vendredi 7 décembre 2018

Sans le Seigneur qui était pour nous...

Psaume 123,1-4
 

01 Cantique des montées. De David

  Sans le Seigneur qui était pour nous,
  - qu'Israël le redise -
02 sans le Seigneur qui était pour nous
  quand des hommes nous assaillirent,
03 alors ils nous avalaient tout vivants,
  dans le feu de leur colère.
04 Alors le flot passait sur nous,
  le torrent nous submergeait ;


Viens Esprit de Vie et de salut: 
Viens nous sauver de tout ce qui nous assaille.


Un Psaume des pèlerins montant à Jérusalem pour une grande fête; ils s'apprêtent à célébrer le Seigneur et reconnaissent combien il a veillé pour qu'ils ne soient pas engloutis par les ennemis; peut-être aussi par l'adversité. Ils lui rendent grâce de les avoir protégés et sauvés. Comme eux, nous disons parfois que nous sommes assaillis, submergés. Osons-nous croire que le Seigneur est pour nous, qu'il veille, qu'il ne nous laissera pas succomber à l'épreuve ? 

« Ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal » (Matthieu 6,13: la fin du NOTRE PERE)
« Moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde » (Matthieu 28,20), nous a promis Jésus. Et ailleurs: « Je vous ai parlé ainsi, afin qu'en moi vous ayez la paix. Dans la monde, vous avez à souffrir, mais courage! Moi, je suis vainqueur du monde » (Jean 16,33).
Ces quelques phrases, et d'autres, de Jésus peuvent nous aider à garder les yeux fixés sur lui et à ne pas succomber. Le mal n'aura pas le dernier mot. Sachons voir l'aide, le secours, le salut,déjà reçus. Appuyons sur LUI en toute confiance. Rendons-lui grâce pour l'oeuvre de ses mains pour nous, pour ceux que nous aimons, ceux qu'il place sur notre route.

« Seigneur, je crois! Viens au secours de mon manque de foi! » (Marc 9, 24)


mercredi 5 décembre 2018

Appelez le bonheur


Ps 121
5 C'est là le siège du droit,
le siège de la maison de David.
6 Appelez le bonheur sur Jérusalem :
« Paix à ceux qui t'aiment !
7 Que la paix règne dans tes murs,
 le bonheur dans tes palais ! »
8 A cause de mes frères et de mes proches,
je dirai : « Paix sur toi ! »
9 A cause de la maison du Seigneur notre Dieu,
je désire ton bien.

Viens, Esprit Saint, viens appeler avec nous le bonheur sur toutes les communautés humaines.

Dans la seconde moitié du psaume, c’est le thème de la paix qui devient prépondérant.
Parce qu’elle est ville du rassemblement, Jérusalem est ville de la paix. L’auteur joue sur le nom de « Jérusalem », qu’il rapproche, de par sa racine, du mot « paix ».
Cette paix est précisément la cause de la joie, la raison du bonheur de la Cité. Le mot « paix », répété en 6b et 7a, est entouré par le mot « bonheur » en 6a et 7b, et les deux points à la fin du 6a montre bien ce mouvement de cause à effet.

Les deux derniers versets sont aussi très didactiques avec l’expression « à cause de » : c’est dans la fraternité (« à cause de mes frères… ») que naitra la paix ; c’est dans la fidélité au Seigneur (« à cause de la maison du Seigneur ») que naîtra le bonheur (bonum : le bien).

Laissons-nous porter par ce très beau psaume où paix et joie interagissent, s’ancrent dans la vie fraternelle, dans la maison de Dieu.

Seigneur Dieu, tu nous invites à « appelez le bonheur » sur tous ceux qui nous entourent. Donne-nous d’être des artisans de paix, des artisans de joie.

mardi 4 décembre 2018

Quelle joie !


Ps 121
1 Quelle joie quand on m'a dit :
« Nous irons à la maison du Seigneur ! »
2 Maintenant notre marche prend fin
devant tes portes, Jérusalem !
3 Jérusalem, te voici dans tes murs :
ville où tout ensemble ne fait qu'un !
4 C'est là que montent les tribus, les tribus du Seigneur,
là qu'Israël doit rendre grâce au nom du Seigneur.

Viens Esprit Saint, fais résonner en nos cœurs cette parole qui nous invite à nous mettre debout, en marche.

Les premiers mots donnent le ton du psaume, c’est une belle exclamation, un cri du cœur : « Quelle joie ! ». C’est un rappel, celui du sentiment né au cri de départ : « Nous irons ! ». Ainsi les commencements, les départs sont toujours riches de promesse de quelque chose de neuf, d’espéré, d’attendu… Il s’agissait donc de se mettre en route vers « la maison du Seigneur », désignant dans ce cadre le Temple de Jérusalem. Que signifie pour nous cette expression ? L’église où nous attend une communauté, un monastère, notre propre maison, notre famille, nous même puisque nous sommes la demeure du Seigneur… Quoi qu’il en soit, allons-y !

Car arrivera ce moment de l’arrivée, ou du retour…  définitif dans la Jérusalem céleste, mais aussi quotidien, chaque fois que nous arrivons là où notre marche prend fin. Car si nous sommes des errants sur cette terre, nous ne sommes pas abandonner à nous-mêmes, il y a beaucoup de sentiers de traverse, mais si le Seigneur nous montre le chemin, nous arriverons… nous nous arrêterons devant la porte, nous franchirons le seuil.

Nous serons chez lui, nous serons chez nous, en, ce lieu où « tout ensemble ne fait qu’un ». 
Comme le psaume l’explicite, cela peut être l’unité (souhaitée) entre les tribus d’Israël. 
Mais cette expression a été l’objet de bien des traductions et des interprétations, depuis les plus urbanistiques (les constructions jointives de la ville où le lien entre la ville haute et la ville basse) aux plus sociales et religieuses. Ainsi la Septante traduit : « une ville où la communauté est unie ». Le Talmud dira : « la ville qui fait de tout Israël des amis » … joli !

Oui, Seigneur, ta joie brûle en nous lorsque nous entendons ton invitation à revenir à toi.
Sois avec nous sur cette route, aide-nous à construire l’unité autour de nous. Qu’alors nous puissions unir nos voix pour te rendre grâce.

lundi 3 décembre 2018

Au départ et au retour


Ps 120
5 Le Seigneur, ton gardien, le Seigneur, ton ombrage,
se tient près de toi.
6 Le soleil, pendant le jour, ne pourra te frapper,
ni la lune, durant la nuit.
7 Le Seigneur te gardera de tout mal,
il gardera ta vie.
8 Le Seigneur te gardera, au départ et au retour,
maintenant, à jamais.

Viens Esprit Saint, viens nous faire entendre ces paroles qui nous rassurent et nous permettent d’avancer dans la confiance.

Le psaume se poursuit avec l’image si parlante du gardien, de celui qui veille et qui prend soin. L’idée se déploie d’ailleurs en précisant l’action de ce gardien : il garde, bien sûr, mais de quoi ?
De la glissade (et donc de la chute ?) disait le verset 3.
Ici, aux versets 7 et 8, on va dans des aspects forts : il garde du mal, il garde la vie !
Et cela, il le fera sans cesse, aujourd’hui mais aussi « à jamais », tous les instants de notre vie.

Une autre image – d’ailleurs plus originale – se glisse dans ces versets : celle de l’ombrage. Si l’homme est plusieurs fois comparé à un arbre dans les psaumes (cfr Ps 1 – 91…), cette fois c’est Dieu qui offre son ombrage. Et cette ombre est totalement protectrice : elle fait écran à l’ardeur du soleil… et même – ce qui fait sourire - à celle de la lune ! Cette idée de l'abri est aussi bien présente dans l'expression "à l'ombre de ses ailes"

La finale du psaume est très parlante et s’applique si souvent à nos vie : entendre cette promesse qui nous est redite « Le Seigneur te gardera au départ comme au retour », et cela lors de tous nos envois, dans toutes nos missions, toutes nos aventures… les grandes et les petites.

Seigneur Dieu, oui, tu es notre gardien, avec toi nous n’avons rien à craindre, tu es toujours là sur notre route, au départ comme au retour… Béni sois-tu !

dimanche 2 décembre 2018

Il ne sommeille pas


Ps 120
1 Je lève les yeux vers les montagnes :
d'où le secours me viendra-t-il ?
2 Le secours me viendra du Seigneur
qui a fait le ciel et la terre.
3 Qu'il empêche ton pied de glisser,
qu'il ne dorme pas, ton gardien.
4 Non, il ne dort pas, ne sommeille pas,
le gardien d'Israël.

Viens Esprit Saint, viens répondre à nos questions, vient répondre à nos appels.

Nous venons d’aborder une nouvelle série de psaumes intitulés « psaumes des montées ». Ce titre figure à l’entrée de chacun des psaumes… celui d’aujourd’hui faisant exception !
Ce sont les psaumes 119 à 133. Tous très courts, ils accompagnaient manifestement la « montée » du peuple en pèlerinage vers Jérusalem. Vu leur nombre (15) correspondant aux 15 degrés du temple que montaient les prêtres, on peut aussi penser que ces chants les accompagnaient à ce moment. Leur brièveté, les répétitions, les mots-clés en faisaient sans doute des chants bien adaptés à la marche. Le premier est encore teinté de détresse, mais la joie est bien présente dans plus de la moitié et l’espérance est présente partout.

Le psaume de ce jour est magnifique. Sans doute évoque-t-il bien des départs pour plusieurs d’entre nous… C’est une véritable prière « d’envoi » à chanter lorsqu’une route nous appelle : chemin de pèlerinage, sentier de « désert », tout autant que nouvelle route qui s’ouvre dans notre vie, appel vers des chemins de traverse.

Nous pouvons alors lever les yeux vers les montagnes, lieux où « réside » le Seigneur. Et interroger, dire notre inquiétude, nos craintes, nous sentir tout petits devant la route nouvelle, appeler le secours de notre Dieu. Et la réponse vient sous forme de promesse (« Le secours me viendra du Seigneur »), avec cette évocation du gardien.
Le souhait du verset 3
« Qu'il empêche ton pied de glisser, qu'il ne dorme pas, ton gardien ».
est suivi de l’affirmation pleine de foi du verset 4
«  Non, il ne dort pas, ne sommeille pas, le gardien d'Israël. »

Ainsi le rythme poétique est au service de la démarche profonde de l’appel.
Nous voyons un gardien plein d’attention, qui empêche même le pied de glisser, il ne dort pas, il ne sommeille même pas… Combien il nous semble proche, attentif… Tel est bien notre Dieu !

Seigneur Dieu, béni sois-tu de nous garder sur tous nos chemins, d’être toujours à nos côtés pour soutenir notre marche. Oui, tu es notre secours, nous pouvons nous avancer dans la confiance !