mercredi 16 janvier 2019

Heureux le peuple qui a pour Dieu « Le Seigneur »

Psaume 143,12-15

12 Que nos fils soient pareils à des plants
bien venus dès leur jeune âge ; *
nos filles, pareilles à des colonnes
sculptées pour un palais !
13 Nos greniers, remplis, débordants,
regorgeront de biens ; *
les troupeaux, par milliers, par myriades,
empliront nos campagnes !
14 Nos vassaux nous resteront soumis,
plus de défaites ; *
plus de brèches dans nos murs,
plus d’alertes sur nos places !
15 Heureux le peuple ainsi comblé !
Heureux le peuple qui a pour Dieu « Le Seigneur »


Viens Esprit de vie: viens vivifier notre coeur et notre prière!


Bénédiction dans les enfants, fécondité et paix!
Deux souhaits pour les enfants. Les fils: des plants vigoureux et bien droits, nobles de coeurs et de corps! Les filles, sculptées avec soin et amour, colonnes d'appui, de soutien, pour un palais... ou pour la construction d'une saine famille!
Surabondance des récoltes et des troupeaux: signes extérieurs de l'abondante bénédiction divine qui déborde de générosité et met à l'abri de la famine.
Plus de rébellion, ni de défaite,ni de siège, ni d'attaque: paix extérieure qui devrait conduire à la paix du coeur. Puisse-t-il en être ainsi pour nous!

Le peuple ainsi comblé est heureux; et il le sera d'autant plus qu'il reconnaîtra de QUI lui vient cette abondance gratuite.
Oui heureux d'avoir été choisi, élu, par Dieu gratuitement et sans mérite; heureux de répondre à cette élection en choisissant à son tour le Seigneur, en marchant sur son chemin, en vivant selon son dessein de vie et d'amour.
ce dernier verset du Psaume me fait penser à Luc 11,27-28:" Une femme éleva la voix au milieu de la foule pour dire à Jésus:"Heureuse la mère qui t'a porté en elle, et dont les seins t'ont nourri!" Alors Jésus lui déclara:"Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la garde!". Le vrai bonheur n'est pas d'être comblé de bienfaits ou d'être la mère de Jésus. Non!, le vrai bonheur c'est d'avoir pour Dieu "le Seigneur", d'écouter sa parole et de la garder activement en la mettant en pratique. (Cf. Luc 8,21): ce que Marie a fait au long de sa vie d'une manière éminente.
Et comme nous le dit saint Benoît: " À mesure que l'on avance dans la vie monastique et dans la foi, le coeur se dilate, et dans l'indicible douceur de l'amour on court la voie des enseignements divins." (Règle de saint benoît, Prologue 49). c'est vrai pour la vie de tout chrétien, pas seulement pour les moines et moniales!!!


Qu'à la suite de Marie et de tant de vrai croyant, nous écoutions la Parole de Dieu, la ruminions dans notre coeur et la mettions en pratique. Que nos vies portent du fruit pour la plus grande gloire du Père et le salut du monde!

mardi 15 janvier 2019

Pour QUI?...Pour toi!

Psaume 143,9-11

9 Pour toi, je chanterai un chant nouveau,
pour toi, je jouerai sur la harpe à dix cordes,
10 pour toi qui donnes aux rois la victoire
et sauves de l'épée meurtrière David, ton serviteur.
11 Délivre-moi, sauve-moi
de l'emprise d'un peuple étranger :
il dit des paroles mensongères,
sa main est une main parjure.
 


Viens Esprit de louange et de salut.
Viens prier en nous !


« Pour toi » 3 fois ! Pour QUI chantons-nous? Pour QUI agissons-nous?
 Le chant c'est la vie ! Chant toujours nouveau, actualisé jour après jour ; même si les mêmes paroles m'habitent et chantent en moi.  C'est toi, Seigneur, par ton action en moi et ton Esprit, qui fais que ce chant est sans cesse nouveau.
Le jeu de harpe amplifie la mélodie,  en fait résonner les harmoniques. Les  instruments de musique peuvent aider à pacifier le coeur : ainsi David jouait de la cithare pour calmer  le roi Saül tourmenté par un esprit mauvais (1 Samuel 17, 14-16 et 23). Écouter de la belle musique calme et pacifie.
Dieu Sauveur:  Sauve de la violence extérieure (l'épée) et verbale (mensonge et parjure). Ces deux violences exercent sur moi une emprise. Elles viennent de l'ennemi, du peuple étranger. Ces forces violentes sont aussi au fond de mon propre coeur et m'asservissent.

Viens Seigneur, viens nous sauver !  Que le chant habite mon coeur et éloigne ces ennemis.
Viens me renouveler par ta présence d'amour et de paix.

lundi 14 janvier 2019

Des hauteurs, tends-moi la main!

Psaume 143, 5-8

5  Seigneur, incline les cieux et descends ;
touche les montagnes : qu'elles brûlent !
6 Décoche des éclairs de tous côtés, 
tire des flèches et répands la terreur.
7 Des hauteurs, tends-moi la main, délivre-moi, *
sauve-moi du gouffre des eaux, de l'emprise d'un peuple étranger :
8 il dit des paroles mensongères,
sa main est une main parjure.


Viens Esprit de vérité, viens prier en nous.


 « Seigneur, incline les cieux et descends ; » : Que tu te fasses proche, s'il te plaît !
Et cependant tu es un feu brûlant et je souhaite que tu effraies ceux qui me nuisent. Pas très charitable ! Mais efficace ! Car si je le demande au Seigneur, je renonce à exercer moi-même la vengeance. Ce faisant je les remets au Seigneur.Je prends de la distance. Et j'en suis libérée.

"Des hauteurs, tends-moi la main, délivre-moi, sauve-moi " Nuance: je demande à Dieu de m'attirer à lui, de m'aspirer hors de ma boue, du gouffre dans lequel je m'enfonce. Comme si j'étais tombée dans une rivière avec des rapides et des cascades. L'emprise d'un peuple ou d'une personne peut nous entraîner dans un torrent périlleux.
Paroles et actions (représentées par la main) sont menteuses. Parjure est encore plus grave, puisqu'il s'agit d'un faux serment. Rien de stable sur lequel se fier, bâtir une vie, une relation.

Seigneur, Dieu d'amour Sauveur, donne-moi la confiance en ta présence fidèle. Quand tout bouillonne en moi; quand je me sens entraînée dans une pente glissante, un torrent impétueux, viens me sauver! Viens pour tous ceux qui sont dans ces situations.

dimanche 13 janvier 2019

Le Seigneur mon allié

Psaume 143,1-4

Béni soit le Seigneur, mon rocher!
Il exerce mes mains pour le combat, *
il m’entraîne à la bataille.
2 Il est mon allié, ma forteresse,
ma citadelle, celui qui me libère;
il est le bouclier qui m’abrite,
il me donne pouvoir sur mon peuple.
3 Qu’est-ce que l’homme, pour que tu le connaisses, Seigneur, *
le fils d’un homme, pour que tu comptes avec lui?
4 L’homme est semblable à un souffle,
ses jours sont une ombre qui passe.


Viens  Esprit de lumière et de force:
En la faiblesse de nos corps mets ta force et ta vigueur!
Fais luire ta lumière en nous!


Le Seigneur mon allié!
Ce n’est pas souvent que nous le considérons ainsi! Et pourtant, celui qui s’est fait l’Emmanuel, Dieu-avec-nous,  ne peut qu’être notre allié, notre défenseur, notre forteresse, notre citadelle, notre bouclier…
Nous avons bien besoin de son aide dans le combat intérieur. Contre ce qui nous attire vers le bas et non vers le haut, ce qui nous replie sur nous-mêmes, ce qui nous sclérose etc. Parfois aussi nous crions vers lui dans notre détresse et l'appelons au secours: il nous soutiens, même si nous ne le sentons pas de manière tangible.
« Il me donne pouvoir sur mon peuple.» : Pouvoir ou autorité? L'autorité laisse à l'autre la possibilité de grandir, de devenir lui-même. «Celui qui veut devenir grand parmi vous sera voter serviteur… Car le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude» (Marc 10,45)
Le Seigneur compte avec nous: « ce qui fait la gloire de mon Père, c'est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples.» (Jean 15,8)
« L’homme est semblable à un souffle», il est peu de chose et fragile; il suffit d’une fraction de seconde pour bouleverser une vie! Mais cet être fragile, quel qu’il soit, à du prix aux yeux du Seigneur (cf. Isaïe 43,4 : « Tu as du prix à mes yeux, tu as de la valeur et je t’aime»).

Béni sois-tu Seigneur, toi, mon Rocher, le Roc inébranlable sur lequel je peux construire ma vie. Béni sois-tu , toi mon allié.
Que je vive et traverse tout en m'appuyant sur toi, sur ta grâce qui ne me fera jamais défaut.

vendredi 11 janvier 2019

"Je suis ton serviteur"


Ps 142, v. 11-12

À cause de ta justice, tire-moi de la détresse.
Tu feras périr mes adversaires, car je suis ton serviteur »

Seigneur, je veux m’ouvrir à Ta Parole, celle que tu veux me dire aujourd’hui. Je veux me centrer sur toi, n’être qu’avec Toi en ce moment de prière. Accorde-moi de déposer tout ce qui n’est pas Toi… Alors, je pourrai T'écouter...

(v. 11) « Pour l’honneur de ton nom, Seigneur, fais-moi vivre ;
À cause de ta justice, tire-moi de la détresse »
Le psalmiste poursuit l’appel lancé à son Seigneur. Il utilise deux « arguments » pour le convaincre d’agir : « pour l’honneur de ton nom » et « à cause de ta justice ».
Le « nom » du Seigneur est éminemment respectable. On se rappellera la réserve des Juifs à prononcer le nom de Dieu : ils lui préfèrent une périphrase (« le Seigneur ») ou simplement « Le Nom ». Mais si les ennemis prennent le dessus, ce sera certainement au détriment du Dieu du psalmiste. Lui qui s’est engagé par l’Alliance avec son peuple, ne peut supporter de voir ce dernier humilié, méprisé, massacré… C’est la vie du peuple, la vie du psalmiste, qui rend gloire à Dieu.
Quant à la « justice », on a déjà rencontré ce qualificatif de Dieu au début du psaume (v. 1). Elle réapparaît ici, ce qui suggère son importance. Un autre passage de la Bible confirme cette interprétation : « C'est pourquoi YHWH attend l'heure de vous faire grâce, c'est pourquoi il se lèvera pour vous prendre en pitié, car YHWH est un Dieu de justice ; bienheureux tous ceux qui espèrent en lui » (Is 30, 18).
Le psalmiste prie son Dieu, l’implore : pour « toi » (Ton Nom) et pour « ta justice », « fais-moi vivre… tire-moi de la détresse ». Accorde-moi ce bien dont tu m’as gratifié, la vie, et sauve-moi de ces ennemis…

(v. 12) « A cause de ton amour, tu détruiras mes ennemis ;
Tu feras périr mes adversaires, car je suis ton serviteur » 
Le dernier verset adopte un autre ton. Ce ne sont plus à présent des impératifs (« délivre-moi… fais-moi vivre… tire-moi de la détresse »), mais la certitude du futur : « tu détruiras… tu feras périr ».
Le psalmiste a ainsi connu un basculement de la détresse à la confiance, de l’impression d’« habiter avec les morts de jadis » (v. 3) à la conviction d’être écouté et exaucé. 
Oui, « tu détruiras mes ennemis », « pour l’honneur de ton nom », parce que tu m’aimes, parce que ton Nom est « Amour ». Le psalmiste fait l’expérience de la présence, de la puissance de son Dieu.
Oui, « tu feras périr mes adversaires », parce que « je suis ton serviteur », parce que Tu es mon Dieu...


Seigneur, accorde-moi cette foi, cette certitude du psalmiste, qui sait que Tu l’entends, que Tu l’écoutes, que Tu l’exauces…
Afin que je découvre combien Tu m’aimes, à quel point je revêts d’importance à tes yeux... Seigneur, mon Dieu, envoie ton Esprit !