jeudi 12 février 2026

Liturgie de la Parole 5e jeudi TO-II Marc 7, 24-30, 1Rois 11, 4-13

Introduction

Dans les Lectures d'aujourd'hui, il est question de l'influence que peuvent avoir les femmes dans la vie quotidienne.
Dans le livre des Rois, c'est Salomon qui s'est laissé influencé par son grand nombre de femmes, elles ont détourné son cœur. Contrairement à son père David, il s'est éloigné de Dieu et a construit des lieux de cultes pour des dieux païens, ce qui plus tard, entrainera la division du royaume d'Israël.
Dans l’Évangile de Marc, il est aussi question de l'influence d'une femme, mais cette fois, c'est avec Jésus. De prime abord, il refuse de partager le pain avec les païens mais vu l'insistance de la Syro Phénicienne, il lui dit « va, le démon est sorti de ta fille » ...
A l'image de cette femme, avec foi, chantons les psaumes en rendant grâce.


Commentaire

Jésus a terminé sa mission à Génésareth, il se retire dans une maison de Tyr, pensant passer inaperçu. Mais une femme, païenne et étrangère, qui connait les capacités de guérison de Jésus, apprend sa venue, elle vient lui demander de guérir sa fille atteinte d'un démon. 
Dans Isaïe au chapitre 58, verset 7, il est écrit « partage ton pain avec ceux qui ont faim, offre l'hospitalité aux pauvres sans abri... ne te détourne pas de ton prochain »... etc. et Jésus qui pourtant connait les écritures, refuse de satisfaire cette pauvre dame qui lui demande la guérison de sa fille. Il est encore dans cette tradition juive qui crée une distance entre les peuples, tradition qui pense que seuls les Juifs sont enfants de Dieu, purs, et que les autres, les étrangers et les païens qui ne sont pas très bien vus, sont impurs. La première réaction de Jésus le prouve. A cette femme, il répond que le pain est pour les enfants et non pour les chiens. Cette réponse est étonnante de la part de Jésus, il paraît dur. Il est venu pour s'occuper de son peuple, les Juifs, il veut expliquer à cette dame que les étrangers mangeront après.
La femme ne l'entend pas de cette oreille et elle insiste. Par son attitude, sa foi et l'amour pour sa fille, elle casse cette barrière qui sépare les juifs des autres. « Les petits chiens mangent les miettes des petits enfants » dit-elle. Cette phrase ouvre une nouveauté, dorénavant, tous, purs ou impurs sont enfants de Dieu. Jésus est sans doute en admiration devant cette étrangère qu'auparavant, il traitait de chien... 
« A cause de cette parole, va ! ... » dit Jésus et il guérit l'enfant à distance.
Aujourd'hui, « nous estimons que nous sommes proches de Dieu mais il nous arrive de regarder les autres du haut de notre sainteté. Leur comportement nous laisse croire qu'ils sont étrangers à notre foi » (radio chrétienne), pourtant devant Dieu, nous sommes toutes
et tous, égaux, ses enfants.
Ne nous arrive-t-il pas d'estimer que c'est légitime de faire des différences entre les élus et les autres, ceux qui font partie de la bonne religion (la nôtre) et ceux dont il faut se méfier ? On entend parfois dire « ces étrangers prennent le travail de nos jeunes, ils occupent les logements sociaux et empêchent ainsi « nos » pauvres de trouver un logement... » heureusement, ces réflexions sont plutôt rares. 
L’évangile veut attirer notre attention sur la foi que Jésus va reconnaître chez cette femme. Elle ne se tourne pas vers les arbres, … ni même vers les dieux païens de son peuple. Elle se tourne vers Jésus, le Messie d’Israël... Grâce à cette femme, nous découvrons comment peu à peu l’annonce de la Bonne Nouvelle est appelée à passer à l’humanité tout entière. (Cardinal A.Vingt-trois, archevêque de Paris)
Cette femme étant étrangère devait se douter que ses chances d'être entendue étaient minces, mais elle a quand même essayé. Imitons-la. Ce n'est pas la stricte observance de la loi qui nous fait rejoindre Dieu, c'est la fidélité au commandement de l'amour.

Danièle le 12 février 26


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