Liturgie de la Parole 23e vendredi TO-II Luc 6, 39-42 ; 1 Corinthiens 9, 16-19.22-27
Mot d’accueil
Nous voici
rassemblés en communauté, en Eglise.
En ce jour, la
liturgie nous rapporte des confidences de Paul, cet Apôtre tout dévoué à son
ministère.
L’extrait de la
Première Epître aux Corinthiens que nous entendrons compte quelques formules
percutantes :
« Malheur à
moi si je n’annonçais pas l’Evangile ! »
« Je me suis
fait tout à tous pour en sauver à tout prix quelques-uns »
« Si je cours,
ce n’est pas sans fixer le but… »
On devine chez Paul
une urgence, une hâte, une priorité qui le presse et le stimule : la Bonne
Nouvelle.
En effet, dans
cette Epître, l’Apôtre se situe par rapport à l’objectif qu’il s’est fixé.
Il veut annoncer
l’Evangile… en sauver quelques-uns… atteindre le but.
Aujourd’hui, ces
paroles de Paul s’adressent à nous.
Au creux du Temps
dit « ordinaire », nous savons que la liturgie ne cesse de nous
offrir de l’extraordinaire, pour nous surprendre, bousculer nos habitudes,
questionner notre motivation.
Où se trouve
l’annonce de l’Evangile dans ma vie ?
Pour répondre
adéquatement à notre Dieu qui, par la bouche de Paul, nous interpelle, entrons
dans la prière de l’Eglise, dans le chant des psaumes qui nous est confié…
Méditation
Dans sa Première
Epître aux Corinthiens, Paul nous interpelle sur la manière dont chacun se
situe par rapport à l’annonce de la Bonne Nouvelle.
Et, dans l’Evangile, Jésus questionne ses
disciples sur la façon dont ils se situent par rapport aux autres, dans les
relations fraternelles.
Jésus y conseille : « Enlève
d’abord la poutre de ton œil ».
En guise de
commentaire, écoutons un père monastique, Dorothée de Gaza :
« Recherchons,
frères, comment il se fait que parfois on entende une parole désagréable et
qu’on la laisse passer comme si on n’avait rien entendu, sans se troubler, et
que d’autres fois on en est aussitôt troublé. Quelle est la raison d’une telle
différence ? …
Pour moi, j’en vois
beaucoup, mais une seule engendre, pour ainsi dire, toutes les autres…
La cause du
trouble, si nous la recherchons soigneusement, c’est toujours le fait de ne pas
s’accuser soi-même. De là vient que nous avons tout cet accablement et que nous
ne trouvons jamais le repos. Il n’y a pas à s’étonner si tous les saints disent
qu’il n’existe point d’autre voie que celle-là…
En vérité, eût-on
accompli mille bonnes œuvres, si l’on ne garde pas cette voie, on ne cessera
jamais de faire souffrir et de souffrir soi-même…
Quelle joie au
contraire, quel repos ne goûte-t-il pas, partout où il va, celui qui s’accuse
soi-même…
Qu’un dommage,
qu’un outrage ou qu’une peine quelconque lui survienne, il s’en juge digne a
priori et n’est jamais troublé.
Y a-t-il un état
qui soit davantage exempt de soucis ? … »[1]
Prière de louange + Invitation à la prière du Notre Père :
Rendons grâces au
Père qui a suscité en nous le goût de son Evangile et renouvelle notre désir de
l’annoncer.
Ref : Grandes
sont tes œuvres, Seigneur !
Ref : Grandes
sont tes œuvres, Seigneur !
Ref : Grandes
sont tes œuvres, Seigneur !
Partage de la paix :
L’Evangile nous
rassure : « le disciple n’est pas au-dessus du maître ; mais
celui qui est bien formé sera comme son maître ».
Toi qui as donné ta
paix au matin de Pâques, Jésus ressuscité, nous te demandons de renouveler ce
don aujourd’hui.
Regarde notre
assemblée, regarde notre terre.
Dépose en nos cœurs
cette paix qui est tienne.
Ainsi, nous
pourrons la partager entre nous, pour qu’elle porte fruit en notre communauté,
en notre Eglise, en notre monde.
Dès à présent,
partageons cette paix.
Prière après la communion :
Dans ta Parole, Seigneur, nous avons
contemplé l’enthousiasme de ton Apôtre. Nous avons aussi pressenti une
invitation, un appel à suivre Jésus.
Et nous avons reçu
ton Pain, pour nourrir notre désir de poursuivre notre chemin de messagers de
ta Bonne Nouvelle.
Inspire-nous l’annonce de l’Evangile par toute notre vie et apprends-nous
à puiser force et courage dans ta Parole, au service de nos frères et sœurs.
Nous te le demandons par Jésus-Christ, ton Fils ressuscité, qui vit et
règne avec toi, dans l’unité du Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles
des siècles.
Sœur
Marie-Jean le 11 septembre 2014
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