Ps 41
1
Du maître de chant. Instruction. Des fils de Coré.
2 Comme
un cerf altéré cherche l'eau vive,
ainsi
mon âme te cherche toi, mon Dieu.
3 Mon
âme a soif de Dieu, le Dieu vivant ;
quand
pourrai-je m'avancer, paraître face à Dieu ?
Viens Esprit Saint, viens creuser en nous
la soif de Dieu qui nous fait le chercher.
Du maître de chant. Instruction. Des fils de
Coré : nous sommes tellement habitués aux psaumes intitulés « de
David » qu’ll est bon de signaler le changement. Nous avons en effet
clôturé le premier livre du psautier avec le psaume 40 reprenant l’enseignement
sur le bonheur du psaume 1.
Avec le
psaume 41 s’ouvre le recueil des fils de Coré. Qui sont-ils ? La Bible les
cite très souvent mais l’essentiel est sans doute de savoir leur lien avec les
fonctions liturgiques (notamment celle de chantres) : ce sont en quelques
sortes les ancêtres des lévites. 11 psaumes leur sont rattachés dont ceux de 41
à 48 que nous abordons. Quant au mot « instruction », uniquement
rencontré jusqu’à présent au psaume 32, il désignerait le contenu du psaume… ?
Comme un cerf altéré cherche l'eau vive :
voilà une image qui nous est familière, au sens propre sans doute grâce à tous
les artistes qui l’ont représentée (je pense à la mosaïque de St Clément à Rome…)
mais aussi parce qu’elle nous rejoints tellement dans notre désir de Dieu. Cerf
ou biche… (masculin et féminin sont mélangés dans ce verset), cerf qui brame
(dans les commentaires rabbiniques) … mais certainement cerf « altéré » :
ce verbe est très fort et ne revient qu’une fois dans la bible hébraïque (Jl
1,20) où il décrit la soif des animaux en temps de sécheresse et de désolation,
dans le sens de « haleter », « désirer ardemment ».
ainsi mon âme te cherche toi, mon Dieu :
ainsi le psalmiste aspire vers Dieu qui seul peut donner la vie. Car il ne
s’agit pas seulement de chercher l’eau, mais l’eau vive ! Ce premier
verset est directement adressé en supplication au Seigneur : « Toi,
mon Dieu ».
Mon âme a soif de Dieu, le Dieu vivant :
notre âme est une terre aride, altérée, sans eau, une terre craquelée, assoiffée.
Elle ne pourra porter fruit que visitée, vivifiée par le Dieu de vie lui-même.
quand pourrai-je m'avancer, paraître face à
Dieu : la question exprime toute l’impatience du désir. Nous
retrouvons le beau thème (comme au Ps 40,13) du visage de Dieu. Voir son visage,
paraître face à Dieu. Ce face à face a plusieurs nuances et se traduit aussi
par « quand me ferai-je voir au visage de Dieu », ce qui nous
souligne toute la réciprocité de la rencontre… ou évite le fait qu’on peut voir
Dieu ! On peut aussi noter que l’expression était employée pour « aller
au sanctuaire ». Pour nous, aujourd’hui, qu’elle exprime surtout notre
désir de nous avancer, de nous présenter devant notre Seigneur, de répondre de
tout notre désir à son attente.
Seigneur
Dieu, tu as mis en nos cœurs un désir inextinguible de toi : toujours nous
aspirons à l’union avec toi et toute notre vie n’est que poursuite de ce but. Incline
vers nous ton visage pour fortifier notre espérance.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire