jeudi 6 septembre 2018

Ils te porteront sur leurs mains


Ps 90
11 il donne mission à ses anges
de te garder sur tous tes chemins.
12 Ils te porteront sur leurs mains
pour que ton pied ne heurte les pierres ;
13 tu marcheras sur la vipère et le scorpion,
tu écraseras le lion et le Dragon.

Viens Esprit Saint, apporte-nous cette parole qui nous redit combien notre Dieu prend soin de chacun et chacune d’entre nous.

Le verset précédent  (v. 10) se terminait par « deux points ». Voici donc que vient l’explication : pourquoi le malheur ne peut-il atteindre le priant ? Parce que Dieu lui-même veille sur lui, parce qu’il est sous la garde de ses anges. Les anges, « ses » anges, reçoivent une mission : veiller sur l’homme ! Ils l’accompagneront donc, dit le psaume, sur tous ses chemins !

Et comment les protègeront-ils ? A la manière de Dieu lui-même, c’est-à-dire avec tendresse, en le portant sur leurs mains. Cette sollicitude n’est pas une idée nouvelle dans la Bible. Déjà le Deutéronome (1,31) proposait cette image magnifique : « L’Éternel, ton Dieu, t’a porté comme un homme porte son fils, dans tout le chemin que vous avez fait  ».
Ainsi, même la pierre  sur le chemin ne sera pas un obstacle, même le fait de s’y heurter, voire d’y trébucher, même ce danger minime sera évité. Et dans les circonstances plus dramatiques ? Là aussi nous serons protégés ; et le poète d’y aller crescendo… vipère, scorpion, lion… jusqu’au dragon !

Ainsi notre Dieu est avec nous dans les circonstances banales, les petites craintes quotidiennes, jusqu’aux jours de grandes difficultés, de grandes angoisses, jamais il ne nous abandonnera.

Mais qui donc sont ces anges ? Des envoyés de Dieu bien sûr. Des êtres invisibles que nous ne connaissons pas ? Peut-être. Des compagnons que le Seigneur met sur notre route et qui nous « portent » dans la sollicitude, l’amitié,… sûrement. A nous de les reconnaître, à nous surtout de nous porter mutuellement comme nous sommes portés par notre Dieu.

Béni sois-tu, ô notre Dieu, pour toute ta sollicitude pour l’homme. Tu es ce Dieu proche qui prends soin de nous. Dans notre faiblesse, nous faisons appel à toi. Donne-nous de reconnaître la présence de ceux que tu nous envoies pour nous soutenir sur notre chemin.

mercredi 5 septembre 2018

Il suffit que tu ouvres les yeux


Ps 90
8 Il suffit que tu ouvres les yeux,
tu verras le salaire du méchant.
9 Oui, le Seigneur est ton refuge ;
tu as fait du Très-Haut ta forteresse.
10 Le malheur ne pourra te toucher,
ni le danger, approcher de ta demeure :

Viens Esprit Saint, ouvre nos yeux pour que nous puissions comprendre quels sont tes chemins.

L’interlocuteur est-il convaincu ? Croit-il réellement qu’il ne doit rien craindre (v. 5), qu’il restera hors d’atteinte du péril (v. 7) ? Alors, comme pour l’en convaincre, le psalmiste l’invite à simplement ouvrir les yeux, à constater le sort du méchant et quel est son « salaire ».

Il y a beaucoup de versets parallèles dans ce psaume, ce qui permet au priant de dire et redire ce qui l’habite. Tels sont ici les versets 1-2 avec le verset 9 : Dieu est un abri, un refuge, un rempart (une forteresse).

Le verset 10 est très riche si on creuse un peu le mot « demeure » : c’est la tente, et en même temps l’équivalent de la « maison » que nous pouvons traduire par « maisonnée » et qui inclut donc aussi la famille et toutes les possessions d’un homme. Ainsi, tout est dans la main du Seigneur : notre être lui-même, mais aussi tous ceux de notre famille, tous ceux qui nous sont proches d’une manière ou d’une autre, toute la grande famille humaine, pourrions-nous dire. Et même tous nos biens, tout ce qui nous est nécessaire pour vivre. Rien ni personne ne laisse notre Dieu indifférent !

Seigneur Dieu, nous faisons de toi notre forteresse, nous reconnaissons que toi seul es notre refuge et notre abri, nous te le redisons au long des jours. Fais que chaque instant de notre journée soit empreint de cette certitude.

mardi 4 septembre 2018

Tu restes hors d'atteinte


Ps 90
5 Tu ne craindras ni les terreurs de la nuit,
ni la flèche qui vole au grand jour,
6 ni la peste qui rôde dans le noir,
ni le fléau qui frappe à midi.
7 Qu'il en tombe mille à tes côtés,
qu'il en tombe dix mille à ta droite,
toi, tu restes hors d'atteinte.

Viens Esprit Saint, viens nous redire cette parole qui nous rassure car nous savons en qui nous mettons notre confiance.

Le psalmiste énumère symboliquement tous ces dangers qui nous entourent : terreurs, flèche, peste, fléau... Chacun d'entre nous pourrait sans doute leur donner d’autres noms mais ce langage universel de l’image élargit le propos.

Il joue aussi habilement avec la nuit / le jour ou le noir / le midi pour insister sur cette menace permanente, sur le fait que ni la nuit, ni la lumière de midi ne laisse de repos.

Pourtant, face à cette constatation, demeure une atmosphère de repos : « tu ne craindras ». Tout ce déchaînement ne provoque pas d’angoisse tant le priant est sûr d’être à l’abri auprès de son Dieu. Certitude de rester hors d’atteinte des flèches meurtrière même si tous périssent autour de lui.

Seigneur Dieu, c’est toi-même qui nous fais cette promesse, comme le résultat d’une alliance : si nous marchons sur tes chemins, nous pourrons toujours compter sur ta protection. Béni sois-tu.

lundi 3 septembre 2018

Mon Dieu dont je suis sûr


Ps 90
1 Quand je me tiens sous l'abri du Très-Haut
et repose à l'ombre du Puissant,
2 je dis au Seigneur : « Mon refuge, mon rempart,
 mon Dieu dont je suis sûr ! »
3 C'est lui qui te sauve des filets du chasseur
et de la peste maléfique ;
4 il te couvre et te protège.
Tu trouves sous son aile un refuge :
sa fidélité est une armure, un bouclier.

Viens Esprit Saint, viens enraciner cette parole en nos cœurs afin de les rendre totalement confiants en notre Dieu.

Voici un nouveau psaume qui va dire et redire la confiance du priant en son Dieu.
Les liens avec le précédent sont nombreux, mais toujours pris à l’inverse : au sentiment d’angoisse et d’insécurité, répond ici la certitude de trouver en Dieu le repos.
C’est une profession de foi en un Dieu sauveur qui veille à chaque instant sur son fidèle.

L’homme ici n’est plus comparé à une herbe changeante, au contraire, il se tient (debout) à l’abri du Seigneur. Ne voit-on pas un arbre à la belle ramure protectrice, à l’ombre apaisante qui offre le repos ? Mais il est aussi un oiseau, un aigle qui abrite ses petits sous son pennage, ce que répète l’antienne qui encadre ce psaume aux complies : « Le Seigneur te couvre de ses ailes ».

Mais les images moins bucoliques sont aussi alignées : Dieu est un refuge, un rempart, sa fidélité est une armure, un bouclier…
Ce Dieu-là, qui est son Dieu, le psalmiste en est sûr ! C’est lui qui sauve, recouvre, protège, abrite.

A noter que le psaume commence à la première personne, puis passe à la deuxième du verset 3 au verset 13. A qui le poète parle-t-il ? S’encourage-t-il lui-même ? Cherche-t-il à en persuader un croyant ? Ou bien, comme souvent, c’est tout le peuple qui est l’interlocuteur ? En tous cas, ce langage en « tu » nous permet peut-être de nous sentir plus personnellement interpelés par ce psaume que nous avons tant de bonheur à redire chaque fois que tombe la nuit.

Je dis au Seigneur : « Mon refuge, mon rempart, mon Dieu dont je suis sûr ! »


samedi 1 septembre 2018

Consolide l'ouvrage de nos mains

Ps 89
15 Rends-nous en joies tes jours de châtiment
et les années où nous connaissions le malheur.
16 Fais connaître ton œuvre à tes serviteurs
et ta splendeur à leurs fils.
17 Que vienne sur nous
la douceur du Seigneur notre Dieu !
Consolide pour nous l'ouvrage de nos mains ;
oui, consolide l'ouvrage de nos mains.

Viens, Esprit Saint, viens nous faire connaître quelle est l’œuvre du Seigneur.

Les derniers versets du psaume poursuivent la prière de demande et l’objet de cette attente reste magnifique.

Bien sûr, nous ne disons plus au Seigneur : « tes jours de châtiment » mais il est remarquable que le priant, même dans cette conception de châtiment du premier testament, garde toute sa confiance en son Dieu. Il n’en espère pas seulement la fin du malheur mais bien plus : la venue de la joie, des joies dans son quotidien.

La demande suivante est la connaissance : celle de l’œuvre de Dieu, et celle de sa splendeur ; autrement dit la connaissance de Dieu lui-même : ce qu’il est et ce qu’il fait.

Reste encore deux belles demandes dans ce petit passage :
le désir d’être rejoint par la douceur de « notre Dieu ». Au verset 7, c’était l’épouvante face au déchaînement de la colère et de la fureur de Dieu… mais était-ce « notre Dieu » ?

et enfin cet appel qui a aussi toute sa place dans notre prière : « consolide l’ouvrage de nos mains ». Qu’il est bon de redire au Seigneur, à chaque fin de jour, « consolide pour nous l’ouvrage de nos mains » : une façon de s’en remettre à son Dieu, de lui confier la tâche accomplie selon nos moyens afin que lui-même la parachève. Merveille de ce Dieu qui reconnaît nos choix, nos œuvres et qui est prêt à les porter lui-même afin qu’elles donnent leurs fruits. La vie de l’homme paraît courte et misérable mais le Seigneur lui-même nous y accompagne et nous y comble de sa joie.

Seigneur Jésus, béni sois-tu d’être notre Dieu, ce Dieu qui ne peut que donner son amour. Oui, nous te confions ce jour et tout ce que nous y ferons : consolide l’ouvrage de nos mains.