Liturgie 7e jeudi de Pâques Jean 17, 20-26 ; Actes 22, 30 – 23, 6-11
Introduction
Dans le livre des Actes, à Jérusalem, le commandant du conseil suprême veut savoir pourquoi les Juifs ont arrêté Paul, c'est pour cela qu'il a convoqué le Conseil, mais les Pharisiens et les Sadducéens ne sont pas d'accord entre eux. Paul est pharisien, et fils de pharisien. Une dispute violente éclate entre les deux clans si bien que les pharisiens décident d'éloigner Paul et de le ramener à l'abri dans la forteresse. La nuit, le Seigneur dit à Paul « courage, le témoignage que tu m'as rendu ici, il faut que tu le rendes aussi à Rome ».
Et dans l'évangile de Jean, Jésus prie non seulement pour ceux qui sont là mais aussi pour tous ceux qui croiront en lui. Il parle d'unité « que tous soient un » ! Il prie son Père « pour que l'amour dont tu m'as aimé soit en eux, dit-il, et que moi aussi je sois en eux ». Contemplons la gloire de Dieu et chantons les psaumes !
Commentaire
« Que tous soient un » ! Qu'est-ce que Jésus veut dire ? Être « un » ne signifie pas « avoir les mêmes idées ». Nous pouvons aimer les mêmes choses et ce n'est pas pour cela que nous sommes « un ». Faire partie de la même communauté ou de la même famille, c'est une apparence d'unité. Et comme on le sait « les apparences sont parfois trompeuses Les membres d'une même famille peuvent être les uns à côté des autres et ne pas nécessairement s'aimer. L'unité dont parle Jésus ne se voit pas extérieurement, elle est intérieure. « Elle est cette force intérieure qui nous fait aimer l'autre alors même qu'il pense différemment de nous, alors même qu'il vit différemment de nous. L'unité est le fruit de l'amour » (1)
Jésus et le Père sont un. Malgré toutes nos faiblesses, Jésus de son vivant a toujours été uni à nous. Il puisait sa force dans l'amour du Père. Dernièrement, dans l'évangile, il disait « je suis le chemin », il nous montre comment être « un », en restant d'abord uni(e)s à lui et en puisant nous aussi dans l'amour, la force de Dieu.
Pour avoir la force d'aimer, il faut prendre quotidiennement le temps du cœur à cœur avec Jésus. C'est son amour qui transformera notre cœur... La perfection, l'unité, c'est l'amour ». (1)
« Qu'ils (nous) contemplent ma gloire » La définition du mot « gloire » chez les hommes : c'est une renommée éclatante acquise par des mérites exceptionnels, elle est synonyme de prestige ou notoriété.
Dans la Bible, la gloire, c'est la manifestation visible, la présence, la puissance et la perfection de Dieu. « Kabad » en hébreux = poids, importance. En grec, « doxa » signifie la réputation et la splendeur liées à la manifestation de la présence divine.
Donc, contempler la gloire de Dieu c'est contempler le rayonnement de sa force, la révélation de sa présence active dans le monde. Dans sa lettre aux Hébreux, saint Paul dit « Jésus-Christ est le rayonnement de la gloire de Dieu »
« et moi, je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée » donc nous aussi, nous devrions être le rayonnement de la force de Dieu, de sa présence au milieu de nous. Mais, saint Paul dans sa lettre aux Galates parle d'une autre gloire, une « vaine gloire », cette gloire-là est la recherce d'honneur personnel. Heureusement, nous ne sommes pas seul(e)s, Jésus nous a fait connaître le Père « pour que l'amour dont tu m'as aimé soit en eux et que moi aussi je sois en eux ». dit-il. Cette dernière phrase nous montre que l'unité dont parle Jésus vient de Dieu, de son amour pour Jésus mais aussi pour nous tou(te)s qui sommes ses enfants. Seigneur, gloire à toi, grâce te soit rendue !
Danièle le 21 mai 26
(1) Myriam de Gemma: https://passionistedepolynesie.e-monsite.com/pages/enseignement-myriam-de-gemma/jean-16-19/jean-17-20-26.html
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