Liturgie de la Parole 2e vendredi TO-II Marc 3,13-19
Méditation
Jésus se retire sur la montagne pour choisir ses disciples.
Jésus s’éloigne de la foule avant de poser un acte important, son appel est très bref. Il nomme les douze par leur prénom. Jésus prend soin de sa première équipe. Les disciples sont d’abord aimés, écoutés, relevés avant d’être envoyés. Sa première démarche n’est pas l’action, mais la guérison du lien. Avant la mission il y a la « Présence, la relation, l’intimité. Il a le souci des cœurs soignés pour servir d’autres cœurs. »
Ainsi naît la communauté.
« Jésus les institua pour qu’ils soient avec lui ». Le premier rôle des disciples ici est simplement « d’être avec Jésus » plutôt que « avoir » ou « faire ».
L’accent est mis sur la relation. « Etre avec lui », nous fait penser à d’autres passages d’évangile, où c’est le verbe « demeurer » qui est utilisé :
« Demeurez en mon amour » (Jean 15,9) être en sa compagnie, goûter à un bonheur simple qui consiste à être simplement avec ceux que j’aime.
Jésus en appelle douze, chaque apôtre a son charisme, sa personnalité, ses dons, ses fragilités…
Ils sont peut-être les différentes parts de notre cœur.
Tantôt la dureté et la peur.
Le feu et la douceur.
La foi et le doute.
La fidélité et la trahison.
Jésus les envoie prêcher, avec le pouvoir de chasser les démons…le texte est fort. Être avec Lui, prêcher, me faire témoin de son amour. Ouvrir en moi un chemin de sens, aimer et le vivre.
Chasser les démons : dans l’évangile, les démons symbolisent ce qui divise l’être, ce qui enchaîne, ce qui vole la liberté, ce qui défigure l’image de Dieu.
Une invitation à une restauration intérieure. Par la puissance de l’Esprit Saint, Jésus invite les disciples à délivrer les personnes tourmentées. Je n’entrerai pas dans une explication plus soutenue, le pouvoir d’agir est lié à la foi… Il y a eu tellement de dérive…
Chasser les démons peut prendre des formes très concrètes comme : Dire une parole qui relève, refuser la peur, la culpabilité écrasante, aider quelqu’un à sortir de ce qui l’enferme, lutter contre ce qui déshumanise (en soi et autour de soi), repérer le mal, le dénoncer, prier…etc.…
L’amour du Christ délie ce qui est noué, l’amour ne force pas.
Je terminerai avec ces quelques mots du père Florin Callerand :
Quand on voit, on aime !
Plus on aime, plus on voit.
Toi Seigneur qui monte sur la montagne avant de parler, avant de choisir, avant d’envoyer, apprends-nous à nous retirer encore et encore. Appelle-nous là où nous sommes. Donne-nous le courage du silence, de la patience, de la confiance d’être choisi.e sans comprendre pourquoi.
Invitation au Notre Père
Unis dans un même souffle, au cœur de notre silence et de notre confiance tournons-nous vers le Père. Avec les mots mêmes de Jésus, laissons monter vers Lui le Notre Père.
Brigitte la 23 janvier 26
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