Liturgie de la Parole 3e Jeudi carême Luc 11, 14-23 ; Jérémie 7, 23-28
Introduction
« Ecoutez ma voix, je serai votre Dieu ! », voilà ce que nous entendrons dans la lecture du livre de Jérémie. Pour être heureux, il faut suivre le chemin prescrit par Dieu. Il a envoyé inlassablement tous les prophètes mais le peuple n'a pas écouté alors, « la vérité s'est perdue, elle a disparu de leur bouche ».
Dans l'évangile de saint Luc, après avoir expulsé le démon d'un muet, certaines personnes le dénigrent en disant qu'il guérit grâce à un démon. Jésus leur dit que c'est par le doigt de Dieu qu'il guérit et que ceux qui ne sont pas avec lui sont contre lui.
Les deux lectures d'aujourd'hui rappellent qu'il faut écouter la parole sans la mettre en doute. Elle indique le chemin à suivre.
Entrons dans cette célébration en chantant les psaumes !
Commentaire
« En réponse à ton évangile, que mon oui soit oui, sans condition » dit la chanson. Il n'y a pas de demi-mesure, de peut-être ni de mais, « celui qui n'est pas avec moi est contre moi », dit l'évangile.
Quand Jésus guérit le muet, la foule est en admiration devant cette guérison, mais pas tout le monde. Les pharisiens pensent que Jésus guérit à l'aide du chef des démons. Mais Jésus leur dit que le Règne de Dieu, le Royaume, est arrivé. Son pouvoir lui vient du doigt de Dieu et il est plus fort que tous les démons.
A chaque guérison accomplie par Jésus, la foule se réjouit mais pas les gens instruits, les prêtres, les sages, ceux qui savent... eux, ils doutent et questionnent Jésus, il le traite même parfois de faux prophète.
Mettons-nous à la place de ces gens qui assistent à un miracle de Jésus. Peut-être émettrions-nous aussi des doutes. Nous trouverions des excuses, nous ne nous réjouirions peut-être pas du bien que nous voyons accompli par d'autres. Il nous arrive de porter des jugements. Nous sommes parfois aveugles et ne reconnaissons pas l'œuvre de Dieu dans nos vies.
Jésus est accusé d'agir au nom de Béelzéboul, pourtant, il est justement venu détruire l'esprit mauvais. C'est aussi notre combat pendant ce carême, lutter contre nos démons, notre moi, notre orgueil, lutter contre toutes les tentations qui nous empêchent d'être avec Lui. On se sent à l'abri, on a un toit, quelques économies, on évite une vie sédentaire, pour sa santé, on surveille son alimentation, certains font même du sport. On fait une retraite de temps en temps, on prend des résolutions, on assiste à la messe le dimanche... et puis, on s'aperçoit que là n'est pas le vrai bonheur, on n'est pas nécessairement heureux(ses) le confort, la santé, le sport, ce cocon construit autour de notre personne, tout cela n'est pas suffisant. Il faut avancer, reconnaître l'action de Dieu dans notre vie, avoir de l'empathie pour ceux qui souffrent, ne pas fermer les yeux, lutter contre toutes les tentations qui pourraient nous éloigner de Jésus, entendre la Parole, faire le bien autour de nous. Le Christ peut tout, ouvrons notre cœur à ses demandes.
Le pasteur Sternberger écrit « C'est au ras du sol des espérances et des désespérances humaines que se dit l'évangile ».
Evitons les divisions, les jugements. Parce que Jésus dit encore ceci « celui qui ne rassemble pas, disperse »
Invitation au Notre Père
Jésus est notre frère, nous sommes fils et filles du Père, prions-le avec les paroles apprises par Jésus.
Danièle le 12 mars 26
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire