dimanche 22 octobre 2017

Ne sois pas loin



Ne sois pas loin, l’angoisse est proche,
Je n’ai personne pour m’aider.
Des fauves nombreux me cernent,
Des taureaux de Basan m’encerclent
Des lions qui déchirent et rugissent
Ouvrent leur gueule contre moi.
Psaume 21, 12-14

Viens Esprit de Dieu, viens prier en moi tandis que j’ouvre les Ecritures.

Ne sois pas loin, l’angoisse est proche,
Je n’ai personne pour m’aider.
Le psalmiste est confiant en son Dieu, il implore sa présence. Devant l’angoisse qui l’assaille, il prie, il se confie en celui en qui il a mis son espérance.
Ainsi en sa détresse, il demeure plein de foi. S’il ne voit aucun humain venir à son secours, il se tourne vers son Dieu, sûr que lui, viendra le secourir.

Des fauves nombreux me cernent,
Des taureaux de Basan m’encerclent
Des lions qui déchirent et rugissent
Ouvrent leur gueule contre moi.
Le psalmiste tente alors d’évoquer ce qu’il vit, il décrit l’angoisse, l’oppression qu’il vit face à ses ennemis, en images : fauves, taureaux, lions… voilà des animaux pour le moins effrayants, lorsqu’ils attaquent, même déjà lorsqu’ils menacent.
La première image : ils encerclent le psalmiste, il se sent cerné de toutes parts. La deuxième image, ils menacent clairement : déchirer, rugir, ouvrir la gueule… autant de gestes de menaces, qui annoncent une proche attaque.
De quelles images userions-nous aujourd’hui, pour dire la menace ?

Seigneur, je dépose devant toi, tout ce qui me pèse, me menace, m’oppresse. Je dépose aussi devant toi tout ce qui menace, oppresse, mes frères et sœurs de par le monde. Seigneur, toi, tu es au-delà de tout, mais tu es aussi le Dieu présent, le Dieu compagnon de nos existences.
Viens secourir tous ceux et celles qui aujourd’hui se tournent vers toi.

samedi 21 octobre 2017

A toi je fus confié



C’est toi qui m’as tiré du ventre de ma mère
Qui m’a mis en sureté entre ses bras.
A toi je fus confié dès ma naissance ;
Dès le ventre de ma mère, tu es mon Dieu.
Psaume 21, 10-11

Viens Esprit de Dieu, viens prier en mon cœur, avec les mots même de ce psaume.
Viens Esprit de Dieu, guide-moi, conduis-moi.

C’est toi qui m’as tiré du ventre de ma mère
Qui m’a mis en sureté entre ses bras.
Le psalmiste après avoir crié vers son Dieu, lui avoir dit sa détresse de se sentir abandonné de lui (v 2-3), lui a rappelé qu’il est le Dieu d’Israël, et qu’il a toujours exaucé la prière de son peuple (v 4-6).
Le psalmiste a alors étalé devant Dieu comment aujourd’hui, il se sent méprisé, rejeté par les hommes. Ils se moquent de lui, ils se moquent de sa foi (v 7-9).
Alors il se tourne à nouveau vers Dieu dans la confiance, et lui rappelle : mais Seigneur c’est toi qui m’as créé. Il use ici d’une image qui donne l’impression que Dieu a été pour lui comme la sage-femme qui a présidé à sa naissance. Il dit à Dieu dans un appel confiant : allez, Seigneur, c’est par toi que je vis, tu as été là depuis ma naissance. Tu as assisté ma mère, tu m’as confié à elle.
Ainsi il rappelle à Dieu, la volonté de Dieu que lui, le psalmiste vive. Aujourd’hui le psalmiste se sent menacé jusque dans son existence. Alors il en rappelle à Dieu les débuts : tu ne peux pas, Dieu, m’avoir mis au monde pour qu’ensuite je finisse ainsi.

A toi je fus confié dès ma naissance ;
Dès le ventre de ma mère, tu es mon Dieu.
Ensuite le psalmiste utilise une deuxième image de la naissance. Non plus celle de la sage-femme, mais l’image d’adoption, de reconnaissance de paternité. Sitôt né, il a été confié à Dieu comme à son père. Et même il remonte plus loin : avant même que je naisse, tu étais déjà mon Dieu.
Ainsi dans sa détresse le psalmiste se tourne vers Dieu, en rappelant le lien qui les unit dès l’origine de sa vie. Il veut pouvoir s’appuyer sur ce lien, tandis qu’il traverse la détresse.

Seigneur, aujourd’hui, je me replace devant toi. Je te redis, tu es mon Dieu, tu es mon créateur.  Dès ma conception, dès mon premier souffle, tu t’es penché vers moi, tu m’as partagé ta vie, ton être, ton souffle. Seigneur, tu as reconnu ma conception, et tu as voulu que je vive. Alors aujourd’hui conduis ma vie, sois présent à mes pas, à mes paroles et à mes actes. Que ma vie te rende grâce.

mercredi 18 octobre 2017

Nous chanterons

Ps 20
14 Dresse-toi, Seigneur, dans ta force : nous fêterons, nous chanterons ta vaillance.

Viens Esprit Saint, viens toi-même chanter en nos cœurs la force de notre Dieu.

Dresse-toi, Seigneur, dans ta force : le psalmiste est convaincu de la vaillance de son Dieu, et pourtant il en appelle encore et toujours à son aide. Notre prière de demande – qui attend tout de notre Dieu – redit sans fin notre désir d’accueillir ses dons, sa force, son soutien.

nous fêterons, nous chanterons ta vaillance : comme si souvent dans la Bible, tout se termine dans la joie : la fête, le chant vont exprimer notre reconnaissance, notre louange, notre bonheur d’être aimés, d’être secourus par un Dieu « juste et bon ».

Seigneur Dieu, donne-nous de te célébrer en ce jour par nos chants ; donne-nous de te fêter dans la reconnaissance de qui tu es.

mardi 17 octobre 2017

Ils iront à l'échec

Ps 20
9 Ta main trouvera tes ennemis,
ta droite trouvera tes adversaires.
10 Tu parais, tu en fais un brasier :
la colère du Seigneur les consume,
un feu les dévore.
11 Tu aboliras leur lignée sur la terre
et leur descendance parmi les hommes.
12 S'ils trament le mal contre toi,
s'ils préparent un complot,
ils iront à l'échec.
13 Oui, tu les renverses et les terrasses ;
ton arc les vise en plein cœur.

 Viens Esprit Saint, viens nous ouvrir les yeux sur les tendances au mal qui nous habitent, viens nous éclairer et nous transformer.

 Ta main trouvera tes ennemis, ta droite trouvera tes adversaires : si la victoire et la gloire sont partagées par le Seigneur et son roi, leurs ennemis sont aussi les mêmes : « comment ne pas haïr tes ennemis ? » dit un autre psaume.

Tu parais, tu en fais un brasier : la colère du Seigneur les consume, un feu les dévore : tout ce qui fait obstacle à son roi fait aussi obstacle à Dieu… ou l’inverse… Quand les ennemis menacent ses fidèles, la colère de Dieu s’enflamme car c’est à cette pulsion de mort qu’il veut s’opposer.

Tu aboliras leur lignée sur la terre et leur descendance parmi les hommes. S'ils trament le mal contre toi, s'ils préparent un complot, ils iront à l'échec. Oui, tu les renverses et les terrasses ; ton arc les vise en plein cœur : autrement dit, le mal est voué à l’échec, vient le temps de la victoire de notre Dieu : chaque fois que le bien l’emporte sur notre terre, chaque fois que nous posons un regard, un acte de bienveillance, chaque fois c’est le mal qui recule.

Seigneur Dieu, toi qui aimes tes enfants d’un amour sans faille, prends soin d’eux, défends-les contre tous les adversaires, contre tout ce qui s’oppose à leur marche sur ton chemin.

lundi 16 octobre 2017

Ta présence

PS 20
6 Par ta victoire, grandit son éclat :
tu le revêts de splendeur et de gloire.
7 Tu mets en lui ta bénédiction pour toujours :
ta présence l'emplit de joie !
8 Oui, le roi s'appuie sur le Seigneur :
la grâce du Très-Haut le rend inébranlable.

Viens Esprit Saint, que la parole de ce jour nous fasse entendre les mots de la promesse de bonheur.
 
Par ta victoire, grandit son éclat : tu le revêts de splendeur et de gloire : nous avons déjà observé que la victoire dont parle ce psaume est à la fois celle de Dieu et celle de son Roi. La gloire de Dieu illumine le roi, fait grandir son éclat. La splendeur du roi n’est qu’un reflet de celle de Dieu, tous deux en resplendissent.
 
Tu mets en lui ta bénédiction pour toujours : ta présence l'emplit de joie : reprise poétique aussi de la bénédiction et insistance sur la promesse « pour toujours » ; mais cette fois s’y ajoute une nuance plus intime, moins démonstrative. Au-delà de la couronne d’or brillant de tout son éclat, il y a quelque chose de bien plus important mais de moins visible : la présence du Seigneur auprès de son élu. Et c’est cette présence, simplement, qui est à la source de sa vraie Joie.

Oui, le roi s'appuie sur le Seigneur : la grâce du Très-Haut le rend inébranlable : Dieu est un rocher, un appui inébranlable, et, pour celui qui s’y appuie, cette solidité devient sienne : rien ne pourra l’ébranler s’il met toute sa confiance en son Dieu.

Seigneur Jésus, rien ne nous est plus cher que ta présence à nos côtés, celle que tu nous as promise, celle qui ne fait jamais défaillance. Béni sois-tu.

dimanche 15 octobre 2017

Bénédictions et bienfaits


Ps 20
4 Tu lui destines bénédictions et bienfaits,
tu mets sur sa tête une couronne d'or.
5 La vie qu'il t'a demandée, tu la lui donnes,
de longs jours, des années sans fin.

 
Viens Esprit Saint, viens enraciner en nous la parole, permets que nous reconnaissions les bienfaits dont nous sommes l’objet.

Tu lui destines bénédictions et bienfaits : deux thèmes magnifiques en ce verset : d’abord celui de la bénédiction. Depuis Abraham, et même depuis la création (Gn 1,28), la promesse de bénédiction est une promesse de vie, mais aussi une mission : celle de transmettre la bénédiction à sa descendance et à tous les hommes, proches et « étrangers ». Et cela pour que le Seigneur soit connu et révélé en sa bonté. D’ailleurs, en ce verset, le mot « bénédiction » fait écho au mot « bienfait » dont nous percevons bien le lien étymologique.

tu mets sur sa tête une couronne d'or : le second thème est celui de la couronne, plusieurs fois présente dans les psaumes : couronne de gloire, couronne de bonté, ou, comme ici, couronne d’or, donc la plus magnifique qui soit. Bien sûr, c’est l’emblème de la royauté, et le psalmiste parle bien d’un roi ici. Mais cette couronne est aussi celle de l’élection, elle est promise à tous les élus.

La vie qu'il t'a demandée, tu la lui donnes, de longs jours, des années sans fin : souvent la longévité exprime la fidélité de l’élu, elle est le signe qu’il est protégé par son Dieu, qu’il fait partie des justes. Les exemples bibliques sont nombreux. Ici aussi le symbole est poussé à son extrême : « des années sans fin » sont promises.

Seigneur Dieu, que ta bénédiction soit sur nous, elle qui est partage de ta vie même.