vendredi 5 octobre 2012

Votre Père sait


Luc 12
29 Et vous, ne cherchez pas ce que vous mangerez ni ce que vous boirez, et ne vous tourmentez pas. 30 Tout cela, les païens de ce monde le recherchent sans répit, mais vous, votre Père sait que vous en avez besoin.

Esprit Saint, que cette parole nous fasse vivre ce jour dans la paix et la confiance.

Et vous : vous, ses disciples, vous, les enfants du Père qui veille sur vous, vous qui entendez ces paroles…

ne cherchez pas ce que vous mangerez ni ce que vous boirez et ne vous tourmentez pas : ni souci, ni inquiétude, ni surtout tourment, l’intensité du vocabulaire va crescendo : tout cela nous nuit mais manifeste aussi notre manque de confiance.

Tout cela, les païens de ce monde le recherchent sans répit : eux, ils ne savent pas qu’un Père aimant les tient en sa main, vous, vous savez !

mais vous, votre Père sait que vous en avez besoin : notre Père connaît nos besoins, et, mieux encore, il les comble. Si souvent, nous voulons expliquer à Dieu où et comment il ferait bien d’intervenir… Notre Dieu sait ! Redisons-lui simplement notre confiance, reconnaissons que tout vient de lui, ouvrons largement les mains pour accueillir ses dons…

Seigneur Jésus, je t’écoute rassurer tes disciples avec insistance, je regarde ta sollicitude pour eux, image, icône de celle du Père. Je te rends grâce de nous révéler ainsi la tendresse du Père. Fais grandir en nous cette certitude.

jeudi 4 octobre 2012

Peu de foi


Luc 12
28  Si Dieu habille ainsi en pleins champs l'herbe qui est là aujourd'hui et qui demain sera jetée au feu, combien plus le fera-t-il pour vous, gens de peu de foi.

Esprit Saint, augmente en nous la foi !

Si Dieu habille ainsi en pleins champs l'herbe : l’herbe, le foin, le fourrage. Pour ceux qui diraient « je ne suis pas un lis », voici que l’image glisse vers ce qu’il y a de plus commun et de plus utilitaire dans la nature : l’herbe qui pousse là-bas, loin du soin des jardins, et qui va être donnée en aliment au bétail… Dieu habille celle-là, il la revêt … il est de ces images auxquelles nous sommes trop habitués…

qui est là aujourd'hui et qui demain sera jetée au feu : bien sûr l’homme est éphémère. Le psaume 103,15 dit précisément : « L'homme ! Ses jours sont comme l'herbe ; il fleurit comme la fleur des champs ». La comparaison n’est donc pas inattendue et les auditeurs de Jésus devaient penser à ce verset !

combien plus le fera-t-il pour vous : « Il sait bien, lui, de quoi nous sommes faits » dit encore le Ps 103,14. Oui, il nous connaît, et nous lui sommes plus précieux que toutes les fleurs des champs.

gens de peu de foi : ce reproche, nous le retrouvons plus souvent chez Matthieu : cette expression provient de la tradition la plus ancienne et a dû frapper les disciples. Ainsi Jésus l’a dit à Simon s’essayant à marcher sur la mer et même aux apôtres qui avaient simplement oublié d’emporter du pain… eh oui, le pain, la nourriture de la journée, nous y revoilà…

Seigneur Jésus, tu nous enseignes longuement, patiemment, tu répètes inlassablement que Dieu nous aime et prend soin de chacun et de chacune… et nous avons tant de mal à y croire dans notre quotidien… nous avons besoin que tu transformes nos cœurs pour qu’ils puissent accueillir tes paroles dans toute leur force.

mercredi 3 octobre 2012

Observez


Luc 12
27 Observez les lis : ils ne filent ni ne tissent, et je vous le dis : Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n'a jamais été vêtu comme l'un d'eux.

Esprit Saint, permets que cet enseignement de Jésus devienne vie en nos cœurs et éclaire ce jour.

Observez les lis : Jésus pédagogue : « observez les corbeaux, observez les lis ». Quoi de plus concret, de plus visuel, regardez simplement autour de vous : là, sous vos yeux, se dit la gloire et la sollicitude de Dieu. La TOB dit « les lis », et bien sûr on peut accorder à ces fleurs le summum de la beauté (en y rajoutant une touche avec la pureté) ; mais le mot grec désigne en fait diverses espèces de fleurs sauvages, certains traducteurs préférant alors « lis des champs » ou même « fleurs des champs » (voir d’ailleurs le verset suivant). Oui, Dieu habille aussi bien la pâquerette que le lis : la simplicité est aussi un chemin de beauté.

 ils ne filent ni ne tissent : Jésus a repris l’idée de la nourriture, voici maintenant celle du vêtement, avec l’image de ces fleurs à qui tout est donné.

et je vous le dis : au milieu de ces jolies images, Jésus nous rappelle au sérieux de son avertissement.

Salomon lui-même, dans toute sa gloire: une comparaison qui frappe ; dans toute sa « gloire », littéralement « réputation », traduit parfois par richesse, magnificence, …

n'a jamais été vêtu comme l'un d'eux : « comme une seule de ces fleurs » disent certaines traductions pour insister autant que possible sur l’opposition.

Seigneur Jésus, j’entends ton invitation à laisser parler la création, qu’elle fasse pour nous écho à ta Parole tout au long de ce jour : ouvre nos yeux à la sollicitude du Père pour ses enfants.

mardi 2 octobre 2012

Pourquoi vous inquiéter ?


Luc 12
25  Et qui d'entre vous peut par son inquiétude prolonger tant soit peu son existence ? 26 Si donc vous êtes sans pouvoir même pour si peu, pourquoi vous inquiéter pour tout le reste ?

Esprit Saint, élargis notre horizon, aide-nous à regarder au-delà de nos soucis quotidiens, donne-nous de nous appuyer sur Dieu, notre rocher.

Et qui d'entre vous peut par son inquiétude prolonger tant soit peu son existence? Et Jésus d’avancer une cascade d’arguments s’adressant aux diverses sensibilités, tentant de toucher chacun là où il est réceptif, de l’atteindre là où il peut comprendre. Voilà bien qui nous démontre l’importance que Jésus accorde à la mise en garde devant la tentation de l’avidité.

Si donc vous êtes sans pouvoir même pour si peu : son argument, cette fois, est de faire remarquer l’absence de pouvoir de l’homme sur sa propre vie : il n’est pas de son ressort de fixer la durée de sa vie, … quant à dire que prolonger son existence est « peu » de chose ?! Sans doute l’écho au « tant soit peu » du verset précédent…

pourquoi vous inquiéter pour tout le reste ? : le reste, c'est-à-dire non pas la vie elle-même, mais tout ce qui apporte son lot de soucis au jour le jour… parfois futiles, parfois pourtant « vital » comme la nourriture elle-même. De nouveau, Jésus n’encourage pas à la paresse : plus loin (ch. 19), Luc nous montrera la nécessité du travail et de la bonne gestion des biens matériels, par exemple par la parabole des « mines ». Une chose est de négliger de collaborer à l’œuvre de la création, une autre est de laisser corroder notre cœur par la mauvaise inquiétude, celle qui nous renferme sur nous-mêmes et sur notre peur de l’avenir. Cela est de toutes façons inutile, nous dit Jésus.

Seigneur Jésus, si souvent nous regardons le monde, notre Eglise ou notre société comme si tu ne nous avais jamais dit « pourquoi vous inquiéter ? » Donne-nous le courage d’agir pour un monde meilleur en recevant de toi la grâce de le faire avec un cœur paisible.

lundi 1 octobre 2012

Dieu les nourrit


Luc 12
24 Observez les corbeaux : ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n'ont ni cellier ni grenier ; et Dieu les nourrit. Combien plus valez-vous que les oiseaux !

Esprit Saint, grave en nos cœurs cette invitation de Jésus à mettre toute confiance en  notre Dieu.

Observez les corbeaux : après les fragiles moineaux, voici les corbeaux charognards !

ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n'ont ni cellier ni grenier ; et Dieu les nourrit : voir tout comme don de Dieu, voilà qui n’est pas évident dans notre siècle où certains s’épuisent pour gagner leur pain, et d’autres connaissent la famine.  Mais Jésus a dit : " Qui m’a établit pour faire vos partage ? " (v.14). Car c’est bien de cela dont il s’agit : Dieu a mis la Création à la disposition de l’humanité, et c’est à chacun de la faire fructifier au bénéfice de tous, avec justice. Le pain qui nourrit l’humanité est « fruit de la terre et du travail des hommes ».

Combien plus valez-vous que les oiseaux ! Nous avons du prix aux yeux de Dieu. Tout au long de l’Ecriture et surtout dans les psaumes, l’homme se redit que Dieu veille sur lui, qu’il est son refuge : « Mon Dieu dont je suis sûr » dit le psaume de confiance qu’est le Ps 90. Dieu est un Père aimant, comment pourrait-il oublier ses enfants ?

Seigneur Jésus, toi qui es venu nous révéler toute la sollicitude du Père, mets en nos cœurs cette confiance à laquelle tu nous invites.