Liturgie 5e mercredi de Pâques Jean 15, 1-8 ; Actes 15, 1-6
Ouverture
Les deux lectures de ce jour parlent de synodalité. Chacune à sa manière. La synodalité, dit le pape François, n’est pas optionnelle : elle fait partie de l’ADN de l’Eglise. Demadnons à l’Esprit d’ouvrir nos cœurs à l’intelligence des écritures, et chantons le psaume 118 qui proclame sur tous les tons que la Loi n’est autre qu’un chemin à parcourir ensemble, une direction, une orientation.
Résonances
La lecture des Actes nous montre concrètement l’exercice de la synodalité. Une question se pose, concrète et sérieuse. Il y a un affrontement, une vive discussion entre opinions divergentes. On décide d’en faire un exercice « d’intelligence collective ». Ce sera le récit, le réel, qui servira de critère. Pas une théorie en chambre. Paul et Barnabé racontent à tous ceux qui veulent bien l’entendre la conversion des païens, et cela remplit de joie tous les frères. La joie aussi est un critère de discernement, une attestation de la présence de l’Esprit. Auparavant déjà, Pierre aussi avait raconté en long et en large tout ce qui s’était passé avec le centurion Corneille, et son récit avait convaincu.
Ensuite, les apôtres vont chercher dans la Tradition, dans l’écriture, des passages qui pourraient éclairer ces événements et montrer la cohérence du dessein de Dieu. L’écriture confirme l’expérience, mais c’est l’expérience qui est première.
Quand on fait l’expérience d’une telle démarche synodale, quand on sent qu’on avance, qu’on ouvre des portes, on est saisi d’enthousiasme, d’une joie qui vient d’ailleurs.
Et c’est là qu’intervient cet autre critère de la synodalité, que je repère dans l’évangile : « en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire ». Si on n’est pas branché au Christ comme le rameau à la vigne, nos discussions pourront être super-intéressantes, elles resteront vaines, stériles, elles ne porteront pas de fruit. Le pape François le dit aussi : le synode ne sera pas un parlement d’idées… il sera avant tout une écoute de l’Esprit. L’intelligence collective portera du fruit si elle se fait avant tout écoute collective de ce que « l’Esprit dit aux églises ». Et, comme le dit saint Benoît, l’Esprit peut parler par le plus jeune de la communauté. Puis, en définitive, c’est tout de même à celui / celle qui a reçu le charisme de l’autorité que reviendra le rôle de poser les bases d’une action concrète.
Que l’Esprit nous guide sur ce chemin à parcourir ensemble (synodal).
Prière
Loué sois-tu, Dieu très bon, qui as fait de nous ton peuple en nous unissant au corps du Christ comme les sarments à la vigne. Fais-nous passer à une vie nouvelle, fais-nous demeurer dans sa Parole, fais-nous porter du fruit pour ta gloire.
Sr Marie-Raphaël le 10 mai 23
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