Liturgie 3e vendredi de Pâques Jean 6, 52-59
Méditation
Jésus nous dit aujourd’hui :
« « Amen, amen, je vous le dis :
si vous ne mangez pas la chair du Fils de
l’homme,
et si vous ne buvez pas son sang,
vous n’avez pas la vie en vous ».
Enfant ce passage me laissait dans une inquiétude et un questionnement.
Jai en mémoire un très beau souvenir de mon papa lorsqu’il faisait c’est « Pâques », expression ancienne. Son rituel du weekend de Pâques, prendre un bain, puis costume cravate il se rendait à l’église pour vivre le sacrement de réconciliation. La messe de Pâques, il allait communier. Petite j’ai toujours été en admiration devant sa démarche. Se faire beau en dehors et en dedans. Sa démarche remplissait mon cœur d’enfant de joie, de questionnements. Une démarche essentielle s’invitait en lui et cette démarche m’interpellait.
Dieu ne reste pas à distance, ‘Il ‘ se donne comme nourriture, ‘Il’ veut habiter en nous. ‘Il’ offre sa Vie plus forte que la mort.
Jésus ne propose pas seulement une morale, une sagesse, ‘Il’ se donne lui-même.
Depuis le début de ses enseignements, Jésus se présente comme une nourriture pour la vie. Ces paroles peuvent surprendre, voir déranger. Pourtant, elles ouvrent un chemin : celui d’une relation intime, vivante, nourrissante avec ‘Lui’.
Dans le pain et le vin, il y a la forme. Ce bon pain fruit du travail des hommes. Au parfum délicat, enveloppant, croustillant, doré, aux saveurs subtiles et le vin qui trace un parfum vivant qui s’élève lentement et qui met de la joie au cœur.
Dans ce pain et ce vin, le Seigneur prend la forme de la fragilité, prends la forme d’une force douce. Le pain et le vin qui nous relient.
Voici une de mes réflexions, une aide qui m’a permis d’entrer dans le mystère de l’eucharistie.
Il y a la forme : le pain et le vin.
Il y a le fond : Un intime dans sa réalité la plus profonde, l’ouverture à Dieu.
La forme est la partie la plus externe. C’est un peu comme quelqu’un qui veut dire à l’autre je t’aime, il va le faire par un baiser, par un câlin. Il manifeste extérieurement ce qui se vie à l’intérieur dans le fond.
Un autre exemple, un bouquet de roses dans un magasin, fruit du travail des hommes. Ce bouquet je l’achète et l’offre à ma grande sœur que j’aime. Quel est la différence entre le bouquet du magasin et le bouquet offert à ma grande sœur. Il contient un lien d’amour. Le bouquet à un plus…il y a un ‘’fond’’. Il y a dans la rose offerte un ‘plus’…
Je reçois L’Eucharistie comme cela. En fond c’est réellement Jésus qui se donne, qui aime, qui nous donne la ‘Vie’. Jésus se met en lien, en union par le dedans avec nous.
Par la forme du pain et du vin, Jésus se donne. Il y a une invitation à se laisser faire, à être, à vivre avec humilité, et ainsi s’abandonner dans les bras du Père.
Dans le mystère du pain et du vin, Seigneur tu te fais proche, humble, offert.
Viens nous fortifier en ce lieu caché, là où nos faims sont vraies, là où nos cœurs cherchent sans toujours savoir. Apprends-nous à accueillir ce don avec un cœur simple et ouvert, à reconnaitre Ta présence dans ce qui est humble dans notre quotidien.
Que nourrit de ‘Toi ‘nous devenions à notre tour présence vivante pour les autres.
‘Notre Père’
Dans le corps et le sang de Jésus, nous accueillons un amour qui se donne jusqu’au bout, un amour qui vient habiter notre vie. Unis dans une même confiance nous pouvons chanter…
Brigitte le 24 avril 26
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