mercredi 27 mai 2026

Liturgie 8e mercredi TO-II Marc 10, 32-45 ; 1Pierre 1, 18-25

Méditation 

Les deux lectures de ce jour pourraient se passer de commentaire ! Aussi serais-je brève. Mais j’ai remarqué qu’elles se complètent admirablement.

De quoi avons-nous été rachetés ?« De la conduite superficielle héritée de vos pères » nous répond saint Pierre. Littéralement, de la « vaine conduite », celle qui est du vent, sans consistance, sans racines profondes. C’est étrange, et en même temps tellement humain et quotidien. Combien de fois par jour ma conduite, mes pensées sont-elles superficielles ? C’est aussi de cela que Jésus nous a délivrés.

Par qui avons-nous été rachetés ? « Par un sang précieux, celui d’un agneau sans défaut et sans tache, le Christ. »

Nous sommes superficiels, mais lui, il n’a ni défaut, ni tache, et l’Évangile nous le dit, il marche devant, il indique la route. Quelle est cette route ? La route de l’amour ! « Celui qui veut devenir grand parmi vous, sera votre serviteur. Celui qui veut être parmi vous le premier, sera l’esclave de tous : car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

Et il dit cela en réponse à la conduite superficielle de Jacques et de Jean, ambitionnant les places d’honneur, et des autres disciples qui s’indignent de cette conduite… peut-être parce qu’ils avaient le même rêve !

Le chemin de Jésus, c’est celui du rejet, des injures, de la condamnation à mort comme un esclave rebelle. Mais sa vie donnée est plus forte que la mort, il l’annonce : « trois jours après, il ressuscitera. »

Ce chemin est difficile à accepter, et même les Douze n’ont pas pu l’envisager avant que cela n’arrive. Alors que Jésus parle de vie donnée par amour, eux pensent honneurs et premières places ! C’est décevant pour Jésus, mais il les prend comme ils sont et tourne leur regard, leur ambition vers une vie de service et de don de soi.

Pierre, bien plus tard, invitera les disciples de son temps à marcher dans cette voie, à reconnaître en Jésus l’Agneau pascal qui, par sa mort, donne vie : « ainsi vous mettez votre foi et votre espérance en Dieu. En obéissant à la vérité, vous avez purifié vos âmes pour vous aimer sincèrement comme des frères ; aussi, d’un cœur pur, aimez-vous intensément les uns les autres, car Dieu vous a fait renaître, non pas d’une semence périssable, mais d’une semence impérissable : sa parole vivante qui demeure. »

En se mettant à l’écoute de la Parole, en obéissant à la vérité révélée par Jésus servant, donnant sa vie, les cœurs se purifient et l’amour sincère et vrai fait son œuvre comme une semence impérissable.

Que l’Esprit continue à guérir ce qui est blessé, à assouplir ce qui est raide, à réchauffer ce qui est froid, à rendre droit ce qui est faussé, comme nous l’avons chanté avec la séquence de la Pentecôte.

 

Invitation au Notre Père

Seigneur Jésus tu nous indiques la route et marches devant nous sur la voie de l’amour et de la vie donnée au quotidien : par toi, avec toi et en toi nous chantons le Père.

Sr Marie-Christine le 27 mai 26


mardi 26 mai 2026

Liturgie 8e mardi TO-II Marc 10, 28-31 ; 1Pierre 1,10-16 ; Psaume 97

Souriant
Saint Philippe Néri

Homélie

Remarque très humaine que celle de Pierre : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre. » N’est-ce pas aussi parfois ce que nous pensons ? Et derrière cette phrase, il y a presque une inquiétude : “Est-ce que cela vaut vraiment la peine ?”
Nous donnons… mais nous aimerions parfois un petit tableau récapitulatif céleste. « Seigneur, j’ai été patient trois fois hier. Vu que ‘était un jour férié, est-ce que ça compte double ? »
Et Jésus répond d’une manière étonnante : « Nul n’aura quitté maison, frères, sœurs, père, mère ou champs à cause de moi et de l’Évangile sans recevoir le centuple. »
Comprenons bien. Jésus ne promet pas d’abord des biens matériels. Il promet une vie agrandie : « et dans le monde à venir, la vie éternelle ». Et si vous avez bien écouté, vous avez remarqué ce que c’est cette vie éternelle, dès ici-bas. Il dit d’abord qu’on a quitté maison, frères, sœurs, mère, père, enfants, terre et lorsqu’il parle de ce qu’on va recevoir : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres. Il n’y en a plus que 6 … le père. On l’a compris, la vie éternelle, c’est d’être avec le Père ; on l’a déjà ici-bas, mais avec des persécutions.

Et cela rejoint magnifiquement la première lecture. Saint Pierre nous parle du salut préparé depuis longtemps, désiré même par les prophètes. Comme si toute l’histoire humaine attendait secrètement la venue du Christ. Puis il ajoute une phrase de l’Ecriture : « Devenez saints dans toute votre conduite. Devenez saints, puisque je suis saint, moi le Père ». La sainteté n’est pas réservée à quelques statues dans les niches des églises. Elle est l’appel de chaque baptisé. Et heureusement, la sainteté n’est pas devenir triste. Sinon saint Philippe Néri aurait probablement quitté la salle très vite. Philippe Néri avait une profonde méfiance envers les visages spirituellement catastrophés. Il disait : « Soyez bons si vous le pouvez. » Et aussi : « La tristesse et la mélancolie, loin de ma maison ! » Chez lui, la sainteté passait par la joie, l’humilité et un humour désarmant. On raconte qu’il se rasait parfois à moitié avant de sortir, simplement pour éviter qu’on le prenne trop au sérieux.

Le psaume nous faisait chanter : « Chantez au Seigneur un chant nouveau. » Voilà exactement ce qu’est la vie chrétienne. Non pas répéter sans cesse les vieux refrains de la peur, du découragement ou du repli. Mais laisser Dieu mettre en nous un chant nouveau. Saint Augustin écrivait : « Chanter est le propre de celui qui aime. » Quand le cœur aime, il finit toujours par chanter. Même discrètement. Même au milieu des épreuves.

Or l’Évangile nous rappelle aussi une vérité importante : suivre le Christ coûte quelque chose. Il faut parfois quitter des sécurités, des habitudes. Mais Jésus promet : rien de ce qui est donné par amour n’est perdu. Le Royaume de Dieu ne fonctionne pas selon la logique du manque. On n’est pas dans la logique du manque, mais dans celle du don. « Il y a plus de joie à donner qu’à recevoir » dira Jésus par ailleurs (Actes 20, 35)

Et cela éclaire merveilleusement la figure de saint Philippe Néri.
Il n’a pas cherché les honneurs. l n’a pas voulu fonder une puissance. Il voulait simplement conduire les gens vers le Christ dans la joie. Il disait encore : « Un cœur joyeux se perfectionne plus facilement qu’un cœur triste. »
Et au fond, elle rejoint profondément l’Évangile d’aujourd’hui. Dieu ne veut pas des disciples crispés. Il veut des disciples vivants. La sainteté chrétienne n’est pas une grimace héroïque. C’est une existence peu à peu dilatée par l’amour. Un cœur qui devient plus libre. Plus simple. Plus fraternel.

Et Jésus termine par cette phrase mystérieuse : « Beaucoup de premiers seront derniers, et les derniers seront premiers. » Le Royaume de Dieu bouleverse nos classements humains. Dans l’Évangile, les plus grands sont souvent les plus humbles, les plus pauvres, les plus disponibles à la grâce.

Suivre le Christ, ce n’est pas perdre sa vie. C’est découvrir enfin pour quoi elle est faite. Amen

Pierre Hannosset le 26 mai 26

https://padrepierre.blogspot.com/2026/05/saint-philippe-neri-mettons-nous-en.html 

lundi 25 mai 2026

Liturgie de la Parole 8e lundi TO-II Marc 10, 17-27

Méditation

Aujourd’hui nous reprenons le temps dit ordinaire avec l’évangile de St Marc au Ch. 10 qui nous rapporte un épisode bien familier celui du jeune homme riche.

Pour cette méditation, je me suis inspirée du commentaire du Nouveau testament par le pasteur Antoine Nouis.

L’homme qui s’agenouille devant Jésus a tout pour lui : il est jeune, riche et vertueux. Et pourtant il est en quête de quelque chose, il est en manque. Il demande : « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage ? » Dans cette question il y a déjà une contradiction entre : « Que dois- je faire » et « avoir la vie éternelle en héritage ». Car un héritage on le touche, on le reçoit, il n’y a rien à faire sauf être.

Jésus énumère les différents commandements mais ce jeune homme vertueux les pratique depuis sa jeunesse et semble donc un peu déçu par cette réponse car il espérait en faire encore plus. Il me semble que Jésus l’est également : ce jeune a maîtrisé sa vie jusqu’à aujourd’hui et il voudrait aussi maîtriser son salut. Alors, « Jésus posa son regard sur lui et l’aima ». Ce n’est pas en raison de sa vertu que Jésus l’aime mais parce que celle-ci l’enferme en lui-même comme une carapace et Jésus veut la faire éclater. A la radicalité de la vertu du jeune homme – depuis sa jeunesse il observe les commandements - Jésus oppose une générosité radicale : « Va, vends tout ce que tu as et donne-le aux pauvres puis viens et suis-moi». Jésus lui propose de devenir disciple à la seule condition : celle de s’appauvrir pour être libre et s’attacher à lui seul.

Par la radicalité de cet appel le jeune homme touche à ses propres limites : de jeune homme vertueux il devient jeune homme triste qui se découvre incapable d’obtenir la seule chose qui lui manquait : avoir en héritage la vie éternelle.

 

Nous pouvons nous poser cette question : Y a-t-il encore des richesses qui m’empêchent de suivre pleinement Jésus et quelles sont-elles ?

Un passage du livre « Laisse Dieu être Dieu en toi » du père Jean-Marie Gueulette (1), dominicain, peut nous inspirer :


"Il est plus juste de parler de détachement que de renoncement. Se détacher, c'est se libérer, c’est ne plus s'attacher ou être attaché. Si on n'y pense, c'est une situation, une expression terrible, "être attaché".

« Rien ne doit échapper au détachement, au sens où rien, dans la vie chrétienne n'est à l'abri de l’idolâtrie. Nous sommes capables de nous attacher, de nous bloquer, de nous arrêter aussi bien dans le péché que dans l'extase. Pour être vraiment libre, il faut apprendre le détachement non seulement à l'égard de ce qui est mauvais, mais aussi de ce qui est bon et beau.

Dieu ne veut pas que nos cœurs soient encombrés de biens, car il veut y habiter comme notre seul bien. Le péché, c'est de le mettre en concurrence avec d'autres biens. Le principal problème, dans la vie spirituelle, est l'occupation de l'espace : s'il y a déjà du monde, plus personne ne peut entrer. Si notre coeur est plein, si notre vie ou notre agenda sont pleins, il n'y a plus de place pour Dieu. On ne peut rien verser dans un vase déjà plein d'eau."

Mais devant Dieu ce ne sont pas tes travaux qui comptent, c’est toi. C’est toi qui as du prix à ses yeux, et non pas ce que tu fais. Tu n’as rien à prouver devant Dieu, tu es son fils, sa fille.

 

Pose ton regard sur nous Seigneur, et fais-nous découvrir ce qui nous retient encore loin de toi. Que notre générosité à tout donner nous procure la joie de n’appartenir qu’à toi seul.

Sr Jean Baptiste le 25 mai 26


(1) J.M Guellette, Laisse Dieu être Dieu en toi. p. 42-43. 55

dimanche 24 mai 2026

Liturgie de la Parole Pentecôte A Jean 20, 19-23 ; Actes 2,1-11

Introduction

Bonjour, belle fête de Pentecôte à tous, 

Au cours de ses périples missionnaires, Paul arrivant à Éphèse y trouve quelques disciples, et il les interroge : Avez-vous reçu l’Esprit Saint, quand vous êtes devenus croyants ? Mais lui répondirent-ils, nous n’avons même pas entendu parler d’Esprit Saint ! (Actes 19,2) Nous tous nous en avons entendu parler, cela oui... mais en devenant croyant.e.s l’avons-nous accueilli ? en vivons-nous au quotidien ? que cette fête ravive en nous la flamme de l’Esprit. Oui, ouvrons nos cœurs tout grands, faisons-nous simples flûtes de roseau qu’il puisse emplir de sa musique ! que nos vies soient occasion pour lui de jouer sa divine partition !


Méditation

Alors la Pentecôte, le don de l’Esprit, c’est un événement intime, quand Jésus ressuscité souffle sur ses apôtres et les envoie en mission ? c’est un événement tonitruant, quand l’Esprit s’engouffre au cénacle et propulse les disciples au dehors ? sans doute ne faut-il pas opposer les deux textes que nous avons reçu, mais les unir… recevoir le message de chacun.

Oui, la venue de l’Esprit est quelque chose d’intime, c’est Jésus qui nous partage son souffle, qui nous partage cet amour qui l’unit au Père, cet amour qui l’a habité au long de sa vie, qui lui a donné d’accomplir sa mission jusqu’au bout, et de traverser l’épreuve de la mort de la croix, cet amour qui l’a ressuscité et entraîné auprès du Père. Oui, la venue de l’Esprit est pour nous encore aujourd’hui, ce passage du Ressuscité alors que nous sommes claquemurés, confinés dans nos peurs, dans nos traumatismes de toutes sortes. Jésus aujourd’hui encore vient dans nos assemblées (même en nos vidéo conférence), il vient nous donner sa paix, il vient montrant ses plaies et attestant ainsi de sa mort et de sa résurrection, il partage son souffle, comme au jour de la création où Dieu mit son souffle en l’humain formé de la glaise.

Oui, la venue de l’Esprit est quelque chose de tonitruant, quand s’engouffrant dans nos murs, le souffle emplit nos maisons, nous fait expérimenter une plénitude débordante, un feu brûlant, qui fait sauter les verrous de nos peurs, et nous envoie porter la Bonne nouvelle du salut. Quand l’Esprit nous bouscule par delà nos certitudes et nos habitudes, et nous invite à des chemins nouveaux.

Les Juifs fêtaient à la Pentecôte la récolte, c’était la fête de la moisson, cinquante jours après la Pâques, puis ils ont ajouté à ce premier sens de leur fête, la fête de l’Alliance avec Noé, une alliance à couleur universelle, puis ils ont ajouté la célébration du don de la loi au Sinaï. On aurait alors pu penser que la Pentecôte était plutôt une fête qui encadrait la vie humaine, la corsetait peut-être dans une loi qu’il allait falloir observer minutieusement. Et voilà que c’est ce jour-là que l’Esprit vient sur la communauté des disciples, les emplir de feu, les souffler dehors… et que les juifs qui étaient au dehors pour accomplir leur pèlerinage à Jérusalem, pour accomplir les préceptes de la loi, sont bouleversés en les voyant, au point de leur demander : que devons-nous faire ? comme s’ils découvraient que leur simple et belle observance était insuffisante… comme s’ils percevaient soudain un grand souffle qui bouscule, dérange, appelle toujours plus avant…

La venue de l’Esprit est une venue à l’intime, qui nous fait toucher ce lieu du cœur, où nous sommes habités par Dieu lui-même. Et tout à la fois, la venue de l’Esprit nous bouscule et nous sort de nous-mêmes.

Et enfin, la venue de l’Esprit est un événement communautaire : c’est sur les disciples rassemblés que Jésus souffle, les missionnant. C’est sur les disciples rassemblés, que l’Esprit vient : feu, souffle, vie débordante qui projette dans l’ailleurs. Alors faisons de ce temps de prière, un temps pour ensemble accueillir sa venue et acceptons par avance la mission qu’il pourrait lui prendre l’idée de nous confier. Ouvrons-nous à sa grâce ! Consentons à ses bousculades !

Sr Myrèse 28 mai 2020

samedi 23 mai 2026

Liturgie de la Parole 7e samedi de Pâques Jean 21, 20-25 ; Actes 28, 16...31

Mot d’accueil

En cette veille de la fête de la Pentecôte, nous sommes rassemblés par le Seigneur pour nous nourrir de sa Parole et de son Eucharistie. La première lecture de ce jour nous montrent Paul arrivant à Rome, prisonnier et pourtant libre d’annoncer l’Evangile à tous avec assurance. La suite de la vie de Paul ne nous est pas racontée, mais nous savons l’essentiel : ce qui concerne le Seigneur Jésus est proclamé au centre du monde de l’époque ; l’Evangile est offert à tous, alors comme aujourd’hui.

Dans l’Evangile, l’invitation de Jésus à le suivre s’adresse à Pierre et à Jean d’une manière différente. Chacun est unique aux yeux du Seigneur. Il a sa route particulière pour répondre à sa vocation de disciple du Christ. Le Pape François nous a fait le merveilleux cadeau de nous le rappeler en ce Temps Pascal par sa belle exhortation apostolique Gaudete et exultate sur la sainteté chrétienne dont nous entendrons de courts extraits après l’Evangile.

 

Commentaire

(extraits de l’exhortation apostolique Gaudete et exultate du Pape François : https://www.vatican.va/content/francesco/fr/apost_exhortations/documents/papa-francesco_esortazione-ap_20180319_gaudete-et-exsultate.html )

-J’aime voir la sainteté dans le patient peuple de Dieu. (…) C’est cela, souvent, la sainteté « de la porte d’à côté », de ceux qui vivent proches de nous et sont un reflet de la présence de Dieu. N° 7

-Ce qui importe, c’est que chaque croyant discerne son propre chemin et mette en lumière le meilleur de lui-même, ce que le Seigneur a déposé de vraiment personnel en lui. N° 11

- Demande toujours à l’Esprit ce que Jésus attend de toi à chaque moment de ton existence et dans chaque choix que tu dois faire, pour discerner la place que cela occupe dans ta propre mission. Et permets-lui de forger en toi ce mystère personnel qui reflète Jésus Christ dans le monde d’aujourd’hui. N°23

-Puisses-tu reconnaître quelle est cette parole, ce message de Jésus que Dieu veut délivrer au monde par ta vie ! Laisse-toi transformer, laisse-toi renouveler par l’Esprit pour que cela soit possible, et qu’ainsi ta belle mission ne soit pas compromise. Le Seigneur l’accomplira même au milieu de tes erreurs et de tes mauvaises passes, pourvu que tu n’abandonnes pas le chemin de l’amour et que tu sois toujours ouvert à son action surnaturelle qui purifie et illumine. N° 24

-N’aie pas peur de la sainteté. Elle ne t’enlèvera pas les forces, ni la vie ni la joie. C’est tout le contraire, car tu arriveras à être ce que le Père a pensé quand il t’a créé et tu seras fidèle à ton propre être. N° 32

- Le saint est capable de vivre joyeux et avec le sens de l’humour. Sans perdre le réalisme, il éclaire les autres avec un esprit positif et rempli d’espérance. Être chrétien est « joie dans l’Esprit Saint » (Romains 14, 17)

-Nous sommes fragiles mais porteurs d’un trésor qui nous grandit et qui peut rendre meilleur et plus heureux ceux qui le reçoivent. N°131

Nous avons besoin de l’impulsion de l’Esprit pour ne pas être paralysés par la peur et par le calcul, pour ne pas nous habituer à ne marcher que dans des périmètres sûrs. N°133

- Seul celui qui est disposé à écouter possède la liberté pour renoncer à son propre point de vue partiel ou insuffisant, à ses habitudes, à ses schémas. De la sorte, il est vraiment disponible pour accueillir un appel qui brise ses sécurités mais qui le conduit à une vie meilleure, car il ne suffit pas que tout aille bien, que tout soit tranquille. Dieu pourrait être en train de nous offrir quelque chose de plus, et à cause de notre distraction dans la commodité, nous ne nous en rendons pas compte. N° 172

 

Prière d’action de grâce

R/ Seigneur, éternel est ton amour, n’arrête pas l’œuvre de tes mains !

 -Béni sois-tu Seigneur pour l’appel à vivre la sainteté dans le quotidien de nos vies :

Que ton Esprit agisse en nous et nous transforme selon ton plan d’amour.

 -Béni sois-tu Seigneur pour la diversité des chemins qui nous conduisent à toi :

Que ton Esprit éclaire la route de chacun.

 -Béni sois-tu Seigneur pour ton action dans les cœurs :

Que ton Esprit remplisse jusqu’à l’intime le cœur de tes fidèles.

 -Béni sois-tu Seigneur pour le pain de la Parole et de l’Eucharistie :

Que ton Esprit garde les cœurs accueillants à la nourriture que tu nous offres jour après jour.

 -Béni sois-tu Seigneur pour ton Esprit qui prie en nos cœurs :

En lui nous nous tournons vers toi avec une confiance filiale et ensemble nous disons :

 Notre Père

 

Baiser de paix

Dans l’Esprit de paix qui nous habite, échangeons la paix du Christ.


Oraison

Nous te rendons grâce Seigneur de nous avoir réunis pour te célébrer. N’arrête pas ton œuvre en nos cœurs : Donne-nous d’être dociles à la lumière de ton Esprit et de garder la Pâque de ton Fils présente dans notre vie au long des jours.

Par Jésus Christ ton Fils notre Seigneur et notre Dieu qui règne avec toi et le Saint esprit maintenant et pour les siècles des siècles.

Sr Marie-Christine le 19 mai 2018