jeudi 7 mai 2015

Une fois fécondée

Jc
14 Chacun est tenté par sa propre convoitise, qui l’entraîne et le séduit. 15 Une fois fécondée, la convoitise enfante le péché, et le péché, arrivé à la maturité, engendre la mort.

Viens Esprit saint, viens nous mettre en garde vis-à-vis de tout ce qui nous ferme à tes dons.

Chacun est tenté par sa propre convoitise : voilà donc nommé le coupable : la convoitise. Celle-ci a quelque chose à voir avec le désir, et pourtant dans ce cas il s’agit d’un « désir » de possession, d’une envie de ramener à soi ; l’auteur souligne bien qu’il s’agit de cette convoitise qui est en chacun, chacun la possède « en propre ».

qui l’entraîne et le séduit : et elle peut être le moteur de bien de nos actes. La convoitise est agissante, elle nous entraîne – comme un peu malgré nous -, elle nous séduits… par quoi allons-nous nous laisser séduire ?

Une fois fécondée : mais il ne nous faut pas craindre être emportés à notre insu dans un mouvement « infernal », car notre convoitise n’est pas toute puissante : nous pouvons lui mettre un frein en nous refusant de la « féconder ». Nous sommes appelés à cette vigilance de chaque instant qui ne donne pas prise à notre premier réflexe, celui de l’avoir, du pouvoir. La longue route nous apprend le détachement, elle nous apprend à nous faire pauvres de tout ce qui peut obscurcir notre vrai désir, celui de répondre à l’amour de notre Dieu.

la convoitise enfante le péché, et le péché, arrivé à la maturité, engendre la mort : comme nous étions passés (verset 12), de l’épreuve traversée à la couronne de vie, nous passons maintenant de la convoitise à la mort. Avant de parler du don de Dieu, Jacques s’attache à montrer que, sans lui, l’homme peut aller de chutes en chutes jusqu’à la mort. Mais il faut pour cela que le péché soit lui aussi « arrivé à maturité », et, avant cela, Dieu propose sans doute bien des occasions de se reprendre…

Seigneur Jésus, nous t’en prions, habite notre désir, tourne-le tout entier vers toi. Sois celui qui nous séduits, qui nous attire à toi, et donne-nous de nous laisser séduire !

mercredi 6 mai 2015

Dieu ne peut être tenté

Jc
13 Que nul, quand il est tenté, ne dise : « Ma tentation vient de Dieu. » Car Dieu ne peut être tenté de faire le mal et ne tente personne.

Viens, Esprit Saint, viens nous révéler qui est Dieu au travers de la parole.

Que nul, quand il est tenté : voilà qui nous arrive tout le temps… oui, nous sommes tentés de nous laisse glisser sur le chemin le plus facile, le plus attrayant, le plus valorisant… La tentation, nous connaissons. Mais d’où nous vient-elle ? De Dieu ?? Etrange réponse.

ne dise : « Ma tentation vient de Dieu. » : car là, nous sommes bien d’accord, et nous le répétons : comment imaginer un Dieu qui veuille entraîner au mal, lui qui ne connaît pas le mal ? Non Dieu ne « soumet pas à la tentation ». Ne jouons pas avec le vocabulaire, il y va du visage de notre Dieu ! Et pourtant, ce fut, puisque Jacques met en garde, une tendance dès les origines. Etrange humanité qui veut tout remettre sur Dieu alors que lui veut tout confier à l’homme.

Car Dieu ne peut être tenté de faire le mal : Jacques est précis, et d’abord il considère le lien entre Dieu et la tentation : non, Dieu n’est pas tenté ! On pourrait dire, il n’est pas tenté de nous tenter !

et ne tente personne : l’affirmation est brève, claire, nette : voilà qui est dit !


Seigneur Jésus, tu es venu nous révéler qui est Dieu, tu nous as montré le visage du Père. Toi seul es le chemin qui peut nous conduire à la vraie connaissance de Dieu, de notre Dieu qui ne peut qu’aimer. Béni sois-tu.

lundi 4 mai 2015

Ceux qui l'aiment

Jc
12 Heureux l’homme qui endure l’épreuve, parce que, une fois testé, il recevra la couronne de la vie, promise à ceux qui L’aiment.

Viens Esprit Saint, viens nous faire vivre de cette parole, viens nous la rappeler lorsque nous traversons la difficulté.

Heureux l’homme qui endure l’épreuve : voilà donc une béatitude ! Nous voici en quelque sorte revenus au verset 2 sur lequel Jacques va ne faire qu’insister.

parce que, une fois testé : ce vocabulaire du test peut paraître un peu étrange : y a-t-il donc un examen à passer ? Mais Paul – dont Jacques s’inspire souvent – nous l’explique dans sa lettre aux Romains (5,3) : des épreuves découle la persévérance, puis la fidélité éprouvée et enfin l’espérance.

il recevra la couronne de la vie, promise à ceux qui L’aiment : le couronnement est un beau thème qui parcourt la bible, et, avec cette promesse de recevoir une couronne, la couronne de la vie, nous revenons à l’essentiel : elle est promise à ceux qui aiment Dieu (et donc leurs frères).


Seigneur Jésus, tu nous as fait cette promesse de nous donner la vie, ta vie. Aide-nous à comprendre comment y parvenir, dans la confiance, et dans le concret de nos existences. Béni sois-tu de nous promettre ainsi le bonheur !

dimanche 3 mai 2015

Fierté

Jc
9 Que le frère de condition modeste tire fierté de son élévation, 10 et le riche, de son déclassement, parce qu’il passera comme la fleur des prés. 11 Car le soleil s’est levé avec le sirocco et a desséché l’herbe, dont la fleur est tombée et dont la belle apparence a disparu ; de la même façon, le riche, dans ses entreprises, se flétrira.

Viens Esprit Saint, viens éclairer cette parole et nous pousser à la mettre en pratique.

Que le frère de condition modeste tire fierté de son élévation : Jacques est parti pour quantités de recommandations qui n’ont pas souvent un enchaînement logique. Sans doute les sources de Jacques n’avaient-elles guère de structure littéraire et il n’a pas éprouvé la nécessité d’en chercher une. Nous allons donc recevoir au fur et à mesure les conseils de Jacques, évidemment très en lien avec le vécu des jeunes communautés. Nous verrons, par exemple, combien le thème des inégalités sociales y est présent (aussi le début des chapitres 2 et 5…). Voilà qui, malheureusement, ne nous dépayse guère. Remarquons cette phrase « positive » : oui, celui qui possède peu, ou celui qui a renoncé à posséder, peut se glorifier de l’héritage qui lui est promis.

et le riche, de son déclassement : et le riche aussi peut s’en glorifier. Il s’agit bien ici du « riche » qui, s’étant converti, a partagé ses richesses, et n’est donc plus « considéré » avec le même regard par ceux qui ne jugent qu’à l’apparence.

parce qu’il passera comme la fleur des prés : sinon, il ne mise pas sur le Royaume et son entreprise passera.

Car le soleil s’est levé avec le sirocco et a desséché l’herbe, dont la fleur est tombée et dont la belle apparence a disparu ; de la même façon, le riche, dans ses entreprises, se flétrira : nous nous retrouvons ici en plein évangile : combien de fois Jésus n’a-t-il pas mis en garde contre la fausse assurance des richesses !


Seigneur Jésus, tu as comparé l’argent à un faux-dieu, fais que rien ne nous sépare de toi, accorde-nous de miser sur l’essentiel : répondre à ton appel à aimer, à partager.

samedi 2 mai 2015

Partagé, fluctuant

Jc
6 Mais qu’il demande avec foi, sans éprouver le moindre doute ; car celui qui doute ressemble à la houle marine que le vent soulève. 7 Que ce personnage ne s’imagine pas que le Seigneur donnera quoi que ce soit 8 à un homme partagé, fluctuant dans toutes ses démarches.

Viens Esprit Saint, viens raffermir notre foi, viens créer l’unité en nos cœurs.

Mais qu’il demande avec foi, sans éprouver le moindre doute : la belle affirmation du verset précédent (« la sagesse lui sera donnée ») trouve ici une nuance, il y a une condition, et elle est sans doute de taille : il faut demander avec foi : c’est-à-dire, précise Jacques, sans le moindre doute !

car celui qui doute ressemble à la houle marine que le vent soulève : il faut être ancré en Dieu même, ne pas se laisser balloter au gré de nos envies ou de nos découragements…

Que ce personnage ne s’imagine pas que le Seigneur donnera quoi que ce soit à un homme partagé, fluctuant dans toutes ses démarches : Jacques est très clair. La Seigneur ne donne pas à un cœur partagé (divisé) et changeant. Après avoir souligné la simplicité (unicité) avec laquelle Dieu donne, il y oppose l’homme partagé (divisé). Il évoque la duplicité de l’homme qui fluctue entre la fidélité à Dieu et les attirances du « monde ». A celui-là, Dieu ne donne rien (ne même pas se l’imaginer !). Mais il demande à l’homme de refléter en lui la simplicité de Dieu lui-même.


Seigneur Jésus, toi qui as toujours mis en garde les « cœurs doubles », donne-nous de grandir à ton image, de mettre toute notre confiance en toi.