Liturgie de la Parole vendredi après les cendres Matthieu 9, 14-15 ; Isaïe 58, 1-9a
Méditation
« Crie à pleine gorge ! Ne te retiens pas ! Que s’élève ta voix comme le cor ! »
Du livre du prophète Isaïe.
Cela me va très bien et vous ?
Dans les lectures aujourd’hui, il est question du jeûne.
Dans ce temps de carême : temps de dépouillement, temps de prières, de jeûne et de partage.
Comment allons-nous le vivre cette année ?
Serait-ce un chemin de transformation intérieure ?
Un temps pour se laisser ajuster par Dieu ?
Un temps de désert et de vérité ?
Une traversée vers la ‘Lumière’ de Pâques ?
Dans l’évangile Jésus se présente comme l’Epoux. Jésus révèle discrètement qu’il est Dieu présent au milieu des hommes. Sa venue est donc un temps de joie, de fête et de vie nouvelle, comme une noce. A un mariage, on ne jeûne pas. On célèbre !
Imaginons-nous être invités à des noces. Des rires, de la musique, des partages, de la lumière. La présence des époux, la joie face à leur bonheur. Les visages rayonnent. La table magnifique, dressée pour accueillir de succulents plats. C’est la fête.
C’est une manière de dire : « Le royaume des cieux est déjà là au milieu de vous » sa ‘Présence festive’ est là. Cependant « l’Epoux sera enlevé »
Jésus annonce ici sa passion et sa mort.
« Enlevé »
Oui, lorsque Jésus ne sera plus là physiquement, le jeûne aura tout son sens.
Le temps du carême :
Lorsque Dieu est proche, c’est une joie intérieure intense.
Dans l’Intime Il est là.
S’enfoncer, retoucher à notre « oui » intérieur à la vie reçue de Dieu.
Il se peut que la noce devienne plus silencieuse. Jésus s’éloigne doucement. Nous le laissons peut-être partir.
Il y a peut-être un vide en nous, un manque, de l’incompréhension, des doutes, de la tristesse etc…
C’est là que naît le vrai jeûne de cœur. Osons la rencontre avec nos turbulences. Désirons rencontrer plus intensément « l’Amour de Dieu »
L’époux est toujours avec nous.
Et là, le retrait, le silence, le jeûne est précieux.
Jésus nous y invite.
Jeûne de nourriture ?
Jeûne de paroles inutiles ou paroles blessantes ?
Jeûne du ‘faire’ à tout prix et qui nous sépare de l’essentiel ?
D’où part en moi cette décision de faire jeûne ?
Seigneur que ce temps précieux du carême me rapproche de toi et des autres.
Brigitte le 20 février 26
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