mardi 29 septembre 2026

Liturgie de la Parole 29 septembre Sts Archanges, Michel, Gabriel et Raphaël Jean 1, 47-51 ; Apocalypse 12, 7-12a

Introduction

Nous voici avec une fête quelque peu étrange... vous avez déjà croisé un archange vous ? Mais non, je ne parle pas de sr Marie-Raphaël, qui s’est super bien présentée ce matin... elle porte que le nom d'un des trois "super-vivants"... mais elle reste parmi nous, femme parmi les femmes. Mais avez-vous déjà rencontré un vrai archange, en plume et en os ? Non ? Alors laissons ces représentations pour les amateurs de fantastique, et demandons-nous plutôt ce que signifient ces textes que nous allons recevoir... et qui sont ces êtres mystérieux qui échappent à nos représentations mentales.

 

Méditation

Il y eut un combat dans le ciel... ah ! Pour qui pensait que les anges avaient un comportement angélique, c’est bien parti ! Ou alors, changeons le contenu de l’angélisme !!! Un combat, la Bonne Nouvelle n’est pas de tout repos aujourd’hui. Un combat, entre deux factions, Michel et ses anges, le Dragon, avec, lui aussi, ses anges. Comme quoi vouloir faire l’ange, ne garantit pas encore qu’on soit du bon côté !  La scène est campée. Mais tant pis pour les assoiffés de spectacle : 3 petits versets suffisent à l’auteur de l’Apocalypse, pour nous dire qu’il y a eu un combat, pour nous poser les adversaires, le lieu et donner le résultat. Ce n’est donc pas à un spectacle qu’il nous invite. Que veut-il nous dire ? Voyons les deux partis : Michel (dont le nom énigmatique est une question « qui est comme Dieu ?») et le Dragon. Pour lui l’auteur ne manque pas d’appellations variées : Serpent (bonjour le rampant de la Genèse), Diable (ce terme grec est on ne peut plus clair : il signifie le diviseur), Satan (l’adversaire), le séducteur, et enfin l’accusateur. Bref, l’ennemi dans toute sa splendeur. Le combat a lieu dans le ciel. C'est-à-dire ? dans les nuages, et on va voir voler les plumes ? pas vraiment ! Le ciel représente, il me semble, l’aspect invisible et transcendant de l’histoire. Il dit la vérité profonde, le lieu de Dieu, le lieu des esprits, donc un lieu qui n’est pas un lieu, mais une réalité profonde. On aurait pu dire la profondeur... Mais notre imaginaire en a décidé autrement, plaçant ce qui relève de l’esprit en haut. La terre figure l’aspect visible et humain. Au ciel se déroule le combat le plus important, le combat spirituel.

Et le texte de l’Apocalypse, qui est un livre d’espérance pour chrétiens vivant la persécution, nous dit : c’est vrai il y a un combat, mais Dieu en est victorieux, il a donné mission à ses anges de veiller sur chacun de vos pas. Et celui qui se prenait la tête à accuser constamment ses frères, le Satan, est réduit à rien, il est anéanti. Cette victoire est celle du Christ, et il nous la donne. Cette victoire nous mène à dépasser l’amour de nous-même pour nous donner jusqu’au bout. Tandis que nous choisissons d’aimer nos frères et sœurs plutôt que de les accuser sans cesse.

Cette victoire annonce aussi une réconciliation entre ces deux lieux : la terre et le ciel. L’homme a toujours rêvé de trouver l’échelle qui le mènerait dans les hauteurs, le songe de Jacob en témoigne. Une échelle plantée en terre qui monte aux cieux, une échelle que parcourent les anges. L’Evangile y fait allusion. Jésus annonce : Amen, amen, je vous le dis : vous verrez les cieux ouverts, avec les anges de Dieu qui montent et descendent au-dessus du Fils de l'homme.  Et vous voyez l’échelle ? Écoutez ce que cela donne littéralement : vous verrez les cieux ouverts, avec les anges de Dieu qui montent et descendent sur le Fils de l'homme.  Elle n’est autre que le Fils de l’homme, c’est lui l’échelle qui unit terre et ciel. C’est par lui que les anges vont et viennent.

Célébrer cette victoire du monde céleste, c’est célébrer la victoire du Christ sur le mal. C’est aussi célébrer cette communion à laquelle nous sommes conviés. Il n’y a pas deux mondes : celui du ciel et celui de la terre. Il y a un seul univers, celui de Dieu : déjà nous y sommes de plain-pied et pourtant nous y sommes encore invités… Alors chantons le Seigneur,… en présence des anges !

 

Invitation au Notre Père

Seigneur Jésus, tu nous as confié ta prière, pour nous tourner vers le Père, donne-nous aujourd’hui de la redire encore, avec foi, espérance en ton salut.

Prière conclusion

Seigneur Dieu, tu veilles avec attention sur nos pas, tandis que nous vivons ce pèlerinage qu’est la vie sur terre. Aujourd’hui encore nous te bénissons pour ces êtres que tu places sur notre route, ils nous assistent et nous protègent. Qu’ils nous mènent jusqu’en la gloire, où tous ensemble nous chanterons les merveilles de ton salut.

Sr Myrèse le 29 septembre 2020

 

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