samedi 13 février 2016

Les chemins de la vérité

Tb 1
3 Moi, Tobit, j’ai suivi les chemins de la vérité et pratiqué les bonnes œuvres tous les jours de ma vie ; j’ai fait beaucoup d’aumônes à mes frères et aux gens de ma nation venus avec moi en déportation au pays d’Assyrie, à Ninive.

Viens Esprit Saint, viens nous montrer les chemins de vérité au travers de cette parole.

Moi, Tobit : Tobit est donc le narrateur, du moins en ces premiers chapitres. Il rend compte des évènements qui le concernent, dans le passé et dans le présent.

 j’ai suivi les chemins de la vérité et pratiqué les bonnes œuvres tous les jours de ma vie : il commence sur une présentation de lui-même dont le ton peut paraître un rien prétentieux. Ce verset nous dépeint surtout notre héros et met en évidence son désir de parfaite fidélité vis-à-vis de son Dieu.

j’ai fait beaucoup d’aumônes à mes frères et aux gens de ma nation venus avec moi en déportation au pays d’Assyrie, à Ninive : comme il l’a déjà dit, la famille de Tobit a donc été déportée à Ninive… cette ville antique qui se situait dans les faubourgs de la ville moderne de Mossoul, en Irak, dans la plaine encore appelée aujourd’hui « de Ninive ». Tobit et les siens vivent là, et tous les conseils de ce livre visent à permettre aux Juifs de garder leur identité en terre étrangère. Cependant ce livre ne donne pas de conseil aux juifs en Exil puisqu’il a été écrit après celui-ci. Mais lors du retour des déportés (après 538 et l’édit de Cyrus), bien des Juifs ont fait le choix de rester dans la « diaspora » et c’est en fait à eux que s’adresse l’auteur, pour qu’ils gardent leur foi au milieu des « païens », pour qu’ils traduisent en actes les prescriptions de cette sagesse qu’est la loi de Moïse.


Seigneur Jésus, inspire nos œuvres, inspire nos actes de partage, permets-nous de vivre en conformité avec la vérité que nous cherchons. Sois notre guide et notre force.

vendredi 12 février 2016

Les actes de Tobit

Tb 1
1 Livre des actes de Tobit, fils de Tobiel, fils d’Ananiel, fils d’Adouël, fils de Gabaël, fils de Raphaël, fils de Ragouël, de la descendance d’Asiel, de la tribu de Nephtali, 2 qui, au temps de Salmanasar, roi d’Assyrie, fut déporté de Thisbé, laquelle se trouve au sud de Kydios de Nephtali, en Haute-Galilée, au-dessus d’Aser, en retrait vers l’ouest, au nord de Phogor.

Viens Esprit Saint, viens ouvrir pour nous ce nouveau livre. Que cette parole nous rejoigne et inspire nos actes de ce jour.

Livre des actes de Tobit : ce livre s’ouvre donc sur cette annonce très claire : c’est le livre des actes, des gestes posés par Tobit. Après les sentences et les prophéties de nos « lectios » précédentes, c’est donc les faits de la  vie d’un homme qui vont nous inspirer. Le livre de Tobit est un roman populaire, mais sa visée est bien d’enseignement et de sagesse.

fils de Tobiel, fils d’Ananiel, fils d’Adouël, fils de Gabaël, fils de Raphaël, fils de Ragouël, de la descendance d’Asiel, de la tribu de Nephtali : mais qui est cet homme, héros de ce livre ? Il est présenté en long et en large et dès ce premier verset : il est défini par ses ancêtres, par sa généalogie et sa tribu. Il fait partie d’une petite tribu, celle de Nephtali, le 6e fils de Jacob : cette tribu est installée tout au nord, en Galilée, au bord du lac de Tibériade.

 qui, au temps de Salmanasar, roi d’Assyrie, fut déporté de Thisbé, laquelle se trouve au sud de Kydios de Nephtali, en Haute-Galilée, au-dessus d’Aser, en retrait vers l’ouest, au nord de Phogor : décidément, l’auteur n’aurait pu encore en rajouter : il a mis tous les détails possibles concernant les personnes, les lieux, les temps, les faits… voilà donc un vrai livre historique … ? Non, en fait, il en fait même un peu trop… car cette grande précision n’est qu’apparente ! L’auteur ne connaît que de loin les faits et les régions dont il parle. Les erreurs historiques sont même fréquentes : ainsi, ici, ce n’est pas Salmanasar qui déporta la tribu de Nephtali mais son prédécesseur. Mais bon, il suffit de le savoir, et de savourer la plume de ce conteur qui aime le pittoresque et les détails pris sur le vif : au-delà des faits décrits avec tant de minutie, le récit nous invite à incarner notre quête spirituelle dans le concret de nos existences.


Seigneur Jésus, sois sur notre chemin aujourd’hui, accompagne-nous dans le quotidien de nos existences, fais-en un chant à ta louange.

jeudi 11 février 2016

Le livre de Tobit

Nous arrivons au terme de notre lecture du livre d’Osée.
Après avoir parcouru (un peu plus rapidement) un livre de sagesse, en l’occurrence le Siracide, puis un Prophète, avec Osée, nous proposons maintenant un genre littéraire totalement différent : un roman : le livre de Tobit.
Cette fois, ce n’est plus au travers des appels répétitifs du prophète que nous allons essayer de nous mettre à l’écoute de la Parole, mais plutôt au travers des évènements très concrets de la vie d’une famille, et donc avec un style littéraire qu’il nous faudra sans doute également apprivoiser, sans hâte, pour en découvrir toute la sève. Si la personnalité de Ben Sira, ou celle d’Osée, nous est restée énigmatique, les « personnages » du livre de Tobit, eux, nous paraîtront peut-être bien proches : dans la vie, cette histoire a lieu tous les jours.

                Car tous les jours, quelque part,
                des hommes sont tués, ou déportés.

                Tous les jours, quelque part,
                des malades souffrent,
                malades du corps épuisé, blessé,
                malades de l'âme visitée de désespoir.

                Tous les jours, quelque part,
                un homme et une femme
                se désirent, s'appellent, se disputent, se perdent,
                s'inquiètent, se retrouvent, se contemplent.

                Tous les jours, quelque part,
                des enfants recueillent le meilleur
                des mains de leurs parents
                et des parents confient l'avenir à leurs enfants.

                Tous les jours, quelque part,
                des priants se tournent vers Dieu,
                le supplient et l'implorent,
                ou lui rendent grâce et louange.


Nous vous souhaitons bonne lectio.

mardi 9 février 2016

Les chemins du Seigneur

Ch 14
10 Qui est assez sage pour discerner ces choses
et assez intelligent pour les connaître ?
Oui, les chemins du SEIGNEUR sont droits,
et les justes y marcheront,
mais les rebelles y trébucheront.

Viens Esprit Saint, viens nous donner la sagesse et l’intelligence nécessaires pour connaître les choses du Royaume.

Qui est assez sage pour discerner ces choses et assez intelligent pour les connaître ? Il nous semble changer de style… on ne reconnait plus la plume d’Osée mais plutôt celle de Ben Sirac  ou d’un autre auteur de « Sagesse ». Nous retrouvons des idées souvent rencontrées dans le Siracide (par exemple) : la sagesse, l’intelligence, la connaissance, où ces notions ont été longuement précisées. Est-ce une conclusion rajoutée pour souligner précisément la portée de ce livre et montrer qu’il mérite qu’on s’y attache ?

Oui, les chemins du SEIGNEUR sont droits, et les justes y marcheront :
après l’interrogation, l’affirmation : oui, voilà ce qui est sûr, voilà ce qui pourrait tout résumer. Invitation ultime et forte à faire confiance au Dieu fidèle et à marcher avec lui.

mais les rebelles y trébucheront :
… et comme il faut toujours voir le revers…


Seigneur Dieu, montre-nous tes chemins, permets-nous d’y marcher tous ensemble avec toi.

lundi 8 février 2016

Ils fleuriront

Ch 14
8 ils reviendront, ceux qui habitaient à son ombre,
ils feront revivre le blé,
ils fleuriront comme la vigne,
et on en parlera comme du vin du Liban.
9 Ephraïm ! Qu’ai-je encore à faire avec les idoles ?
C’est moi qui lui réponds et qui veille sur lui.
Je suis, moi, comme un genévrier toujours vert,
c’est de moi que procède ton fruit.

Viens Esprit Saint, fais-nous entendre la parole de notre Dieu, lui qui veille sur nous.

ils reviendront, ceux qui habitaient à son ombre : les enfants d’Israël reviendront, ils s’assiéront sous son ombre, comme avant, sa protection sera offerte à tous, dans la paix.

ils feront revivre le blé :
et dans la prospérité, l’abondance ; la formule est jolie : « faire revivre le blé » : nous le savons, le pain est plus qu’une nourriture, il est vie.

ils fleuriront comme la vigne :
la vigne sera fleurs (beauté, parfum) et fruits (fécondité, joie)

et on en parlera comme du vin du Liban : et cette floraison nouvelle, ce vin nouveau sera connu, reconnu, autant que le Liban !

Ephraïm ! Qu’ai-je encore à faire avec les idoles ?
Qui parle ? Certains exégètes pensent que nous sommes en présence d’un dialogue entre l’homme et Dieu (un peu comme dans certains psaumes ou le sujet change sans cesse sans qu’il soit précisé). L’interjection pourrait alors être un témoignage : « moi, Ephraïm, »…  Et on entrerait dans une alternance, dans un accord entre les deux interlocuteurs qui se répondent en harmonie.

C’est moi qui lui réponds et qui veille sur lui :
le Seigneur est un Dieu qui répond, au contraire de toutes les idoles. On ne s’adresse pas en vain à lui.

Je suis, moi, comme un genévrier toujours vert :
reprendrait Ephraïm, reconnaissant ce que Dieu fait de lui.

c’est de moi que procède ton fruit :
rappelle le Seigneur : lui seul est le vrai Dieu de la fertilité.

Seigneur Jésus, fais-nous revenir à toi, fais-nous sans cesse revivre, fais-nous porter du fruit, dans la joie et la reconnaissance !