lundi 6 juin 2011

En vue de la gloire de Dieu

Ayant entendu, Jésus dit : « Cette maladie n’est pas pour la mort.
Elle est en vue de la gloire de Dieu,
afin que par elle, le Fils soit glorifié.
Jean 11,4

Viens Esprit de connaissance de Dieu,
Viens Esprit de sagesse,
Instruis mon cœur des merveilles de ton amour,
Que dans l’obscur de mes jours, je ne sois tentée de te méconnaître !

Ayant entendu…
On dirait que Jésus réfléchit en lui-même. Cette parole ne semble pas être directement réponse à qui lui porte la nouvelle.

Cette maladie n’est pas destinée à la mort…
Pour le moins énigmatique ce propos. Lorsque je lis le récit plus loin, je comprends qu’effectivement, Lazare va faire à travers cette maladie une expérience de vie, plus forte que la mort.

Elle est en vue de la gloire de Dieu afin que par elle, le Fils soit glorifié
Qu’est-ce que la gloire de Dieu, sinon la manifestation de son amour. Un amour qui donne vie, qui ressuscite !
Dans  les versets précédents, la famille de Béthanie était située. Dans le passage présent, la famille divine est présente. Jésus est le Fils, en lui, le Père se manifeste, manifeste son amour. Voilà donc une page où la famille divine et la famille humaine se rencontrent, s’accueillent !
 

Seigneur, donne-moi de voir au sein du quotidien, les signes, les traces de ta gloire, de cette vie plus forte que la mort.

Donne-moi de contempler, la puissance de vie à l’œuvre sur notre terre.

dimanche 5 juin 2011

Celui que tu aimes...

Il était un malade, Lazare de Béthanie, du village de Marie et de Marthe sa sœur.
Et Marie, était celle qui avait oint de parfum le Seigneur,
et essuyé ses pieds avec ses cheveux, et c’était Lazare son frère qui était malade.
Les sœurs lui envoyèrent donc dire : « Seigneur, celui que tu aimes est malade ».
                                                              Jean 11,1-3

Viens Esprit de force et de douceur,
Viens Esprit d’amour et de tendresse
Viens habiter nos maisons,
Viens habiter nos relations.

Il était un malade…
Jean plante le décor. Jésus vient de se retirer en Transjordanie avec ses disciples. Et voilà que déjà on rappelle la Judée à son bon souvenir ! Lazare de Béthanie est malade.
Une famille : deux sœurs et un frère.
Marie est présentée par avance comme celle qui a oint le Seigneur, ce récit ne viendra en fait dans l’évangile de Jean qu’au chapitre suivant.
Marie semble être le cœur de cette famille, Marthe est présentée comme sa sœur, et Lazare son frère. L’évangile de Luc nous parle des deux sœurs, la rencontre est sans doute dans toutes les mémoires, où Jésus est reçu à la maison de Béthanie, et Marie assise à ses pieds l’écoute, tandis que Marthe s’inquiète et s’agite pour bien le recevoir !
Mais le récit ici, pose le regard sur un malade. Trois fois le mot malade revient en ces trois versets.


Les sœurs lui envoyèrent donc dire : « Seigneur, celui que tu aimes est malade »
C’est ce qui s’appelle prendre quelqu’un par les sentiments !!!
Celui que tu aimes…  Je regarde Jésus, familier de cette maison de Béthanie, où il aura pris plaisir à s’asseoir, dans le partage d’amitié.
Seigneur : elles s’adressent à lui avec respect comme avec audace.
Audace de l’amour : celui que tu aimes est malade ! Elles ne formulent aucune demande, elles signalent une situation. Marie à Cana avait fait de même : elle avait signalé à Jésus le manque de vin, sans lui dicter la solution. Délicatesse, qui laisse le destinataire entièrement libre.
Je reçois là une belle invitation pour la prière. Si souvent nous sommes tentés de dicter à Dieu une conduite. Les deux sœurs lui présentent seulement la situation : situation de détresse, de fragilité.
 

Seigneur, je voudrais porter ainsi devant toi, tous ceux et celles que je porte en mon cœur. Je voudrais simplement égrener leur nom, je sais que tu les connais, et les aimes. Et que tu auras bonheur à ce que je me soucie de te parler d’eux !

vendredi 3 juin 2011

De l'autre côté

Et il s’en alla de nouveau de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où Jean baptisait. Et il demeura là. Et beaucoup vinrent à lui. Et ils disaient : « Jean n’a fait aucun signe, mais tout ce qu’il a dit de celui-ci était vrai. » et beaucoup se mirent à croire en lui.

Jean 10, 40-42



Viens Esprit de lumière, éclaire nos cœurs, qu’ils accueillent tes témoins

Viens Esprit, raconte-moi Jésus

Il s’en alla de nouveau de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où Jean baptisait.
De l’autre côté du Jourdain, c’est du côté païen. Tandis qu’il vient d’essuyer le refus des autorités de le reconnaître, tandis qu’il fuit leur tentative de se saisir de lui, le voici qui revient sur ces premiers pas. Là où Jean baptisait, là où Jean lui a rendu témoignage, là où il a reçu ses premiers disciples !

Il demeura là. Et beaucoup vinrent à lui
Dans le temple Jésus allait et venait, ici il demeure. Rien ne semble l’y inquiéter. Mystère de l’accueil de Jésus, il est accueilli là où on aurait attendu qu’il soit refusé, il est refusé là où on aurait pensé qu’il serait accueilli.
Il demeure. Instant de paix, de retraite, moment où il peut refaire ses forces face au combat qui l’attend.
Temps pour la prédication aussi, beaucoup viennent à lui, dans la bienveillance de l’accueil. Ceux qui n’ont pas d’idées préconçues sur Dieu accueillent plus facilement un envoyé, que les gardiens de la religion établie !

Ils disaient : « Jean n’a fait aucun signe, mais tout ce qu’il a dit de celui-ci était vrai » et beaucoup se mirent à croire en lui.
Etonnant surgissement de la foi en ce lieu.
Balance entre la situation d’échec à Jérusalem et cette foi naissante en la terre des nations.
Jean avait désigné Jésus agneau de Dieu. Sa parole de témoignage est accueillie, même sans signe, tandis que les chefs religieux cherchaient un signe !

Seigneur ouvre mon cœur à tes témoins, apprends-moi à te reconnaître tel que tu te donnes !
Seigneur ta présence invite à prendre position, certains te rejettent, d’autres t’accueillent. Je contemple ce mystère de ta liberté, de ton offrande de liberté, tu ne t’imposes pas, tu t’offres. Qui veut te reçoit. Infini respect de ta mission.

jeudi 2 juin 2011

Les oeuvres du Père

Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, ne me croyez pas !
Mais si je les fais, même si vous ne me croyez pas, croyez les œuvres !
Afin que vous sachiez et connaissiez que le Père est en moi et que je suis dans le Père.
Ils cherchaient alors de nouveau à le saisir, mais il échappa de leurs mains.
                                                                                 Jean 10, 37-39

Viens Esprit de discernement, éclaire mon cœur, qu’il accueille ta parole
Viens Esprit d’humilité, que je découvre ta vérité et ta vie
Viens Esprit du Père et du Fils

Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, ne me croyez pas !
Mais si je les fais, même si vous ne me croyez pas, croyez les œuvres !
Sans cesse Jésus fait référence au Père qu’il a envoyé. Toujours il veut le révéler, porter son salut au monde, il est prêt à s’effacer totalement, pourvu que le Père soit connu et aimé. Je regarde comment Jésus répond avec douceur à ceux qui s’opposent à lui, il essaye de leur ouvrir un autre chemin de foi : si ma parole dérange, voyez les œuvres !

Afin que vous sachiez et connaissiez que le Père est en moi, et que je suis dans le Père
Jésus par ses œuvres tente d’ouvrir un chemin de foi pour ses auditeurs. Il espère que voyant les œuvres du Père qu’il a accomplies, ses auditeurs pourront apprendre la confiance en cette révélation inouïe d’un Dieu fait homme, sauveur du monde.
Jésus qui est le Verbe, voyant que sa Parole n’est pas reçue, essaie que ses œuvres le soient, elles qui sont aussi paroles de Dieu ! Il vient d’ouvrir les yeux d’un aveugle, mais ses auditeurs semblent, eux,  toujours aveugles !
Sans attitude d’accueil à la parole de Jésus et à ses œuvres, comment accueillir la révélation qu’elles portent ? Les auditeurs semblent enfermés dans leur conception de Dieu, incapable de s’ouvrir à une révélation tout autre, qui vient accomplir bien au-delà de ce qu’ils auraient pu imaginer, les promesses de l’alliance ancienne.
J’accueille cette clé de lecture de l’Evangile, voir et écouter Jésus, pour voir et écouter en lui le Père. Découvrir en lui, le visage et la présence du Père.

Ils cherchaient alors de nouveau à le saisir, mais il échappa de leurs mains
La vérité qu’est Jésus les dérange. Jésus devant le refus de l’accueillir, devant la volonté de lui nuire, se retire, il glisse entre les mailles de leurs filets.
On n’enchaîne pas la Parole !

Seigneur, apprends-moi à écouter ta Parole pour en vivre, apprends-moi à regarder tes œuvres que par elles j’aille au Père.
Aujourd’hui, je regarde Jésus, témoin du Père, révélateur du Père, je regarde Jésus, j’écoute sa voix ; qu’il me guide au Père.

mercredi 1 juin 2011

vous êtes des dieux

Jésus leur répondit : « N’est-il pas écrit dans votre loi :
Moi, j’ai dit, vous êtes des dieux ?
S’il est vrai que ceux-là à qui la parole de Dieu fut adressée,
elle les a appelés dieux, - et l’Ecriture ne peut être abolie –
à celui que le Père sanctifia et envoya dans le monde,
vous, vous dites : tu blasphèmes, parce que j’ai dit : Je suis fils de Dieu ?

Jean 10, 34-36

Viens Esprit de discernement,
Viens Esprit de simplicité,
Viens détordre nos raisonnements, nos justifications, nos arguties
Pour nous mettre humblement à l’écoute de ta révélation.

N’est-il pas écrit dans votre loi…

Merveille de la réponse de Jésus, il répond sur le terrain même de ses interlocuteurs. Ce sont les chefs religieux, défenseurs de la loi. C’est dans la loi que Jésus va puiser de quoi mettre en doute, leurs affirmations.

Moi, j’ai dit, vous êtes des dieux

Cette citation du psaume 81 (82) parle de ceux qui jugent, car le jugement étant œuvre de Dieu, qui pourrait juger sinon des dieux. S’ils ont reçu mission de juger, ce ne peut être que de Dieu lui-même.

 à Celui que Dieu sanctifia et envoya dans le monde…

Jésus développe son argument, par un a fortiori. Si on peut dire de ceux qui ont reçu mission de juger, qu’ils sont des dieux, comment ne pourrait-on dire que celui que Dieu sanctifie et envoie dans le monde ne l’est pas. Et donc, le dire Fils de Dieu, ne devrait pas être inconvenant !

 Discrètement aussi, Jésus ne reprend pas l’accusation « tu te fais dieu », mais réaffirme qu’il est fils de Dieu, comprenez non point par sa propre industrie, mais parce que le Père l’a voulu ainsi ! Jésus témoigne en ces versets combien il se reçoit tout entier du Père.

Seigneur, donne-moi de t’accueillir tel que tu te révèles à nous, sans vouloir limiter l’agir du Père, sans vouloir limiter ses œuvres.

Seigneur, toi qui est présent à tous nos débats intérieurs, viens à notre secours, fais-nous entrer en confiance en ta Bonne Nouvelle. Toi, tu oses nous dire fils de Dieu, toi tu nous partages ta condition, apprends-nous à nous recevoir de la main du Père.

Oui, tu es Dieu, Fils de Dieu, aujourd’hui je te reçois, et rends grâce.