Liturgie 17e mardi TO-II Matthieu 13, 36-43 ; Jérémie 14, 17-22
Introduction
Bonjour
à chacun, à chacune ! Sommes-nous en carême ? Le texte de Jérémie pourrait
nous le faire penser ! Mais n’est-ce pas tous les jours qu’il nous faut
reconnaître nos fautes, nos dérapages, nos manques d’amour, et en demander
pardon ? Implorer la miséricorde du Seigneur, en s’appuyant, non sur nos
soit disant mérites, mais sur son Alliance et sa fidélité !
L’Evangile
va dans le même sens quand Jésus nous montre à quel point le blé et l’ivraie
sont mêlés et inséparables avant l’heure choisie par Dieu. Nous le sentons bien
en nous-mêmes !
Prions
le Dieu de miséricorde en notre nom, au nom de l’Église et du monde.
Méditation
Nous
venons d’entendre l’explication de la parabole de l’ivraie dans le champ, mais
la parabole nous aurions dû l’entendre samedi si nous n’avions pas fêté saint
Jacques. Cependant nous l’avons écoutée il y a 8 jours, le 16ème
dimanche.
Le
Père Radermackers traduit « la belle semence » : non seulement
elle est bonne, mais aussi belle. Et c’est normal puisque ce bon et beau grain
est semé par le Fils de l’homme, Jésus lui-même dont saint Pierre a si bien dit
« Là où il passait, il faisait le bien et guérissait tous ceux qui étaient
sous le pouvoir du diable, car Dieu était avec lui » (Actes 10,38) et
j’ajoute : « et lui avec Dieu », ils sont inséparables. Cette
belle semence : elle est unique, c’est la vie semée dans les cœurs par le
Fils de l’homme ; elle rend ceux qui la reçoivent fils du Royaume de leur Père
L’accueillir
et la laisser croître en nous, rend bons et donc belles, beaux. Oui la bonté
rend belle, rend beau ! Ce n’est pas de l’esthétique mais de la lumière. La
dernière phrase de notre évangile est si vraie et encourageante « les
justes (les bons, car comment être juste, ajusté au Seigneur sans être
véritablement bon) resplendiront comme le soleil dans le Royaume de leur
Père ». La beauté du visage, nous en avons des exemples en tête et devant
nous ! Ils resplendissent !
Et
pourtant il y a « les ivraies »comme
traduit le Père Radermackers, elles sont là, en nous, et dans le monde. Elles
aussi ont une force de croissance, elles nous contrarient, nous empoisonnent
l’existence, nous voudrions bien les arracher et en être définitivement
débarrassés ! Le pluriel manifeste que ce sont multiples et variées mais
toujours forces de divisions, de zizanies comme traduit le latin. Zizanies, ce
mot si expressif !
Nous
le sentons bien notre cœur divisé, (voir Romains 7,18b-19). Nous nous prenons
en flagrant délit : pas de découragement ! Tournons-nous vers le
Seigneur : « qui regarde vers lui resplendira » dit le Psaume 33.
Crions vers lui comme avec le psaume qui accompagne la lecture de Jérémie :
Que nous
vienne bientôt ta tendresse,
car nous sommes à bout de force !
Aide-nous, Dieu notre
Sauveur,
pour la gloire de ton nom !
Délivre-nous, efface nos fautes,
pour la cause de ton nom !
Pour
la gloire et la cause de ton nom, viens nous ajuster à toi Seigneur. Viens
resplendir en nous, viens unifier notre cœur ! Viens changer les ivraies
en beau grain du Christ.
Introduction au Notre Père
« Le
Royaume de leur Père » …Seigneur Jésus en parlant ainsi, tu nous
invites à une relation de proximité avec ton Père et notre Père, à une
tendresse confiante. Appuyés sur toi nous osons redire avec toute l’Église…
Oraison de conclusion
Seigneur
Jésus n’arrête pas l’œuvre de tes mains dans tous les cœurs ! Que ton
Esprit unifie ce qui est divisé, redresse ce qui est tordu, lave ce qui est
souillé, baigne ce qui est aride, rende droit ce qui est faussé… et change les
ivraies en beau et bon grain de la vie avec le Christ. Toi notre Seigneur et
notre Vie qui règnes avec le Père et l’Esprit pour les siècles des siècles.
Amen
Sr
Marie-Christine le 28 juillet 2020
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