jeudi 26 février 2026

Liturgie de la Parole 1er jeudi de carême Matthieu 7, 7-12 ; Esther 4, 17n.p-r.aa.bb.gg.hh (Néovulgate)

Introduction

Les Lectures d'aujourd'hui parlent de prière. Dans le livre d'Ester, nous découvrons la prière qu'elle adresse à Dieu pour sauver son peuple. Son cousin et tuteur Mardochée est menacé de mort parce qu'il a refusé de s'incliner devant le grand Haman. Tout le peuple juif est menacé. Tout semblait perdu, les Juifs sont hors de leur pays alors ils pensent que Dieu ne les protège pas. Mais la prière d'Esther a été exaucée, le peuple juif a été sauvé. 
Dans l'évangile de Matthieu, Jésus invite les disciples à demander pour recevoir, à frapper à la porte. Il nous invite à prier avec confiance et persévérance, telle la Syrophénicienne ou encore l'importun qui a dérangé son ami la nuit. 
Jésus termine en disant de faire aux autres tout ce qu'on voudrait que les autres fassent pour nous.
En chantant les psaumes, prions, confions à Dieu toutes nos demandes et rendons-lui grâce !

Commentaire

Pendant ce temps de Carême, voilà que Jésus nous rappelle l'importance de la prière. L'importance de lui parler, de demander, d'insister. Ce dialogue ne peut que nous rapprocher de lui. La prière est un rendez-vous avec Dieu, « rendez-vous avec Dieu et avec nous-mêmes. A nous de prendre le temps pour être présent(e)s à ces rendez-vous. Il ne s'agit pas de multiplier les moments de prières, mais de prier vraiment, c'est-à-dire d'entrer en relation avec lui - et dans le secret, précise Jésus. Dieu dit à chacun de nous « je voudrais te rencontrer, tu es mon enfant » La prière n'est pas un monologue, c'est un dialogue ». (1)
Faites pour les autres ce que vous voudriez qu'on fasse pour vous, autrement dit, si tu veux recevoir, donne ! Le premier à donner, c'est notre Père. Quand nous prions, il ne nous donne que des bonnes choses, pas toujours ce qu'on a demandé mais il sait ce qui est bon pour nous. 
Je me souviens d'une gamine au catéchisme qui me disait « j'ai prié tous les jours pour que ma petite cousine guérisse de sa leucémie, et ça n'a servi à rien, maintenant elle est morte. » Je lui ai expliqué que sa prière n'a pas été vaine, Jésus ne nous abandonne jamais il sera là pour partager la peine des parents et porter la souffrance du départ avec eux.
En priant, nous augmentons notre capacité d'aimer. Comme le dit le premier psaume, nous sommes comme un arbre planté près d'un ruisseau qui donne du fruit en son temps. C'est peut-être à travers nous qu'il console ou qu'il guérit nos frères et sœurs. Il est toujours à l'écoute, même s'il ne répond pas de suite ou même s’il semble absent, il répond en ouvrant notre cœur.
« Par la prière, nous plongeons dans la source profonde qui ne tarit jamais, apprenons à ne plus penser seul(e), à penser à deux, lui et moi. Jésus nous invite à passer de la prière pour nos besoins, à la prière comme l'accueil à la volonté de Dieu ». (2)
Dieu nous aime tel(le)s que nous sommes, il attend que nous ouvrions notre cœur pour pouvoir dialoguer...
Puissions-nous en ce début de carême, prendre du temps pour ne pas manquer les rendez-vous avec Dieu, avec nos frères et sœurs et avec nous-mêmes. 
« C'est un Dieu Père que nous rencontrons dans la prière, c'est un Christ frère que nous rencontrons dans le partage et c'est un Christ sauveur que nous rencontrons dans notre vie, tout cela doit nous réjouir. Bon et joyeux carême » ! (1)

Danièle le 26 février 26

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(1)    Abbé Roger Gillet
(2)    Père Gilles

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