dimanche 25 février 2018

une douleur comme celle qui enfante



Car les rois s’étaient ligués, ils se sont avancés tous ensemble.
Ils ont vu et ont été stupéfaits ; épouvantés, ils ont fui.
Un tremblement s’est emparé d’eux là, une douleur comme celle qui enfante.
Dans un souffle de l’est, il fracasse les navires de Tarsis.
Psaume 47, 5-8

Viens Esprit de Dieu, viens lire en moi la Parole, sois en moi le Souffle qui porte la prière.
Viens Esprit de Dieu, conduis-moi vers le Père.

Car les rois s’étaient ligués, ils se sont avancés tous ensemble.
L’histoire d’Israël comme celle des divers peuples est marquée par beaucoup de conflits armés. Aux temps bibliques, les envahisseurs venaient du Nord : Assyrie, Syrie, Chaldée, Perse… ou du Sud : Egypte… plusieurs pages bibliques relatent ces conflits, ces alliances provisoires de divers peuples pour lutter contre Israël. Le psalmiste relit cette histoire et la médite devant Dieu.

Ils ont vu et ont été stupéfaits ; épouvantés, ils ont fui.
Le psalmiste voit dans les victoires d’Israël, dans les moments de libération, une fuite de l’ennemi non point devant Israël mais devant le Dieu d’Israël. Ils ont vu les œuvres du Seigneur dira le psalmiste.

Un tremblement s’est emparé d’eux là, une douleur comme celle qui enfante.
Devant la main de Dieu l’ennemi s’est mis à trembler. La comparaison ici est intéressante : le psalmiste compare le tremblement, aux douleurs d’une femme qui enfante. Ainsi ce tremblement n’est pas vain. Entrant dans la crainte de Dieu, l’ennemi va s’ouvrir à une fécondité. Il ne va pas être simplement épouvanté, mais il va entrer dans une nouvelle vue, qui lui donnera de porter fruit.

Dans un souffle de l’est, il fracasse les navires de Tarsis.
la victoire du Seigneur face à la puissance ennemie symbolisée ici par la flotte de Tarsis, semble bien facile : un coup de vent ! comme le souffle de Pentecôte. Les forces de la nature sont vues comme instruments dans la main de Dieu, qui défend par leur moyen son peuple.

Seigneur, devant les puissances de ce monde, donne-nous de vivre en la confiance. Donne-nous de ne jamais renoncer au chemin d’Evangile que tu nous proposes, donne-nous de choisir la voie de l’amour que Jésus a empruntée, préférant donner sa vie jusqu’au bout, plutôt que d’attenter à la vie d’autrui. Seigneur, ton amour est victorieux de tout mal, entraîne toute l’humanité en cette victoire.

samedi 24 février 2018

joie de toute la terre



Il est grand le Seigneur, et loué hautement
dans la ville de notre Dieu, la montagne de sa sainteté.
Belle en élévation, joie de toute la terre, la montagne de Sion,
extrémité du Nord, la cité du grand roi.
Dieu, dans ses palais, est connu comme refuge.
Psaume 47, 2-4

Viens Esprit de Dieu, viens chanter en nos cœurs la louange du Père.
Viens Esprit de Dieu, viens chanter en nos cœurs la louange du Fils.
Viens Esprit de Dieu, viens chanter en nos cœurs la louange de ton amour.

Il est grand le Seigneur, et loué hautement
dans la ville de notre Dieu, la montagne de sa sainteté.
Dans ce psaume éclate la louange à la cité de Sion, et il est clair que cette louange faite à Sion se veut louange à Celui qui l’habite, qui l’a fondée : le Seigneur. Aussi le psaume s’ouvre sur un cri de joie, une louange adressée au Seigneur lui-même directement : il est grand, hautement loué !
La ville de notre Dieu, il s’agit de Sion, autrement dit Jérusalem. Cité que David a conquise pour en faire la capitale de son royaume (cf 2 Sam 5,9). Située sur un sommet, la ville devient le lieu choisi par Dieu. La tradition dira que c’est sur ce mont aussi que Abraham voulut offrir en sacrifice son fils Isaac. Ce lieu est haut lieu de la foi d’Israël. En célébrant ce lieu, c’est le Seigneur, que le psalmiste célèbre.

Belle en élévation, joie de toute la terre, la montagne de Sion,
Le cantique est une fois de plus appel au règne universel du Seigneur, l’acclamation à la montagne de Sion la reconnait comme joie de toute la terre.
L’élection d’un peuple par le Seigneur, place ce peuple comme relais entre Dieu et les nations. Dieu en choisissant Israël lui a donné mission pour toute la terre. Sa louange doit devenir contagieuse, joie pour toute la terre.
La joie de Dieu est d’habiter parmi les hommes, et cette joie devient celle de tous ceux et celles qui l’accueillent.

extrémité du Nord, la cité du grand roi.
Le mont Sion est au nord de Jérusalem. Et sur ce mont sera élevé le temple. Peut-être est-ce façon de dire que la menace qui vient régulièrement du Nord (royaume d’Assyrie) est contrée par la présence de Dieu au Nord de la cité, il y est comme rempart, secours, force.

Dieu, dans ses palais, est connu comme refuge.
Dieu a fait sa demeure sur la montagne sainte, et il est devenu refuge pour tous. La joie grandit pour tous dans la mesure où Dieu est reconnu, aimé, dans la mesure où Dieu est découvert comme celui qui offre à chacun un refuge auprès de lui.

Seigneur, tu nous donnes de te célébrer avec toutes les nations. Que la découverte de ton amour augmente notre confiance, et nous donne de te célébrer ensemble. Seigneur, c’est dans la cité éternelle que tu nous offres à tous une place, c’est pour cette cité que tu nous as créés. Seigneur aujourd’hui encore partage nous ta joie. Que notre vie te soit louange.  

jeudi 22 février 2018

A Dieu



Dieu règne sur les nations, Dieu est assis sur son trône de sainteté.
Les nobles des peuples se rassemblent, le peuple du Dieu d’Abraham,
Car les boucliers de la terre sont à Dieu, qui est très exalté.
Psaume 46, 9-10

Viens Esprit Saint, emplis nos cœurs, tandis que nous ouvrons les Ecritures.
Viens Esprit Saint, inspire notre prière de ce jour.

Dieu règne sur les nations, Dieu est assis sur son trône de sainteté.
Le psalmiste continue à louer le Seigneur, le Dieu d’Israël qu’il perçoit comme Dieu de toute la terre, roi de toutes les nations. La vision universelle est accentuée en ce psaume.
Dieu assis sur le trône de sainteté. Dieu siégeant comme celui qui gouverne avec justice, comme celui qui au-dessus de la mêlée des peuples rend justice, assure l’équité.

Les nobles des peuples se rassemblent, le peuple du Dieu d’Abraham,
Car les boucliers de la terre sont à Dieu, qui est très exalté.
Les boucliers c’est ce qui protège. Ainsi Dieu est vu comme celui qui protège. Et il protège non seulement le peuple d’Israël, mais toute la terre. Il est celui qui rassemble les peuples autour de lui. Le bouclier, autrement traduit le pavois, peut être aussi ce sur quoi on hisse le prince pour l’élever au-dessus de tous.

Seigneur, quand viendra ce jour, où tous reconnaissant ton règne, entreront dans ce monde de justice et de paix, de partage et de fraternité ? Seigneur, quand viendra ce jour, où ensemble nous te chanterons, nous te louerons.