vendredi 12 août 2022

Liturgie de la Parole, 19e vendredi TO

 (SMJn Noville)

Introduction

Nous voici rassemblés en communauté, en Eglise.

En ce jour, la liturgie poursuit sur son propos d’hier, en nous parlant de pardon.

Et, plus fondamentalement, Dieu nous parle d’amour.

Cette belle et longue prophétie d’Ezéchiel dit la passion de Dieu pour son peuple, malgré le péché et l’infidélité.

La Parole de Dieu est inconditionnelle :

« … Moi, je me ressouviendrai de mon alliance, celle que j’ai conclue avec toi au temps de ta jeunesse, et j’établirai pour toi une alliance éternelle ».

 Dans l’Evangile, les Pharisiens mettent Jésus à l’épreuve par une question de casuistique : « Est-il permis à un homme de renvoyer sa femme pour n’importe quel motif ? »

Et, plus loin : « Pourquoi donc Moïse a-t-il prescrit la remise d’un acte de divorce avant la répudiation ? »

La parole de Jésus ramène à l’essentiel, au projet initial de Dieu, celui d’une union indéfectible : « … ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! »

 L’amour, le pardon…

Laissons-nous guider par l’Esprit et ouvrons nos cœurs pour présenter au Seigneur les intentions des hommes et femmes de notre temps, par le chant des psaumes.

 Méditation

Pour guider notre méditation, je voudrais citer un extrait d’un ouvrage du Dominicain Jean-Marie Gueullette, Laisse Dieu être Dieu en toi[1] :

 « L’enjeu, pour toi, est donc bien d’accueillir cette radicale nouveauté que constitue le pardon des péchés, de découvrir que dans le pardon, l’amour est plus fort que la mort. Le pardon par Dieu est une nouvelle création. Il s’agit bien d’une nouvelle création, pas d’une réparation qui garderait toutes sortes de souvenirs douloureux du passé. ‘Nous sommes des créatures nouvelles, l’être ancien a disparu, un être nouveau est apparu’, dit saint Paul (2 Co 5, 17). Il y a dans le pardon quelque chose de radicalement neuf qui apparaît. Nous avons du mal à croire que Dieu nous restaure à ce point, qu’il ne tient vraiment pas compte de nos péchés, bien qu’il les pardonne. N’est-ce pas parce que nous avons du mal à nous pardonner les uns aux autres de cette façon-là ? Si tu te crois identifié à tes fautes de manière définitive devant Dieu, n’est-ce pas parce que tu identifies les autres définitivement à ce qu’ils ont fait de mal ? Si tu as tant de mal à croire que Dieu te regarde au présent, tu manques sans doute de l’espérance qui te permettrait de croire que les autres peuvent revivre après la faute, devenir différents ».

 Laissons-nous interpeller par ce questionnement en notre aujourd’hui…

Déposons le fardeau de nos fautes, de nos péchés, de nos rancœurs, de nos amertumes. Laissons le Seigneur nous libérer… et écoutons-Le nous redire :

« Moi, je me ressouviendrai de mon alliance, celle que j’ai conclue avec toi au temps de ta jeunesse, et j’établirai pour toi une alliance éternelle ».

 Temps de silence

 Notre Père

« Voici le Dieu qui me sauve : j’ai confiance, je n’ai plus de crainte », dit le psalmiste. Dans cette confiance, redisons la prière que Jésus nous a apprise…

Prière

Seigneur, si la faute ou le péché nous entravent, si le mal ou l’offense d’autrui nous rongent, tu nous redis la parole qui libère et nous ouvre un chemin. Tu nous offres ton alliance inconditionnelle. Et cette alliance nous conduit à pardonner à notre tour, à dégager une issue pour que la Vie passe, plus forte que tout mal, que toute mort. Accorde-nous de ne jamais nous laisser habiter par la désespérance. Nous te le demandons par Jésus-Christ, ton Fils, qui règnes avec Toi et le Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles.

Bénédiction

Que le Seigneur de Vie nous bénisse et nous garde…



[1] J.-M. Gueullette, Laisse Dieu être Dieu en toi, Paris, Cerf, 2002, p. 48-49.

Aucun commentaire: