vendredi 1 avril 2022

Liturgie de la Parole, 4e vendredi de Carême

 (sœur Marie-Christine)

 Introduction :

Bonjour et bienvenue à cette célébration de la Parole qui nous rassemble en communauté, en Eglise. Nous sommes unies aux membres du chapitre général de notre Congrégation Bénédictine Européenne de la Résurrection qui se tient en ce moment à Omberg en Suède et élira aujourd’hui la présidente et les conseillères de la Congrégation.

La 1ère lecture met dans la bouche des impies, c’est-à-dire ceux qui ne croient pas dans le Dieu d’Israël, un raisonnement qui peut s’appliquer à tous ceux qui s’opposent à toutes formes d’oppression, d’injustice. Elle s’applique fortement à Jésus pour son attitude envers les pauvres, les petits, ceux qui « ne sont pas dans les clous » au niveau humain et religieux. En un mot sa miséricorde, sa compassion qui regardent la personne et non ses actes. « C’est ainsi que raisonnent ces gens- là, mais ils s’égarent ; leur méchanceté les a rendus aveugles. Ils ne connaissent pas les secrets de Dieu, ils n’espèrent pas que la sainteté puisse être récompensée, ils n’estiment pas qu’une âme irréprochable puisse être glorifiée. »

« Une âme irréprochable » : il n’y a que Jésus qui en a une.

Jésus ne veut pas provoquer ses opposants, et en même temps il ne peut pas ne pas annoncer la Parole qui l’habite et le fait vivre. Il parle ainsi parce qu’il est Envoyé. Il ne se vante pas « d’avoir Dieu pour Père » comme dit la 1ère lecture. Mais il sait qu’il ne vient pas de lui-même qu’il est Envoyé. C’est sa force et sa confiance malgré l’opposition des responsables religieux qui ne cessera de grandir jusqu’au Vendredi Saint.

« Vous me connaissez ? Et vous savez d’où je suis ? Je ne suis pas venu de moi-même : mais il est véridique, Celui qui m’a envoyé, lui que vous ne connaissez pas. Moi, je le connais parce que je viens d’auprès de lui, et c’est lui qui m’a envoyé. »

Célébrons par les Psaumes Celui qui est Véridique, qui ne trompe pas et nous donne de le connaître, au sens littéral, qui nous fait naître avec Lui, en Lui et par Lui.

 Méditation :

« Jésus … s’écria : « Vous me connaissez ? Et vous savez d’où je suis ?»

Saint Jean nous livre au chapitre 7 la réflexion des gardes envoyés par les grands prêtres et les pharisiens pour arrêter Jésus :

« 7,45 Les gardes revinrent auprès des grands prêtres et des pharisiens, qui leur demandèrent : « Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? » 46 Les gardes répondirent : « Jamais un homme n’a parlé de la sorte ! »

 Oui Jésus n‘est pas comme les autres hommes ! IL y a en lui quelque chose d’unique et de fascinant.

Une autre personne l’atteste, un homme qui est né aveugle. Un jour il a rencontré Jésus. Et cela a bouleversé sa vie. Il en a témoigné. Jean nous a rapporté ces évènements au chapitre 9. En voici un court extrait : 

« 9,24 Pour la seconde fois, les pharisiens convoquèrent l’homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent : « Rends gloire à Dieu ! Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur. » 25 Il répondit : « Est-ce un pécheur ? Je n’en sais rien. Mais il y a une chose que je sais : j’étais aveugle, et à présent je vois. »

32 Jamais encore on n’avait entendu dire que quelqu’un ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance. 33 Si lui n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. »

 Que ces gardes et cet aveugle intercèdent pour nous et pour tous les chercheurs de sens, et nous accompagnent dans notre marche quotidienne avec Jésus. Que notre vie soit de plus en plus illuminée par Lui.

 Introduction au Notre Père :

Il « se nomme lui-même enfant du Seigneur. » Par Jésus, en Lui et avec lui nous osons chanter…

 Prière d’envoi :

Dieu, que personne n’a jamais vu, ton Fils unique, lui qui est Dieu, lui qui est dans ton sein c’est lui qui t’a fait connaître. Tous nous avons eu part à ta plénitude, nous avons reçu grâce après grâce. N’arrête pas l’œuvre de tes mains dans nos cœurs et dans tous les cœurs[i]

Par Jésus le Christ, ton Fils unique qui illumine les cœurs et nous conduit à Toi dans l’Esprit, Dieu par les siècles des siècles.

 

 



[i] Cf. Jean 1,18 et 16 ; et Psaume 137 (138),8

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