mercredi 25 mars 2026

Liturgie de la Parole 25 mars Annonciation du Seigneur Luc 1, 26-38 Isaïe 7,10-14.8,10; Hébreux 10,4-10;

Voici…

Méditation

De toutes les lectures que la liturgie nous propose un petit mot a retenu mon attention. Je l'ai vu rebondir d'un texte à l'autre et il me semble qu'il suffit à notre méditation : VOICI.

Voici, c'est le mot de la disponibilité, le mot de l'offrande, le mot du don...

 

* Voici, dit Dieu à Achaz, ... je vous donne un signe.

Dieu aime qu'on lui demande ce qu'il est prêt à nous donner. Il nous donne même les mots pour le prier... « Invoque-moi, dit-il par Jérémie, et je te répondrai, je t'annoncerai des choses grandioses et cachées dont tu ne sais rien... »

Achaz refuse d'invoquer Dieu mais ces choses grandioses et cachées que Dieu veut annoncer sont tellement le rêve de Dieu pour l'humanité, Dieu brûle tellement du désir de sauver l'homme qu'il passe outre du scrupule d'Achaz.

Mon cadeau, mon désir, le don que je vous ai préparé... le voici : « la jeune femme est enceinte, elle enfantera un fils et on l'appellera Emmanuel, c'est-à-dire, Dieu-avec-nous ».

Me Voici, dit Dieu, en ce Fils vous verrez que je suis au milieu de vous.

 

* Voici, je viens faire ta volonté

Ce cri du psaume, la lettre aux Hébreux le met sur les lèvres du Christ.

Le Christ acquiesce au désir du Père, au projet du Père. Il est partie prenante et Il s'y engage tout entier.

Voici, Père, dispose de moi comme il te plaira. Accomplis ton œuvre en moi, par moi. Non pas ce que je veux mais ce que tu veux car c'est là ma nourriture, c'est là ce qui me fait vivre.

 

* Voici, tu vas concevoir et enfanter un fils car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.

Tel est le salut de l'ange Gabriel à Marie.

La jeune femme est enceinte, avait annoncé Isaïe... Mes paroles ne me reviennent pas sans avoir accompli leur mission, dit-il un peu plus loin.

Oui la promesse se réalisera mais pas sans le concours de l'humanité.

Aujourd'hui toute l'humanité se concentre en Marie et attend sa réponse car comme le dit si bien st Bernard, Dieu a voulu suspendre le salut du monde au consentement de Marie.

 

* Voici la servante du Seigneur

La prophétie prend fin, la réalisation de la promesse commence.

Marie s'offre corps et âme ; elle entre pleinement dans le projet de Dieu, dans son œuvre de salut au point que ce salut prend chair en elle, qu'elle lui donne un nom et un visage : Jésus.

 

* Voici, mon retour est proche (Apocalypse 22,7.12)

Ce sont là les derniers mots de l'Apocalypse et donc de toute la Bible...

 

* Voici.... ?

Mais le Fils de l'Homme quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? Trouvera-t-il l'accueil, la disponibilité, l'oblation d'un cœur qui n'a rien de plus cher que le Christ ? (RB 5,2)

La réponse est entre nos mains...

Sr Elisabeth le 25 mars 2011

mardi 24 mars 2026

Liturgie de la Parole 5e mardi de Carême Jean 8, 21-30; Nombres 21, 4b-9

 Introduction

Le Père « Celui qui m'a envoyé est avec moi, il ne m'a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable » : par notre Baptême, nous sommes des envoyés. « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » dira Jésus ressuscité aux Apôtres réunis au Cénacle.

Ne perdons pas courage, ne faisons pas comme le peuple au désert. Si jamais nous sommes mordus par le serpent du découragement, du murmure, de la récrimination, regardons avec confiance Celui qui nous a envoyé et peut nous donner la vie, la paix jour après jour.

Chantons maintenant les psaumes qu'il nous a lui-même donnés pour le prier.

 

Oraison 

Seigneur, accorde-nous la grâce de persévérer dans ta volonté ; afin qu'au long des jours, le peuple dévoué à ton service augmente en nombre, et grandisse en sainteté. Par Jésus Christ ton Fils, Envoyé pour nous sauver, lu qui règne avec toi et l'Esprit pour les siècles des siècles.

 

Méditation

En guise de commentaire je vous partage ce texte de la lettre aux Hébreux (Hébreux 10, 5 à 10, 22 à 24, 35 à 39) qui a résonné dans mon cœur à la lecture de ce texte d’Évangile, et surtout de la finale :« Celui qui m’a envoyé est avec moi ; il ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable. »

 En entrant dans le monde, le Christ dit :

Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m’as formé un corps. 06 Tu n’as pas agréé les holocaustes ni les sacrifices pour le péché ; 07alors, j’ai dit : Me voici, je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté, ainsi qu’il est écrit de moi dans le Livre.

08 Le Christ commence donc par dire : Tu n’as pas voulu ni agréé les sacrifices et les offrandes, les holocaustes et les sacrifices pour le péché, ceux que la Loi prescrit d’offrir. 09 Puis il déclare : Me voici, je suis venu pour faire ta volonté. Ainsi, il supprime le premier état de choses pour établir le second. 10 Et c’est grâce à cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande que Jésus Christ a faite de son corps, une fois pour toutes.

22 Avançons-nous donc vers Dieu avec un cœur sincère et dans la plénitude de la foi, le cœur purifié de ce qui souille notre conscience, le corps lavé par une eau pure. 23 Continuons sans fléchir d’affirmer notre espérance, car il est fidèle, celui qui a promis. 24 Soyons attentifs les uns aux autres pour nous stimuler à vivre dans l’amour et à bien agir.

 35 Ne perdez pas votre assurance ; grâce à elle, vous serez largement récompensés. 36 Car l’endurance vous est nécessaire pour accomplir la volonté de Dieu et obtenir ainsi la réalisation des promesses.

37 En effet, encore un peu, très peu de temps, et celui qui doit venir arrivera, il ne tardera pas. 38 Celui qui est juste à mes yeux par la foi vivra ; mais s’il se dérobe, je ne trouve plus mon bonheur en lui.

39 Or nous ne sommes pas, nous, de ceux qui se dérobent et vont à leur perte, mais de ceux qui ont la foi et sauvegardent leur âme.

 

À l'approche des jours saints, j'espère ne pas me dérober à celui qui m'a tant aimée et qui m'invite à tout vivre avec lui, dans l'adhésion confiante de la volonté du Père.

 

Oraison

 Dieu d'amour tu n'as pas laissé Jésus seul, tu ne nous laisses pas seuls, malgré ce que nous ressentons parfois : garde en nos cœurs la confiance en ta présence et en ton amour qui nous conduisent à la vie avec toi dès aujourd'hui et pour toujours.

Sr Marie-Christine le 31 mars 2020


lundi 23 mars 2026

Liturgie de la Parole 5e lundi de carême Jean 8, 1-11 ; Daniel 13, 1… 62


Commentaire d’André Wenin

À venir, merci de votre patience !

Hurtebise le 23 mars 26

dimanche 22 mars 2026

Liturgie de la Parole 5e dimanche de Carême Année A Jean 11, 1-45

Vie !

Lectures : Ezéchiel 37, 12-14 ; Romains 8, 8-11 ; 

Méditation 

En ce 5e dimanche de Carême, la liturgie nous propose de lire le beau récit de la résurrection de Lazare.
Ce dimanche est un sommet : dernier dimanche avant celui des Rameaux, portail de la Sainte Semaine.
De concert avec les deux autres lectures, l’Evangile nous parle de « mort » et de « résurrection » …
Glanons dans ce récit ce qui est « Bonne Nouvelle » pour chacun et chacune de nous, aujourd’hui.

« Cette maladie ne conduit pas à la mort, dit Jésus, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié »
Comment concevoir qu’une maladie serve la gloire de Dieu ?
Ou bien notre compréhension du mot « gloire » est-elle erronée ?
La gloire, dans l’évangile de Jean, appartient au Père et il l’a donnée en partage à son Fils.
Cette gloire est manifestation de l’amour du Père pour son Fils et du Fils pour tous les hommes, pour chacun et chacune d’entre nous.

« Cette maladie est pour la gloire de Dieu »
Cela veut dire que, en agissant en faveur de Lazare, Jésus pourra manifester son amour, attester de cet amour qui le fonde et le constitue.
Tel est d’ailleurs l’objet de sa mission sur notre terre : exprimer un amour.
« Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique… », dit Jésus lors de l’entretien avec Nicodème.
Tel est l’amour du Père, tel est l’amour manifesté par Jésus : inconditionnel et sans limites.
Tel est le premier pilier de la Bonne Nouvelle de ce jour : l’agir de Jésus révèle son amour.


Une deuxième phrase que nous glanons est la déclaration de Jésus à Marthe : « Moi, je suis la Résurrection et la Vie »
Cette formule en « Je suis » est solennelle, car elle fait écho à la révélation de Dieu dans l’Ancien Testament.
Lorsque Dieu a révélé son nom à Moïse, il l’a fait par les mêmes termes : « Je suis Celui qui est ».
Dans notre récit, Jésus ne dit pas : « j’ai le pouvoir de ressusciter ou de donner la vie ».
Il va plus loin et déclare : « Je suis la Résurrection et la Vie ».
Par ces mots, Jésus déclare qu’en lui se trouve le fondement de la Vie, sa sève, son origine.
Il s’ensuit que la vraie Vie, celle qui porte du fruit et ne finit pas, c’est en Jésus qu’on peut la trouver. 

Bien plus, Jésus ajoute : « Tout homme qui vit et croit en moi, même s’il meurt, vivra ; et tout homme qui vit et croit en moi ne mourra jamais »
En demeurant en Jésus, en lui accordant notre foi, une vie nous est donnée.
Certes, Jésus n’empêche pas la mort corporelle, la mort physique, mais il veut nous donner en partage une vie pleine, heureuse, débordante.
Il le confirme dans l’évangile : « Comme le Père en effet ressuscite les morts et leur redonne vie, ainsi le Fils donne vie à qui il veut ».
Tel est le désir de Jésus : nous partager une vie qui ne finit pas.
Telle est la Bonne Nouvelle de ce jour : la mort corporelle n’a pas le dernier mot.


Enfin, une troisième phrase retiendra notre attention.
Lorsque Jésus se dispose à agir devant ces gens endeuillés, il se tourne vers le Père et lui déclare : « Je te rends grâces parce que tu m’as exaucé. Je savais bien, moi, que tu m’exauces toujours, mais si j’ai parlé, c’est… afin qu’ils croient que tu m’as envoyé »
Confronté à la mort d’un ami, Jésus témoigne de sa confiance illimitée envers son Père : « tu m’exauces toujours ».
Et il commence par rendre grâces.
Par cette déclaration, Jésus atteste que le Père est à l’écoute : de Jésus, en ce récit, et de chacun de nous.
Dieu se soucie de l’homme. Il écoute son désir, il se tourne vers lui et exauce sa demande.
Jésus l’affirme ailleurs dans l’évangile : « En vérité, en vérité, je vous le dis, ce que vous demanderez au Père, il vous le donnera en mon nom… demandez et vous recevrez, pour que votre joie soit complète ».
Dès lors, enraciné dans l’amour du Père, Jésus pourra appeler Lazare hors du tombeau et dire aux témoins : « Déliez-le, et laissez-le aller »


C’est donc de « vie » que Jésus veut nous parler aujourd’hui.
En racontant ce signe de la résurrection de Lazare, Jésus annonce l’orientation que peuvent prendre toutes nos morts, nos souffrances, nos épreuves.
La mort de Lazare, la mort de Jésus et celle de chacun d’entre nous ne sont pas un point final.
Ce récit annonce Pâques.
Cette fête n’est pas le simple mémorial d’un fait passé.
Elle nous promet, elle nous annonce une nouvelle naissance, une nouvelle vie. Un passage.
Et, pour y parvenir, nous devons faire le saut de la foi : saut de confiance, à la suite de Jésus.
Foi en la vie, plus forte que la mort, foi en sa résurrection qui précède la nôtre.

Jésus ne dit-il pas dans l’évangile : « Moi, je suis venu pour qu’on ait la vie et qu’on l’ait surabondante » ?

En ce jour où la Bonne Nouvelle est promesse de vie et de salut, rendons grâces au Père pour ce don qu’il nous fait.
Et, dans la Résurrection de Jésus que laisse présager celle de Lazare, accordons généreusement notre foi.
N’hésitons pas à lui confier toutes nos morts, pour qu’il y fasse germer sa Vie…
Amen
Sr Marie-Jean le 10 avril 2011


samedi 21 mars 2026

Liturgie de la Parole 21 mars fête de saint Benoît Jean 17, 1a.20-26 : Philippiens 4, 4-9

Accueil 

Nous voici rassemblés en communauté, en Église.
Le temps privilégié du Carême suspend momentanément son cours pour nous proposer une fête qui nous est chère, la St Benoît du printemps.
Mes consoeurs répondront qu’effectivement, cette fête du 21 mars fait pendant à la St Benoît d’été, célébrée le 11 juillet.
Certes, mais je vais peut-être vous surprendre…
En effet, l’abbaye de Fleury-sur-Loire ajoute une troisième fête annuelle de St Benoît, le 4 décembre : ils y célèbrent « l’illation », c’est-à-dire « le transport », l’arrivée des deux corps, de St Benoît et de sa sœur Scholastique, d’Italie jusqu’à l’abbaye française (Benoît et Scholastique sont les deux personnages que vous voyez sur l’icône de l’ambon).
Dès lors, pour les Bénédictins de Fleury-sur-Loire, le 11 juillet est l’occasion de célébrer, non la translation des reliques comme nous le faisons, mais leur inhumation définitive dans l’église Sainte-Marie, à Fleury.

Quoi qu’il en soit des subtilités du martyrologe, la fête du 21 mars célèbre universellement la mort de notre fondateur ! Tous les Bénédictins sont d’accord ! C’était en 547…

L’Évangile choisi pour cette fête est un extrait des Discours d’adieux de St Jean.
Jésus nous partage la prière qu’il a adressée à son Père avant la Passion, la prière qu’Il adresse aujourd’hui à son Père, pour chacun de nous.
Jésus nous livre le secret de son cœur et le rêve de sa vie :
« Que tous, ils soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi »

Pour illustrer ce projet d’unité, pour nous évoquer le projet de Benoît, j’ai choisi le texte d’un anonyme du 4e siècle, comme guide de notre méditation après la lecture de l’Évangile.
Au risque d’exprimer une évidence, la vie monastique bénédictine tourne autour de trois pôles : prier, lire, travailler… dans une communauté.
À travers ces différentes activités, « prier, lire, travailler », est tissé le fil de la charité fraternelle.
Ce projet de vie est un chemin pour nous conduire à la paix du cœur. St Paul l’évoquera dans l’extrait de la lettre aux Philippiens.

Recueillons, par la psalmodie, toutes les intentions de prière de notre monde.
À l’intercession de notre Père Saint Benoît, que l’Esprit-Saint accompagne ce temps de prière et nous fasse découvrir ce que Dieu veut nous dire aujourd’hui.

 Méditation

Vie communautaire et amour fraternel

ANONYME DU IV° SIÈCLE

Il importe que les frères vivent ensemble dans une grande charité. Soit qu'ils prient, soit qu'ils lisent l’Ecriture, soit qu'ils s'occupent à quelque travail, ils auront pour fondement l'amour fraternel. C'est ainsi qu'on pourra goûter le partage de ces diverses occupations, et que ceux qui prient, ceux qui lisent et ceux qui travaillent pourront tous s'édifier mutuellement dans la transparence et la simplicité...

Quoi qu'ils fassent, les frères doivent se montrer charitables et joyeux les uns avec les autres. Celui qui travaille parlera ainsi de celui qui prie : « Le trésor que mon frère possède, je l'ai, moi aussi, puisqu'il nous est commun. » De son côté, celui qui prie dira de celui qui lit : « Le bénéfice qu'il tire de sa lecture m'enrichit, moi aussi. » Et celui qui travaille dira encore : « C'est dans l'intérêt de la communauté que j'accomplis ce service. »

Les multiples membres du corps ne forment qu'un seul corps et ils se soutiennent mutuellement en remplissant chacun sa tâche. L'ceil voit pour tout le corps ; la main travaille pour les autres membres ; le pied, en marchant, les porte tous ; un membre souffre dès qu'un autre souffre. Voilà comment les frères doivent se comporter les uns avec les autres. Celui qui prie ne jugera pas celui qui travaille parce qu'il ne prie pas. Celui qui travaille ne jugera pas celui qui prie en disant : « En voilà un qui s'attarde, tandis que moi, je travaille. » Celui qui sert ne jugera pas les autres. Au contraire, chacun, quoi qu'il fasse, agira pour la gloire de Dieu. Celui qui lit pensera avec amour à celui qui prie et se dira : « Il prie aussi pour moi. » Et celui qui prie pensera au sujet de celui qui travaille : « Ce qu'il fait, il le fait au profit de toute la communauté. »

Ainsi une grande concorde et une sereine harmonie formeront le lien de la paix, qui les unira entre eux et les fera vivre avec transparence et simplicité sous le regard bienveillant de Dieu. L'essentiel, évidemment, c'est de persévérer dans la prière. D'ailleurs une seule chose est requise : chacun doit posséder en son cœur ce trésor qu'est la présence vivante et spirituelle du Seigneur. Qu'il travaille, prie ou lise, chacun doit pouvoir se dire en possession de ce bien impérissable qu'est le Saint-Esprit.

 

(* Troisième homélie, 1-3. Texte grec dans Die 50 Geistichen Homilien des Makarios, Walter de Gruyter & Co, Berlin 1964, p. 20-22 ; cf. PG 34, 467-470.

Lectures chrétiennes pour notre temps © 1971 Abbaye d’Orval Belg Fiche T 6)

Notre Père

« Je leur ai fait connaître ton nom – dit Jésus – et je le ferai connaître, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi aussi, je sois en eux ». Entrons, avec Jésus, dans cette prière qu’Il nous a apprise…

Bénédiction

Dieu nous rassemble dans l’unité et la fraternité. À l’intercession de notre Père St Benoît, qu’Il nous bénisse…

Sr Marie-Jean Noville le 21 mars 26