mercredi 31 août 2011

Vous croyez ?

Jn 16

31Jésus leur répondit : "Est-ce que vous croyez maintenant ? 32Voici que l'heure vient, et maintenant elle est là, où vous serez dispersés, chacun allant de son côté, et vous me laisserez seul. Mais je ne suis pas seul, le Père est avec moi. 33Je vous ai dit cela pour qu'en moi vous ayez la paix. En ce monde vous êtes dans la détresse, mais prenez courage, j'ai vaincu le monde!"

Esprit d’unité, garde-nous unis dans la foi avec et à l’image du Père et du Fils.

Est-ce que vous croyez ? Quelle est dure cette question ! Ils viennent d’affirmer "nous croyons !" et voilà la réponse de Jésus ! En êtes-vous si sûrs ? leur demande-t-il, en ajoutant "maintenant". A cet instant, mais surtout demain quand vous vous disperserez… on ne possède rien à l’avance, tout est donné à mesure et nous sommes fous de nous en prévaloir !

vous serez dispersés : c’est la foi en Jésus qui fait la cohésion, sinon le loup disperse les brebis (10,12)

chacun allant de son côté : la cohésion (« nous croyons ! ») n’était qu’apparente… non seulement les disciples vont abandonner Jésus mais ils s’abandonneront aussi les uns les autres…

vous me laisserez seul : Jésus reste homme, l’angoisse de la solitude dans l’épreuve vient à sa rencontre…

je ne suis pas seul : ce sont eux qui sont seuls, les dispersés par la peur, ceux qui se portent loin de Jésus ; Lui reste en union avec son Père. Nous avons cette grâce et cette joie : notre Dieu – Père, Fils et Esprit – a fait chez nous sa demeure: notre solitude est intimité. « Je ne suis jamais seule » disait une vieille dame, qui m’était chère, à qui pouvait comprendre.

le Père est avec moi : l’évangéliste Marc avait rapporté le cri de Jésus « Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Mc 15, 34), Jean nous traduit la réalité plus profonde qui est une certitude : le Père est avec son Fils.

Le Père est avec nous aussi, le Père nous aime : croyons-nous cela ?

mardi 30 août 2011

Nous croyons

Jn 16

29Ses disciples lui dirent : « Voici que maintenant tu parles ouvertement et que tu abandonnes tout langage énigmatique ; 30maintenant nous savons que toi, tu sais toutes choses et que tu n'as nul besoin que quelqu'un t'interroge. C'est bien pourquoi nous croyons que tu es sorti de Dieu. »

Esprit Saint, augmente en nous la foi !

maintenant tu parles ouvertement : ce langage est-il vraiment neuf ? Combien de fois Jésus n’a-t-il pas déjà parlé de son Père en termes tout aussi clairs ?

tu abandonnes tout langage énigmatique : où résidait l’énigme ? Sur les lèvres de Jésus ou dans le cœur des disciples ? Qu’est-ce qui obstruait leurs yeux et leurs oreilles pour que 3 années de vie commune ne leur aient pas permis de reconnaître qu’il venait du Père ?

tu n'as nul besoin que quelqu'un t'interroge : c’est vrai que les demandes avaient déferlé et ils s’y sont tous mis dans cette seule soirée : Jean « Qui va te trahir ? », Pierre : « Où vas-tu ? », Thomas : « Où est le chemin ? », Philippe : « Montre-nous le Père », Jude : « Comment se fait-il ? » et d’autres qui n’osent que s’interroger entre eux : « Qu’a-t-il voulu nous dire ? » pour finir sur une terrible constatation : « Nous ne comprenons pas ce qu’il veut dire ! ». Mais ce n’est pas Jésus qui avait besoin d’être interrogé !!

maintenant nous savons : qu’est-ce qui a changé soudain ? Est-ce parce que l’Heure vient ? Celle de Jésus, mais peut-être aussi celle des Apôtres, l’Heure de se laisser habiter et conduire par l’Esprit. Il y a si souvent dans nos vie une heure qui change tout, un moment où la lumière se fait, ne fût-ce que pour quelques instants…

nous croyons que tu es sorti de Dieu : magnifique profession de foi des disciples qui, reprenant les mots mêmes de Jésus, va au cœur de notre foi : oui, Jésus est Christ, Fils bien-aimé du Père.

Que l’accueil des mots de Jésus nous mène à dire à notre tour : nous croyons !

lundi 29 août 2011

Je suis sorti

Jn 16

26 Ce jour-là, vous demanderez en mon nom et cependant je ne vous dis pas que je prierai le Père pour vous, 27 car le Père lui-même vous aime parce que vous m'avez aimé et que vous avez cru que je suis sorti de Dieu. 28 Je suis sorti du Père et je suis venu dans le monde ; tandis qu'à présent je quitte le monde et je vais au Père. »

Esprit d’amour qui unit le Père et le Fils, donne-nous part à cet échange inouï.

Il l’avait déjà dit : le Père nourrit les oiseaux et revêt les lys. Et surtout, il prend soin des hommes chez qui il a envoyé son Fils. Combien plus encore veillera-t-il sur ceux qui sont devenus les amis !

Car ceux-là le prient au nom même du Fils, parce qu’ils aiment et qu’ils croient ! L’Amour et la Foi ! Le Père aime ceux qui aiment son Fils. Pourtant c’est son amour qui fut premier ; celui de Jésus aussi « comme je vous ai aimés » disait-il. L’amour n’est qu’échange, don réciproque, mouvement de vie.

Jésus est sorti ! Il est sorti pour porter la parole aux villages voisins, il est sorti comme le semeur est sorti pour semer…, comme le maître de maison est sorti pour embaucher des ouvriers : Jésus est sorti du Père et est venu dans le monde. Il est sorti… Il nous précède… et le voilà qui va sortir du monde pour aller vers le Père… où il nous prépare une demeure.


Oui, Seigneur Jésus, nous demandons en ton nom et nous nous savons exaucés parce que nous nous savons aimés par le Père, ton Père qui est notre Père.

dimanche 28 août 2011

En énigmes

Jn 16

25 « Je vous ai dit tout cela en énigmes, mais l'heure vient où je ne vous parlerai plus de cette manière, mais où je vous annoncerai ouvertement ce qui concerne le Père.

Esprit de clarté, ouvre nos cœurs à ces paroles de Jésus qui nous révèlent le Père.

Jésus parlait de façon énigmatique… il usait de comparaisons, de paraboles… procédé caractéristique des maîtres de l’époque ? Sans doute pas, puisque les apôtres eux-mêmes s’en sont étonnés « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? » (Mt 13,10).

Pourtant, en ce temps-là, les apôtres croyaient bien comprendre ce langage imagé illustrant le Royaume des Cieux. « Avez-vous compris tout cela ? » leur demandait Jésus. Et eux de répondre en chœur un oui sans équivoque ! (Mt 13, 51).

Combien de fois ne croyons-nous pas nous aussi « avoir compris » alors que nos raisonnements humains sont bien incapables de contenir « ce qui concerne le Père », alors qu’il ne nous est demandé que d’écouter ce que Jésus nous en dit par ses discours et par toute sa vie.

Dans cette même soirée pourtant (16,18), les apôtres sont restés perplexes en écoutant Jésus leur parler de son départ : « Que signifie donc ce ‘un peu’, disaient-ils, nous ne comprenons pas ce qu’il veut dire. »

Et maintenant un changement radical a lieu : l’Heure vient… Pour Jésus aussi il y a un temps pour chaque chose… une heure qu’il attendait ; à cette heure, il peut parler ouvertement du Père : sans doute est-ce là tout son désir, comme quand on brûle d’annoncer autour de soi une grande nouvelle de bonheur… Jésus peut enfin dévoiler en toute clarté tout cet amour qui l’unit à son Père.

A eux, les apôtres, « à qui il est donné de connaître les mystères du Royaume » (Mt 13, 11), Jésus parle ouvertement, il parle du Père avec ses mots de Fils.


Jésus a tant de façons de nous « parler » dans nos jours… évènements, rencontres, lectures, … lectio… et surtout le cœur à cœur… langage plus énigmatique que lumineux… langage respectueux de notre chemin et de notre liberté… Demandons simplement de devenir de plus en plus des « écoutants » de cette parole et laissons-nous aussi brûler du désir même de Jésus d’annoncer le Père.

vendredi 26 août 2011

Nous ne comprenons pas...

Certains de ses disciples se dirent alors les uns aux autres : « Qu’est-ce qu’il nous dit ? Un peu et vous ne m’apercevrez plus, et de nouveau un peu et vous me verrez ? et : Je vais vers le Père ? Que signifie donc ce ‘un peu’, dirent-ils, nous ne comprenons pas ce qu’il veut dire. »
                     Jean 16, 17-18

Viens Esprit de lumière, éclaire nos cœurs
Viens Esprit d’amour, fais-nous comprendre ces paroles.

Certains de ses disciples se dirent alors les uns aux autres :
A l’écoute des paroles de Jésus, les disciples peinent à suivre. Ils s’interrogent. En cela nous pouvons aisément les rejoindre. Notre lectio, n’est-elle pas interrogation renouvelée au texte de l’Ecriture, pour tenter de se laisser éclairer par elle, de mieux comprendre pour en vivre. Parfois nous posons nos questions directement à Dieu dans la prière, parfois, nous échangeons entre nous, et partageons et nos questions, nos perplexités et les lumières que nous percevons.

 « Qu’est-ce qu’il nous dit ? Un peu et vous ne m’apercevrez plus, et de nouveau un peu et vous me verrez ? et : Je vais vers le Père ? 
Les disciples tentent de suivre les propos de Jésus. Il vient de leur dire au verset précédent ce double un peu. Et au verset 10, Jésus avait annoncé qu’ils ne l’apercevraient parce qu’il allait au Père. S’ils tentent de tenir ces deux déclarations, que comprennent-ils ? Peuvent-ils d’emblée sentir, percevoir la différence de voir qui existe entre ces deux temps annoncés ? Peuvent-ils comprendre la perspective de la mort, comme un horizon ouvert vers le retour au Père ? Avec le recul de la résurrection, nous pouvons peut-être plus aisément entrer dans le texte… mais peut-être aussi reconnaître toutes les questions qui se bousculent en nous, à une époque où tant de personnes ont tout remis en cause. Où est ma foi ? que me dit-elle sur ce mystère de présence de Jésus, sur la vie qu’il partage aujourd’hui auprès du Père, et qu’il nous partage !

Que signifie donc ce ‘un peu’, dirent-ils, nous ne comprenons pas ce qu’il veut dire. »
Les disciples sont là, avec ces paroles qui tournent en leurs têtes, en leurs cœurs. Et nous aussi nous voudrions toujours mieux comprendre.

Seigneur, éclaire-nous ! Seigneur, au long de ce jour que tu nous donnes, fais-nous entrer plus avant dans cette conscience de ta présence qui accompagne nos vies. « Fais-nous voir Seigneur ton amour, et donne nous ton salut ».