Liturgie 11e mercredi TO-II Matthieu 6, 1-6.16-18 ; 2Rois 2, 1-14
Homélie
On a entendu ce matin, à la fin des Laudes, l’éloge d’Elie… Il n’empêche : Elie a mis du temps pour comprendre que Dieu œuvre le plus souvent dans le secret. Élie aimait les effets spéciaux comme au jour où il fait tomber le feu du ciel pour humilier les prêtres de Baal avant de tous les massacrer ! Mais, voilà, un jour, dans sa traversée du désert, il comprend que Dieu est plutôt dans le silence d’une brise légère.
Quand le Fils de l’Homme fut dressé sur la Croix et qu’on le provoquait : « Voilà qu’il appelle Elie » -Le Christ n’a pas voulu échapper à sa passion ni à la mort. Pas de char de feu !
Élie serait venu le faire descendre de la croix, ç’aurait été le signe que le Christ ne serait pas venu nous rejoindre jusque dans les tréfonds, les obscurités de l’humanité, ses creux, ses enfers, ses passages à vide.
Il est resté avec nous jusque-là. Car son Père est ainsi : il demeure avec nous, même si c’est dans le secret. Dans le secret, Il est de toutes nos traversées. Il est à nos côtés dans nos moments de solitude, de désarroi.
Les eaux de la mort se sont ouvertes pour Lui sur la résurrection parce qu’il est resté dans la confiance, dans l’espérance en ce Père qui était là, dans le secret. Il a trouvé en lui la force d’aimer et de pardonner jusqu’au bout.
C’est ce qu’il nous promet, il continue : avec le Père il est là dans le secret avec ceux qui humblement vivent le partage, restent dans le silence, fidèles à la prière, vivent sans chercher à soigner leur image. Ceux qui aiment dans le secret, dans l’ordinaire des jours, dans les humbles tâches du quotidien. Même s’il y est des jours où il nous paraît trop silencieux, croyons qu’il est là dans le secret de son amour intense.
Mgr Jean-Luc Hudsyn, Hurtebise le 17 juin 26
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