Luc 13,10-17 Liturgie de la Parole 30e lundi TO-I
Tu as été libérée
Lectures : Romains 8,12-17 ; Psaume 67 ; Luc 13,10-17
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| Évangéliaire copte |
Quelle richesse contenue dans la scène que nous offre saint Luc aujourd’hui. Et pourtant, la personne à qui s’adresse Jésus ne dit rien, ne demande rien. Elle est là pour écouter son enseignement.
C’est lui qui va prendre l’initiative de l’interpeler et pas pour lui poser une question. Non. Mais pour la rejoindre au milieu de son vécu très concret de personne invalide. Le récit nous dira même depuis 18 ans. Ça fait long !
Et d’un coup, la voilà qui se redresse dès que Jésus lui impose les mains. Elle rend gloire à Dieu, on peut le deviner ! une merveille dans sa vie, une merveille pour sa vie.
Mais voilà, saint Luc a situé le contexte dans l’espace, nous sommes dans la synagogue, mais aussi dans le temps, nous sommes le jour du sabbat. Et là nous voilà rejoins dans nos réactions spontanées. Que dirions-nous devant l’irritation du chef de la synagogue ? et bien oui, en effet, comme Jésus nous dirions : « Hypocrites ! » Mais sans doute que nous ne le dirions pas de la même manière que Jésus, ni au même niveau. Nous, ce serait pour protester devant le manque de courage de cet homme, qui interpelle, non pas Jésus, le coupable à ses yeux, mais qui détourne la remarque en s’adressant à l’auditoire de Jésus. Nous ce serait pour lui dire que son manque de cœur devant la situation douloureuse de la femme passe les limites, que le cœur a ses raisons que la Loi ne connaît pas.
Et oui. Mais quand Jésus dit : « Hypocrites ! », c’est pour mettre la barre plus haut, pour élever notre regard comme celui de la brave femme dont le regard peut maintenant se diriger vers le ciel, vers le visage des personnes qui l’entourent. Jésus ne peut pas faire autrement que de situer le sabbat, car c’est bien là ce qui énerve le chef de la synagogue, le sabbat prescrit par la Loi de Moïse, dans sa véritable perceptive : une pause dans l’activité créatrice de Dieu, où il consacre ce repos parce que l’œuvre de création se continue à travers la parole de son Fils, à travers ceux qui participent à l’œuvre de Dieu en montrant l’amour infini de Dieu pour chacun de ses enfants.
Pour une fois, nous nous reconnaissons dans une parole de Jésus que nous dirions nous aussi devant la même situation. Mais nous n’avons décidément pas la même perspective, la nôtre est trop courte, trop terre à terre.
Jésus, lui, voit le Père partout, en tout et en tous. Il l’exprimera dans l’évangile de Jean quand il vivra une situation analogue. : Mon Père travaille toujours, et moi aussi je travaille. (Jean 5,17)
Sœur Marie-Pascale de Brialmont qui animait aujourd'hui nous a partagé la texte qu'elle a préparé pour RCF Liège La Prière du jour :https://www.rcf.fr/vie-spirituelle/la-priere-locale-de-liege?episode=626968
Il est possible que j'ai une autre méditation à vous partager, mais en attendant je vous propose celle de Sœur Myrèse sur ce blog à l’onglet « St Luc » : https://partage-de-lectio.blogspot.com/2012/11/tu-as-ete-liberee.html
Lien pour l’image : https://www.aularge.eu/blog/wp-content/uploads/2022/03/Evangeliaire-copte-La-guerison-de-la-femme-courbee-1250-.jpg

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