samedi 16 mai 2026

Liturgie 6e samedi de Pâques Jean 16, 23b-28

L’intention de Sophie

Méditation

Un jour, à la fin d’une balade au bord de la Meuse namuroise, après un verre à une terrasse du coin, Michel et moi sommes entrés dans la petite église en face dont la porte était ouverte. Au fond, sur une petite table, il y avait un carnet d’intentions et un crayon.


Ces carnets me touchent toujours : on y trouve des choses immenses et minuscules à la fois : « Seigneur, faites que Mamy guérisse », « J’ai réussi mon examen. Merci. », « Donne la paix dans le monde ». 


Et puis il y en a une qui retient mon attention : « Jésus, fais que Nathan quitte Jessica et sorte avec moi. Signé : Sophie »

Cela fait sourire, d’abord. Puis le sourire s’efface un peu. Parce qu’au fond, derrière cette demande maladroite déposée dans le carnet, il y a probablement une jeune fille qui souffre davantage qu’elle ne sait le dire.

 

Et une question surgit : que vais-je porter dans la prière ? Le projet de Sophie ? Son désir ? Sa solitude ? Son besoin d’être aimée ? Ou simplement une personne entière, confuse, mélangée, incapable encore de démêler tout ce qui habite son cœur.

 

Et c'est peut-être ce texte de Jean, que nous venons d'entendre, qui répond.


Jésus dit : « Ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. »


On entend cela et on pense : Dieu est là pour accomplir ce que nous lui demandons.

 

Mais demander « au nom de Jésus », ce n’est peut-être pas mettre Jésus au service de nos désirs. C’est laisser peu à peu nos désirs entrer dans son propre amour. C’est accepter que ce que nous demandons se transforme.


Quelques versets plus loin, Jésus dit encore : « Je ne vous dis pas que je prierai le Père pour vous, car le Père lui-même vous aime. »

 

Le Père aime déjà. Avant les beaux mots. Avant les prières ajustées. Avant même que nous sachions ce que nous demandons.


Ce n’est pas une raison pour ne plus demander. C’est une raison pour demander autrement.

 

Dans le chapitre suivant de l'Évangile de Jean, — la grande prière sacerdotale — Jésus prie longuement pour les disciples : « Garde-les. Qu'ils soient un. » 


Jésus ne s’interpose pas entre eux et le Père. Il les fait entrer dans une relation où ils découvrent que le Père les aime déjà.

 

Alors l’intercession change de visage.

 

Quand quelqu’un dit ou écrit : « Prie pour moi », il ne demande pas seulement qu’on ajoute une intention de plus à une liste.  Il demande aussi : « Tiens-toi un peu près de moi devant Dieu. » « Ne me laisse pas seul dans ce que je traverse. »

 

Prier pour quelqu'un, ce n'est pas simplement demander quelque chose à sa place. C'est accepter, un moment, de se tenir auprès de lui devant Dieu. C’est se mettre de son côté. Ne plus le regarder à travers ce qu'il nous fait, ce qu'il nous doit, ou ce que nous voudrions qu'il soit.

 

Quelque chose se déplace.

Pas seulement nos demandes.

Mais nous-mêmes.

 

Alors, devant l'intention de Sophie — je ne sais plus très bien quoi demander. Peut-être que c'est cela, finalement, la prière honnête : ne pas trop savoir, et rester quand même là.

 

Rester là, avec cette jeune fille qu'on ne connaît pas, dans cet amour qui la précède et qui la dépasse.

Lui souhaiter, sans formuler trop vite, une joie plus vaste que ce qu'elle imagine aujourd'hui.

 

Car l'intercession ne consiste pas seulement à porter une demande devant Dieu. Elle consiste parfois à demeurer assez longtemps dans cet amour pour que quelque chose, peu à peu, se transforme en nous.

 

C'est peut-être cela, prier les uns pour les autres...

Isabelle le 16 mai 26

vendredi 15 mai 2026

Liturgie 6e vendredi de Pâques Jean 16, 20-23a

Devenir enfants de Dieu en Christ 

 
Merci à l'auteur de cette image

Méditation 

Ce passage du chapitre 16 de l’évangile selon saint Jean nous est donné par l’Eglise pour accompagner le mouvement global qui s‘opère non seulement avec la mort du Christ mais aussi avec sa montée au ciel chez les croyants. Cette dernière disparition, l’Ascension du Seigneur au ciel, cause une peine, celle provoquée par une perte définitive. Mais de quelle perte s’agit-il vraiment ? A vrai dire, celle de la présence corporelle du Christ. Cette perte est en fait la marque d’une évolution du mode de sa présence comme dans une naissance comme nous le laisse entendre ce passage de l’évangile que nous venons d’entendre : « La femme qui enfante est dans la peine parce que son heure est arrivée. Mais, quand l’enfant est né, elle ne se souvient plus de sa souffrance, tout heureuse qu’un être humain soit venu au monde. (Jn 16, 21) »  La présence à la mère se poursuit mais dans un tout autre cadre.
 
Alors de quelle naissance s’agit-il ? De la nôtre à chacun et à tous, comme fils et filles de Dieu, naissance rendue possible par le départ du Fils unique. C’est une naissance pour la vie éternelle, c’est-à-dire la vie divine, la vie avec Dieu, la vie en Dieu, une vie que nous recevons et qui nous met en relation avec le mystère de Dieu comme ses enfants adoptifs dans le Fils unique. Ce point est attesté également par la prière d’ouverture[1], « Tu nous recrées, Seigneur, pour la vie éternelle dans la résurrection de notre Sauveur qui règne désormais auprès de toi ; dirige nos cœurs vers sa gloire, afin qu'au jour où il viendra de nouveau, ceux que tu as fait renaître par le baptême soient revêtus de sa lumière impérissable ».
 
Cette naissance, cette recréation, est dans le Christ Ressuscité et se réalise grâce à son absence matérielle. Comme le Père qui s’est retiré de sa création pour l’attendre et ainsi la laisser advenir à lui, le Fils se retire du monde pour laisser pleinement advenir ses frères et sœurs, son corps, leur donnant ainsi de vivre des relations identiques à ce qu’il a lui-même vécu aux jours de sa chair. Ainsi s’ouvre l’histoire véritable de notre devenir, de celui de toute l’humanité. 
 
En prime, une attitude spirituelle, pour nous, peut être glanée de cette absence matérielle, voulue par le Fils. Il y a ce double retrait, réalisé par le Père puis par le Fils que nous avons évoqué. Il nous indique un chemin spirituel pour nous-mêmes. Nous aussi, nous pouvons faire advenir, naître l’autre par notre propre retrait. Heureux serons-nous si nous le percevons, et le vivons comme le père qui laisse son enfant reprendre le flambeau, comme le maître qui commande à l’élève et se retire, comme l’homme politique qui ne se représente pas pour laisser candidater son dauphin… Soyons certains qu’en agissant ainsi nous nous configurons au Mystère de Dieu qui veut passionnément la liberté de l’autre et ne campe jamais sur son pouvoir, ne cessant de donner.

Jean-Luc Fabre, compagnon jésuite le 19 Mai 2023

https://jardinierdedieu.fr/jn-16-20-23a.html 
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[1] Remarquez que je prends la forme précédente comparable à celle actuelle. Par ailleurs l’oraison du vendredi n’est pas la même si l’Ascension est célébrée le dimanche suivant, ce qui implique bien que cette oraison du vendredi après l’Ascension vise bien ce moment de l’après Ascension.

 

jeudi 14 mai 2026

Liturgie Ascension du Seigneur Matthieu 28, 16-20 ; Actes 1, 1-11 ; Psaume 46 ; Ephésiens 1, 17-13 

Méditation

« Cette fête est glorieuse et je dirai aussi joyeuse : en elle le Christ reçoit sa gloire unique, et nous, une joie toute particulière. C’est l’achèvement et l’accomplissement de toutes les autres fêtes, et l’heureux aboutissement de tout l’itinéraire du Fils de Dieu »[1]


Tels sont les premiers mots d’un Sermon de Saint Bernard, moine du 12e siècle, pour la fête de l’Ascension que nous célébrons aujourd’hui.

Les textes choisis pour cette fête ont laissé apparaître ses deux acceptions : « source » et « sommet ».

En mettant en lumière le sens de cette fête, nous pourrons aussi découvrir la Bonne Nouvelle qu’elle nous révèle aujourd’hui.

 

Cette fête de l’Ascension est « sommet ».

L’extrait des Actes des Apôtres que nous venons d’entendre est le commencement du livre.

Telle une charnière avec son Evangile, le prologue de Luc raconte à un nommé Théophile, « tout ce que Jésus a fait et enseigné depuis le commencement jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel ».

L’expression englobe le ministère de Jésus sur terre : ses paroles et ses actes, les signes et les miracles, sa prédication du Royaume.

Jésus, Envoyé de Dieu : toute sa vie n’a été qu’un cri, qu’une confession, qu’une confidence.

À travers l’Evangile, se distille son message, qui est à la fois fondement et nouveauté : la révélation de l’amour du Père.

Cet amour n’est pas destiné aux seuls contemporains de Jésus. Chacun et chacune de nous peut en accueillir la Bonne Nouvelle : Dieu aime...

L’Ascension est donc « sommet » du compagnonnage terrestre, accomplissement du ministère de Jésus.

 

Au ministère proprement dit, Luc ajoute les « instructions » que Jésus a données « aux Apôtres qu’il avait choisis » : ce sont les dernières paroles, le « discours d’Adieu », que Jésus a adressés à ses disciples.

Dans ce testament, Jésus annonce son départ : « je vais vers le Père », « vous ne me verrez plus ».

Il y a donc séparation, certes, mais aussi promesse de retrouvailles : « je ne vous laisserai pas orphelins », « à nouveau je viendrai et je vous prendrai près de moi, afin que, là où je suis, vous aussi, vous soyez ».

Ces paroles, ce testament, furent écrits pour la première Communauté, confrontée à la séparation physique de Jésus.

Ils nous sont aussi destinés : à nous qui croyons en Lui.

 

 Mais, en plus d’être « sommet », cette fête de l’Ascension est « source ».

Elle rappelle « la promesse » de Jésus, que nous rapporte le livre des Actes : « c’est dans l’Esprit-Saint que vous serez baptisés d’ici quelques jours ».

Et, plus loin, Jésus complète son propos : « … vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous ».

 

La venue de cet Esprit rendra les disciples « témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre ».

L’Ascension est donc à la source, à l’origine du témoignage, de la confession, de la parole.

Le départ de Jésus rend les disciples participants de sa mission.

Jésus, l’Envoyé par excellence, envoie maintenant ses disciples, inspirés par son Esprit.

L’Evangile de Matthieu évoque aussi cet appel à la mission : Jésus envoie ses disciples dans toutes les nations pour annoncer la Bonne Nouvelle.

 

« Source » encore, la fête de l’Ascension annonce une nouvelle relation entre Jésus et ses disciples.

Jésus a rejoint son Père.

Comme nous l’apprend l’Epître de Paul aux Ephésiens : « ressuscité d’entre les morts, assis à la droite de Dieu dans les cieux, Jésus est placé plus haut que tout », c’est-à-dire qu’il participe à sa gloire.

« Dieu s’élève parmi les ovations, le Seigneur, aux éclats du cor », chante le psalmiste.

Mais ce départ de Jésus n’est pas un point final, puisque les messagers de Dieu, les « hommes en vêtements blancs » du livre des Actes, annoncent son retour :

« Jésus, qui a été enlevé du milieu de vous, reviendra de la même manière que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel ».

Jésus nous est donc présent, d’une façon nouvelle et intérieure, grâce à l’Esprit qui nous a été donné.

 

Comme « source » et « sommet », la fête de l’Ascension fut occasion d’action de grâces pour les disciples.

Et elle l’est aussi pour nous aujourd’hui.

L’Esprit-Saint est offert à chacun et chacune de nous : nous sommes tous et toutes envoyés comme témoins.

Témoins de la Bonne Nouvelle de Jésus : Dieu nous aime et il ne nous abandonnera jamais.

Par son Esprit, le Christ nous assure de sa présence, de son compagnonnage, de son Amour.

Grâce à l’Esprit-Saint, le Christ nous est intérieurement et pour toujours présent :

« Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde ».

Alléluia !

Sr Marie-Jean le 2 juin 2011



[1] Saint Bernard, Sermon II pour l’Ascension, 1.

mercredi 13 mai 2026

Liturgie de la Parole 6e mercredi de Pâques Jean 16, 12-15

Méditation

« Pour vous le faire connaître », littéralement, « il vous l’annoncera » ou « il vous le communiquera » : nous trouvons cette expression trois fois dans l’Evangile de ce jour, elle désigne l’action de l’Esprit Saint dans le cœur des disciples.
Faire connaître c’est aussi annoncer, communiquer, transmettre, faire entrer dans une communion intime. Ce n’est pas de l’ordre de l’intellectuel, mais du cœur.
Jésus n’a pas tout dit à ses disciples. Il avait encore beaucoup de choses dans le cœur à leur communiquer mais c’était trop tôt : ils devaient vivre d’abord le scandale de l’arrestation, du jugement, de la Passion de Jésus, de sa mort ignominieuse…et sa Résurrection. « La vérité tout entière » dans laquelle conduit l’Esprit de vérité c’est aussi ce chemin qu’a suivi Jésus de l’amour jusqu’à l’extrême, jusqu’au rejet des hommes, la fuite de ses disciples, l’abandon apparent du Père… L’épreuve nous souhaiterions l’éviter ! Mais Jésus en la vivant et en la traversant dans et par amour l’a transformée : un chemin de mort peut devenir en lui et par lui un chemin de relèvement, de rebondissement de la vie. Comme le grain qui meurt porte du fruit, sans faire de bruit. Parfois un fruit inespéré, inconcevable, parce que la vie de Dieu en nous agit silencieusement, en douceur, mais une douceur transformante.
Si l’Esprit nous fait cheminer « dans toute la vérité » … c’est que c’est un chemin dans lequel on marche. Ce chemin est une personne, Jésus n’a-t-il pas dit « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » ? Cette marche dure toute notre vie. C’est comme une source qui part du Père, se déverse dans le Fils, dans l’Esprit, et par eux dans celles et ceux qui l’accueillent. 
Cela me fait penser à la source de vie d’Ezéchiel qui, au fur et à mesure qu’elle coule devient un fleuve de plus en plus abondant : « cette eau assainit tout ce qu’elle pénètre, et la vie apparaît en tout lieu où arrive le torrent… Au bord du torrent, sur les deux rives, toutes sortes d’arbres fruitiers pousseront ; leur feuillage ne se flétrira pas et leurs fruits ne manqueront pas. Chaque mois ils porteront des fruits nouveaux, car cette eau vient du sanctuaire. Les fruits seront une nourriture, et les feuilles un remède. » (Ezéchiel 47 ,9.12)
Cette prophétie d’Ezéchiel s’actualise en celle, en celui, qui se laisse conduire par l’Esprit dans le fleuve de l’Amour. « Fais toi capacité et je me ferai torrent » disait le Christ à sainte Catherine de Sienne. Au fur et à mesure ce fleuve nous travaille intérieurement, nous transforme, augmente notre capacité de l’accueillir car elle jaillit du sanctuaire, le cœur du Père : c’est une spirale vertueuse qui porte du fruit en nous, autour de nous, dans l’Eglise et dans le monde, de manière insensible mais réelle.
Laissons-nous entrainer dans ce fleuve de vie et d’amour et comme le dit saint Benoît « à mesure que l’on progresse dans la vie religieuse et dans la foi, le cœur se dilate, et l’on court dans la voie des commandements de Dieu, avec la douceur ineffable de l’amour. » (Prologue de la Règle verset 49)


Invitation au Notre Père

« Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière. » : Que l’Esprit nous conduise dans le chemin de l’amour et de la prière, qu’il dilate nos cœurs tandis que nous chantons le Notre Père

Sr Marie-Christine le 13 mai 26


mardi 12 mai 2026

Liturgie de la Parole 6e mardi de Pâques Jean 16, 5-11 ; Actes 16, 22-34

Introduction

Nous approchons de l'Ascension : qui est le sommet de notre foi, croire sans plus le voir.

Dans ces derniers temps du temps pascal, Jésus parle beaucoup de l'Esprit, ça lui tient vraiment à cœur... Que l'Esprit vienne en nous, est certainement très important pour Lui. Il annonce son départ à ses amis « je m'en vais auprès du Père » dit-il, et la tristesse emplit le cœur de ses disciples. « Si je ne m'en vais pas, le défenseur ne viendra pas... »

L’Évangile d'aujourd'hui est une très bonne nouvelle, Jésus envoie son Esprit pour nous aider à vivre, choisir, décider en prenant exemple sur Lui.

Dans la lecture des Actes, Paul et Silas, mis tout au fond d'une prison après avoir été roués de coups, « après avoir reçu la bastonnade » prient. Grâce à la force de l'Esprit, ils continuent à chanter les louanges de Dieu et le miracle se produit : les portes s'ouvrent, les chaînes se détachent, les détenus sont libres...

Puisque la prière de louange libère, n'hésitons pas à louer Dieu en chantant les psaumes !

 

Après l’Évangile

Jésus est monté au ciel mais ne nous a pas abandonnés. Le Père Pellegrino, dans son commentaire dit : « Parce qu'Il est monté vers le Père, les bonnes nouvelles surpassent les mauvaises rapportées par les médias ».

Fait homme, Il nous a fait don de sa vie, de sa mort, de son pain et comme si cela n'était pas assez, Il nous offre un cadeau plus précieux encore : son Esprit. Benoît XVI a dit « Étant donné que Dieu renferme l'univers tout entier, le Christ ne s'est pas éloigné de nous, mais au contraire, en demeurant avec le Père, Il est désormais à côté de chacun de nous pour toujours ».

A Noël, nous chantions, « un enfant nous est né, un fils nous est donné » mais ça ne suffit pas. Pour que nous puissions entrer dans la vie intime de Dieu, il fallait que l'Esprit nous soit donné. Il nous fait sortir d'une foi qui bloque toute relation vraie avec Dieu. Il nous inspire, Il nous fait des êtres qui vivent de la « respiration » même de Dieu. La bibliste, Roselyne Dupont écrivait en 2017 « Cet Évangile présente l'Esprit comme celui qui peut faire comprendre ce qui va se jouer sur la croix. Seule, la puissance de l'Esprit mettra en lumière les péchés de ceux qui ont refusé de croire en Jésus... Cette puissance révèle que Dieu manifeste sa justice en accueillant Jésus dans sa gloire... Le prince de ce monde se trouve jugé, condamné, le verbe exprime l'action achevée... la justice de Dieu a déjà triomphé ».

Donc, il me semble comprendre que nos péchés sont condamnés, jugés sur la croix une fois pour toutes, mais c'est fini, « achevé », maintenant, l'Esprit de justice agit en nous pour nous ramener pas à pas vers Dieu qui est amour et pardon.

Heureusement, grâce à cette présence de l'Esprit, nous ne devons pas compter uniquement sur nos capacités pour atteindre Dieu. Laissons-nous façonner par Lui. Nous ne sommes pas seuls, Il nous aide en toute chose malgré nos faiblesses et nos fragilités. Accepté ou non, Il est présent, Il surgit dans les faiblesses du monde, mais « Il agit dans l'ombre. Il ne travaille pas pour son propre compte, Il ne recherche pas sa propre gloire. La mission de Jésus a été de préparer la mission de l'Esprit qui parachève en nous, notre rencontre quotidienne avec Jésus et son Père »

Dans notre communauté, dans notre famille, en nous, la présence vivante de l'Esprit nous rend optimistes et nous donne raison de vivre dans l'espérance.

 

Invitation au Notre Père

Rien ne peut nous séparer de l'amour de Dieu. Tous ceux qui se laissent conduire par Lui, sont fils du Père. C'est pourquoi, tous ensemble, remplis d'espérance, nous pouvons dire la prière qu'Il nous a apprise.

 

Prière conclusive

Seigneur, tu ne nous as pas laissés seuls. Sans toi, nous ne sommes pas grand chose . Nous te rendons grâce pour ce don magnifique de l'Esprit vivant en nous ; aide-nous à être ses porte-paroles, aide-nous à te laisser respirer en nous, comme Paul et Silas, aide-nous à ne jamais abandonner.

Toi qui vis et règnes pour les siècles des siècles. Amen !

Danièle le 19 mai 2020