jeudi 18 août 2016

En attendant

Jon 4
5 Jonas sortit et s’installa à l’est de la ville. Là, il se construisit une hutte et il s’assit dessous, à l’ombre, en attendant de voir ce qui se passerait dans la ville.

Viens Esprit Saint, permets que la parole éclaire notre journée, qu’elle nous montre le chemin aux travers des circonstances que nous serons appelés à vivre.

Jonas sortit et s’installa à l’est de la ville : il a marché une petite journée au travers de la ville et le grand bouleversement a commencé : tous ont manifesté leur repentir et Dieu a dès lors renoncé à sévir. Jonas aurait pu se dire « mission accomplie » et rentrer chez lui… Il sort bien de Ninive, mais c’est pour « s’installer » aux abords de la ville.

Là, il se construisit une hutte et il s'assit dessous, à l’ombre : car pour mieux patienter, il se construit une hutte et il s’assied… à l’ombre, précise le texte.

en attendant de voir ce qui se passerait dans la ville : qu’attend-il en fait ? Doute-t-il de la bonne foi des habitants qui expriment leur conversion ? Pense-t-il (espère-t-il ?) que ce n’est qu’un feu de paille ? Mais en réalité il en reste un qui doit se convertir, et c’est Jonas ! Lui, pour le moment, il est en train de s’enfoncer dans sa colère…

Seigneur Dieu, lorsque le monde ne tourne pas comme nous le voulons, donne-nous ton regard sur ceux que nous côtoyons, apprends-nous à écouter ta voix qui nous guide vers nos frères.


mercredi 17 août 2016

As-tu raison de te fâcher ?

Jon 4
3 Maintenant, SEIGNEUR, je t’en prie, retire-moi la vie ; mieux vaut pour moi mourir que vivre ! » –  4 « As-tu raison de te fâcher ? » lui dit le SEIGNEUR.

Viens Esprit Saint, sois notre lumière, que la parole éclaire notre route.
  
Maintenant, SEIGNEUR, je t’en prie, retire-moi la vie ; mieux vaut pour moi mourir que vivre ! : la frustration de Jonas le pousse à un tel désespoir qu’il préfèrerait mourir ! On dirait que son amour-propre l’aveugle complètement…, à la place d’être heureux que, grâce à sa parole, Dieu épargne les Ninivites, il en fait une question personnelle. Ainsi donc, Jonas est fâché, et ce n’est pas la dernière fois !!

« As-tu raison de te fâcher ? » lui dit le SEIGNEUR : on verrait presque le sourire du Seigneur lorsqu’il pose cette petite question à son prophète… n’est-elle pas toute marquée de tendresse ? Allons, mon Jonas, réfléchis un peu… essaye de voir les choses comme je les vois… de les regarder avec mon cœur de père… Tu as précisément été envoyé pour qu’ils se convertissent… tu as donc réussi ta mission…

Mais Jonas ne répond rien à la question du Seigneur ! Jonas boude !


Seigneur Dieu, unifie notre cœur, que tout notre désir soit de répondre à tes appels, d’accomplir les missions que tu nous confies, de remettre en tes mains tous nos efforts, parfois maladroits, pour te servir.

mardi 16 août 2016

Jonas se fâcha

Jon 4
1 Jonas le prit mal, très mal, et il se fâcha. 2 Il pria le SEIGNEUR et dit : « Ah ! SEIGNEUR ! N’est-ce pas précisément ce que je me disais quand je vivais sur mon terroir ? Voilà pourquoi je m’étais empressé de fuir à Tarsis. Je savais bien que tu es un Dieu bon et miséricordieux, lent à la colère et plein de bienveillance, et qui revient sur sa décision de faire du mal.

Viens Esprit Saint, viens habiter notre prière, viens la rendre vraie et toute accueillante à la parole.

 Jonas le prit mal, très mal, et il se fâcha : le livre de Jonas va se conclure sur un merveilleux chapitre où Jonas nous apparaît plus « humain » que jamais. C’est surtout une conversation entre Dieu et Jonas, un dialogue totalement empreint de naturel. Ils se parlent « comme un ami parle à son ami », dans une belle franchise.
Le début de ce chapitre est pourtant inattendu. Nous venons de lire (avec soulagement) que Dieu ne détruira pas Ninive, et on s’attendait sans doute à la joie de Jonas. Mais voilà que notre héros, tout prophète qu’il soit, voit la situation pat le petit bout de la lorgnette, à partir de sa petite personne : il prend « très mal » le choix de son Dieu. Et le voilà qui se fâche.

Il pria le SEIGNEUR : ce qui est merveilleux, c’est qu’à ce moment-là, il « prie », il s’adresse à ce Dieu qui le met en colère. C’est la première fois que nous sommes témoins d’une "conversation" (car cette prière en est une) entre Jonas et Dieu – Il y eut bien sûr le grand psaume dans le ventre du poisson, mais le ton en était solennel, et nous voyons bien qu’il n’était pas de la même plume.

et dit : « Ah ! SEIGNEUR ! N’est-ce pas précisément ce que je me disais quand je vivais sur mon terroir ? Voilà pourquoi je m’étais empressé de fuir à Tarsis : Jonas commence par se donner un peu raison… s’il a fui à Tarsis, ce n’était pas par peur, non, non… mais parce qu’il savait ce qu’il allait se passer… que sa menace de l’oracle ne serait pas exécutée… et donc qu’il allait se rendre un peu ridicule…

Je savais bien que tu es un Dieu bon et miséricordieux, lent à la colère et plein de bienveillance, et qui revient sur sa décision de faire du mal : ah, Jonas, il aurait pu être fier d’être l’instrument de ce Dieu miséricordieux qu’il connaît si bien, car c’est grâce à lui que Dieu a pardonné aux Ninivites. Combien sa réaction est illogique, combien il se laisse aveugler par sa colère… voilà qui nous connaît…
Et pourtant, il prononce en même temps ce bel acte de foi repris, entre autres, au psaume 145.


Je te rends grâce, Seigneur Dieu, car tu es bon et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour !

dimanche 14 août 2016

Dieu vit

9 Qui sait ! Peut-être Dieu se ravisera-t-il, reviendra-t-il sur sa décision et retirera-t-il sa menace ; ainsi nous ne périrons pas. » 10 Dieu vit leur réaction : ils revenaient de leur mauvais chemin. Aussi revint-il sur sa décision de leur faire le mal qu’il avait annoncé. Il ne le fit pas.

Viens Esprit Saint, viens nous révéler toute la bonté de notre Dieu.

Qui sait : il n’en est pas trop sûr, le roi, il lui reste comme un doute… cela suffira-t-il à détourner une divinité de sa colère ? Quelle est sa vision de Dieu ? L’imagine-t-il à partir de l’image qu’il se fait des dieux païens ?

Peut-être Dieu se ravisera-t-il, reviendra-t-il sur sa décision et retirera-t-il sa menace : il n’en est pas certain, il reste avec un « peut-être », il ne peut mettre la main sur Dieu… mais il fait tout pour le satisfaire.

ainsi nous ne périrons pas : après le doute, la crainte… voilà un roi qui nous ressemble. C’est la peur qui le motive… mais peu importe !

Dieu vit leur réaction : ils revenaient de leur mauvais chemin : car Dieu regarde toujours Ninive, il a vu quand ils péchaient, il voit quand ils se convertissent. Il n’attend pas une intention parfaitement pure, il n’exige pas un cœur sans mélange, il voit qu’ils reviennent de leur mauvais chemin, il voit qu’il revienne à lui. Et c’est ce qu’il voulait.

Aussi revint-il sur sa décision de leur faire le mal qu’il avait annoncé. Il ne le fit pas : ainsi il revient sur sa décision car la condition attendue a été réalisée. Le Dieu fidèle n’attend qu’un geste de l’homme pour lui permettre de donner la vie et non pas la mort.


Seigneur Jésus, toi qui connais le cœur de l’homme, tu sais combien notre désir est tout entier de nous tourner vers toi malgré les errements de notre route. Nous te rendons grâce pour ta bienveillance, toi qui veux sans cesse notre bien.

samedi 13 août 2016

Chacun se convertira

Jon 3
7 (le roi) proclama l’état d’alerte et fit annoncer dans Ninive : « Par décret du roi et de son gouvernement, interdiction est faite aux hommes et aux bêtes, au gros et au petit bétail, de goûter à quoi que ce soit ; interdiction est faite de paître et interdiction est faite de boire de l’eau. 8 Hommes et bêtes se couvriront de sacs, et ils invoqueront Dieu avec force. Chacun se convertira de son mauvais chemin et de la violence qui reste attachée à ses mains.

Viens Esprit saint, viens faire vivre cette parole en nos cœurs pour qu’elle nous accompagne tout au long de ce jour.

(le roi) proclama l’état d’alerte et fit annoncer dans Ninive : non seulement le roi fait pénitence, mais il va user de son autorité pour que tous, dans sa ville, manifestent leur repentir… il craint sans doute que, si quelques-uns ne se détournent pas de leurs mauvais penchants, Ninive soit condamnée à la destruction proclamée par l’oracle.

Par décret du roi et de son gouvernement, interdiction est faite aux hommes et aux bêtes, au gros et au petit bétail, de goûter à quoi que ce soit : après la baleine, voici le bétail qui est concerné par notre histoire. Ainsi s’exprime l’absolu de l’ordre royal : ni homme ni bête ne peuvent toucher à quoi que ce soit.

interdiction est faite de paître et interdiction est faite de boire de l’eau : là, on est encore plus du côté des animaux… les hommes ne paissent pas…

Hommes et bêtes se couvriront de sacs : … et, en général, les animaux ne se couvrent pas de sacs..

et ils invoqueront Dieu avec force : et, encore moins, les voit-on invoquer le Seigneur. Mais quelle façon explicite de réunir l’homme et la création dans une même attitude devant Dieu !

Chacun se convertira de son mauvais chemin et de la violence qui reste attachée à ses mains : ainsi le roi lui-même appelle tous ses sujets à la conversion… à commencer par lui-même.

Seigneur Jésus, fais-nous entendre l’appel à nous convertir sans cesse, à nous tourner vers notre Dieu pour l’invoquer.