Liturgie 3e jeudi de Pâques Jean 6, 44-51, Actes 8, 26-40
Introduction
Dans la lecture du livre des Actes des Apôtres, on voit Philippe qui est envoyé près d'un eunuque, un Ethiopien qui lit le prophète Isaïe, sans comprendre : « comme une brebis, il fut conduit à l'abattoir... » Il se demande de qui on parle. Il cherche peut-être un sens à sa vie, eunuque, il n'aura pas de descendant ni d'avenir ? Alors, Philippe lui explique et lui annonce la Bonne nouvelle. La bonne nouvelle de Jésus ressuscité qui est pour nous aussi, une bonne nouvelle qui vient à la rencontre de nos blessures.
Dans l'évangile, saint Jean rapporte les paroles de Jésus : « Je suis le pain de la vie » ou encore « personne ne peut venir à moi si le Père ne l'attire » Dieu est comme un aimant pour nous, un aimant qui attire en nous « aimant...tant »
Tournons-nous vers lui et chantons les psaumes pour lui rendre gloire !
Commentaire
Ce soir-là, nous aurions pu être comme les apôtres : inquiets, incrédules, déçu(e)s, désespéré(e)s avec si peu de confiance en la Parole « comment ne pas s'y reconnaître ? Pourtant aujourd'hui, le Christ se tient au milieu de nous et dit « la Paix soit avec vous !
« La stupeur des disciples, leurs craintes, leurs hésitations à croire soulignent la difficulté qu'ils éprouvent à entrer dans cette manière inédite de rencontrer désormais le Christ. Il faut un cœur attentif et une âme ouverte à sa présence, soudaine et inattendue parfois, pour le reconnaître » (1)
Ce n'est pas un fantôme mais un Jésus avec un corps qui mange et que l'on peut toucher. Incarnation et résurrection ne peuvent être séparées. Jésus est pleinement homme mais aussi pleinement Dieu.
« Le pain que je donnerai, c'est ma chair donnée pour la vie du monde » , sa vie humaine tout entière donnée pour nous. On sait qu'il ne s'agit pas de viande. Jésus emploie ce terme concret pour faire comprendre qu'il n'a pas vécu de manière éthérée.
« la chair dont il est question n'est pas l'organisme biologique opposé à l'esprit et à l'âme. C'est la personne vivante, agissante, parlante. On peut traduire la parole de Jésus comme ceci « le pain que je donne, c'est moi, pain rompu, pain offert, pain partagé ». (1) « Jésus, Fils de Dieu se fait notre nourriture, il est notre pain vivant ! Il est le pain de notre vie ! Cela ne signifie pas que Dieu devient un morceau de "pain béni" mais bien que le pain devient Dieu vivant ! Nous ne communions pas à un morceau de farine, mais à Dieu. Jésus ne se fait pas nourriture juste pour le temps de la messe, il vient en nous pour que nous vivions véritablement de lui en toute notre vie ! La communion c’est Dieu qui vit en nous. (2)
« Je suis le pain vivant descendu du ciel. Jésus fut un homme de la terre, il a travaillé de ses mains pour gagner ce pain et s'il a partagé avec nous ce pain de la terre, c'est pour nous éveiller à une faim essentielle, la faim de Dieu. » (1)
Invitation au Notre Père
Dans la joie de la résurrection, adressons-nous à notre Père avec la prière des chrétiens du monde
Danièle le 23 avril 26
(1) Abbé Roger Gillet (2) Myriam de Gemma