Mc 6
47 Le soir venu, la barque était au milieu de la mer et lui, tout
seul, à terre.
48 Voyant qu’ils peinaient à ramer, car le vent leur était
contraire, il vient à eux vers la fin de la nuit en marchant sur la mer, et il
voulait les dépasser.
Viens Esprit Saint,
dévoile-nous toute la saveur de ces récits qui nous révèlent qui est Jésus.
Décidément, bien des épisodes commencent de nuit, en dépit
de la logique du récit : l’homme est dans son obscurité, mais Jésus n’est
jamais loin, parfois malgré toute apparence.
Le v. 47 nous rappelle la situation : les apôtres
embarqués dans leur bateau ont déjà fait la moitié du chemin, et Jésus est
resté à terre « tout seul », insiste encore Marc.
Mais directement notre attention est réveillée : Jésus
voit la peine des apôtres… ! A la jumelle ? Il est sur la montagne,
tout à sa prière, et voici qu’il voit les apôtres au cœur des ténèbres !
La difficulté vient de quelque chose qui leur est « contraire ».
Que représente ce vent pour nous ? Où est donc le
problème pour ces marins aguerris ? Une tempête plus forte que les
autres ? On bien l’avaient-ils vu venir, ce qui expliquerait que Jésus a
dû les « obliger » (v. 45) à prendre la mer ? Les apôtres
pensent-ils à Jésus, sinon pour déplorer son absence ? En tous cas, ils
n’imaginent pas l’appeler au secours.
Jésus aurait pu lever la main du haut de sa montagne et
calmer la mer. Mais ce dont les apôtres ont besoin, ce n’est pas d’abord d’une
mer d’huile, c’est de la présence de Jésus avec eux. Encore faut-il le
reconnaître !
Jésus abandonne donc « aussitôt » sa solitude et
se dirige vers ses amis. Quant Jésus s’approche, c’est bientôt la fin des ténèbres,
c’était « vers la fin de la nuit ».
Il marche sur les eaux, sur ce lieu ténébreux et inquiétant, il en est le
maitre.
Et Marc précise qu’il veut les dépasser… étrange à
nouveau : est-ce une bizarre course marche contre barque ? Et si
Jésus veut rejoindre ses apôtres, pourquoi joue-il à ce petit jeu de la course
poursuite ?
Jésus a une intention, il l’a peut-être depuis le grand
repas : il veut enseigner ses apôtres. C’est pour cela qu’il est
« venu », et s’ils ne comprennent pas encore, il faut bien leur
donner un nouveau signe, mais, cette fois, rien qu’à eux.
Seigneur Dieu, tu nous guides sur des chemins qui nous
« déroutent » et que nous comprenons si mal. Mais tu es celui qui voit que nous peinons... Donne-nous cette foi qui
te sait proche au-delà des apparences, qui te sait soucieux de venir à notre
secours.
Révèle-nous ta bonté !
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