lundi 2 mars 2015

nous avons connu l'amour



En ceci nous avons connu l’amour : celui-là a déposé sa vie pour nous ; et nous, nous devons déposer nos vies pour nos frères.
1 Jn 3, 16

Viens Esprit de Jésus, viens lire la Parole en nos cœurs. Viens Esprit de Jésus, conduis-nous sur la voie de l’amour.

En ceci nous avons connu l’amour :
Connaître l’amour, n’est-ce pas plénitude de vie ? où Jean a-t-il connu cette plénitude ?

celui-là a déposé sa vie pour nous ;
celui-là : c'est-à-dire Jésus. Il a posé, déposé sa vie pour nous. St Jean dans son évangile nous dit qu’il n’y a pas de plus grand amour que de déposer sa vie pour ceux qu’on aime. C’est bien ce que Jésus a fait, il a donné sa vie, plus encore qu’on ne lui a prise. Jean en contemplant la croix, voit le don de lui-même que Jésus fait, plus encore que la violence humaine qui le crucifie. Et du don de cette vie, Jean se sait bénéficiaire.

et nous, nous devons déposer nos vies pour nos frères.
Le chrétien est appelé à marcher sur les pas de Jésus, a déposé sa vie de même manière. Ainsi le Christ se dira aujourd’hui encore à travers le don de soi de ses disciples. L’évangile n’est pas lettre morte, il n’est pas seulement page écrite il y a 2000 ans, il est page qui continue à s’écrire dans la vie des disciples.

Seigneur, apprends-nous à déposer nos vies pour nos frères et sœurs, à travers l’humble quotidien de nos vies. Seigneur, reçois notre offrande. Prends nos vies, partage les, romps les, et donne les, pour la vie du monde ;

dimanche 1 mars 2015

de la mort à la vie



Nous savons, nous, que nous sommes passés de la mort à la vie, puisque nous aimons nos frères. Celui qui n’aime pas demeure dans la mort. Quiconque hait son frère est un homicide. Et vous savez qu’aucun homicide n’a la vie éternelle demeurant en lui.
1 Jn 3, 14-15

Viens Esprit de Jésus, enseigne-nous le chemin de la vie. Viens Esprit de Jésus, conduis-nous sur la voie de l’amour.

Nous savons, nous, que nous sommes passés de la mort à la vie,
Nous pensons souvent le passage de la vie à la mort, car nous y sommes confrontés. Nous savons tous que nous allons vers la mort physique. Jean nous parle d’un passage de la mort à la vie.

 puisque nous aimons nos frères.
Et ce passage est accompli par l’amour. Nous sommes des vivants, même s’il nous faut encore passer par la mort physique, nous sommes des vivants, si en nous circule l’amour, l’amour qui découvre en l’autre un frère. Jean s’adresse à sa communauté, et parle en « nous ». L’expérience de la vie communautaire, où circule l’amour fraternel donne à chacun cette connaissance : ils sont passés de la mort à la vie.

Celui qui n’aime pas demeure dans la mort.
La sentence est nette, sans alternative. Le commandement de l’amour est bien au centre de l’Evangile de vie. Celui qui n’aime pas n’est cependant pas définitivement perdu. Jean n’écrit pas, « il est mort », mais il demeure dans la mort. Reste à changer de « demeure » !

Quiconque hait son frère est un homicide.
La haine est meurtrière. Jean vient de citer Caïn. Il est hélas, le premier d’une longue série. La haine, donne l’élan meurtrier partant d’un cœur, elle est à la base du geste qui va naître, et mener à la mort.

 Et vous savez qu’aucun homicide n’a la vie éternelle demeurant en lui.
Qui a la vie demeurant en lui, transmet la vie. L’homicide en tuant autrui, tue son propre cœur. En donnant la mort, il sème la mort dans son être.

Seigneur, c’est à la racine de nos cœurs qu’il nous faut œuvrer, accueillir ta vie, pour la répandre. Garde-nous des germes de haine et de violence. Seigneur, purifie nos cœurs de tout ce qui s’oppose à la vie, à l’amour. Aujourd'hui, en chacune de nos pensées, en chacun de nos actes, fais-nous passer de la mort à la vie.

samedi 28 février 2015

Non comme Caïn



Non comme Caïn : il était du Mauvais et il égorgea son frère. Et pourquoi l’égorgea-t-il ? Ses œuvres étaient mauvaises or celles de son frère étaient justes. Ne vous étonnez pas, frères, si le monde vous hait.
1 Jn 3, 12-13

Viens Esprit de Jésus, viens lire cette parole en nos cœurs. Viens Esprit de Jésus, éveille-nous à l’amour de ton nom.

Non comme Caïn :
Jean vient de nous exhorter à l’amour fraternel. Il vient de nous rappeler ce commandement de l’amour. Et maintenant il illustre son propos. Il prend au premier Testament son exemple, en Genèse 4 plus précisément. Caïn. Et d’emblée, il nous dit : non comme Caïn. Trois mots qui tombent nets, clair. Pas comme Caïn. Comme une supplique adressée à ses destinataires : ne prenez pas ce chemin.

il était du Mauvais
Jean situe Caïn maintenant : il le situe comme un être sous l’emprise du Mauvais. Un homme qui a choisi son camp : celui du Mauvais.

et il égorgea son frère.
Et ce choix se traduit en un acte de violence. Il égorge, il verse le sang. Et non seulement il pose un tel acte, mais il le pose envers son frère. On peut s’étonner d’une telle violence. Quelle blessure habite son cœur qui le mène à cela ?

Et pourquoi l’égorgea-t-il ?
C’est bien la question que pose Jean. Pourquoi ? nous sommes régulièrement devant de semblables pourquoi. Devant la mort violente d’innocents, nous sommes sans voix. Et pleins de questions. Jean lui aussi réfléchit à cette question de tous les âges. Quel est son constat devant cet acte ?

Ses œuvres étaient mauvaises or celles de son frère étaient justes.
Caïn a pris le camp du mal, du mauvais. Ses œuvres s’en ressentent, avant même l’assassinat de son frère. Et face à ce mal, il y a son frère, dont les œuvres sont justes. Et cette justice lui est insupportable. Ainsi en va-t-il souvent ! Qui commet le mal, voit dans l’innocence du juste quelque chose d’insupportable. La bonté réveille en lui sa propre aspiration à la bonté, dont il se sent loin, il ne supporte une telle douleur et élimine son frère.

Ne vous étonnez pas, frères, si le monde vous hait.
Aussi Jean rassure les disciples… ce n’est pas étonnant que le monde, au sens de l’humanité qui s’oppose à Dieu, hait les disciples. A partir du moment où ils ont choisi de suivre Jésus, de suivre la voie de l’amour, leur vie devient insupportable aux yeux de qui a choisi le Mauvais. Il y a un antagonisme. Il y a impossibilité pour qui fait le mal délibérément, de poser son regard sur qui fait le bien, sans que monte la haine en son cœur.

Seigneur, quand la blessure s’éveille en nos cœurs, donne-nous de te la confier, que nous gardions en toi l’espérance. Seigneur, nous te confions notre humanité. Viens au secours de la faiblesse, viens au secours de ceux qui sont tentés de choisir le mal. Que la force de ton Esprit soit en nous.

vendredi 27 février 2015

que nous nous aimions les uns les autres



Car tel est le message que vous avez entendu dès le commencement, que nous nous aimions les uns les autres.
1 Jn 3, 11

Viens Esprit de Jésus, forme nos cœurs par l’écoute de la Parole.
Viens Esprit de Jésus, fais-nous entrer dans la vie

Car tel est le message que vous avez entendu dès le commencement,
Il s’agit bien d’un message, une parole dite à notre intention, et elle est dite dès le commencement, elle est là qui nous précède dans la vie, nous guette pour nous mener à la vie. Et ce message, les destinataires de la lettre de Jean l’ont entendu déjà. Entendre va avec en vivre. Une parole qui n’a pas pris chair en notre vie, n’est pas vraiment entendue. Et entendue dès le commencement : cette parole nous précède, nous fait naître, elle préside à notre engendrement en Dieu.

que nous nous aimions les uns les autres.
Et cette parole initiale, fondatrice, est l’amour mutuel. C’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres que l’on vous reconnaîtra pour mes disciples avait déclaré Jésus. C’est à la vue de l’amour des frères et sœurs en Christ que nous sommes attirés à une vie de foi chrétienne. La communauté chrétienne fait partie de l’annonce de l’Evangile. La parole entendue fait corps avec l’agir.

Seigneur, tu es mon Dieu, béni sois-tu pour ceux et celles dont le témoignage de vie m’a conduite à la foi. Béni sois-tu pour ceux et celles qui aujourd’hui annoncent l’Evangile par leur vie, par leur amour du prochain. Renouvelle nous en ton amour, et donne-nous de marcher à la lumière de ce commandement de l’amour.

mercredi 25 février 2015

les enfants de Dieu

En ceci sont manifestés les enfants de Dieu et les enfants du diable : quiconque ne pratique pas de justice n’est pas de Dieu, ni celui qui n’aime pas son frère.
1 Jn 3, 10

Viens Esprit de Jésus, transforme-nous en véritables enfants de Dieu. Apprends-nous les chemins de la justice. Mets en nous l’amour de nos frères et sœurs.

En ceci sont manifestés les enfants de Dieu et les enfants du diable :
Tous sont œuvres de Dieu, créés par lui, reçoivent de lui l’être et la vie. Mais tous ne se comportent pas en conformité avec leur nature profonde. Nous sommes créés par Dieu, mais nous sommes libres d’agir, de vivre en épousant son projet pour l’humanité, ou en le refusant, en choisissant de faire le bien ou le mal, en choisissant la vie ou la mort. Et ce choix nous manifeste enfants de Dieu ou du diable. Non point que le diable soit créateur, mais en ce que nous choisissons ses manières, accueillons ses vues, son orientation. Mais il n’en reste pas moins second dans notre histoire. A la base, à la source de tout être, il y a le don de Dieu. Voilà qui doit nous tenir en l’espérance, pour nous et pour chacun, lorsque nous dévions, dérapons, en rejoignant notre être profond, nous touchons à cette source, et pouvons reprendre vie à partir d’elle.

quiconque ne pratique pas de justice n’est pas de Dieu,
La justice qui est d’être ajusté… une justice qui est de vivre pleinement notre vie humaine, de manière qui réponde à la vie, à l’amour, à la bonté. Le règne de Dieu est justice, paix et joie dans l’Esprit Saint écrit st Paul. Pratiquer la justice est devenir artisan de ce règne. Refuser ce projet, c’est se mettre en dehors, se couper de sa source, refuser Dieu.

ni celui qui n’aime pas son frère.
Aussi important que d’être ajusté à Dieu, car l’un ne va pas sans l’autre, est l’amour du prochain, du frère. Impossible d’aimer Dieu, de vivre selon sa justice, sans aimer son frère. Le double commandement de l’amour nous est sans cesse remis devant les yeux.

Seigneur, mets en mon cœur l’amour dont je t’aimerai et dont j’aimerai mes frères et sœurs. Seigneur, mets en mon cœur, la justice qui me donnera d’être artisan de ton projet d’amour pour l’humanité, ajuste moi à toi, pour ta joie, pour notre joie à tous.