samedi 8 août 2026

Liturgie 18e samedi TO-II Matthieu 17, 14-20 ; Habacuc 1, 12-2,4

Ouverture

Bonjour, nous voici en Eglise pour célébrer notre Dieu, pour l’écouter, pour partager sa vie. Prenons le temps de réaliser pourquoi nous sommes ici. Prenons le temps d’être avec Lui comme Lui est avec nous ! prenons le temps chacune au plus profond de lui parler, avec cette même simplicité du prophète : Seigneur, depuis les temps anciens, n’es-tu pas mon Dieu, mon Saint, toi qui es immortel ? tes yeux sont trop purs pour voir le mal, tu ne peux supporter la vue de l’oppression. Alors pourquoi regardes-tu ces perfides, pourquoi restes-tu silencieux quand le méchant engloutit l’homme juste ? et nous poursuivrons avec le psalmiste : ils s’appuieront sur toi, ceux qui connaissent ton nom, jamais tu n’abandonnes, Seigneur, ceux qui te cherchent... Tu as vu, tu regardes le mal et la souffrance, tu les prends dans ta main ; sur toi repose le faible, c’est toi qui viens en aide à l’orphelin.  Tu entends Seigneur, le désir des pauvres, tu rassures leur cœur, tu les écoutes.

Descendons dans notre cœur pour vivre avec notre Dieu cette liturgie.

 

Après l’évangile

Voici un récit qui flaire bon le parfum de la compassion de notre Dieu. Jésus a souci de cet enfant, et du désarroi de son père. Mais ce récit transpire la tristesse de Jésus face à nous… son espérance un brin déçue peut-être…

Nous voyons Jésus attentif à la souffrance qui lui est présentée… le tout est de lui présenter ! et pour cela d’avoir une foi vivante et confiante. Nous voyons Jésus éprouvant un brin de lassitude : Génération incrédule et dévoyée, combien de temps devrai-je rester avec vous ? combien de temps devrai-je vous supporter ?

Certains exégètes ont essayé de faire un tri dans les paroles qui sont placées sur les lèvres de Jésus : celles que Jésus aurait vraiment dites, et celles que la première communauté lui aurait attribuées. Il me semble que jamais la première communauté n’aurait osé attribuer une telle parole de lassitude à Jésus et qu’il est fort probable que Jésus l’ait réellement prononcée. Puis-je être à l’écoute de cette peine de Jésus, suis-je prête à y remédier ? Jésus, Dieu notre Père avec Lui, souffre de notre incrédulité, de notre façon d’appréhender le réel, sans foi.

Et on dit : ben, je crois quand même un peu… ma foi est minuscule. Même pas comme un grain de moutarde, d’accord, elle est faible, petite, fragile, mais je ne suis pas sans foi…

Et on se trompe peut-être sur la quête de Jésus, est-ce vraiment la faible quantité de foi que nous avons qu’il nous reproche ? de nombreuses traductions disent : si vous aviez de la foi gros comme un grain de moutarde… alors on se met à évaluer, soupeser notre foi… mais regardez le texte grec, et dites-moi où vous trouvez cette expression ? le texte grec dit : si vous aviez de la foi, comme un grain de sénevé…. Pas gros comme un grain de sénevé, mais comme un grain de sénevé. Alors Jésus est-il occupé à soupeser notre foi ? ou à en voir la fécondité ? en mesure-t-il le tour de taille ? ou en regarde-t-il la vitalité ? si ta foi est comme un grain de sénevé, cela veut dire qu’elle porte en elle une force de vie, une puissance de vie, aussi petite soit-elle. Et cette puissance de vie te permettra de poser les gestes que Jésus lui-même a posé. Cette foi qui est une confiance, t’unit par le plus intime à Dieu, et alors tu peux devenir instrument du salut de Dieu, car tu es branché sur ta source. Si ta foi est union profonde à celui qui t’a créé, appelé, qui t’a partagé sa vie, alors tu peux à ton tour transmettre cette vie, la partager à ceux et celles que tu croises sur ton chemin.

Demandons au Seigneur, une telle foi, forte, puissante, vivante comme un grain de sénevé. Une foi qui nous donne de rayonner de la vie de Jésus. Et alors nous pourrons secourir ceux qui nous appellent à l’aide.

 

Introduction au Notre Père

avec Jésus qui nous a confié, partagé sa relation au Père, nous osons dire :

 

Prière de conclusion

Père, toi qui nous as donné ta vie en partage, toi qui nous reconnais pour tes enfants, vois nos cœurs, nous les ouvrons devant toi, déposes-y une graine de foi, de foi vivante, que nous puissions transmettre ta vie. Et que de proche en proche, ton royaume se répande sur notre terre. Nous te le demandons par Jésus Christ, ton fils…

Sr Myrèse le 8 août 2020

Aucun commentaire: