samedi 18 mai 2019

Beaucoup d’autres pratiques


Mc 7
1« Les Parisiens et quelques scribes venus de Jérusalem se rassemblent auprès de lui,  2 et voyant quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées  - 3  les Pharisiens, en effet, et tous les Juifs ne mangent pas sans s’être lavé les bras jusqu’au coude,  conformément à la tradition des anciens,  4 et ils ne mangent pas au retour de la place publique avant de s’être aspergés d’eau, et il y a beaucoup d’autres pratiques qu’ils observent par tradition : lavages de coupes,  de cruches et de plats d’airain -»
Le succès de Jésus irrite beaucoup les détenteurs du pouvoir religieux. Ces gens, scrupuleux des règles, sont très attachés à l’observance de la Loi écrite et orale comme moyen pour hâter la venue du Règne de Dieu. Ce n’est pas la première fois qu’ils sont irrités :                                           
« Quoi ?  Il mange avec les publicains et les pécheurs ? »  (Mc 2, 16)     
« Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas ? » (Mc 2, 18b)            
« Pourquoi font-ils le jour du sabbat ce qui n’est pas permis ? » (Mc 2, 24)
« Et ils l’épiaient pour voir s’il allait guérir, le jour du sabbat, afin de l’accuser » (Mc 3, 2) 
Il y a urgence à ‘’briser’’ Jésus, non parce qu’il nuit mais parce qu’il leur nuit !  
Or on connaît l’intention secrète, celle du cœur :                                                          
« Promenant sur eux un regard de colère, navré de l’endurcissement de leur cœur… » (Mc 3, 5)
Les Pharisiens,  épaulés par quelques maîtres de la Loi venus de la capitale, s’assemblent autour de Jésus. L’accusé est au centre, entouré de ceux qui sont là pour dépister, piéger et instruire à charge.  Il faut bien trouver une entorse au règlement !                                     
Alors,  ils remarquèrent que certains de ses disciples  – pas tous apparemment - prenaient leur repas avec des mains impures, c’est-à-dire sans les avoir lavées jusqu’au coude. Cette tradition fait partie d’un ensemble de prescriptions qui appliquent la loi aux situations concrètes de la vie. Des règles qui, à l’origine, ne s’appliquaient qu’aux prêtres (Ex 30, 18-21) mais les Pharisiens souhaitent en étendre l’usage pour sanctifier la vie du peuple tout entier en le préservant des souillures rituelles contractées involontairement par contact physique.

Seigneur,  donne-nous de comprendre que « les règles » ne sont pas contraignantes mais qu’elles sont les bons fruits d’une pédagogie éducative qui donne accès à une autonomie responsable et une joyeuse liberté.
Raymond

1 commentaire:

Unknown a dit…

Seigneur,donne nous d'avoir une foi Inébranlable.