dimanche 18 novembre 2018

Pour moi… contre moi… avec moi…


Ps 117
5 Dans mon angoisse j'ai crié vers le Seigneur,
et lui m'a exaucé, mis au large.
6 Le Seigneur est pour moi, je ne crains pas ;
que pourrait un homme contre moi ?
7 Le Seigneur est avec moi pour me défendre,
et moi, je braverai mes ennemis.

Viens Esprit Saint, viens éclairer pour nous cette parole par laquelle nous pouvons te redire toute notre confiance.

Le pourquoi de l’action de grâce, de la reconnaissance du Dieu sauveur va se déployer en trois volets dont voici le premier. Le verset 5 est au passé : le priant a déjà été délivré, et pourtant, il continue à appeler son Dieu car les ennemis restent une menace. La victoire passée est gage de la résistance future. Telle est sans fin la vie du psalmiste. En effet, le récit est passé à la première personne, en contraste avec l’invitatoire qui s’adressait clairement à tout le peuple.

La confiance dans le Seigneur est totale, son nom est présent dans chaque verset.
On dirait que l’auteur fait le décompte : qui est pour lui, qui est contre lui ? Littéralement, le verset 7 dit « le Seigneur est pour moi parmi ceux qui m’aident, et moi je verrai ceux qui me haïssent ». Le monde se divise donc en deux camps, où l’aide peut vaincre la haine.

Un beau thème récurrent dans les psaumes est celui de la mise au large ; le verset 5 peut se lire
« Du resserrement, j’ai appelé le Seigneur,
il m’a répondu par l’élargissement, le Seigneur. »

On sent mieux alors le lien « appeler » - « répondre ».
Le mot utilisé pour « mise au large » évoque les vastes étendues de la vie nomade et donc le sentiment de liberté. Il est aussi employé ailleurs :
Gn 26,22 « Maintenant le Seigneur nous a mis au large. Nous allons prospérer dans le pays. »
Ps 30,9 : « devant moi, tu as ouvert un passage »
Ps 65,12 « tu nous as fait sortir vers l'abondance ».
Tous ces versets s’éclairent les uns les autres et nous permettent de mieux appréhender cette idée d’élargissement. Oui, nous sommes souvent « resserrés » sur nous-mêmes, nous sommes enfermés dans notre vision des choses, dans nos soucis face à tout ce qui est « contre nous ».
Nous pouvons alors compter sur le Seigneur pour qu’il change notre regard, pour qu’il mette notre cœur au large comme le demande Isaïe (54, 2) : « Élargis l’espace de ta tente, déploie sans hésiter la toile de ta demeure, allonge tes cordages, renforce tes piquets ! »

Seigneur, toi qui es « le Dieu des grands espaces », tu nous offres la liberté, tu nous invites à un regard large et ouvert, tu es chaque jour avec nous, tu agis pour nous. Béni sois-tu.

samedi 17 novembre 2018

Eternel est son amour


Ps 117
0 Alléluia
1 Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !
2 Oui, que le dise Israël :
Éternel est son amour !
3 Que le dise la maison d'Aaron :
Éternel est son amour !
4 Qu'ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur :
Éternel est son amour !

Viens Esprit Saint, que cette parole éveille en nos cœurs la reconnaissance de la bonté de notre Dieu, de son amour, de sa fidélité.

Nous sommes toujours dans la « collection alléluiatique » avec ces psaumes 110 à 117 qui s’ouvrent par le cri de l’alleluia : « louez le Seigneur » !
Celui que nous entamons aujourd’hui est clairement un psaume d’action de grâce.
Il est d’ailleurs encadré par deux versets (1 et 29) qui sont identiques et le mentionnent explicitement.
A noter que ce premier verset n’est pas très original : on le retrouve mot pour mot dans bien d’autres psaumes (99, 105, 106, 135, ..)
Les versets de ce jour forment une unité avec la quadruple proclamation de l’amour éternel de Dieu.
Avant même que ne s’exprime l’action de grâce, son motif est répété : Dieu est bon, Dieu est amour.
La traduction littérale dit : « oui, pour toujours est son amour (ou sa fidélité) ». Cette expression aussi se retrouve souvent dans la Bible, notamment dans les Chroniques.
Les 3 groupes d’interlocuteurs sont les mêmes que dans le psaume 114 que nous venons de lire. En fait, ces trois groupes n’en font qu’un : la communauté qui célèbre, guidée par les prêtres (maison d’Aaron).
C’est donc tout le peuple, tous les croyants… toute l’Eglise… qui sont invités à rendre grâce…

Seigneur Dieu, toi dont l’amour est de toujours, nous voulons te rendre grâce par nos chants, te rendre grâce par nos vies. Béni sois-tu.

mercredi 14 novembre 2018

Car le Seigneur t'a fait du bien.


            Retrouve ton repos, mon âme,
            car le Seigneur t'a fait du bien.
            Il a sauvé mon âme de la mort,
            gardé mes yeux des larmes
               et mes pieds du faux pas

            Je marcherai en présence du Seigneur
               sur la terre des vivants.                               Psaume 114, versets 7-9.

            Esprit-Saint, Souffle de vie, 
confirme nos pas parmi nos frères et sœurs en humanité.

Le psalmiste médite en lui-même où il en est et d'où lui vient le salut :
            le Seigneur lui a fait du bien, Il l'a sauvé.
Désormais son âme peut se reposer en paix, en confiance.

Il prend une décision :    marcher sans faux pas, avec assurance
                                       en présence du Seigneur de justice, pitié, tendresse, sauveur
                                       sur la terre des vivants : libre et en paix parmi les vivants.
                    Sur la terre où tous peuvent chanter : 
                                                            « Alléluia !   J'aime le Seigneur. »

  
« Mon âme se repose en paix sur Dieu seul,
                        de Lui, vient mon salut
                         oui, sur Dieu seul, mon âme se repose,   
                         se repose en paix. »          (Taizé)     

lectio de « La Belle Porte »

mardi 13 novembre 2018

J'étais faible, il m'a sauvé.


            Le Seigneur est justice et pitié,
            notre Dieu est tendresse.
            Le Seigneur défend les petits :
            j'étais faible, il m'a sauvé.                          Psaume 114, versets 5 & 6.

Viens Esprit-Saint, Paraclet ;
                                  ouvre mon coeur à la Parole.

Qui est ce Seigneur qui délivre ?
Le psalmiste nous dit, telle une profession de foi :
    Il est justice : il accomplit tout ce qu'il dit, ses actes sont ajustés à sa Parole.
    Il est pitié : pris aux entrailles devant ses enfants qui crient.
    Il est tendresse : telle une mère pour son enfant.

Le psalmiste nous dit aussi ce qu'il a reçu de son Seigneur :
    Il l'a sauvé : Il est le Sauveur.
    Il défend les petits : Il est leur avocat.

Dieu est un Dieu Père-Mère
   qui veille et prend soin de ses enfants ;
   qui ne veut pas qu'un seul ne se perde.

A noter que le psalmiste ne se dit plus « pris dans les filets... ni retenu par les liens...
                                                                   éprouvé... triste... ni angoissé »
                        mais il se reconnaît « faible » et « petit »


Seigneur, Toi qui défends les petits,
            Nous t'en prions, sauve les plus faibles, les malades, les affamés, les migrants, ...
            Rends-nous solidaires des plus petits.

lectio de « La Belle Porte »

lundi 12 novembre 2018

J'aime le Seigneur.


              Alléluia !

J'aime le Seigneur :
Il entend le cri de ma prière ;
Il incline vers moi son oreille ;
toute ma vie, je l'invoquerai.

J'étais pris dans les filets de la mort,
      retenu dans les liens de l'abîme,
j'éprouvais la tristesse et l'angoisse ;
j'ai invoqué le nom du Seigneur :
    «Seigneur, je t'en prie, délivre-moi !»       Psaume 114 (versets 1- 4)


Viens Esprit de Dieu !    Viens Esprit Consolateur !          

Alléluia !  Louange au Seigneur.
Je t'aime, Seigneur.   Que c'est beau et grand d'avoir pour premiers mots, ce cri d'amour.

Il entend le cri de ma prière ;
Il incline vers moi son oreille ;
toute ma vie, je l'invoquerai.
       Je peux invoquer le Seigneur toute ma vie,
                    compter sur Lui,
                    crier ma prière.
                                                          IL ECOUTE.

Quelle belle relation d'un Père pour son Enfant,
                                  d'un Enfant avec son Père.
Seigneur, j'ai confiance en Toi
                je crois en Ta présence aimante et bienveillante
                je t'aime.

 J'étais pris dans les filets de la mort,
      retenu dans les liens de l'abîme,
j'éprouvais la tristesse et l'angoisse ;
j'ai invoqué le nom du Seigneur :
    «Seigneur, je t'en prie, délivre-moi !»

     Le psalmiste était pris dans les filets ...
                                   retenu dans les liens ...
                                   éprouvé ...
     Le psalmiste a invoqué, appelé au secours

     Dieu l'a délivré
     Dieu seul pouvait le délivrer

     Le psalmiste est libéré,
devant lui, s'ouvre un chemin de liberté,
                                                 d'amour avec son Seigneur.

 Dieu qui fais miséricorde et qui sauve, écoute notre prière :
            « Délivre tous ceux qui, aujourd'hui, sont tristes et angoissés. »

lectio de "La Belle Porte"