Liturgie de la Parole 3 juillet St Thomas Jean 20, 24-29
Méditation
Thomas n’était-il pas un des disciples, un homme de la foule pour ainsi dire ? Ses frères lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur. » Et lui : « Si je ne touche pas, si je ne mets pas mon doigt dans son côté, je ne croirais pas. » Les évangélistes t’apportent la nouvelle, et tu ne crois pas ? Le monde a cru et le disciple n’a pas cru ? Les paroles se sont répandues, elles sont parvenues jusqu’aux confins de la terre et le monde entier a cru… et lui ne croit pas. Il n’était pas encore devenu ce Jour qu’a fait le Seigneur. Qu’il vienne donc, lui qui le point du Jour, qu’il vienne et qu’il dise avec patience, avec douceur, sans colère, lui qui guérit : Viens, viens, touche ceci et crois. Tu as déclaré : si je ne touche pas, si je ne mets pas mon doigt, je ne croirai pas. Viens, touche, mets ton doigt et ne sois plus incrédule, mais fidèle. Je connaissais tes blessures, j’ai gardé pour toi ma cicatrice.
Mais, en approchant sa main, Thomas peut pleinement compléter sa foi. Quelle est, en effet, la plénitude de la foi ? De ne pas croire que le Christ est seulement homme, de ne pas croire non plus que le Christ est seulement Dieu, mais de croire qu’il est homme et Dieu. Telles t la plénitude de la foi. Ainsi le disciple auquel son Sauveur donnait à toucher les membres de osn corps et ses cicatrices s’écrie : « Mon Seigneur et mon Dieu. » Il a touché l’homme, il a reconnu Dieu.
Saint Augustin
Sermon 258, 1-3 trad. J-R Bouchet, in Lectionnaire pour les dimanches et fêtes, Le Cerf 1994 ; cité par Parole de Dieu, langage des hommes, tome 1 Textes non bibliques pour l’année liturgique, Les éditions de l’Atelier, vivre, croire, célébrer, Paris 1996, p.102
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