enfermé dans un tombeau, il est ressuscité », c’est désormais un Vivant, LE Vivant ! … « Il est ressuscité ! » 

Puis, l’Ange du Seigneur ajoute : si vous voulez le voir, c’est en Galilée que vous pourrez reconnaitre sa présence. Ces deux femmes savent bien ce que représente la Galilée. La Galilée, c’est de là qu’elles sont - c’est le lieu de leur vie quotidienne, comme pour les apôtres d’ailleurs. C’est le lieu où se trouvent leur famille, les voisins du village, leurs lieux de travail, leurs occupations, les puits où on va puiser l’eau, là où on rencontre les autres, et Dieu sait s’il y avait une cohabitation des diversités en Galilée, une terre réputée par le fait qu’on y croisait de tout, y compris des romains, des grecs, des païens. On disait même de la Galilée que c’est le carrefour des païens…

Bref la Galilée, c’est notre vie quotidienne à nous, c’est notre société à nous, plurielle et métissée. C’est donc là – dans la diversité de nos vocations – que nous sommes appelés à vivre la rencontre du Ressuscité, c’est là qu’il nous devance… C’est là… c’est donc ici ! C’est dans nos vies d’ici que nous pourrons déceler les signes de sa présence dont parlait cet ange venu du ciel. C’est ici, maintenant, que nous pourrons discerner qu’il est vivant, qu’il est agissant, faisant rouler la pierre des tombeaux qui peuvent emprisonner la vie, qui cherchent à emprisonner l’amour.

Voilà qu’en cette nuit, le Christ vient aussi à notre rencontre : il nous dit encore et encore : « Soyez sans crainte » ! Il le dit en nous faisant confiance. Il nous envoie annoncer ce pourquoi il était venu à nous. Il nous envoie annoncer que c’est la vie qui vaincra, que cela en vaut donc la peine d’aimer, d’être solidaire ; que cela n’est pas vain car l’amour aura le dernier mot. Que cela en vaut la peine de s’engager même si on n’en voit pas toujours les résultats.

Je pense spécialement ce soir, aux catéchumènes, jeunes et moins jeunes, qui vont être baptisés. Ils nous disent eux aussi que, oui, le Christ est vivant aujourd’hui. Il est à l’œuvre dans nos Galilées, dites sécularisées, mais où ils sont finalement nombreux ceux et celles en attente de sens, en attente d’espérance, en attente de foi. Et plus que jamais en attente de fraternité. Et de sororité !...

Qu’en renouvelant les engagements de notre baptême, et vous, mes sœurs, en renouvelant votre profession monastique, nous puissions nous soutenir les uns les autres, en étant vraiment de ceux que le Christ appelle « ses frères et ses sœurs ».

Au milieu de cette nuit, que nos OUI renouvelés montent vers le Père, le Fils et le Saint-Esprit, dans la joie, dans l’espérance, dans la fraîcheur de cette Pâque ! Alleluia !

Mgr Jean-Luc Hudsyn Hurtebise le 4 avril 26

Méditation Samedi Saint

Le temps du silence

Le « grand et saint Sabbat » est le jour qui lie le Vendredi Saint, la commémoration de la Croix, au jour de la Résurrection. Pour beaucoup, la vraie nature et le sens de ce lien, la réelle nécessité de ce jour intermédiaire, reste obscure. Pour la grande majorité de ceux qui vont à l'église, les jours « importants » de la grande semaine sont le vendredi et le dimanche, la Croix et la Résurrection. Ces deux jours, cependant, restent en quelque sorte distincts. Il y a un jour de tristesse et un jour de joie. Mais l'Église proclame que le Christ a « écrasé la mort par la mort » ; cela veut dire que, même avant la résurrection, se place un événement dans lequel la tristesse n'est pas simplement remplacée par la joie, mais elle-même transformée en joie. Le grand Samedi est précisément ce jour de transformation, le jour où la victoire germe de l'intérieur même de la défaite, lorsqu'avant la résurrection il nous est donné de contempler la mort de la mort elle-même. Et tout cela est exprimé, plus encore, réellement actualisé, chaque année, dans ce merveilleux office du matin, dans la commémoration liturgique qui devient pour nous un « présent » sauveur et transformant.

Lorsque nous venons à l'église pour l'office du samedi saint, le vendredi vient juste de se terminer au point de vue liturgique. C'est pourquoi la tristesse du vendredi est le thème initial, le point de départ des vigiles du samedi. Cet office commence comme des funérailles, une lamentation sur un mort. Nous sommes devant le tombeau de notre Seigneur. Cependant un autre thème apparaît qui deviendra de plus en plus apparent. La mort du Christ est une descente dans l'Hadès, le royaume de la mort, cet état de ténèbres, de destruction qu'est la mort. Satan, péché, mort: telles sont les dimensions de l'Hadès, son contenu. Le péché vient de Satan et son fruit c'est la mort. La destruction de la mort tel est le but ultime de l'incarnation. Le Christ entre dans la mort pour la vaincre. Il est la Vie et la source de la vie.

Alexandre Schemann

in Parole de Dieu et langage des hommes p 93 bis

vendredi 3 avril 2026

Liturgie Vendredi Saint Jean 18, 1-19,42 ; Isaïe 52, 13-53,12

Homélie

Nous venons de l’entendre, montrant Jésus humilié, Pilate déclare : « voici l’homme! » Pilate ne croyait pas si bien dire. En cet homme de douleur, nous voilà confrontés à ce que nous pouvons faire de l’homme: tant d’hommes, de femmes, d’enfants, de par le monde, eux aussi « défigurés », « comptés pour rien », comme disait Isaïe. 
Oui la Passion du Christ continue. Comment ne pas penser à ce que l’homme peut détruire quand la volonté de puissance l’emporte en nous, quand on ne voit plus dans l’autre qu’un être banal, une cible insignifiante. Quand l’indifférence nous ferme les yeux et le cœur. Sur la Croix Jésus s’identifie à toutes les victimes du mal. Il porte toutes nos souffrances. 

Et au nom de tous ceux-là il nous interroge : « Pourquoi me frappes-tu ? » Car toucher à l’homme, il nous le rappelle, toucher à l’homme, c’est toucher à Dieu. Toucher à l’homme, c’est toucher au Christ.

Mais nous confrontant ainsi à notre part d’obscurité, jamais le Christ, pour autant, ne nous abandonne. Sur la croix il pardonne. En pardonnant à tous, il nous montre qu’il ne désespère pas de nous, ni de l’humanité. Sur la croix il continue de croire en cette possibilité en nous de rebondir vers plus d’amour, plus de justice, vers plus de foi aussi.
Ce chemin de conversion qu’il nous promet, qu’il nous propose, on ne le parcourt pas tout seul. C’est bien pourquoi Jésus confie Marie et Jean l’un à l’autre, pour que naissent des espaces, des communautés fraternelles, soutenantes. Qui nous aident à nous imprégner du Christ, à vivre de lui, à vivre comme lui.
C’est aussi pour nous soutenir que dans son dernier souffle Jésus nous remet son Esprit. Pour que nous puissions nous laisser habiter par sa bonté, sa miséricorde et sa joie.
Voilà la soif qui est la sienne. Voilà ce dont notre Dieu est assoiffé : voir, envers et contre tout, germer ces semences de résurrection, ces lueurs de Pâques, que tous nous pouvons devenir en Christ ressuscité.

Mgr Jean-Luc Hudsyn le 3 avril 26

Photos: Rubens Montée du calvaire (musée de Bruxelles)