Liturgie 3e lundi de Pâques Jean 6, 22-29
« Discours sur le pain de vie »
Méditation
Nous sommes en plein jeu de piste me semble-t-il !
Des gens cloués sur place regardent, avec envie, l’autre rive, Capharnaüm. Mais il n’y a plus d’embarcation. La seule barque disponible a été prise par les apôtres.
A vive allure, d’autres barques arrivent de Capharnaüm, pour rejoindre le lieu du pique-nique d’hier, un pique-nique géant, .… convivial …. et …. économique !
Mais Jésus n’est plus là, … alors on réembarque et …. hop ! demi-tour vers Capharnaüm !
Des interrogations fusent de toutes parts : « Où est-il donc cet homme qui procure du pain à sassiété sans rien demander, sans rien payer, sans devoir travailler ?
C’est agréable financièrement… vous ne trouvez pas !
Jésus s’est dérobé !
Si nous montions dans l’une de ces barques, pour aller à sa recherche, nous aussi !
Mais quel Jésus cherchons-nous, au fait ? Et les foules que cherchent-elles en vérité ?
Jésus n’est pas dupe !
A leur question et à la nôtre, il oppose une autre question plus fondamentale
et même, …. il y répond lui-même :
« Pourquoi me cherchez-vous ? Vous me cherchez, NON parce que vous avez vu des SIGNES, mais parce que vous avez mangé du pain et que vous avez été rassasiés ! »
Travaillez, NON pour la nourriture périssable, mais pour la nourriture qui demeure
en vie éternelle ! »
De temps en temps, écoutons Jésus, nous poser la même question :
« Et toi, pour quoi me cherches-tu ? »
II nous laisse entendre, dans ces paroles, qu’il a le secret d’un pain plus nourrissant, plus désirable que ce pain matériel : une nourriture qui demeure dans l’éternité !
Lorsqu’il s’était entretenu avec la Samaritaine, ne lui avait-t-il pas laisser sous-entendre qu’il avait le secret d’une eau plus vive que l’eau qu’elle venait puiser au puits: une source jaillissant en vie éternelle !
Il allait au-devant du désir de cette femme et le faisait grandir en elle.
Jésus agit de la même façon avec la foule et avec nous, aujourd’hui : Il nous envoie des signes mais … savons-nous les dépasser, savons-nous aller au-delà de leur matérialité éphémère pour décrypter le message d’amour qu’ils sous-entendent ?
Jésus veut creuser en nous la vraie faim et dilater notre désir ! .... le faire grandir afin que nous participions, à une communion intime avec la vie ardente de Dieu.
Mais que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ?
Pour les Juifs, les œuvres de Dieu étaient avant tout, les œuvres de la loi, souvent comprises d’une manière légaliste.
Jésus, alors, répond à leur question d’une façon inattendue : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »
Hmm … Humm… !
L’œuvre de Dieu, c’est tout autre chose que les œuvres de la loi !
L’œuvre de Dieu, c’est son grand dessein sur le monde, sur sa création.
Et ce dessein est vie et communication de vie.
Mais l’homme pécheur que nous sommes, ne pouvait entrer en communication avec Dieu sans avoir un relais. Dieu envoie donc, à notre secours, son propre Fils Bien-Aimé.
La plus belle œuvre de Dieu c’est donc que nous accueillions Jésus, son Fils Bien-Aimé,
que nous croyions en lui, pour ainsi, coopérer à l’œuvre de Dieu et naître à sa vie divine.
Notre Père
Moi, personnellement, dans l’état de vie où je suis,
dans l’état de santé dans lequel je me trouve,
au point où j’en suis dans ma vie spirituelle,
comment vais-je coopérer à l’œuvre de Dieu ?
Demandons-le à Notre Père.
sr Anne-Françoise le 20 avril 26
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