Liturgie de la Parole 14e lundi TO-II Matthieu 9, 18-26 ; Osée 2,
16-18.21-22
Introduction
Nous voici rassemblés en communauté, en église.
Infidélité – conversion – confiance.
Les deux lectures proposées à notre méditation et à notre
prière s’harmonisent dans leurs différences.
La belle page du prophète Osée nous parle du cœur de
Dieu :
« Mon épouse infidèle, je vais la séduire… ».
Quant à l’extrait de l’évangile selon Matthieu, il nous
parle aussi du cœur de Dieu, lorsque Jésus le reflète, en répondant aux
sollicitations et détresses de ses contemporains.
Afin que notre cœur batte à l’unisson de celui de Dieu,
faisons nôtres les intentions des hommes et femmes de notre temps.
Et chantons avec le psalmiste :
« Chaque jour je te bénirai, je louerai ton nom
toujours et à jamais »
Les deux lectures proposées me
semblent se situer en miroir.
Rappelons que la prédication du
prophète Osée se situe au 8e siècle, dans le Royaume du Nord.
L’infidélité de l’épouse – image de
son peuple – offre au Dieu d’Israël de manifester sa fidélité amoureuse.
Il veut lui faire retrouver son amour
d’antan et renouveler l’alliance avec elle :
« dans la justice et le droit,
dans la fidélité et la tendresse… dans la loyauté »
L’évangile,
lui, répond à l’attente de Dieu.
Deux personnes, un homme et une femme,
se tournent vers Jésus.
Le notable se prosterne, comme on le
ferait devant Dieu, en démarche de supplication.
Il intercède pour sa fille et témoigne
d’une foi puissante :
« Ma fille est morte à l’instant
; mais viens lui imposer la main, et elle vivra »
Une femme, ensuite, « souffrant
d’hémorragies depuis douze ans », témoigne aussi d’une grande foi :
« Elle se disait en elle-même :
‘Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée’ »
De part et d’autre, il y a
exaucement :
« ‘Confiance, ma fille ! Ta foi
t’a sauvée’. Et, à l’heure même, la femme fut sauvée »
« Retirez-vous. La jeune fille
n’est pas morte : elle dort »
Ces deux récits sont offerts à notre
méditation, questionnent notre vie.
Dieu nous prend tels que nous sommes,
en situation d’infidélité ou de fidélité, de cœur totalement ou partiellement
tourné vers Lui.
Dieu nous montre le chemin de la foi,
de la vraie vie.
Il nous invite à faire mémoire de
notre « jeunesse », de ce jour « où nous sommes sortis
du pays d’Égypte ».
Faire mémoire de ces « minutes
étoilées », comme disait Maurice Zundel, où s’est manifesté un salut, un
relèvement.
Aujourd’hui, le Seigneur s’adresse à
chacun(e) de nous.
Et même si, comme dans l’évangile, les joueurs de flûte font
entendre un chant de deuil, de souffrance, d’épreuve, de désespérance, de mort,
n’hésitons pas à nous tourner vers Jésus et à le supplier.
Il n’est jamais trop tard !
Les mots du psalmiste peuvent
nous y aider…
Laissons-les résonner en nos
profondeurs :
« Le Seigneur est tendresse et
pitié,
lent à la colère et plein d’amour ;
la bonté du Seigneur est pour tous,
sa tendresse, pour toutes ses
œuvres ».
Temps de
silence
Notre Père
Entrons dans la prière de Jésus, cette prière qui l’a aidé
à trouver Sa force en Son Père…
Prière
Dieu notre Père, Dieu d’Israël, par ton prophète Osée, tu
as redit ton désir d’une Alliance renouvelée avec ton peuple, avec chacun de
nous.
Cette alliance se manifeste dans toute démarche de foi, de
confiance, envers ton Fils.
Accorde-nous de nous tourner vers Toi, jour après jour,
pour T’offrir nos souffrances, nos combats, nos morts. C’est en Toi que nous trouverons
la source de Vie, c’est de Toi que nous recevrons la force pour poursuivre le
chemin, c’est grâce à Toi que nous renouvellerons notre Espérance.
Nous te le demandons, par Jésus-Christ, ton Fils, qui
règnes avec Toi et le Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles.
Bénédiction
Que le Seigneur nous bénisse et nous garde…
(Sr Marie-Jean Noville) le 8 juillet
2024
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