jeudi 7 septembre 2017

Mon Seigneur, c'est toi

Ps 15
1 Garde-moi, mon Dieu : j'ai fait de toi mon refuge.
2 J'ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu ! Je n'ai pas d'autre bonheur que toi. »

Le psalmiste professe sa foi sans détour : « Garde-moi, mon Dieu »
Peut-être a-t-il fait l’expérience de s’être éloigné de son Dieu ? On le découvrira plus tard…
On sent une conviction, une certitude. C’est une demande insistante !
Il témoigne de son attachement, de son désir de renforcer ce lien qui l’unit à son Dieu : « Garde-moi, mon Dieu ».
« J’ai fait de toi mon refuge »
Le choix préférentiel pour Dieu est clairement exprimé : Mon refuge, c’est toi !
Si cette dernière confidence est conjuguée au passé, le verset 2 parle au présent :
« Je dis au Seigneur : Tu es mon Dieu. Je n’ai pas d’autre bonheur que toi »
Le nom « Seigneur » est l’appellation du tétragramme, le nom de Dieu en quatre lettres, que les Juifs ne prononcent jamais par respect pour Lui.
Littéralement, le texte hébreu dit : « Je dis au Seigneur : Mon Seigneur, c’est toi… »
Il commence donc par dire « Je dis au Seigneur », ce peut être un Dieu lointain, reconnu certes, mais non encore envisagé dans une relation personnelle… Puis il précise, « Mon Seigneur, c’est toi ».
Ce « Seigneur-là » devient ce « Seigneur-ci »… tout proche : « C’est toi ! »
Le Seigneur, c’est Celui qui s’est révélé à Moïse, Celui qui a libéré son peuple de l’esclavage en Egypte. La déclaration du psalmiste est une vraie confession de foi.
Foi en cette Histoire Sainte, où Dieu a été si présent pour son peuple…
D’ailleurs, l’attachement se confirme dans la suite :
« Je n’ai pas d’autre bonheur que toi » ou, littéralement, « mon bonheur n’est pas au-dessus de toi »
Des bonheurs, le psalmiste en a connu d’autres… mais aucun ne vaut celui que donne Dieu ou qu’Il est lui-même.
Telle est l’expérience du psalmiste. Il nous la partage, pour que nous laissions ces paroles descendre au creux de nous-mêmes…

Je te rends grâces, Seigneur, d’avoir si souvent été mon refuge… sois-le encore aujourd’hui !
Sr Marie-Jean




mardi 5 septembre 2017

Inébranlable

Ps 14
4 A ses yeux, le réprouvé est méprisable
mais il honore les fidèles du Seigneur.
S'il a juré à ses dépens,
il ne reprend pas sa parole.
5 Il prête son argent sans intérêt,
n'accepte rien qui nuise à l'innocent.
Qui fait ainsi demeure inébranlable.

Viens Esprit Saint, donne-nous ta force, qu’elle nous rende inébranlables, ancrés dans la confiance.

A ses yeux, le réprouvé est méprisable mais il honore les fidèles du Seigneur : ce petit psaume de cinq versets nous donne ainsi une règle de conduite qui va à l’essentiel : suivre sa route, ensemble, sans envier ceux qui sembleraient mieux « réussir » en ce monde dont les richesses et les succès factices sont méprisables.

S'il a juré à ses dépens, il ne reprend pas sa parole : insistance sur la droiture, la fidélité à la parole donnée, le respect de celui à qui elle s’est adressée.

Il prête son argent sans intérêt, n'accepte rien qui nuise à l'innocent : système bancaire que même Jésus contredira… dans la parabole des talents…, mais qui est clairement justifié ici : ne poser aucun acte qui nuise à autrui, donc bien sûr de pas utiliser l’argent pour exploiter ou appauvrir celui qui est précisément dans le besoin. D’ailleurs la généralisation est immédiate : « ne rien accepter » ! Voilà qui peut certainement se concrétiser en notre quotidien.

Qui fait ainsi demeure inébranlable : le psaume se clôt comme il a commencé : il s’agit de séjourner, mieux d’habiter, mieux encore, de demeurer. Avec cette notion de solidité, de permanence, de promesse qui ne se dédira jamais : qui agit bien, devient « inébranlable » par la grâce du Seigneur.


Seigneur Dieu, tu es notre rocher, le roc sur lequel nous appuyer, tu es celui qui nous rends inébranlable : augmente en nous la foi.  

lundi 4 septembre 2017

Sous ta tente

Ps 14
1 Seigneur, qui séjournera sous ta tente ?
Qui habitera ta sainte montagne ?
2 Celui qui se conduit parfaitement,
qui agit avec justice
et dit la vérité selon son cœur.
3 Il met un frein à sa langue,
ne fait pas de tort à son frère
et n'outrage pas son prochain.

Viens Esprit Saint, que ta parole nous guide en ce jour, qu’elle règle notre conduite selon ta volonté.

Seigneur, qui séjournera sous ta tente ? : le psalmiste pose une question à son Dieu. En quelque sorte, il s’interroge sur la volonté de son Seigneur : qui invitera-t-il sous sa tente, en sa demeure ? A qui offrira-t-il de « demeurer » auprès de lui ? La tente du Seigneur ! Elle est magnifique cette image, mais elle s’est aussi concrétisée dans l’histoire du peuple.

Qui habitera ta sainte montagne ? : de nouveau, il s’agit ici, non pas de monter sur un sommet pour trouver Dieu, non pas d’aller à sa rencontre comme l’ont fait Moïse ou Elie, mais d’habiter. La montagne, ce lieu si élevé qu’il en est à la fois inaccessible et majestueux, symbolise parfaitement la grandeur de Dieu. Mais nous savons que les « montagnes » sont parfois plus symboliques, telle d’ailleurs celle où Jésus se retirait pour prier. Plus que l’altitude (sans doute dérisoire) c’était le lieu de la rencontre avec le Père.

Celui qui se conduit parfaitement : la réponse suit… mais elle est plutôt catégorique, plus inatteignable que la montagne elle-même : la perfection ! A l’image d’un sommet qui attire irrésistiblement mais ne sera sans doute jamais atteint…

qui agit avec justice et dit la vérité selon son cœur : ce qui est demandé est d’agir avec droiture, d’être « juste » envers tous, avec un cœur unifié et vrai.

Il met un frein à sa langue, ne fait pas de tort à son frère et n'outrage pas son prochain : en négatif, cela revient à se détourner de tout ce qui peut causer du tort à autrui : les frères, comme l’imposait la Loi, mais aussi tout homme dont on se fait le prochain. Et le moyen mis en évidence est de surveiller tout « ce qui sort de notre bouche ».


Seigneur Jésus, je te rends grâce pour ton invitation à séjourner au secret de ta tente, à demeurer auprès de toi, avec toi, en toi.

dimanche 3 septembre 2017

dans le désir de ton salut



Psaume 13 (14) reprise

Seigneur, quand tu te penches vers notre terre, tu cherches un être qui t’accueille, un être qui te cherche.
J’entends le cri lancé un jour par Jésus : quand le fils de l’homme viendra trouvera-t-il la foi sur la terre ? (Luc 18,8)
Père, tu as trouvé en ton Fils, le Juste, celui qui t’a mis au cœur de sa vie, celui qui a accueilli ton alliance avec l’humanité, et l’a tenue jusqu’au bout, dans l’amour.
Aujourd’hui, je veux mettre mes pas dans les siens, et avancer avec lui vers toi, dans l’amour et le respect de ton nom.
Dieu tu es mon refuge, que la paix de ton cœur soit la force de mon quotidien, que ton amour soit mon attache pour vivre au jour le jour selon ta loi d’amour.
Seigneur, je crois en ton salut, garde moi tout orientée dans le désir de ton salut.

samedi 2 septembre 2017

Qui ?



Qui donnera de Sion le salut d’Israël ?
Quand le Seigneur retournera la situation de son peuple,
Jacob exultera, Israël se réjouira.
Psaume 13 (14), 7

Viens Esprit de Dieu, ouvre nos cœurs à la Parole de vie
Viens Esprit de Jésus, transforme nos vies par la Parole.

Qui donnera de Sion le salut d’Israël ?
La conclusion du psaume ressemble à une addition liturgique, un ajout un peu étonnant, mais non dénué de sens pour autant.
Dans Isaïe, pour ne citer que lui, il est clairement dit que le salut vient de Sion, cité choisie par Dieu pour y demeurer, cité où afflueront les peuples reconnaissant le Seigneur, et sa loi.
Qu’est-ce que le salut ?  Nous pouvons encore et toujours nous poser la question. Quel salut attendons-nous ? De quoi avons-nous besoin d’être sauvés ? Quelle espérance plaçons-nous en notre Dieu ? Certainement pas celui qui viendrait d’un magicien et sa baguette.
Ici le psalmiste interroge à propos du salut du peuple de Dieu. Le psaume 79 (80) appelle seulement la face de Dieu, que brille sa face et nous serons sauvés. Si le Seigneur est au milieu de son peuple, comment douter de son salut ? Le peuple d’Israël attend le Messie envoyé par le Seigneur. Pour nous le salut porte un nom : Jésus, dont le nom hébraïque signifie « Dieu sauve ». C’est Lui qui fait parvenir le salut pour l’humanité entière.

Quand le Seigneur retournera la situation de son peuple,
Oui, le Seigneur peut retourner une situation, il peut nous aider à changer nos cœurs, à nous convertir, à nous « retourner » vers lui, alors notre vie change, notre vie est habitée de sa présence. Quand nous l’accueillons, notre horizon change, même si les faits matériels parfois restent semblables.

Jacob exultera, Israël se réjouira.
Devant le salut offert par le Seigneur, c’est la joie qui éclate. La joie d’être visités par Dieu, d’être sauvés par Lui, la joie de sa présence en nos vies, de sa fidélité qui jamais ne se reprend.

Seigneur, aujourd’hui, je t’offre les zones d’ombres de ma vie, de nos vies, viens les visiter, viens porter ton salut. Que nous vivions en ta présence, dans la joie de ton salut.