lundi 11 février 2019

Alléluia!

Ps 149


Seigneur, je me mets en Ta présence, pour entendre Ta parole… Les versets que je vais découvrir aujourd’hui sont le message que Tu veux m’adresser… Accorde-moi d’ouvrir mon cœur, de T’accueillir…

 6 « Qu’ils proclament les éloges de Dieu,
Tenant en main l’épée à deux tranchants.
7 Tirer vengeance des nations,
Infliger aux peuples un châtiment,
8 charger de chaînes les rois,
Jeter les princes dans les fers,
9 leur appliquer la sentence écrite,
C’est la fierté de ses fidèles. Alléluia ! »

Après la louange du peuple « à l’heure du triomphe », la vengeance peut elle aussi se donner libre cours : « Tirer vengeance des nations, infliger aux peuples un châtiment, charger de chaînes les rois, jeter les princes dans les fers, leur appliquer la sentence écrite… ».
Ce déchaînement ne tombe pas, inattendu. Il répond en fait au Psaume 2, qui évoquait déjà l’insoumission de ces rois et princes : « Pourquoi ce tumulte des nations, ce vain murmure des peuples ? Les rois de la terre se dressent, les grands se liguent entre eux contre le Seigneur et son Messie… » (v. 1-2).
Dans le même psaume, l’auteur exhortait ces rois et princes à se soumettre à Dieu. En cas de rébellion, ils devaient se tenir pour prévenus : « Qu’il s’irrite et vous êtes perdus : soudain sa colère éclatera » (v. 12).
Le Psaume 149 nous offre la réponse : la punition que le psaume 2 annonçait de Dieu, le psaume 149 la rend effective, par la main des hommes, des « fidèles » de Dieu…
En effet, toute victoire n’est-elle pas le cadeau de Dieu pour son peuple ?

Seigneur, je veux te dire Merci. Tu connais ce qui me fait mal, ce qui m’attriste, ce qui me préoccupe. Ce qui conduit la supplication. Oui, Tu sais ce qu’il y a au creux de mon cœur… C’est dans ces profondeurs que Toi, tu fais sourdre la joie, l’allégresse, de la légèreté…
Accorde-moi la Grâce de reconnaître cette Joie et de la faire jaillir. 
Alléluia !


dimanche 10 février 2019

"Chantez au Seigneur un chant nouveau!"


Ps 149
Seigneur, je me mets en Ta présence, pour entendre Ta parole… Les versets que je vais découvrir aujourd’hui sont le message que Tu veux m’adresser… Accorde-moi d’ouvrir mon cœur, de T’accueillir…

v. 1-5
« Alléluia !
Chantez au Seigneur un chant nouveau,

Dans Sion, allégresse pour son Roi !
3 Dansez à la louange de son nom,
Jouez pour lui, tambourins et cithares !
4 Car le Seigneur aime son peuple,
Il donne aux humbles l’éclat de la victoire.
5 Que les fidèles exultent, glorieux,
Criant leur joie à l’heure du triomphe… »

Comme le psaume 148, le 149e fait partie des psaumes « Hallel », qui comportent tous, l’expression qui nous est si familière, « Alléluia ! ». Le terme « Alléluia ! » est une invitation, une injonction lancée au peuple : « Louez le Seigneur ! » (Hallel – Yah).
Pour ce Dieu-là, il convient de chanter un « chant nouveau », un chant inédit, reflétant la joie devant un tel Dieu…
Si cette invitation s’apparente surtout à la dimension verticale, celle qui unit le peuple à son Dieu, le psalmiste n’omet cependant pas la dimension horizontale, au sein du peuple : « Louez-le dans l’assemblée de ses fidèles ! ».

Le psalmiste exprime son exultation au v. 2 :
« En Israël, joie pour son créateur ; dans Sion, allégresse pour son Roi »
Nous savons combien la poésie hébraïque affectionne les constructions en parallélisme : Israël (le pays) et Sion (la partie du pays, en l’occurrence Jérusalem, la capitale) ; joie et allégresse ; créateur et Roi, deux titres de Dieu.
Il semble que le psalmiste ne peut trouver les mots adaptés à la situation, des expressions qui disent avec justesse le débordement de joie de ce psaume… Des synonymes, des expressions parallèles, une avalanche de mots peut aider à balbutier, à dire un peu… qui est Dieu pour lui, qui est Dieu pour moi…

Et l’invitation se poursuit :
« Dansez à la louange de son nom, Jouez pour lui, tambourins et cithares ! »
Après le chant, voici la danse qui intervient… ainsi que le jeu des instruments !
Rien n’est trop beau pour Le célébrer, pour dire Son nom, pour Le fêter…

(v. 4-5) « Car le Seigneur aime son peuple, Il donne aux humbles l’éclat de la victoire.
Que les fidèles exultent, glorieux, criant leur joie à l’heure du triomphe »
Le psalmiste dévoile ici la cause de cette louange qui déferle : l’amour de Dieu pour son peuple et la victoire qu’Il lui accorde.
Et la louange peut reprendre de nouveau : « Que les fidèles exultent, glorieux, criant leur joie à l’heure du triomphe »
Exultation, joie, allégresse…

Si, au fil du psautier, les 150 poèmes nous amènent parfois à exprimer des supplications, pour soutenir la prière de tant de nos contemporains, la louange s’affirme, indépassable, à la fin du livre… Dans les méandres de nos existences, la louange se devine, tantôt cachée et discrète, tantôt franche et libérée.
Et si nous la laissions poindre résolument en nos vies ?

jeudi 7 février 2019

Sur le ciel et sur la terre


Ps 148
13b Sur le ciel et sur la terre, sa splendeur :
14 il accroît la vigueur de son peuple.
Louange de tous ses fidèles, des fils d'Israël,
le peuple de ses proches !
Alléluia !

Car !
Faut-il une raison, une bonne raison pour louer Dieu ?
Le Seigneur, seul, est digne de louange. Il est au-dessus de tout, Il est avant toutes choses et tout subsiste en Lui !
« Il a relevé la force de son peuple : Sujet de louange pour tous ses fidèles, pour les enfants d’Israël, du peuple qui est près de lui. Louez l’Eternel ! » (v.14)

Le psalmiste fait souvenir de l’alliance de Yahvé avec le peuple d’Israël.  Un peuple qui reçoit sa force et son élan. Les grâces reçues sont reconnues.
 Tout est sujet de louange pour qui le reconnaît, nous ses fidèles, ses enfants bien-aimés comme les enfants d’Israël.

Ainsi, dans ce contexte de compagnonnage et de fraternité cosmique, l’homme ne possède pas le monopole de la prière, ni de la vie et de l’existence. Comme le psalmiste, nous sommes invités à voir Dieu en tout et partout, à le louer toujours et partout.

« Louez, bénissez mon Seigneur,
Rendez-lui grâces, servez-le
Tous en toute humilité. »  (Cantique de la création)
R.B.            

mercredi 6 février 2019

Les rois de la terre et tous les peuples


Ps 148
11 les rois de la terre et tous les peuples,
les princes et tous les juges de la terre ;
12 tous les jeunes gens et jeunes filles,
les vieillards comme les enfants.
13a Qu'ils louent le nom du Seigneur,
le seul au-dessus de tout nom ;

L’ordonnance de Dieu est respectée. 
A la manière de Saint-François, nous pouvons « approcher » la nature avec un regard contemplatif sur les créatures de Dieu.
Une invitation à voir et entrer dans la « connaissance », d’articuler nos relations fondamentales avec Dieu, avec soi-même, avec les êtres humains et toute la création.
Sont invités à louer Dieu, du plus haut dignitaire au plus simple sujet ;  hommes et femmes, du plus jeune au plus âgé ; tous, qu’ils louent l’Eternel.

Une vision du monde où l’homme ne peut disposer froidement de la nature à sa guise, une vision du monde où l’homme et toute la création s’articulent, vivent en interrelation mutuelle, chacun selon son « charisme » si l’on peut dire, dans une forme de fraternité nécessaire.

Une vision du cosmos où l’homme et les autres créatures partagent la même destinée, le même exhaussement.                          
                                                                                              
Une vision du cosmos qui partage et invite à la louange. La nouvelle alliance inaugure cette réalité vivante de la création et de la première alliance : " II est l’image du Dieu invisible, premier-né de toute créature !"

C’est en lui que sont créées toutes choses dans les cieux et sur la terre !
Tout fut par lui et pour lui !
Il est avant toutes choses et tout subsiste en lui ! (Col 1, 15-17)

Qu’il nous soit donné de glorifier ton nom, toujours et partout. Je te rends grâce pour la merveille que je suis, la merveille que nous sommes, les merveilles que tu as faites et que tu nous confies.
Loué sois-tu, mon Seigneur.
R.B.

mardi 5 février 2019

Louez le Seigneur depuis la terre


Ps 148
7 Louez le Seigneur depuis la terre,
monstres marins, tous les abîmes ;
8 feu et grêle, neige et brouillard,
vent d'ouragan qui accomplis sa parole ;
les arbres des vergers, tous les cèdres ;
9 Les montagnes et toutes les collines,
10 les bêtes sauvages et tous les troupeaux,
le reptile et l'oiseau qui vole ;

C’est bien l’essor d’une louange universelle dont il s’agit !

Après les cieux, c’est la terre qui est invitée au concert, un concert de louange qui va des abîmes au sommet des montagnes en prenant dans son chœur le cri particulier des éléments qui chantent et dansent la gloire de Dieu.

Selon l’ordonnance créatrice de Dieu, « les arbres fruitiers donnent sur la terre selon leur espèce des fruits contenant leur semence…  les oiseaux volent au-dessus de la terre contre le firmament du ciel… les bêtes sauvages selon leur espèce, les bestiaux selon leur espèce et toutes les bestioles du sol selon leur espèce grouillent d’un grouillement d’êtres vivants… » (Gn 1)

Que tout chante et danse la gloire de Dieu ! Alléluia.

Seigneur donnes-nous d’entrer dans cette danse vivante qui glorifie ton nom.
R.B.