Liturgie 13e jeudi TO -II Matthieu 9, 1-8, Amos, 7, 10-17
Introduction
Dans la première lecture, Amos exerce son ministère à
Bethel. Il annonce la venue du jugement de Dieu. Le prêtre Amazias, se sent
humilié par Amos et il veut le faire taire. Il va trouver le roi Jéroboam mais
déforme les paroles d'Amos, il dit « Amos a dit « le roi périra par
l'épée ». Il invite Amos à fuir au pays de Juda, il le traite de
« voyant » d'une manière péjorative, il l'accuse en quelque sorte,
d'être un faux prophète. Amos n'est pas vexé, il répond qu'il n'est pas
prophète de métier, il était bouvier et soignait les sycomores, c'est le
Seigneur qui l'a saisi...
Mathieu, quant à lui, nous relate la guérison du paralysé,
ce texte bien connu est repris par trois évangélistes (Marc, Mathieu et Luc).
Jésus demande aux pharisiens « qu'est-ce qui est le plus facile à
dire ? « Tes péchés sont pardonnés », ou bien « lève-toi et
marche ? »
Avant d'entendre la Parole, chantons les psaumes en rendant
grâce !
Commentaire
Puisque trois évangélistes racontent cette guérison du
paralytique, j'ai comparé leur récit. En saint Marc, Jésus rentre à Capharnaüm
dans sa maison où il y avait tant de monde. Luc donne des détails sur
l'assistance « il y avait des pharisiens et des docteurs de la loi, venus
de Galilée, de Judée et de Jérusalem »
Avec Mathieu, on monte dans la barque avec Jésus qui refait
la traversée pour aller dans sa ville Capharnaüm, et voici qu'on lui présente
un homme couché sur une civière, il ne parle pas de l'assistance. Marc, ajoute
que ce paralysé était porté par quatre hommes et qu'ils ont dù faire un trou
dans le toit pour descendre le brancard devant Jésus. Luc dit que le paralysé
était porté par « des gens » mais il précise que le toit était en
tuiles.
Alors, les trois évangélistes rapportent la même parole
« Tes péchés sont pardonnés », Marc et Mathieu ajoutent « mon
enfant ». Les scribes et les pharisiens « murmurent »,
« raisonnent en leur cœur » ou se disent « cet homme blasphème,
qui peut pardonner les péchés sinon Dieu ? » C'est à ce moment que
Jésus, connaissant leurs pensées, leur demande « qu'y a t-il de plus
facile à dire ? « tes péchés sont pardonnés, ou bien lève-toi et marche » ?
C'est assez surprenant, alors qu'on s'attend à ce que le paralysé marche, Jésus
commence par guérir son âme. Ce n'est pas une promesse, pas besoin de réciter
l'acte de contrition comme exigent certains prêtres actuellement, c'est un
pardon immédiat. Et cela grâce à la foi déterminée de ceux qui l'ont amené
devant Jésus, ceux qui ont bravé la foule et les pharisiens. « Tes péchés
sont pardonnés » ! Qui pardonne ? Jésus n'a pas dit « au
nom de Dieu, je te pardonne tes péchés » mais apparemment les scribes
n'ont pas compris cela. Pour eux, aucun homme ne peut remettre les péchés, encore
moins ce Jésus, itinérant qui fait des miracles... Eux-mêmes ne se sentent pas
pécheurs, contrairement au paralysé qu'ils estiment avoir besoin de pardon, eux
n'en ont pas besoin. En donnant l'ordre au grabataire de marcher et de rentrer
chez lui, Jésus prouve à tous qu'il a aussi le pouvoir de pardonner mais les
scribes et les pharisiens ne sont pas convaincus... Ils ne sont pas guéris, la
suite de l'évangile le prouvera.
La foule est choquée, bouleversée et saisie de crainte
« nous avons vu des choses extraordinaires » (Luc), « nous
n'avons jamais rien vu de pareil » (Marc) et « ils rendirent gloire à
Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes (Matthieu).
Et en ce qui nous concerne, reconnaissons que nous aussi,
avons besoin du pardon de Dieu. Puissions-nous avoir la foi de ces quatre
hommes qui dans une confiance totale en Jésus, ont bravé la foule et trouvé le
moyen d'amener le paralysé devant lui.
Danièle le 2 juillet 26
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