mercredi 22 octobre 2014

un citoyen romain

Aussitôt donc, ceux qui allaient le mettre à la question, le laissèrent. Et le tribun prit peur en découvrant que c’était un citoyen romain qu’il gardait enchaîné.
Actes 22,29

Viens Esprit de Jésus, dispose nos cœurs à la vie en Évangile
Viens Esprit de feu

Aussitôt donc, ceux qui allaient le mettre à la question, le laissèrent.
La déclaration de citoyenneté romaine de Paul arrête net ceux qui voulaient le fouetter pour l’interroger. Il est en effet interdit d’utiliser de tels procédés à l’égard d’un citoyen romain. Ils le laissent, s’écartent de lui. Ils doivent être quelque peu ébranlés. 

Et le tribun prit peur en découvrant que c’était un citoyen romain qu’il gardait enchaîné.
Et le responsable doit encore être un peu plus ébranlé. Paul pourrait porter plainte concernant le traitement qui lui a été réservé. Dommage qu’il faille des privilèges, des titres… dommage que le simple constat de notre commune humanité ne suffit pas à susciter en nous des comportements humains à l’égard de tous et chacun. 

Seigneur, aujourd’hui encore notre société est tissée de privilèges, de classes, etc… Apprends-moi à aborder tout être au départ de notre commune humanité, au départ de son statut d'humain créé à l’image de Dieu.

mardi 21 octobre 2014

A prix d'argent... de naissance

Le tribun revint donc demander à Paul : « Dis-moi, tu es citoyen romain ? » Paul dit :  « Oui ! » Le tribun répondit : « Moi, avec une importante somme d’argent j’ai acquis cette citoyenneté. » Et Paul répondit : « Moi, par contre, je l’ai de naissance. »
Actes 22, 27-28

Viens Esprit de paix, viens semer la réconciliation entre les êtres et les peuples
Viens Esprit de Jésus, fais nous bâtir le Royaume où tous seront frères et sœurs

Le tribun revint donc demander à Paul : « Dis-moi, tu es citoyen romain ? » Paul dit :  « Oui ! »
Soudain le dialogue s’engage entre les deux hommes. Une barrière semble tombée, du fait de la révélation de la citoyenneté romaine de Paul. Est-ce donc si difficile d’avoir un a priori favorable sur les personnes ? 

Le tribun répondit : « Moi, avec une importante somme d’argent j’ai acquis cette citoyenneté. » Et Paul répondit : « Moi, par contre, je l’ai de naissance. »
Voilà un brin d’humour au sein de ce passage qui aurait pu tourner à la violence gratuite d’un questionnement sous le fouet. Le tribun s’est procuré la citoyenneté romaine à grand prix, alors que Paul l’a tout simplement de naissance. Il n’a pas eu à lutter pour l’obtenir, pour la gagner ! Luc semble lui accorder par là une légère supériorité face au tribun ! On se prend à sourire du cocasse de la situation. 

Seigneur, ouvre nous à la rencontre de l’autre, librement, gratuitement, quel qu’il soit.

lundi 20 octobre 2014

Vous est-il permis?



Quand on l’eut attaché pour le fouetter, Paul dit au centurion de service : « Vous est-il permis de fouetter un citoyen romain qui n’a pas même été jugé ? » A ces mots, le centurion alla trouver le tribun et lui dit : « Qu’allais-tu faire ? L’homme est citoyen romain ! »
Actes 22, 25-26

Viens Esprit de Dieu, fais-nous discerner en la Parole, un chemin de vie
Viens Esprit de vérité, donne-nous la force pour vivre en chrétien au long des jours. 

Quand on l’eut attaché pour le fouetter, Paul dit au centurion de service : « Vous est-il permis de fouetter un citoyen romain qui n’a pas même été jugé ? »
Étonnant que Paul ait attendu jusqu’alors pour réagir. Espérait-il que ces hommes réfléchissent par eux-mêmes et se ravisent, sans qu’il soit besoin de son témoignage ?  A-t-il hésité à faire prévaloir sa citoyenneté romaine ? On le voit ici mettre en question l’attitude de celui-là qui s’apprêtait à le fouetter. On voit la même attitude de Jésus qui interroge celui qui l’a frappé lors de l’interrogatoire chez le grand-prêtre. Que ce soit un subalterne ou un plus haut gradé qui agisse, nul n’est dispensé d’en appeler à sa conscience. Quel geste poses-tu là ? 

A ces mots, le centurion alla trouver le tribun et lui dit : « Qu’allais-tu faire ? L’homme est citoyen romain ! »
Le centurion est désarmé devant cette question. Un citoyen romain jouit d’une certaine protection au niveau de la loi, il ne peut être soumis à la question par le fouet, à la différence de l’étranger. On peut s’étonner de cette différence de traitement, il faut se resituer à l’époque de Paul. Le centurion sait qu’il ne peut agir ainsi et s’en réfère à son supérieur hiérarchique, celui-là même qui avait commandé la mise à la question. 

Seigneur, donne-nous le discernement juste face à toute situation, donne-nous de percevoir les gestes justes, et ceux qu’il nous faut éviter, bannir.
Seigneur, nous te confions tous ceux et celles qui sont confrontés à la violence, puissent-ils, dans la non-violence, trouver les mots qui mettrons en question ceux-là qui les persécutent.

dimanche 19 octobre 2014

appliquer la question par le fouet



Ils hurlaient, jetaient leurs manteaux et lançaient en l’air de la poussière. Aussi le tribun donna l’ordre de faire entrer Paul dans la forteresse et de lui appliquer la question par le fouet, pour découvrir le motif de ces cris qu’on poussait contre lui.
Actes 22, 23-24

Viens Esprit de Jésus, viens ajuster nos cœurs au Royaume de Dieu
Viens Esprit de Jésus, sois notre force, notre douceur

Ils hurlaient, jetaient leurs manteaux et lançaient en l’air de la poussière.
On a l’impression d’un délire collectif, d’une hystérie collective. Les cris ne suffisent pas, ils accomplissent des gestes  qui ne nous sont pas directement compréhensibles. Revêtent-ils un sens particulier dans la culture de l’époque ? est-ce là simplement, des gestes de fureur, d’indignation, ainsi que le suggère Osty ? On imagine assez bien la scène, une confusion telle, débordement d’une foule qui ne se maîtrise plus, ne se contient plus. 

 Aussi le tribun donna l’ordre de faire entrer Paul dans la forteresse
Le tribun est chargé de l’ordre public, il se doit d’intervenir pour apaiser les esprits, et pour juger de l’affaire. Il fait entrer Paul dans la forteresse, seul moyen de le soustraire à la haine qui fait rage. Moyen aussi de pouvoir l’interroger pour rendre justice. 

 et de lui appliquer la question par le fouet, pour découvrir le motif de ces cris qu’on poussait contre lui.
La méthode a de quoi nous surprendre. Avant même tout interrogatoire on décide de passer par le fouet, pour interroger. Méthode d’usage à l’époque, méthode qui nous répugne, mais qui hélas est encore utilisée dans certaines parties du monde : la torture pour obtenir des aveux. Pourquoi ne pas d’abord interroger sans violence ? Invitation à réviser nos manières lorsque nous sommes confrontés à des opinions divergentes, à des personnes qui nous dérangent… quel est le ton de nos paroles, le timbre de nos voix, l’expression de nos yeux ? 

Seigneur, montre-nous le chemin de la communion, montre-nous le chemin de la rencontre avec notre humanité.
Seigneur, je te confie les chrétiens qui souffrent à cause de leur foi.

samedi 18 octobre 2014

Il ne convient pas qu'il vive!



[Les juifs] qui avaient écouté Paul jusqu’à ces mots se mirent alors à pousser des cris : « Ôtez de la terre un tel individu, il ne convient pas qu’il vive ! »
Actes 22,22

Viens Esprit de vie, Esprit de sainteté,
Viens Esprit de Jésus
Viens témoigner en nos cœurs de la force de ta Parole

[Les juifs] qui avaient écouté Paul jusqu’à ces mots
Paul vient de raconter sa conversion sur le chemin de Damas. A cela point de réaction, il a été écouté. Ensuite il a parlé d’une prière au temple de Jérusalem, une « extase » et il rapporte le dialogue qu’il a eu alors avec le Seigneur. Le Seigneur lui avait enjoint de quitter la ville, car sa vie était en danger, car il serait pas écouté. Et enfin le Seigneur l’avait envoyé vers les païens pour qu’il y annonce l’Évangile.

se mirent alors à pousser des cris : « Ôtez de la terre un tel individu, il ne convient pas qu’il vive ! »
C’est alors que son auditoire se rebelle, et pousse des cris. Qu’est ce qui a provoqué une telle réaction ? le fait que le non-accueil des juifs avait été annoncé ? le fait d’être envoyé  en mission aux païens ? le peuple serait jaloux de son Dieu d’une part, il ne serait pas prêt à voir son Dieu prendre soin des païens et d’autre part, il n’accepterait pas de voir annoncé son refus, son non-accueil.
Est-ce bien justifié ? dans la Bible, le peuple élu a toujours été élu en vue d’une mission vers les autres. Dès Abraham cette mission est annoncée, il doit être bénédiction pour toutes les nations. Si l’élu est mis à part, ce n’est pas pour être seul bénéficiaire du salut de Dieu, mais pour être instrument de ce salut pour les autres.
Le fait de se voir dénoncé, démasqué, n’est pas non plus facile à accepter.
Mais la violence de la réaction peut étonner ! Pourquoi une telle rage meurtrière? A quel fanatisme sommes-nous prêts lorsque nous voulons à tout prix posséder la vérité, lorsque nous n’acceptons pas d’être interrogés dans notre foi, mis à l’épreuve ? A quelle violence sommes-nous parfois confrontés par le seul fait de notre foi ? Comment présentez la foi, sans provoquer une telle violence ?  

Seigneur, garde-nous dans l’humilité de la foi, dans la simplicité.
Seigneur, aujourd’hui encore, des croyants sont en butte à bien des oppositions, à bien des tribulations. Que ne défaille pas leur courage tandis qu’ils témoignent de toi.