Liturgie 11 juin st Barnabé Matthieu 10, 7-13 ; Actes 11, 21b-26, 13, 1-3
Introduction
Aujourd'hui, nous fêtons donc saint Barnabé, ce saint qui, d'après le dicton, doit arrêter la pluie de saint Médard.
Dans les Actes des Apôtres, Luc dit de lui que c'était un homme de bien, rempli d'Esprit-Saint et de foi. A Antioche, il découvre un grand nombre de gens devenus croyants. Il part à Tarse pour aller chercher Saul et le ramener à Antioche. Ils instruisent une grande foule. Il y avait d'autres prophètes chargés d'enseigner et un jour, le Seigneur leur demande de laisser partir Saul et Barnabé sur d'autres routes.
Dans l'évangile de Mathieu, Jésus envoie les apôtres sur la route pour proclamer que le Royaume est tout proche. A Antioche, les croyants reçoivent le nom de « chrétiens ».
Le psaume 97 que nous entendrons entre les Lectures dit ceci : « Chantons au Seigneur un chant nouveau, car il a fait des merveilles » !
Rendons lui grâce !
Commentaire
Jésus donne plusieurs consignes, ne pas s'encombrer d'argent, de sac ou de vêtements de rechange. Il conseille de se débarrasser du superflu. « Même sur les chemins de crête, il faut marcher léger... pas d'autre issue que la confiance ». (Soeur Marie Raphaël dans le livre « Chemins de crête » ed Htb). Les disciples n'emportent ni connaissance ni culture. Dans les villages, ils doivent se renseigner pour savoir qui est digne ou non de les accueillir... Ce n'est pas une question de religion, puisqu'ils enseignent à tous, même aux non-juifs. Aujourd'hui, ils seraient peut-être venus demander refuge dans des abbayes ou des monastères ?
Comment savoir sans connaître qui est digne ou non d’accueillir ? Est-ce que j'aurais été digne d'accueillir les disciples, sommes-nous dignes d'accueillir la Bonne Nouvelle ?
« Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement ». De nos jours, la gratuité se fait de plus en plus rare... Mais il n'y a pas que ça. Jésus envoie ses disciples sur les routes, ils doivent quitter leur quotidien, la routine. Dans les Actes, ce sont Barnabé et Saul qui doivent partir, ils se plaisaient sans doute bien à Antioche où il y avait une foule de chrétiens, ils auraient pu y rester toute leur vie. On se sent bien, entouré(e)s de gens qui ont la même foi que nous. Barnabé et Saul n'ont pas dù avoir facile de quitter cette ville.
Sommes-nous prêt(e)s à renoncer à notre bien-être, à savoir dire oui à tout appel de Dieu ? « Que ta volonté soit faite et non la mienne » disait Jésus à son Père avant de mourir.
« Tous, nous sommes d'accord pour donner un verre d'eau ou au moins un petit quelque chose aux personnes dans le besoin. C'est humain. L'évangile nous pousse beaucoup plus loin... Jésus n'envoie pas des gens bavarder sur lui ni essayer de convaincre... Au début de l'ère chrétienne, il n'y avait ni doctrines, ni œuvres à faire connaître, mais seulement l'émerveillement de nous découvrir aimés avant toute compétence ou connaissance... Jésus envoie des gens capables de savoir qu'ils ne savent pas, émerveillés de se savoir aimés pour ce qu'ils sont et non pour ce qu'ils font » (1)
Nous sommes aimés de Dieu malgré nos imperfections, il nous accompagne sur les routes sur lesquelles il nous envoie parce qu'il nous a estimé(e)s capables d'accomplir la mission qu'il nous confie. « Je vous enverrai un défenseur » a-t-il dit, il reste à nos côtés.
Danièle le 11 juin 26