vendredi 24 février 2017

Les eaux coulèrent

Es 48
20 Sortez de Babylone ! Fuyez de chez les Chaldéens !
D’une voix retentissante annoncez-le, faites-le entendre,
ébruitez-le jusqu’à l’extrémité de la terre,
dites : « Le SEIGNEUR a racheté son serviteur Jacob ! »
21 Ils n’ont pas eu soif sur les sols dévastés où il les a menés.
Pour eux, c’est du rocher qu’il fit ruisseler des eaux,
oui, il fendit le rocher et les eaux coulèrent !
22 Mais point de paix, a dit le SEIGNEUR, pour les méchants.

Viens Esprit Saint, que cette parole, que nous recevons aujourd’hui, nous ayons le souci de la faire retentir aussi loin qu’il est en notre pouvoir.

Sortez de Babylone ! Fuyez de chez les Chaldéens : à partir de maintenant, le prophète ne regardera plus vers Babylone, vers les idoles séductrices. Il invite Israël à en sortir, à s’en éloigner, car c’est seulement le petit reste des fidèles qui va maintenant concentrer son attention.

D’une voix retentissante annoncez-le, faites-le entendre, ébruitez-le jusqu’à l’extrémité de la terre, dites : Le SEIGNEUR a racheté son serviteur Jacob :
et celui-là est chargé de faire connaître le salut dont il est l’objet : « à votre tour, ne l’annoncerez-vous pas » disait-il déjà au verset 6.

Ils n’ont pas eu soif sur les sols dévastés où il les a menés. Pour eux, c’est du rocher qu’il fit ruisseler des eaux, oui, il fendit le rocher et les eaux coulèrent 
: rappel de ces faits bien connus vécus dans le désert de l’exode, faits relus comme une preuve de la prévenance de Dieu à leur égard.

Mais point de paix, a dit le SEIGNEUR, pour les méchants :
Esaïe va laisser les « méchants » à leur sort, il s’attachera plutôt à encourager les fidèles.

Seigneur Dieu, toi qui as abreuvé ton peuple au désert, tu es ce rocher dont coule l’eau vive : qu’elle ruisselle en nos vies, qu’elle les fasse porter du fruit.

jeudi 23 février 2017

La paix comme un fleuve

Es 48
17 Ainsi parle le SEIGNEUR qui te rachète, le Saint d’Israël :
C’est moi, le SEIGNEUR, ton Dieu,
qui t’instruis pour que tu en tires profit,
qui te fais cheminer sur le chemin que tu parcours.
18 Ah ! si tu avais été attentif à mes ordres,
ta paix serait comme un fleuve,
et ta justice comme les flots de la mer ;
19 ta descendance serait comme le sable,
ses rejetons comme les gravillons :
jamais son nom ne serait, de devant moi,
ni retranché, ni extirpé.

Viens, Esprit Saint, viens nous éclairer pour que nous soyons attentifs, accorde-nous de nous laisser instruire par ta parole.

Ainsi parle le SEIGNEUR qui te rachète, le Saint d’Israël : le prophète continue à exprimer le dessein de Dieu sur son peuple.

C’est moi, le SEIGNEUR, ton Dieu, qui t’instruis pour que tu en tires profit, qui te fais cheminer sur le chemin que tu parcours :
le Seigneur veille toujours sur son peuple, il l’instruit, il le guide comme au sortir d’Egypte, il est avec lui sur son chemin.

Ah ! si tu avais été attentif à mes ordres : mais le peuple a pris des chemins de traverse, il a désobéi à ses ordres, il s’est détourné de son guide, alors la paix n’est pas pour lui (v.22)

ta paix serait comme un fleuve, et ta justice comme les flots de la mer :
paix entre les hommes qui pourrait se répandre comme les eaux fécondantes d’un fleuve, paix dans les cœurs, paix en celui qui sait écouter les ordres de son Dieu et tente d’y répondre de son mieux ; celui-là vit dans la confiance et la justice.

ta descendance serait comme le sable, ses rejetons comme les gravillons :
la plus belle des récompense, depuis Abraham, est la promesse d’une descendance qui perpétue la réalisation de la promesse.

jamais son nom ne serait, de devant moi, ni retranché, ni extirpé :
mission donnée à Israël de transmettre la « connaissance » de Dieu à ses fils et aux fils de ses fils… ainsi il restera toujours en présence de son Dieu.

Seigneur Jésus, toi qui nous as donné ta paix, permets que nous nous laissions guider sur tes chemins. Je veux écouter ce que Dieu dit : le Seigneur parle de paix, pour son peuple, pour ses fidèles, pour ceux qui lui font à nouveau confiance. (Ps 85,9)

mercredi 22 février 2017

Approchez-vous de moi

Es 48
12 Ecoute-moi, Jacob, Israël, toi que j’appelle,
je suis bien tel : c’est moi le premier, c’est moi aussi le dernier.
13 Oui, c’est ma main qui a fondé la terre, ma droite qui a étendu les cieux ;
si je les appelle, d’un coup ils se présentent.
14 Rassemblez-vous tous et écoutez !
Qui, parmi les autres, a annoncé ces faits :
celui que le SEIGNEUR aime exécutera son bon plaisir
contre Babylone et son engeance, les Chaldéens ?
15 C’est moi, c’est moi qui ai parlé ;
oui, je l’ai appelé, je l’ai fait venir et son chemin aboutira !
16 Approchez-vous de moi, écoutez ceci :
je n’ai jamais, depuis le début, parlé en cachette ;
depuis l’époque où cela s’est produit, je suis là :
finalement c’est donc que le Seigneur DIEU m’a envoyé, avec son Esprit.

Viens Esprit Saint, donne-nous aujourd’hui de nous approcher de la parole de façon à être tout à son écoute.

Ecoute-moi, Jacob, Israël, toi que j’appelle : une nouvelle incitation à l’écoute… Israël étant désigné comme l’appelé : appelé pour qu’il écoute ? appelé par son nom ? appelé à une mission ?

je suis bien tel : c’est moi le premier, c’est moi aussi le dernier : nouvelle désignation de celui qui parle ; d’abord par ce qu’il est…

Oui, c’est ma main qui a fondé la terre, ma droite qui a étendu les cieux ; si je les appelle, d’un coup ils se présentent : … ensuite par son œuvre, lui qui es à l’origine de l’univers. Et ces cieux même sont montrés en exemple : eux, ils répondent à l’appel, ils se présentent à leur créateur.

Rassemblez-vous tous et écoutez : ainsi les élus doivent eux aussi se présenter, mieux, se rassembler, être tous ensemble prêts à écouter.

Qui, parmi les autres, a annoncé ces faits : celui que le SEIGNEUR aime exécutera son bon plaisir contre Babylone et son engeance, les Chaldéens : retour aussi de l’argument de l’annonce préalable ; mais au milieu de ces répétitions sans fin (bien nécessaires sans doute quand l’écoute est défaillante) se glissent des perles : qui exécutera les ordres de Dieu ? « celui que le Seigneur aime ».

C’est moi, c’est moi qui ai parlé ; oui, je l’ai appelé, je l’ai fait venir et son chemin aboutira : synthèse en quatre verbes de tout le mouvement entre celui qui appelle et celui qui est envoyé.

Approchez-vous de moi, écoutez ceci : après l’invitation à se rassembler, voici celle à s’approcher encore, à venir comme s’asseoir auprès de la Parole, à y demeurer pour mieux écouter.

je n’ai jamais, depuis le début, parlé en cachette ; depuis l’époque où cela s’est produit, je suis là : finalement c’est donc que le Seigneur DIEU m’a envoyé, avec son Esprit : cette parole est-elle celle du Messie, du Serviteur qui s’annonce ?

Seigneur Jésus, toi, le Verbe, qui fus envoyé en notre monde, toi qui fus poussé par l’Esprit, tu nous rassembles autour de toi, avec toi : donne-nous force et lumière sur le chemin de ce jour, donne-nous de croire que tu es et seras toujours avec nous.

mardi 21 février 2017

Je t'ai choisi

Es 48
9 C’est par égard pour mon nom que je modère ma colère,
par égard pour la louange qui m’est due qu’envers toi je me refrène,
afin de ne pas te retrancher.
10 Voici que je t’ai épuré – non pas dans l’argent en fusion –
je t’ai affiné dans le creuset de l’humiliation.
11 C’est par égard pour moi, par égard pour moi que j’ai agi,
comment, en effet, mon nom serait-il déshonoré ?
Ma gloire, je ne la donnerai pas à un autre.

Viens Esprit Saint, viens nous dévoiler ce que la parole veut nous dire en ce jour.

C’est par égard pour mon nom que je modère ma colère, par égard pour la louange qui m’est due qu’envers toi je me refrène, afin de ne pas te retrancher : nous lisons aujourd’hui trois versets qui laissent perplexes : est-ce pour lui-même que Dieu agit ?! Pourtant Esaïe n’est pas le seul à affirmer cela : Ezéchiel, dans un texte bien connu, affirme la même idée, juste avant la promesse du retour : "ce n’est pas à cause de vous que j’agis mais à cause de mon saint nom… (Ez 36, 22), je vous rassemblerai de tous les pays… (v. 24)". Ici aussi, l’objectif est de ne pas « retrancher » Israël, de le préserver, de le sauver.

Voici que je t’ai épuré – non pas dans l’argent en fusion – je t’ai affiné dans le creuset de l’humiliation :
le prophète prend l’image de l’argent en fusion qui permettait d’y faire fondre la galène afin qu’elle libère le plomb, technique de raffinage de l’époque. Cela a amené le traducteur à écrire « je t’ai épuré ». Pourtant une traduction littérale aurait donné « trié », « choisi », ou même « élu », par séparation d’avec les scories, en l’occurrence les nations païennes au milieu desquelles il était humilié.

C’est par égard pour moi, par égard pour moi que j’ai agi, comment, en effet, mon nom serait-il déshonoré ? Ma gloire, je ne la donnerai pas à un autre :
mais que veut dire « par égard pour moi », expression que nous avons déjà rencontrée en 43,25 ou en 42,21 où nous avons vu que la gloire, la justice de Dieu, pour Esaïe, était la fidélité miséricordieuse de Dieu à son dessein de salut. Le nom de Dieu, c’est son être même auquel il ne peut qu’être fidèle.


Seigneur Dieu, ce n’est pas à cause de notre pouvoir ou de nos mérites que nous sommes sauvés ; dans ton amour, tu n’as de cesse de rassembler tous tes enfants : donne-nous de te répondre aujourd’hui, de marcher sur tes chemins en toute confiance, accueillant ta grâce.

lundi 20 février 2017

Au début de ce jour

Es 48
6b Maintenant je te fais entendre des nouveautés
mises en réserve, que tu ne connaissais pas.
7 C’est maintenant qu’elles sont créées, et non pas depuis longtemps,
au début de ce jour, et tu ne les avais jamais entendues,
pour éviter que tu dises : « Vu ! Je les connaissais ! »
8 Sûr ! tu n’as pas entendu ;
sûr ! tu n’as pas eu connaissance ;
sûr ! ton oreille n’a pas été ouverte longtemps avant,
car je sais que tu as trahi, encore trahi,
et que l’on t’appelle « Révolté dès le sein maternel » !

Viens Esprit Saint, viens nous ouvrir les yeux sur la nouveauté de chaque jour.

Maintenant : on entre dans un autre temps comme nous l’avons déjà lu en 42,9 (les premiers événements les voilà passés, et moi j’annonce de nouveaux ». Dieu change de « pédagogie ». Avant il y avait la prédiction, longtemps à l’avance, prédiction qui se réalise sous leurs yeux. Mais « maintenant », il y a du neuf !

je te fais entendre des nouveautés mises en réserve, que tu ne connaissais pas : Dieu est aussi et toujours celui qui surprend. Le voilà qui parle de « choses nouvelles, secrètes et inconnues » (traduction de la BJ).

C’est maintenant qu’elles sont créées, et non pas depuis longtemps :
Dieu est celui qui crée sans cesse, qui donne existence, qui renouvelle.

au début de ce jour :
car ces nouveautés datent du début de ce jour, l’aujourd’hui est jour de grâce. « Un jour nouveau commence, un jour reçu de toi » chante une hymne.  

et tu ne les avais jamais entendues pour éviter que tu dises : Vu ! Je les connaissais : combien nous sommes vite habitués, blasés, combien nous croyons connaître ce que nous avons à peine entrevu… Dieu connaît le cœur de l’homme, il lui réserve chaque fois la surprise de nouveaux matins.

Sûr ! tu n’as pas entendu ; sûr ! tu n’as pas eu connaissance ; sûr ! ton oreille n’a pas été ouverte longtemps avant 
: le secret a été bien gardé dans le cœur de Dieu afin que l’homme puisse s’en émerveiller au moment voulu.

car je sais que tu as trahi, encore trahi, et que l’on t’appelle « Révolté dès le sein maternel 
: Dieu ne se fait pas d’illusion, mais il ne condamne pas non plus, il adapte simplement sa pédagogie à ce que nous sommes, il ne nous lâche pas, il s’obstine à nous montrer ses chemins.


Seigneur Dieu, toi qui fais toutes choses nouvelles,
quand passe le vent de l’Esprit,
viens encore accomplir tes merveilles aujourd’hui.