Liturgie de la Parole 14e jeudi TO-II Matthieu 10, 7-15 : Osée 11, 1-4.8c-9
Introduction
Entends-tu la voix qui au plus profond t’appelle ? le Seigneur,
aujourd’hui encore nous appelle à sortir de notre Egypte ! nous sommes ses
enfants, il nous appelle où que nous soyons. Il veut nous apprendre à vivre, à
marcher sur les chemins du Royaume, les chemins de l’Evangile. Et souvent nous
ne comprenons pas… nous ne voulons pas revenir à lui. Ecoutons dans cette
liturgie la Parole de notre Dieu et Père qui nous appelle.
Méditation
« Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout
proche ». On a déjà entendu cette prédication dans l’Evangile. Au chapitre
3 de l’Evangile de Matthieu, ce sont les mots du Baptiste, au chapitre 4, ce
sont ceux de Jésus inaugurant sa mission ! mais il y a une différence de
taille : le Baptiste et Jésus, ajoutaient à l’annonce de la proximité du
Royaume, l’invitation à la conversion ! Ici rien de cela. Les apôtres sont
envoyés annoncer la proximité du Royaume. Ils n’ont pas à parler de conversion.
Ceux qui autrefois parcouraient nos campagnes pour inviter à la conversion,
semant la terreur de l’enfer, ne pouvaient se revendiquer de cet envoi en
mission par Jésus. Jésus demande d’annoncer le Royaume, point. La conversion
viendra comme un surcroît si l’invitation du Royaume est reçue ! et peut
être la plus grande conversion attendue, sera celle même de l’envoyé !
Et puis Jésus décrit le comportement du missionnaire : il guérit les
malades et ressuscite les morts : il est au service de la vie, de la lutte
contre le mal. Il purifie les lépreux : il lutte contre toutes les sources
d’exclusion. Il expulse les démons : il lutte contre tout ce qui aliène
les humains. Bref, il participe à la
mission même de Jésus, car ces quatre actions en fait sont celles que Jésus
vient de poser juste avant de prendre la parole pour ce discours de mission.
L’apôtre prêche la proximité du Royaume par les actes. Il pose des gestes de
libération, de salut.
Jésus continue ses conseils :
vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. La mission n’est pas un
travail salarié. Il est partage de la grâce reçue de Jésus. On pourrait alors
penser que le disciple doit prévoir de quoi subvenir à ses besoins, emporter de
l’argent, prévoir une tunique de rechange, etc. et non, rien de cela. Il doit
partir dans la confiance, les mains vides. Il ne va pas jouer au généreux
donateur qui distribue des monnaies sonnantes et trébuchantes. Il va aller à la
rencontre les mains vides. L’auto-suffisance ne serait pas signe du Royaume.
L’ouvrier mérite sa nourriture, dit Jésus. Sa nourriture, pas son salaire. IL
va entrer dans une démarche de partage. IL va apprendre à recevoir ! IL va
prêcher la conversion par sa manière de vivre, et non par des paroles ! Il
va se convertir lui-même !
C’est dire, que l’envoyé ne va pas être le grand, celui qui donne :
celui qui annonce le salut, celui qui prêche… et les autres, les petits :
ceux qui reçoivent. IL ne sera pas celui qui sait, face à ceux qui ne savent
pas. Celui qui possède, face à ceux qui ne possèdent pas. Il va s’établir entre
l’envoyé et ceux qui le reçoivent une relation d’égalité, où chacun donne et
chacun reçoit. Ainsi c’est une fraternité qui se construit, qui s’édifie. Et
dans cette fraternité va s’expérimenter la proximité du Royaume des cieux. Et
dans cette fraternité, va s’expérimenter combien nous sommes enfants d’un même
Père, celui dont parlait déjà Osée. Celui qui nous aime, et nous guide par des
liens d’amour.
Introduction au Notre Père
Jésus tu nous as donné les mots pour la prière. Tu nous as appris que nous
avions un Père, qui veille sur nous, qui nous apprends à vivre librement dans
l’amour. Avec toi, nous voulons redire la prière que tu nous as apprise.
Prière de conclusion
Seigneur Jésus, tu es
passé sur notre terre, annonçant le Royaume, et faisant le bien. Aujourd’hui tu
nous partages ta mission. Donne-nous de l’accueillir humblement, et d’y
répondre par toute notre vie. Nous te le demandons, toi qui règnes avec le Père
dans l’unité de l’Esprit pour les siècles des siècles.
Sr Myrèse le 9 juillet 2020
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