mercredi 1 juillet 2026

Liturgie 13e mercredi TO-II Matthieu 8 28-34 ; Amos 5, 14-15, 21-24 

Introduction

Nous aurons la lecture du livre d’Amos « Chercher le bien et non le mal ». Le bien, un torrent qui ne tarit jamais. 

Psaume 49, 7 à 13 : Invitation à marcher sur les pas du Seigneur, Il nous fera vivre son salut. Offrir à Dieu le sacrifice d’action de grâce. Le psaume nous invite à « écouter ».

Evangile de Matthieu : Force dans l’histoire des deux possédés et beauté dans la parole de Jésus « Allez ».

Trois textes qui nous invitent à suivre Jésus et à réfléchir sur notre façon d’être dans ce monde. Dans mon quotidien, dans l’ici et maintenant. 

Invitation à crier, écouter, et à « Allez ».


Méditation

Cet épisode se situe après le miracle de la tempête apaisée. Jésus débarque en territoire païen, un endroit où les démons et les esprits mauvais ont beaucoup de latitude.

Deux hommes possédés vivent dans le cimetière (domaine de la mort). Ils habitent dans les tombeaux, lieux obscurs, absence de vie. Ils crient… se blessent…ils connaissent la souffrance physique et morale. Ils vivent à l’écart des autres, à part, comme rejetés loin des vivants, loin des échanges de la communication. Ils connaissent une grande souffrance.

L’homme possédé est sorti de la communion d’Amour, de Vie et de Lumière…Il est séparé de lui-même, des autres et de Dieu. Démoniaque, possédé, voilà bien des mots qui me perturbent. Pour décrire le mal en l’homme Mathieu emploie des mots que ma petite tête remplacerait bien par : Furieux, enragé, fou, malfaisant, inhumain, contrarié, ennuyé, fâché, irrité ? Un de ces mots vous parle ? Cache-t-il une souffrance ?

Le mal est partout dans notre société, il fait son œuvre…Ne sommes-nous pas un peu comme les Gadaréniens ? Nous voyons à court terme et nous avons du mal de changer nos habitudes. Accueillir l’étranger, changer nos modes de consommation, freiner l’utilisation d’énergie fossile, partager, ouvrir nos cœurs.

La pandémie a mis en évidence les dysfonctionnements de notre société, voire les abus. Il serait coupable et suicidaire de reprendre comme si rien ne s’était passé, comme s’il fallait tout oublier et tout continuer comme avant.

Le récit est fort en mots, en actions. Jésus chasse et fait disparaitre les esprits mauvais hors des hommes, les envoie dans des animaux impurs qui se précipitent dans la mer. Jésus fait une action salutaire.

« Allez » dit Jésus.

Oui Jésus nous invite avec ce simple mot. J’y perçois à la fois de la fermeté et de la douceur. Il nous fait confiance. Il nous confie une noble liberté, liberté du cœur, Jésus invite. Rien n’est à forcer juste à accueillir et à le suivre. Écouter la « voix du dedans » qui invite.   

L’évangéliste Matthieu me laissait un peu sur ma faim, je suis allée lire l'évangile de Marc. A la fin de l'histoire, l'homme est assis, calmé, habillé, il retrouve une dignité. Il se met à proclamer tout ce que Jésus a fait pour lui. Que s’est-il passé ? Jésus a agi dans la vie de cet homme. C'est vrai qu'il a fallu que cet homme, ce possédé agisse aussi. Il a eu envie de sortir de l'obscurité et il s’est mis à crier. Sortir de nos enfermements, de nos peurs, de nos doutes, de la détresse, de la souffrance, de mes petites irritations ? Oui, sortir et crier vers Dieu. 

Malgré la démarche de Jésus, on lui demande de partir…ce qu’IL fait…

Comment est-ce que j’accueille la parole de Dieu dans ma vie ? Comment est-ce que j’accueille le « Allez » ?


Avant le Notre Père…

Toi mon Dieu, tu donnes vie, tu nous accompagnes, tu nous pousses sur le chemin de la vie, dans nos choix. Avec Toi, nous ne sommes jamais seuls. Ensemble prions le « Notre Père » ayons une pensée pour chacun chacune d’entre nous ici…puisque c’est le « Notre Père » à nous toutes et tous…et au monde. 

Brigitte le 1er juillet 2020