samedi 30 juillet 2016

Ils invoquèrent le Seigneur

Jon 1
13 Cependant les hommes ramaient pour rejoindre la terre ferme, mais en vain : la mer de plus en plus démontée se déchaînait contre eux. 14 Ils invoquèrent donc le SEIGNEUR et s’écrièrent : « Ah ! SEIGNEUR, nous ne voulons pas périr en partageant le sort de cet homme. Ne nous charge pas d’un meurtre dont nous sommes innocents. Car c’est toi SEIGNEUR qui fais ce qu’il te plaît. »


Viens Esprit Saint, viens nous apporter la parole qui peut éclairer notre route, nos décisions.

Cependant les hommes ramaient pour rejoindre la terre ferme : l’équipage aura fait tout ce qui est en son pouvoir pour sauver la situation : la prière, le dialogue, le travail, ils ne négligent rien.

mais en vain : la mer de plus en plus démontée se déchaînait contre eux : tous leurs efforts ne portent pas de résultat, au contraire, la mer continue à leur crier que le bateau ne peut pas emmener Jonas plus loin vers l’ouest…

Ils invoquèrent donc le SEIGNEUR et s’écrièrent : ils se remettent donc à prier, mais il y a un changement capital : ce n’est plus « chacun leur dieu » qu’ils prient, mais ils se tournent tous vers le Seigneur, ce dieu étranger pour eux mais dont ils voient le pouvoir en cette tempête grâce au récit de Jonas.

Ah ! SEIGNEUR, nous ne voulons pas périr en partageant le sort de cet homme : ils s’adressent au Seigneur dans une grande loyauté, en toute confiance pourrait-on dire : ils disent d’abord leur refus de mourir à cause de la désobéissance de Jonas.

Ne nous charge pas d’un meurtre dont nous sommes innocents : ils considèrent le fait de jeter Jonas à la mer sur sa propre faute et à sa propre demande comme un meurtre. Loin d’eux de se considérer comme de simples exécutants dans une obéissance aveugle ; conscients de la gravité de cet acte, ils implorent le Seigneur de ne pas les accuser, de les regarder comme innocents dans tout ce qui leur arrive.

Car c’est toi SEIGNEUR qui fais ce qu’il te plaît : oui, c’est bien Dieu qui est le responsable de ce qui leur arrive, c’est lui qui va les acculer à jeter un homme à la mer.


Seigneur Jésus, rejoins-nous au cœur de toutes les situations difficiles que nous pouvons vivre, celles dont l’issue nous semble obscure ou inextricable. Donne-nous de nous tourner toujours vers toi avec un cœur honnête et confiant.

vendredi 29 juillet 2016

A cause de moi

Jon 1
11 « Qu’allons-nous te faire, pour que la mer cesse d’être contre nous ? » lui dirent-ils, car la mer était de plus en plus démontée. 12 Il leur dit : « Hissez-moi et lancez-moi à la mer pour qu’elle cesse d’être contre vous ; je sais bien que c’est à cause de moi que cette grande tempête est contre vous. »

Viens Esprit Saint, que ta lumière nous rende lucides sur nous-mêmes, qu’elle nous permette de nous regarder en toute vérité.

Qu’allons-nous te faire, pour que la mer cesse d’être contre nous ? lui dirent-ils, car la mer était de plus en plus démontée : les marins, qui connaissent maintenant l’origine de leur situation dramatique, interroge Jonas… Ils ne passent pas à l’action sans réfléchir…


Il leur dit : « Hissez-moi et lancez-moi à la mer pour qu’elle cesse d’être contre vous : la solution est sans doute claire pour tous et Jonas l’exprime : il doit être jeté hors du bateau pour que les marins puissent survivre. Il a fallu qu’il soit désigné par les sorts, mais depuis lors il ne dissimule rien et est même prêt à assumer pleinement la conséquence de sa fuite.


je sais bien que c’est à cause de moi que cette grande tempête est contre vous : il confirme, il reconnaît, il assume… Jonas est un homme droit, il ne cherche pas à se dérober.


Seigneur Jésus, tu connais nos faiblesses, nos peurs, nos tentations de fuite… tu nous aimes tels que nous sommes, aide-nous à porter sur nous-mêmes un regard de bienveillance et de confiance en tout le possible que tu mets en nous.

jeudi 28 juillet 2016

Qu'as-tu fait ?

Jon 1
9 Il leur répondit : « Je suis hébreu, et c’est le SEIGNEUR Dieu du ciel que je vénère, celui qui a fait la mer et les continents. » 10 Saisis d’une grande crainte, les hommes lui dirent : « Qu’as-tu fait là ! » D’après le récit qu’il leur fit, ils apprirent, en effet, qu’il fuyait hors de la présence du SEIGNEUR.

Viens Esprit saint, viens éclairer nos décisions, que ta parole nous guide en ta présence.

Il leur répondit : première parole de Jonas. Désigné par les sorts, interrogé par tout un équipage, le voilà sommé de décliner sa mission et son origine. Et il va expliquer tout cela. Pourtant le texte ne reprend que quelques mots. Et ce n’est ni une mission ni une identité.

Je suis hébreu : être hébreux, c’est faire partie de ce peuple que Dieu a libéré par l’Exode hors d’Egypte. Après l’exil, au temps où fut écrit ce livre, cette désignation n’est plus en usage. Dire cela, pour Jonas, c’est une profession de foi.

 et c’est le SEIGNEUR Dieu du ciel que je vénère, celui qui a fait la mer et les continents : devant ces hommes aux croyances multiples, donc des « païens », Jonas va définir son Dieu, et il le fait comme créateur : créateur du ciel, de la mer et de la terre sèche. Nous retrouvons l’importance des éléments naturels. Mais désigner son Dieu comme maître de la mer sur un bateau en perdition ne manque pas de piquant.

Saisis d’une grande crainte, les hommes lui dirent : Jonas leur a donc tout raconté (nous l’apprendrons plus bas) et ces hommes reconnaissent dès lors l’action du Seigneur dans l’arrivée soudaine de cette tempête, ils sont saisis de crainte, peur sans doute, mais aussi « crainte » de Dieu, reconnaissance de ce qu’il est.

Qu’as-tu fait là ! : ils mesurent la gravité du comportement de Jonas.

D’après le récit qu’il leur fit, ils apprirent, en effet, qu’il fuyait hors de la présence du SEIGNEUR : et ce que Jonas a commis comme erreur, ce n’est pas tant d’avoir tenté d’échapper à sa mission que d’avoir fuit la présence du Seigneur, expression centrale répétée ici pour la troisième fois.


Seigneur Jésus, envoie-nous des frères et des sœurs qui, par leur écoute et leur exemple, nous guident sur les chemins où tu nous envoies. Ne permets pas que nous soyons aveuglés par la peur, préserve-nous de prendre la fuite, de nous détourner de ta présence. Seigneur, viens à notre aide.

mercredi 27 juillet 2016

Quelle est ta mission ?

Jon 1
7 Puis ils se dirent entre eux : « Venez, consultons les sorts pour connaître le responsable du malheur qui nous frappe. » Ils consultèrent les sorts, qui désignèrent Jonas. 8 Ils lui dirent donc : « Fais-nous savoir quelle est ta mission. D’où viens-tu ? De quel pays es-tu ? De quel peuple es-tu ? »

Viens Esprit Saint, sois le guide de nos échanges, de nos médiations, que ta parole inspire notre propre parole.

Puis ils se dirent entre eux : au plus fort de la tempête, voilà que les matelots se consultent et prennent une décision.

Venez, consultons les sorts pour connaître le responsable du malheur qui nous frappe : devant un phénomène si peu naturel, les hommes cherchent à en connaître la cause et supposent qu’il s’agit de quelqu’un à bord.

Ils consultèrent les sorts, qui désignèrent Jonas : même si Israël ne pouvait consulter les devins ou les sorts, l’auteur se met en quelque sorte du côté des croyances des marins, et voici que le sort désigne Jonas comme coupable. On peut s’attendre à ce que leur réaction soit de se débarrasser au plus vite du coupable !

Ils lui dirent donc : Fais-nous savoir quelle est ta mission : surprise ! Soudain indifférents à la tempête qui risque à tout instant de les engloutir, les voici qui entament un dialogue, non pas une brève question de confirmation, ce qui ne serait déjà pas mal, mais un vrai interrogatoire.  Sur quoi porte-t-il ? Sur une série de questions fondamentales. Et la première est sans doute la plus inattendue en pareille circonstance : « quelle est ta mission ». Ce qui pour eux définit le mieux Jonas et justifie sa présence à bord, c’est sa mission. Qui il est, on verra ensuite, ce à quoi il est appelé, voilà le plus important.

D’où viens-tu ? De quel pays es-tu ? De quel peuple es-tu ? Puis ils veulent savoir quelle est sa terre et son peuple. Non pas pour le traiter d’étranger, car eux-mêmes sont aussi d’origines multiples, mais pour savoir à qui ils ont à faire, pour comprendre ce qui leur arrive, pour prendre une décision le concernant. Ces hommes, et pas seulement le capitaine, ne prennent pas une décision sous le coup de la peur ou de la vengeance, ils prennent le temps du dialogue.

Seigneur Dieu, donne-nous un profond désir de rencontre, de compréhension, d’accueil de tous ceux que tu mettras sur notre route en ce jour.

mardi 26 juillet 2016

Implore ton dieu

Jon 1
6 Alors le capitaine s’approcha de lui et lui dit : « Hé ! quoi ! tu dors !… Lève-toi, invoque ton dieu. Peut-être ce dieu-là songera-t-il à nous et nous ne périrons pas. »

Viens Esprit Saint, viens éclairer tous les hommes, que ta lumière brille pour tous.

Alors le capitaine s’approcha de lui : parmi l’équipage, se détache maintenant le capitaine. Il inspecte son bateau, ou recherche celui qui l’a engagé pour cette traversée, et il tombe sur Jonas endormi : quel contraste avec l’agitation sur le pont…

et lui dit : « Hé ! quoi ! tu dors !… : première réaction d’indignation bien compréhensible.

Lève-toi, invoque ton dieu : il l’engage donc à se lever, non pas, comme on pourrait s’y attendre, pour aller écoper… mais bien pour prier, et pour prier un dieu qui n’est pas le sien.

Peut-être ce dieu-là songera-t-il à nous et nous ne périrons pas : bien sûr, nous sommes à une époque de polythéisme, et il y eut de longs siècles où Israël voyait le Seigneur comme le Vrai Dieu, mais non pas le seul… Le capitaine, constatant sans doute l’inefficacité de leurs prières, met maintenant tout son espoir dans le dieu de Jonas. Il pense même que ce dieu-là va se tourner vers l’ensemble des hommes à bord, quelle que soit leur foi, que ce dieu-là va être capable de les sauver tous.


Oui, Seigneur Jésus, tu es un Dieu qui aime tous les hommes, qui veut les sauver tous. Nous nous tournons vers toi avec confiance, nous te présentons les attentes de nos frères et sœurs en humanité, nous te les confions.