Liturgie 30e mardi TO-II Luc 13, 18-21
Méditation
Ce sont deux paraboles toutes
simples que nous donne à méditer l’évangile de Luc aujourd’hui. Elles nous
révèlent pourtant les merveilles de Dieu. Ces petits récits devraient nous
étonner, nous bouleverser.
Jésus montre que le règne de Dieu
advient à partir d’un tout petit geste humain. Le Christ emprunte des images au
quotidien. Un homme sème une graine de moutarde, une femme enfouit du levain
dans la farine. Ce sont des actes que l’on remarque à peine mais qui permettent
de participer à la vie, qui demandent une certaine confiance en la vie qui va
se multiplier à partir de ce petit rien. La graine va d’abord pousser, des
oiseaux vont se poser sur l’arbre et y élever leurs petits. La pâte va lever et
la femme nourrir sa famille. C’est à la fois ordinaire et merveilleux. Jésus
ouvre ainsi nos yeux sur les miracles quotidiens de notre existence.
Nous renonçons parfois à réaliser
une tâche, à nous engager dans un projet au service des autres. Nous doutons de
l’utilité de nos efforts, nous craignons le manque de reconnaissance. Dans ces
instants de découragement, nous ne voyons plus l’essentiel : Dieu est toujours
à l’œuvre dans la création. Il nous demande seulement d’avoir confiance en
cette vie, d’y participer avec amour et de garder l’espérance en la venue du
Royaume. Comme la graine ou le levain, cette vie divine unie à l’humanité reste
invisible, mystérieuse mais elle produit des fruits.
Si nous prenons le temps de
contempler nos existences avec un regard de foi, nous verrons combien Dieu y
est présent. Étonnons-nous qu’une rencontre banale nous ait apporté tant de
lumière, qu’un moment difficile ait été source de joie. Le Royaume de Dieu, tel
que Jésus le définit, est déjà à l’œuvre dans le monde, dans nos existences
quotidiennes. Accueillons avec confiance la présence et la puissance de Dieu
qui vient travailler en nos cœurs et y faire jaillir la joie du Royaume.
Hélène Labrunye le 24 octobre
2016
https://rouen.catholique.fr/diocese/articles/307248-commentaire-24-127-octobre-helene-labrunye/
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