dimanche 2 août 2015

Selon Dieu

1 P 5
1 J’exhorte donc les anciens qui sont parmi vous, moi qui suis ancien avec eux et témoin des souffrances du Christ, moi qui ai part à la gloire qui va être révélée : 2 Paissez le troupeau de Dieu qui vous est confié, en veillant sur lui non par contrainte, mais de bon gré, selon Dieu ; non par cupidité, mais par dévouement. 

Viens, Esprit Saint, viens nous révéler, au travers de cette parole, comment être ton témoin aujourd’hui ; viens nous apprendre à agir « selon Dieu ».

J’exhorte donc les anciens qui sont parmi vous : Pierre s’est déjà adressé à quantité de « catégories » de personnes : les étrangers, les autorités, les maîtres et les serviteurs, les conjoints, les membres de communautés… Ainsi chacun a reçu des conseils appropriés à sa situation. Il va maintenant, en dernier lieu, s’adresser aux plus âgés et aux plus jeunes. Il commence par parler aux « anciens ». Autrement dit les presbytres. Qui sont-ils ? Certains versets – et certains exégètes – voient en eux les responsables de communautés (voir verset 3), d’autres y reconnaissent plutôt les plus âgés, comme ici où il est indiqué qu’ils sont « parmi vous » (voir aussi verset 5) ou encore ceux qui ont connu Jésus. Il semblerait donc que certains « anciens » soient responsables de communauté sans que ce terme désigne la fonction.

moi qui suis ancien avec eux et témoin des souffrances du Christ : Pierre se désigne ici lui-même comme ancien et il précise « avec eux », ce qui est une très belle formule. Il se dit aussi « témoin » : témoin de la passion de Jésus, mais aussi témoin dans le sens que toute sa vie est témoignage. Il est ainsi prêt à aller jusqu’au martyre (« martyr « = « témoin »).

moi qui ai part à la gloire qui va être révélée : il met toute sa foi dans la révélation de la gloire de Dieu, et, en même temps, il affirme y avoir déjà part.

Paissez le troupeau de Dieu qui vous est confié : aux chefs des communautés, il rappelle la parole qu’il a lui-même reçue au bord du lac de Tibériade (Jn 21, 17) « Pais mes brebis ». Il s’agit bien du troupeau de Jésus lui-même qui est confié à Pierre, qui est confié à tous les pasteurs.

en veillant sur lui non par contrainte, mais de bon gré, selon Dieu ; non par cupidité, mais par dévouement : et voici les conseils que Pierre adresse à ces pasteurs : veiller sur le troupeau (conseil pour tous les temps mais sans doute plus aigu en cette période de persécution). Ni par contrainte, ni par cupidité. Mais tout au contraire « selon Dieu » ! Ainsi ils doivent agir selon le cœur de Dieu, d’un Dieu juste et bon qui connaît ses brebis et prend soin de chacune d’entre elles ! Ils le feront donc « de bon gré » et « par dévouement ».


Seigneur Jésus, apprends-nous à veiller sur tous ceux qui nous sont confiés, à veiller mutuellement les uns sur les autres, et à le faire selon ton coeur.

vendredi 31 juillet 2015

Le fidèle créateur

1 P 4
17 C’est le moment, en effet, où le jugement commence par la maison de Dieu ; or, s’il débute par nous, quelle sera la fin de ceux qui refusent de croire à l’Evangile de Dieu ? 18 Et si le juste est sauvé à grand-peine, qu’adviendra-t-il de l’impie et du pécheur ? 19 Ainsi, que ceux qui souffrent selon la volonté de Dieu remettent leur âme au fidèle Créateur, en faisant le bien. 

Viens, Esprit Saint, éclaire-nous, montre-nous la volonté de Dieu, guide-nous sur le chemin de ce jour.

C’est le moment, en effet, où le jugement commence par la maison de Dieu ; or, s’il débute par nous, quelle sera la fin de ceux qui refusent de croire à l’Evangile de Dieu ? Et si le juste est sauvé à grand-peine, qu’adviendra-t-il de l’impie et du pécheur ? Dans son désir de mettre en garde les nouveaux chrétiens, Pierre fait toujours la comparaison avec ceux qui refusent l’Evangile. Que les disciples prennent conscience du don qui leur est fait, qu’ils ne soient pas tentés de revenir en arrière, même s’ils ont à affronter la souffrance !

Ainsi, que ceux qui souffrent selon la volonté de Dieu remettent leur âme au fidèle Créateur, en faisant le bien : il leur répète l’importance de faire le bien, de bien se conduire. Mais en comptant sur la fidélité de celui qui les a créés, qui leur a donné la vie, en vue de la vie éternelle, en vue du bonheur en Dieu.

Seigneur Jésus, tu nous as révélé le Père, tu nous révèles un Dieu créateur à qui nous devons tout, et dont la fidélité ne faillira jamais : permets-nous de mettre toute notre foi en notre Dieu.

jeudi 30 juillet 2015

Comme chrétiens

1 P 4
15 Que nul d’entre vous n’ait à souffrir comme meurtrier, voleur ou malfaiteur, ou comme se mêlant des affaires d’autrui, 16 mais si c’est comme chrétien, qu’il n’en ait pas honte, qu’il glorifie plutôt Dieu de porter ce nom.

Viens, Esprit Saint, viens nous faire découvrir la richesse de la parole, viens nous inspirer afin que nous agissions en disciples du Christ

Que nul d’entre vous n’ait à souffrir comme meurtrier, voleur ou malfaiteur, ou comme se mêlant des affaires d’autrui : soyons bien clair, reprécise Pierre, il ne s’agit pas de la souffrance en soi, de celle qui proviendrait d’un acte mauvais, ce n’est pas de cela qu’il parle !

mais si c’est comme chrétien, qu’il n’en ait pas honte : il s’agit de la souffrance qui serait une conséquence non recherchée (comme ceux qui couraient volontairement au martyre !) de l’appartenance au Christ et du comportement qui s’en suit : une manière d’être, une manière de faire le bien. Pierre avait déjà parlé (3,21) « de l’engagement envers Dieu d’une bonne conscience ».

qu’il glorifie plutôt Dieu de porter ce nom : ce nom, c’est celui de « chrétien », et nous savons par les Actes que c’est seulement à Antioche qu’il fut attribué aux disciples de Jésus (Ac 11,26). Avant, ceux-ci se désignaient comme « frères », « saints », « disciples ». Curieusement, ce beau terme de chrétien fut sans doute d’abord un sobriquet donné par les païens ! Ce nom, c’est celui du Christ. Déjà les apôtres aux tout premiers temps, étaient « heureux d’avoir été dignes de subir des outrages pour le Nom ». (Ac 5,41).


Seigneur Jésus, rends-nous fiers d’être chrétiens, rends-nous heureux de porter ce beau nom, ce nom qui nous relie directement à toi. Béni sois-tu !

mercredi 29 juillet 2015

L'Esprit de Dieu repose sur vous

1 P 4
12 Bien-aimés, ne trouvez pas étrange d’être dans la fournaise de l’épreuve, comme s’il vous arrivait quelque chose d’anormal. 13 Mais, dans la mesure où vous avez part aux souffrances du Christ, réjouissez-vous, afin que, lors de la révélation de sa gloire, vous soyez aussi dans la joie et l’allégresse. 14 Si l’on vous outrage pour le nom du Christ, heureux êtes-vous, car l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu, repose sur vous. 

Viens, Esprit Saint, viens Esprit de gloire, viens reposer sur nous, viens nous éclairer et nous conduire en ce jour.

Bien-aimés : même interpellation qu’en 2,12 qui indique le début d’un nouveau développement mais en amortit aussi en quelque sorte la rudesse.

ne trouvez pas étrange d’être dans la fournaise de l’épreuve, comme s’il vous arrivait quelque chose d’anormal : en fait, Pierre revient sur le thème des souffrances déjà abordé dans le chapitre 2. Ainsi les disciples sont dûment avertis, ils savent à quoi s’attendre, et l’arrivée d’épreuves ne devrait pas les troubler au point de les faire vaciller. L’image de la fournaise peut nous faire penser aux « flammes » de l’enfer… Mais aussi au feu qui purifie : beaucoup de métaux doivent passer au feu pour être rendu purs, et c’est bien sûr le cas de l’or, comme Pierre lui-même y a déjà fait allusion (1,7).

Mais, dans la mesure où vous avez part aux souffrances du Christ, réjouissez-vous, afin que, lors de la révélation de sa gloire, vous soyez aussi dans la joie et l’allégresse : au chapitre 2 (v. 21), Pierre nous parlait de prendre le Christ en exemple, de suivre ses traces. Maintenant il emploie un verbe beaucoup plus fort : « partager » les souffrances du Christ. Si nous voulons imiter le Christ, suivre l’exemple qu’il nous a donné par toute sa vie, nous savons que, comme lui, nous rencontrerons l’opposition et la souffrance. Mais nous aurons aussi part à sa gloire. Ainsi, Pierre nous promet joie et allégresse, comme il l’a fait dès le début de sa lettre (1,6)

Si l’on vous outrage pour le nom du Christ, heureux êtes-vous, car l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu, repose sur vous : cet avertissement se termine donc par une béatitude qui en est la conséquence et la justification. « Heureux êtes-vous », non pas seulement, « lors de la révélation de sa gloire », mais aujourd’hui, maintenant. L’Esprit promis par Jésus est en nous !


Seigneur Jésus, je te rends grâce pour le don de ton Esprit qui nous habite, nous guide, nous inspire. Qu’avec lui, les épreuves sur notre route deviennent des occasions de grandir, d’être menés au-delà de nous-mêmes, afin de toujours mieux répondre à tes appels.

mardi 28 juillet 2015

Que Dieu soit glorifié

1 P 4
11 Si quelqu’un parle, que ce soit pour transmettre les paroles de Dieu ; si quelqu’un assure le service, que ce soit avec la force que Dieu accorde, afin que par Jésus Christ Dieu soit totalement glorifié, lui à qui appartiennent gloire et domination pour les siècles des siècles. Amen !

Viens Esprit Saint, viens Esprit de force, que nous puissions agir aujourd’hui pour la gloire de Dieu.

Si quelqu’un parle, que ce soit pour transmettre les paroles de Dieu : tous ne sont pas appelés à parler. C’est une mission et un don. Que celui qui a la vocation de parler annonce les paroles de Dieu : voilà qui suppose une belle adhésion à l’Esprit !

si quelqu’un assure le service, que ce soit avec la force que Dieu accorde : on retrouve ici les deux « vocations » dont nous parlaient les Actes : la parole et le service, le diaconat. Il s’agit donc sans doute du service des tables, de l’aide aux nécessiteux. Cela aussi, il faut l’accomplir avec la force (la grâce) de Dieu. Pierre affirme que cette force nous est donnée, accordée par Dieu qui ne demande jamais rien sans en donner la capacité.

afin que, par Jésus Christ, Dieu soit totalement glorifié : que vous mangiez, que vous buviez, faites tout pour la gloire de Dieu avait dit Paul dans sa première lettre aux Corinthiens, donnant, au contraire, des exemples des plus quotidiens. Pierre et Paul, de façon complémentaire, nous montre ainsi que tout dans notre journée peut être vécu pour la gloire de notre Dieu ! Non pas selon notre mérite, mais, précise bien Pierre « par Jésus Christ ».

lui à qui appartiennent gloire et domination pour les siècles des siècles. Amen ! Et Pierre, voulant sans doute souligner l’importance de ce qu’il vient d’affirmer, et surtout porter le regard vers le Christ, termine par une formule liturgique à laquelle ne manque même pas l’Amen !


Seigneur Jésus, fais qu’en ta présence nous puissions vivre chaque moment de cette journée pour la plus grande joie de notre Dieu.