jeudi 21 mai 2015

La miséricorde se moque du jugement



Parlez et agissez comme devant être jugés par une loi de liberté. Car le jugement est sans miséricorde pour qui n’a pas fait miséricorde ; la miséricorde se moque du jugement.
Jacques 2, 12-13

Viens Esprit de Jésus, grave en nos cœurs l’amour.
Viens Esprit de Jésus, fais nous comprendre l’Ecriture, que nous puissions en vivre.

Parlez et agissez comme devant être jugés par une loi de liberté.
Quelle est cette loi de liberté ? la loi de l’amour. Le chrétien n’est pas d’abord attaché à une foule de préceptes, qui lui rendent la vie impossible à force d’observances tatillonnes  impraticables. Le chrétien, à la suite du Christ, reçoit le commandement de l’amour comme celui qui englobe toute la loi, l’inspire et la conduit. Et ce n’est pas pour autant une voie facile. La voie de l’amour est exigence, Jacques vient de le rappeler en condamnant toute partialité dans l’amour offert au prochain. Il s’agit de considérer tout prochain !  Mais au lieu de sombrer dans une vie tatillonne, face à une pléthore de préceptes, Jacques offre une clé : placer la loi de l’amour au cœur de tout discernement, qu’elle donne la lumière pour un agir juste, pour une parole juste.

Car le jugement est sans miséricorde pour qui n’a pas fait miséricorde ; la miséricorde se moque du jugement.
Au-dessus  de la stricte légalité, il y a l’amour. Un amour qui peut se faire compréhension, un amour qui peut se montrer indulgence, patience. Le Seigneur nous enseigne à ne pas juger, à ne pas nous situer en accusateur de nos frères et sœurs : ce serait faire le jeu de Satan qui selon l’Apocalypse accuse jour et nuit devant le Seigneur. Plutôt que de se préoccuper de juger autrui, st Jacques nous invite à pratiquer la loi de l’amour, amour envers tous ceux et celles que nous rencontrons au long des jours.

Seigneur, dépose en mon cœur ton regard qui accueille, réconforte, aime. Seigneur, donne-moi de marcher à ta suite dans l’amour.

mercredi 20 mai 2015

Transgresseur de la loi



En effet, qui garde la loi entière et trébuche sur un seul point, est devenu passible de tout. En effet, Celui qui a dit : « tu ne commettras pas d’adultère » a dit aussi « Tu ne commettras pas de meurtre ». Si sans commettre d’adultère tu commets un meurtre tu es devenu transgresseur de la loi.
 Jacques 2, 10-11

Viens Esprit de Jésus, enseigne-nous le chemin de la vie.
Viens Esprit de Jésus, brûle nos cœurs du feu de ton amour.

En effet, qui garde la loi entière et trébuche sur un seul point, est devenu passible de tout.
Jacques rappelle ici un principe simple, pour garder la loi il n’y a pas de demi-mesure. On ne peut se dire observant de la loi, si on trie parmi les préceptes qu’elle offre.

 En effet, Celui qui a dit : « tu ne commettras pas d’adultère » a dit aussi « Tu ne commettras pas de meurtre ». Si sans commettre d’adultère tu commets un meurtre tu es devenu transgresseur de la loi.
Et Jacques d’appuyer par cet exemple son propos. L’observance de la loi ne peut être découpée en préceptes que l’on accepte et préceptes que l’on refuse. Nous pouvons nous dire, que viennent faire ces réflexions. Jacques a-t-il perdu le fil de sa réflexion ? non, point. Il venait de nous exhorter à ne pas faire acception des personnes. Maintenant, il nous montre par un exemple quelque peu flagrant que la loi doit être prise en son ensemble dans le creux de notre quotidien. Faire acception de personnes, c’est manquer à la loi de l’amour du prochain. C’est donc se mettre hors-la-loi.

Seigneur, ouvre mes yeux, ouvre mon cœur. Donne-moi de percevoir ton appel à l’amour du prochain, au fil du quotidien que tu me donnes.

  

mardi 19 mai 2015

la loi royale



Certes si vous accomplissez la loi royale selon l’Écriture : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Vous agissez bien. Mais si au contraire, vous êtes partiaux, vous commettez un péché, en étant confondus par la loi comme transgresseurs.
Jacques 2, 8-9

Viens Esprit d’amour, viens Esprit de feu
Viens éclairer nos cœurs tandis que nous écoutons la Parole pour en vivre.

Certes si vous accomplissez la loi royale selon l’Écriture : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Vous agissez bien.
Que veut dire st Jacques en appelant cette loi royale ? Il est intéressant de noter qu’il ne parle pas ici de la loi qui enjoint d’aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme et de toute sa force, mais bien de la loi concernant l’amour du prochain. Une loi royale, c’est un loi importante, un porche d’entrée vers le Royaume. Et ce porche d’entrée est dans l’amour du prochain, quel qu’il soit. Jacques reconnaît dans la pratique de cette loi un agir bon, un agir juste.

Mais si au contraire, vous êtes partiaux, vous commettez un péché, en étant confondus par la loi comme transgresseurs.
La partialité ne trouve pas place dans l’Écriture, elle ne trouve pas place dans la vie du croyant. La partialité est une tentation. Il serait si simple d’aimer seulement ceux qui nous aiment, ceux qui nous le rendent,… Mais l’Écriture nous ouvre à une réalité autre : la fraternité universelle. Si tous nous sommes enfants d’un même Père, ce que nous dit notre foi chrétienne, alors tous nous sommes frères. Si nous agissons à l’encontre de cette fraternité universelle, c’est que nous n’avons pas encore mesuré à quel point nous sommes tous enfants d’un même Père, à quel point, nous sommes conviés à l’amour du prochain, de tout prochain.

Seigneur, fais-moi reconnaître celui que tu veux aujourd’hui que j’accueille en frère, en sœur.

lundi 18 mai 2015

le beau nom qu'on invoque sur vous



Mais vous, vous avez privé le pauvre de sa dignité. N’est-ce pas les riches qui vous oppriment ? Eux encore qui vous traînent devant les tribunaux ? N’est-ce pas eux qui diffament le beau nom qu’on invoque sur vous ?
Jacques 2, 6-7

Viens Esprit de Jésus, viens en nous lire cette parole. Viens Esprit de Jésus redresse en nous ce qui est tordu, réchauffe ce qui est froid, assouplit ce qui est raide.

Mais vous, vous avez privé le pauvre de sa dignité.
Après le regard posé sur Dieu, sur ses manières de voir chacun et ses manières d’agir. Le regard posé sur nos dérapages est sévère, sans concession. Priver l’autre de sa dignité, voilà des pratiques qui ne relèvent pas du Royaume de Dieu, où tous sont frères.

 N’est-ce pas les riches qui vous oppriment ? Eux encore qui vous traînent devant les tribunaux ?
Ce n’est pas une attaque contre la richesse, mais contre ses éventuelles conséquences. Elle peut entrer une fermeture du cœur telle que l’on ne voit plus l’autre comme un frère, mais comme un rival à éliminer, un être à exploiter. Jacques s’adresse manifestement à une communauté oppressée par les inégalités. Et constate d’où vient l’oppression.

N’est-ce pas eux qui diffament le beau nom qu’on invoque sur vous ?
Ce beau nom est celui de Jésus. IL est invoqué sur le croyant lors de son baptême, il devient son sceau. Et ce nom ne peut être porté avec justesse en dehors de la fraternité. Ne pas respecter la fraternité, c’est porter atteinte au corps du Christ.

Seigneur, ouvre les yeux de mon cœur. Que je reconnaisse en chacun un frère pour qui tu as donné ta vie. Que je sois attentive à tous ceux et celles que tu places sur nos routes.

dimanche 17 mai 2015

Ecoutez



Écoutez mes frères bien-aimés ! Dieu n’a-t-il pas choisi les pauvres aux yeux du monde pour les rendre riches en foi et héritiers du Royaume qu’il a promis à ceux qui l’aiment ?
Jacques 2,5

Viens Esprit de Jésus, ouvre l’oreille de mon cœur et viens y déposer la parole de vie.

Écoutez mes frères bien-aimés !
Toujours cette invitation à l’écoute. St Jacques est bien conscient que tout peut commencer à partir du moment où on s’ouvre par l’écoute. Tant que nous vivons dans le repli de nos savoirs, de nos assurances, quelle parole pouvons nous accueillir qui nous mette en route sur le chemin de la foi ? Si notre oreille se fait attentive, si nous sommes prêts à un déplacement intérieur, alors la grâce pourra agir. Jacques tout en appelant à cette écoute profonde, demeure en lien avec les destinataires de sa lettre. Ils sont ses frères bien-aimés.  Son appel pourra sans doute être mieux accueilli, si les destinataires vivent cette fraternité, reçoivent cette fraternité que Jacques leur témoigne.

Dieu n’a-t-il pas choisi les pauvres aux yeux du monde pour les rendre riches en foi et héritiers du Royaume qu’il a promis à ceux qui l’aiment ?
St Jacques tourne alors notre regard sur Dieu. Il nous invite à percevoir le regard de Dieu, à le partager. Si la fraternité est difficile, si elle n’est pas spontanée à l’égard de tous, Jacques invite à la fonder sur le regard de Dieu. Lui accueille chacun, lui ne fait pas acception des personnes, lui considère le pauvre, celui qui ne paie pas de mine aux yeux du monde. Cela ne veut pas dire qu’il rejette les autres, ne considérant que les pauvres aux yeux du monde. Cela dit qu’à ses yeux tous sont accueillis, même celui que la société rejette. Ces « petits » pour qui spontanément certains n’ont aucun égard.

Seigneur, partage moi ton regard. Rends mon cœur semblable au tien, accueillant à ta vie, à ton amour, et les partageant à ceux et celles que tu places sur mon chemin.