samedi 13 juin 2026

Liturgie 10e samedi TO-II Coeur Immaculé de Marie Luc 2, 41-51 ; 1 Rois 19, 19-21

Introduction

Ce jour, nous fêtons le Cœur immaculé de Marie.

Nous sommes invités à regarder Marie, à contempler son cœur, un cœur tourné vers Dieu qu’elle confie sans réserve à sa bonté, son amour et sa tendresse.  Marie est une femme pleine de sagesse. Elle se laisse toucher et fait entière confiance en ce Dieu proche et sensible à nos misères humaines   L’événement douloureux qui est relaté dans l’Evangile aujourd’hui est une expérience fondatrice qui lui donne de renouveler son « oui » posé lors de la visite de l’ange pour être la mère de l’Emmanuel.

Sa foi, sa fidélité à la parole reçue et donnée, est une réponse à la fidélité de Dieu qui fait alliance avec Marie selon sa promesse.

Le Cœur immaculé de Marie est aussi ce cœur de femme meurtri par les douleurs qu’elle a vécues et traversées dans la confiance et la fidélité au Seigneur.

Aujourd’hui, prions Marie pour obtenir le réconfort et la paix dont nous avons tant besoin quand nous sommes dans l’épreuve mais surtout pour recevoir d’elle la foi en la parole du Fils de Dieu.

Gratitude à toi Marie médiatrice au cœur pur pour ton rôle dans notre vie et notre salut.

 

Commentaire

L’Evangile, une Bonne Nouvelle difficile à admettre si nous nous arrêtons sur l’événement effrayant qui survient de manière inopinée dans la vie de cette famille, dans la vie de Marie et Joseph. Un événement douloureux pour ceux qui y sont confrontés.

La peur, celle de la séparation, de la disparition est une peur de la mort. Ils le croyaient mort durant trois jours : « Vois comme nous avons souffert ton père et moi ! » Le cœur de Marie n’est pas désincarné, celui de Joseph non plus. C’est une souffrance indicible que seul, celui ou celle qui l’a vécue peut comprendre.

Finalement l’histoire se termine bien même si elle est énigmatique.  Elle aurait pu se finir de manière plus tragique comme on le voit trop souvent et encore récemment en France avec cette fille, une enfant de 11 ans dont les funérailles ont eu lieu ce vendredi. Gardons cet événement insupportable en nous pour comprendre la douleur des parents, celle de Marie et de Joseph.

Trois jours sans nouvelle, c’est long, très long, un temps interminable. J’associe Joseph à Marie puisqu’il n’y a aucune raison de faire abstraction de la douleur vécue par Joseph.

Nous savons et comprenons bien que nos enfants ne nous appartiennent pas ; qu’ils sont confiés à notre tendresse pour les conduire à être eux-mêmes.

En ce sens, nous sommes leurs éducateurs et comme parents, nous donnons le meilleur de nous pour qu’ils s’épanouissent et grandissent. Tout ce qui les rend heureux réjouit notre cœur. Le départ et l’autonomie de nos enfants, aussi douloureux que cela puisse être, doivent nous réjouir, non nous déprimer.

Ils partent et exercent leur liberté. Liberté à tous points de vue, y compris celle de croire en Dieu, de lui être fidèle et reconnaissant… ou pas. C’est souvent difficile pour les parents mais ce qui nous est demandé c’est de réaliser la part qui nous appartient et d’accepter, faire confiance pour celle qui ne nous appartient pas.

Marie et Joseph croyait que leur fils, que Jésus était dans la caravane mais il n’était pas là.  Il se démarque déjà de sa famille, des liens de parenté, des solidarités familiales et même de la Loi. Il sort des habitudes, des traditions.

Il se démarque et affirme sa liberté.  Il est déjà ailleurs.  L’appel qu’il reçoit au fond de lui est une invitation puissante à croire en la mission, la force et la vie qu’il reçoit de son Père.

Quant à « Marie, elle gardait tous ces événements dans son cœur » Elle ne comprend pas tout ce qui se passe mais choisit une fois de plus de faire confiance. En regardant ce cœur immaculé de Marie nous nous souvenons et réfléchissons sur les moments où le Seigneur s’est manifesté pour nous.  Cette relation qui s’installe quand nous faisons mémoire et méditons ces événements dans notre cœur, cette relation peut aussi nous apporter réconfort et courage dans les épreuves et les moments difficiles de notre vie.

Puis comme Marie, nous ne comprenons pas tout. Il est vital d’apprendre à faire confiance au Seigneur même lorsque les choses ne sont pas claires.

Comme Marie, gardons les événements vécus dans notre cœur, méditons-les et prions pour discerner la volonté de Dieu et approfondir notre relation à Lui.

 

Invitation au Notre Père 

Nous vous saluons Marie et Joseph, vous êtes bénis parmi tous les couples de la terre et Jésus, le Fils de Dieu confié à votre tendresse nous le bénissons. Sainte Marie et Saint Joseph, prier pour nous vos enfants maintenant et à l’heure de notre naissance.

Notre Père

Raymond le 13 juin 26

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