samedi 25 mai 2019

Païenne et syro-phénicienne


Mc 7
24 En partant de là, Jésus se rendit dans le territoire de Tyr. Il était entré dans une maison, et il ne voulait pas qu’on le sache. Mais il ne put rester inaperçu :
25 une femme entendit aussitôt parler de lui ; elle avait une petite fille possédée par un esprit impur ; elle vint se jeter à ses pieds.
26 Cette femme était païenne, syro-phénicienne de naissance, et elle lui demandait d’expulser le démon hors de sa fille.

Viens Esprit Saint, que cette parole nous éclaire et augmente notre foi.

Nous suivons Jésus qui s’écarte cette fois de Capharnaüm et du lac de Galilée pour se rendre au bord de la mer méditerranée, à Tyr. Que va-t-il y faire ? Ni prêcher ni secourir les malades, puisqu’il entre dans une maison (inconnue) et voudrait passer inaperçu… Mais sa venue est une opportunité unique pour une femme qui va aller le trouver dans cette maison. Comme tous ceux qui ont vraiment besoin de lui, qui ont une immense confiance en lui, elle est prête à braver toutes les difficultés, à franchir toutes les barrières (matérielles ou non) pour pouvoir le rejoindre.

Et nous voilà en présence d’une de ces magnifiques scènes de rencontre entre Jésus et une femme qui émerge du peuple.

Marc nous la présente en deux temps :
-          elle est malheureuse car elle a un enfant possédé par un esprit impur
-          elle est païenne – et originaire de Syro-phénicie (la Phénicie faisait partie de la province romaine de Syrie et peut être considérée comme l’ancienne dénomination du Liban).

Nous voyons cette femme, là, aux pieds de Jésus. Sa confiance est grande, car elle sait, elle, que – étant païenne et étrangère – elle n’a pas « droit » aux faveurs du rabbi juif. Et c’est sûrement aussi la conviction de tous ceux qui sont témoins de cette scène.

Seigneur Jésus, permets qu’aucun obstacle ne nous empêche d’aller à toi. Qu’aucun raisonnement, aucune peur ne nous retienne loin de toi. Nous voulons te présenter nos peines et nos difficultés car tu es celui qui peut nous guérir. Béni sois-tu.

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