lundi 16 avril 2018

à l'abri de tes ailes


Car tu es un refuge pour moi, une forte tour face à l’ennemi.
Je veux séjourner dans ta tente pour toujours, je trouverai refuge à l’abri de tes ailes.
Pause
Psaume 60, 4-5

Viens Esprit de Jésus, viens illuminer nos cœurs et les instruire
Viens Esprit de Jésus, demeure au milieu de nous

Car tu es un refuge pour moi, une forte tour face à l’ennemi.
Le psalmiste a lancé son cri vers Dieu, il le « justifie » par le fait que le Seigneur est son refuge, son abri. Il le célèbre ainsi maintenant. Certains traduisent la forte tour par citadelle. On peut supposer que le psalmiste aspire à la cité de Jérusalem, à son temple, établi sur la montagne, parfois désignée comme le rocher. Le psalmiste aspire à retrouver ce lieu, qui est vu comme le lieu par excellence de la présence de Dieu parmi les hommes.

Je veux séjourner dans ta tente pour toujours, je trouverai refuge à l’abri de tes ailes.
La tente est le départ du temple, sa première figure. Les ailes peuvent rappeler les ailes des chérubims qui protège l’arche de l’alliance dans le temple. Le psalmiste veut rester près de son Dieu, trouver près lui la sécurité.

Pause
Comment ne pas s’arrêter en une prière silencieuse après avoir ainsi redit sa confiance dans le Seigneur, son désir de sécurité à son ombre. Comment ne pas déjà s’abriter en lui, sans plus attendre ? et goûter à la présence discrète du Seigneur auprès de qui l’implore.

Seigneur, tu es notre refuge, en ta présence nous goûtons la paix et la joie. Seigneur, tu es venu partager notre vie, et tu nous invites à la tienne. Béni sois-tu, fais-nous trouver près de toi la vie, la force tranquille et confiante qui nous donnera de traverser les épreuves de la vie, avec Jésus.
Seigneur, tu es notre refuge, en toi notre amour.

dimanche 15 avril 2018

Sur le rocher trop haut, tu me conduiras


Dieu, écoute mon cri, sois attentif à ma prière.

Des terres lointaines je t’appelle, quand le cœur me manque.

Sur le rocher trop élevé pour moi, tu me conduiras.

Psaume 60, 2-3



Viens Esprit de Dieu, viens illuminer mon cœur, et conduire ma prière.

Viens Esprit de Dieu, flamme ardente, eau vive, amour dans nos cœurs.



Dieu, écoute mon cri, sois attentif à ma prière.

Ce psaume semble être une prière individuelle. Le croyant se tourne vers Dieu et l’appelle au secours. Dans quelle situation exacte se trouve-t-il ? nous n’en savons rien. Mais ces mots peuvent aujourd’hui encore nourrir notre prière.

Le psalmiste commence par nommer Dieu, puis il lui demande son attention : qu’il écoute, qu’il soit attentif. Une telle vigueur dit l’importance de son appel, combien il espère être entendu, et dit tout autant sa confiance, une certaine familiarité qui lui donne d’interpeller ainsi son Dieu.



Des terres lointaines je t’appelle, quand le cœur me manque.

Les terres lointaines… le psalmiste serait-il exilé loin de Jérusalem, loin du Temple ? il se sent loin de son Dieu, alors s’élève sa prière, qui peut tisser le lien entre lui et Dieu. Il se sent défaillir, le cœur lui manque, alors il élève vers Dieu sa prière. Elle peut où qu’il soit le relier à son Dieu.



Sur le rocher trop élevé pour moi, tu me conduiras.

Le psalmiste se trouve comme au pied d’une montagne, impuissant à s’y élever, mais il a confiance en Dieu. Dieu peut le mener, le guider vers la hauteur.

Généralement dans la Bible, la hauteur, la montagne, le rocher élevé est le lieu de Dieu, et le fidèle espère pouvoir y rejoindre son Dieu. Mais il ne peut sans l’aide de Dieu. Le psalmiste est confiant : Dieu va le mener lui-même jusqu’à lui. Là où il ne pourrait parvenir seul, Dieu va l’élever.



Seigneur, en toi je me confie. Seigneur, en toi mon espérance. Tandis que de cette terre, vers toi je veux élever ma prière, je m’appuie sur ton amour. Sans toi, je ne pourrais te prier, sans toi, je ne pourrais espérer te rejoindre. Mais ta main me conduit, ta droite me saisit.

Seigneur tu es mon refuge, mon abri, je te confie ce jour nouveau que ta bonté me donne.

vendredi 13 avril 2018

Au matin, je chante ta force


Le soir ils reviennent, grondant comme des chiens, ils rôdent par la ville

Ils errent en quête de nourriture, s’ils ne sont pas repus, ils passent la nuit.

Et moi je chante ta force, le matin, j’acclame ta fidélité,

car tu as été pour moi une citadelle, un refuge au jour de ma détresse.

Je te chanterai, toi ma force.

Ma citadelle, c’est Dieu, le Dieu de mon amour.

Psaume 58, 15-18



Viens Esprit de Jésus, viens illuminer nos cœurs. Viens Esprit de Jésus, viens combler nos vies de ton amour.

Viens Esprit de Jésus, apprends-nous à prier avec les mots même que tu nous as donnés.



Après avoir pris le temps d’une pause silencieuse, le psalmiste reprend sa prière. Il avait constaté le danger des ennemis, il avait redit sa confiance en Dieu. Il avait proclamé son espoir que règne Dieu. Et que tous le découvrent comme souverain en Israël.

Il reprend alors sa prière.

Le soir ils reviennent, grondant comme des chiens, ils rôdent par la ville

Ils errent en quête de nourriture, s’ils ne sont pas repus, ils passent la nuit.

Il redit alors son constat tandis qu’il ouvre les yeux sur la réalité qui l’environne : l’ennemi est là comme un chien errant qui profite de la nuit pour pénétrer dans la ville, en quête de nourriture. Ils rôdent, et insécurisent. Ils rôdent tant qu’ils n’ont point trouvé, et ne se retirent qu’au petit matin.



Et moi je chante ta force, le matin, j’acclame ta fidélité,

car tu as été pour moi une citadelle, un refuge au jour de ma détresse.

Et au matin, le psalmiste constate que Dieu n’a cessé de le protéger, qu’il est le Dieu fidèle, qui a protégé son fidèle. Le psalmiste redit en un chant final, sa confiance dans le Seigneur, son amour et sa fidélité.

Le psalmiste est heureux de voir que le Seigneur est là, fidèle, refuge pour le croyant, qui peut ainsi traverser la détresse.

Il est comme au matin de Pâques : il a connu la terreur de la nuit, et voici que se lève le jour : il constate alors que la vie l’emporte, qu’il a traversé et peut au matin faire se lever son chant.



Je te chanterai, toi ma force.

Ma citadelle, c’est Dieu, le Dieu de mon amour.

Il peut chanter combien Dieu, le Dieu de son amour l’a gardé, protégé, secouru.



Seigneur, donne-nous de vivre ainsi en la confiance en toi. Donne-nous de sans cesse revenir à toi, et de n’avoir que toi pour demeure.

Seigneur, tu es le Dieu fidèle, tu es le Dieu d’amour. Que toujours la confiance en toi, nous garde en ta paix. Que nos lèvres ne cessent de proclamer ta louange, jusque dans les passages ténébreux de l’existence.

jeudi 12 avril 2018

De peur que mon peuple n'oublie


Ne les tue pas, Seigneur, de peur que mon peuple n’oublie.  Par ta vigueur fais les errer, disperse-les, Seigneur notre bouclier.

Le péché de leur bouche : la parole de leurs lèvres. Ils seront saisis par leur orgueil, puisqu’ils rapportent la malédiction et la tromperie.

Dans ta colère, détruis, détruis et ils ne seront plus. Qu’ils sachent que tu es Dieu dominant en Jacob et jusqu’aux confins de la terre.

Pause.

Psaume 58, 12-14



Viens Esprit de Jésus, viens illuminer nos cœurs

Viens Esprit de Jésus, apprends nous à vivre selon l’évangile



Ne les tue pas, Seigneur, de peur que mon peuple n’oublie.  Par ta vigueur fais les errer, disperse-les, Seigneur notre bouclier.

Le psalmiste ne demande pas l’extermination des nations qui l’oppressent, il demande qu’ils soient désarmés, et que leur présence devienne un témoignage. En les regardant le peuple saura ce qu’il en coûte de s’opposer aux fidèles du Seigneur. Le psalmiste demande la dispersion et non la destruction, tout en continuant à se réfugier auprès du Seigneur.



Le péché de leur bouche : la parole de leurs lèvres. Ils seront saisis par leur orgueil, puisqu’ils rapportent la malédiction et la tromperie.

Le psalmiste décrit la malveillance, le péché des ennemis : la tromperie sur leurs lèvres, la malédiction qu’ils profèrent. Il voit le dégât que peuvent faire des paroles mauvaises. Il en déduit une marque d’orgueil, celui de se croire plus fort que la simple vérité, plus puissant qu’elle.



Dans ta colère, détruis, détruis et ils ne seront plus. Qu’ils sachent que tu es Dieu dominant en Jacob et jusqu’aux confins de la terre.

Le psalmiste demande maintenant la destruction, à la différence des versets que nous venons de lire. On peut dès lors penser qu’en fait, il demande non point la destruction des malveillants, mais la destruction de leurs paroles, qui sont malédiction et tromperie. Le psalmiste demande que paraissent la vérité, la présence du Seigneur en Israël, lui le Dieu de justice, de vérité, le Dieu en qui il n’est nul mensonge, nulle tromperie.



Pause.

Le psalmiste se tait, il fait silence, face à ce qu’il vient de proférer. Il prend le temps de contempler le Seigneur de justice et de vérité, et de prendre son parti.



Seigneur, tu es Dieu d’amour, tu es Dieu de vérité, en toi la parole est bénédiction et non malédiction, en toi la parole est vie. Donne-nous de participer à ta vie, à ta vérité, que nos paroles soient tout au long du jour, vérité, bénédiction, vie.

mercredi 11 avril 2018

Le Dieu de mon amour


Et Toi, Seigneur, tu te ris d’eux, tu te moques de toutes les nations.
En toi ma force, je veille. Car Dieu est mon refuge.
Le Dieu de mon amour vient au-devant de moi. Il me fait voir ceux qui me guettent.
Psaume 58, 9-11

Viens Esprit de Dieu, viens illuminer mon cœur
Viens Esprit de Dieu, viens ouvrir en moi l’espace pour la prière, pour la confiance en toi, par delà toute épreuve.

Et Toi, Seigneur, tu te ris d’eux, tu te moques de toutes les nations.
On n’imagine guère Dieu se moquer de manière méchante, il peut se tenir proche de l’auteur du mal, avec la certitude que le bien sera toujours victorieux, que la mort obtenue par le faiseur de mal, n’aura pas le dernier mot, que l’amour est plus fort que la mort, comme le chante le Cantique des cantiques (Ct 8).
Le psalmiste est sûr que Dieu veille.

En toi ma force, je veille. Car Dieu est mon refuge.
Mieux vaut pour le psalmiste de placer sa confiance dans le Seigneur, comme Jésus, a poursuivi son chemin dans la confiance au Père. Si le Père ne l’a pas descendu de la croix, il lui a donné une victoire bien plus grande en le ressuscitant des morts, en lui partageant la vie éternelle, jusque dans son humanité.

Le Dieu de mon amour vient au-devant de moi. Il me fait voir ceux qui me guettent.
Le psalmiste vit de la présence de ce Dieu d’amour à ses cotés. Il peut affronter le mal, car Dieu l’affronte en lui.

Seigneur, avec Jésus, qui a traversé la souffrance et la mort, donne-nous de tenir debout, fidèles à toi, fidèles à ton amour, quel que soit le quotidien qu’il nous faut vivre. Seigneur, Dieu notre Père, tu es notre refuge, tu es notre force. Toi le Dieu de notre amour, apprends nous à aimer jusqu’au bout, comme ton Fils nous a aimés, et s’est livré pour nous.