jeudi 15 janvier 2026

Liturgie de la Parole 1er jeudi TO-II Marc 1, 40-45 ; 1Samuel 4, 1b-11,

Introduction

Dans le livre de Samuel, Israël, vaincu par les Philistins, s'imagine que leur victoire est due à l'arche de l'Alliance du Seigneur qui était chez eux. Le peuple envoie alors des gens à Silo pour prendre l'arche et ainsi pouvoir vaincre les Philistins. Ces derniers ont entendu les cris de joie du peuple d'Israël, ils ont eu peur mais plutôt que de se décourager, ils  décident d'être forts pour ne pas devenir esclaves des Hébreux « soyez courageux et combattez » et ce fut un grand désastre pour Israël. Cela prouve que rien ne peut remplacer le courage du cœur. 
L'évangile de Marc nous raconte la guérison d'un lépreux. On peut se poser la question, qui sont les lépreux aujourd'hui ? Quelles sont nos lèpres ?
Chantons les psaumes en rendant grâce à Dieu qui nous touche et nous guérit.

Commentaire


Marc raconte la guérison d'un lépreux, il souligne la compassion de Jésus, le contact physique qui transgresse l'interdit mais réintègre dans la société, le lépreux, l'exclu. Ce jour-là, le malade est devenu bien-portant, mais le bien-portant (Jésus), même si d'après la loi il est devenu impur, n'est pas devenu malade et sa santé est devenue contagieuse, il lui été interdit d'entrer dans une ville avec des gens normaux alors, il reste à l'écart. Il est hors des murs, comme l'était le lépreux. Les autres, les petites gens, le suivent. Parce que, malgré la demande de Jésus, le lépreux a raconté sa guérison à tout le monde. 
Or, sur la croix, on le laissera seul. Il rejoint ceux qui ont été abandonnés de tous. « L'amour livré jusque là ne meurt pas avec la mort. Alors, il n'est plus temps de se taire »(2),
Au temps de Jésus, les lépreux étaient traités durement et aujourd'hui ? Les migrants, les mendiants, les SDF ne sont-ils pas rejetés comme les lépreux de jadis? Notre société ne rejette-t-elle pas tous ces exclus ? Nous-mêmes avons tendance à nous considérer comme des gens normaux... 
J'étais à Lourdes l'année ou le pape Benoît XVI y est venu. Dans les rues, la police chassait tous les mendiants. Les SDF devaient se tenir en dehors de la ville, pourquoi ? Par sécurité ? Peut-être ! Quel danger représentaient-ils ?
Notre société a tendance à mettre des barrières. 
« les gens des pays de la faim à qui nous envoyons parfois un peu d'argent ou un camion de nourriture (mais on ne va tout de même pas s'appauvrir pour les enrichir), les étrangers (ces gens-là ne sont pas comme nous), les pauvres qui nous donnent mauvaise conscience, tous, de l'autre côté de la ligne que les bien-portants et les bien-pensants ont tracée pour se protéger » (1)
Le Pape François a dit ceci : Combien de fois ne rencontrons-nous pas un pauvre qui tend la main ? Nous lui donnons une pièce, mais nous ne le touchons pas. Toucher le pauvre peut nous purifier de l'hypocrisie et nous préoccuper de sa condition.
L'évangile d'aujourd'hui raconte un fait, une guérison mais saint Marc veut sans doute nous faire comprendre qu'aujourd'hui, comme hier, Jésus purifie notre cœur. Notre lèpre, ce sont nos entraves.
Reconnaissons notre pauvreté, laissons-nous toucher par Jésus et comme le lépreux, allons proclamer les merveilles que Dieu a fait pour nous !

Danièle le 15 janvier 26

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(1)    Homélie Abbé Roger Gillet
(2)    Anne Lecu

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