mercredi 11 mars 2015

Jésus venu dans la chair



 En ceci vous connaissez l’Esprit de Dieu : tout esprit qui confesse Jésus Christ venu dans la chair est de Dieu.
1 Jn 4, 2

Viens Esprit de Jésus, révèle-toi à nous. Viens Esprit de Dieu, habite nos cœurs tandis qu’ils découvrent cette parole.   

En ceci vous connaissez l’Esprit de Dieu :
Vous connaissez, vous reconnaissez, vous discernez. Une connaissance non pas conceptuelle, mais vitale et vivifiante. Connaître l’Esprit de Dieu, connaître l’amour qui unit le Père et le Fils, l’amour qui circule au sein de la Trinité. Le christianisme loin de présenter une religion à mystères, une connaissance réservée à une quelconque élite, s’offre comme le partage d’une connaissance de Dieu, au sein de la communauté chrétienne.

tout esprit qui confesse Jésus Christ venu dans la chair est de Dieu.
Le discernement de l’esprit se fait par la confession de foi. Et Jean ici présente la foi au Christ incarné. Au Fils de Dieu devenu fils d’homme. Il s’agit là d’une fameuse pierre d’achoppement pour la culture environnante. Reconnaître en Jésus, Dieu fait homme. Reconnaître en cet homme précis, la présence de Dieu, et par la suite, reconnaître la présence divine en chacun, voilà le défi auquel nous sommes confrontés.

Seigneur, renouvelle en moi la foi en l’incarnation. Renouvelle en moi la foi ta présence dans chacun de ces petits que tu aimes, dont tu fais les dépositaires de ta présence.

mardi 10 mars 2015

Eprouvez les esprits



 Bien-aimés ne croyez pas à tout esprit, mais éprouvez les esprits pour voir s’ils sont de Dieu. Parce que de nombreux prophètes de mensonge sont sortis dans le monde.
1 Jn 4, 1

Viens Esprit de Jésus,   

Bien-aimés
Jean continue sur le ton du dialogue affectueux avec la communauté à laquelle il s’adresse.

ne croyez pas à tout esprit,
Jean vient de dire que l’Esprit est le don de Dieu au fidèle. Il invite aussi vite à un juste discernement. Il ne faut pas donner foi à tout esprit.

mais éprouvez les esprits pour voir s’ils sont de Dieu.
Il s’agit de reconnaître si l’esprit vient de Dieu ou non. St Paul lui aussi invite à ce discernement. (cf 1 h 5, 19 sv par exemple). Dans le premier Testament il était régulièrement question de vrais et de faux prophètes.

Parce que de nombreux prophètes de mensonge sont sortis dans le monde.
Opposés à l’Esprit de Dieu, qui est vérité sont nommés les prophètes de mensonge, et Jean les dénonce. Il les voit nombreux en ce monde, et invite à les reconnaître, pour ne pas les suivre. Et le seul critère qui permet de les discerner : ils ne sont pas au service de Dieu, au service de la vérité.

Seigneur, tu habites notre terre, tu habites les cœurs droits. Au matin de ce jour, je te prie, viens en mon cœur, sois sur mes lèvres, sois en mes yeux. Que ton Esprit soit mon guide sur le chemin.

dimanche 8 mars 2015

L'Esprit dont il nous a fait don



 Celui qui garde ses commandements demeure en Dieu et Dieu en lui. En ceci nous connaissons qu’il demeure en nous : par l’Esprit dont il nous a fait don.
1 Jn 3, 24

Viens Esprit de Jésus, demeure en nos cœurs tandis que nous lisons la Parole.
Viens Esprit de Jésus, garde-nous en ta présence.

Celui qui garde ses commandements demeure en Dieu et Dieu en lui.
Après avoir parlé de l’unique commandement, Jean revient aux commandements. Ils ne sont que déploiement de l’unique. Ils en sont comme les diverses facettes. Ces commandements ne sont pas imposés de l’extérieur, ils surgissent dans le cœur comme les implications de l’amour, comme les conséquences de l’amour. L’homme qui s’est ouvert à Dieu, qui a découvert son amour, qui lui a donné sa foi, découvre en son quotidien, combien cet amour requiert tout son être. Qui garde cet amour, qui en vit, demeure en Dieu, et selon l’ouverture même de son cœur, selon son consentement, Dieu demeure en lui. Les commandements ne font pas de l’homme l’esclave de Dieu, les commandements le tissent en lien d’amitié avec Dieu. Dieu en lui, lui en Dieu.

En ceci nous connaissons qu’il demeure en nous : par l’Esprit dont il nous a fait don.
On peut s’illusionner sur la présence de Dieu. Quel est le signe qu’il demeure en nous, que nous ne sommes pas dans l’illusion. Jean reconnaît en la vie chrétienne la présence de l’Esprit, don du Père et du Fils. L’Esprit qui habite le cœur du croyant, tisse entre le croyant et le Père, et le Fils, un lien d’amour, indéfectible.

Seigneur, que ton Esprit vienne demeurer en mon cœur. Qu’il inspire chacun de mes actes, chacune de mes paroles de ce jour. Seigneur, que ton Esprit nous rassemble en un seul corps, et fasse de nous des cœurs où tu te plais à demeurer.

samedi 7 mars 2015

Et voici son commandement



Et voici son commandement : que nous croyons au nom de son Fils Jésus Christ et que nous nous aimions les uns les autres, comme il nous en a donné le commandement.
1 Jn 3, 23

Viens Esprit de Jésus, éveille nos cœurs à l’écoute de cette parole. Viens Esprit, fais de nous des croyants.

Et voici son commandement :
Jean vient de parler des commandements que le croyant garde. Il précise aussi vite, en parlant cette fois d’un commandement, un seul, un principal. Un qui résume tous les autres.

que nous croyons au nom de son Fils Jésus Christ
La foi en Jésus est au cœur de la foi chrétienne. Comment pourrions-nous écouter la voix de Dieu, nous dire croyant, si nous refusons de reconnaître son Fils ? et non seulement il s’agit de croire au Fils, mais il s’agit de le reconnaître en l’homme Jésus, envoyé de Dieu, Christ autrement dit messie. Croire en son nom, c'est-à-dire en sa personne. Et son nom de Jésus de la racine juive disant le salut, est annonce qu’il est sauveur.

et que nous nous aimions les uns les autres,
et la foi au nom de Jésus, est liée à l’amour fraternel au sein de la communauté, humaine et chrétienne. Impossible de croire en Jésus, si l’amour n’habite pas nos cœurs. L’élan qui nous pousse vers Jésus, nous pousse en même temps vers nos frères et sœurs humains.

comme il nous en a donné le commandement.
Et Jésus par toute sa vie, par toutes ses paroles a confirmé ce commandement de l’amour.

Père, tandis que je reçois cette parole, je te prie, augmente en moi la foi en toi, la foi en Jésus ton Fils, la foi en ta parole, qu’il nous a fait connaître. Père tandis que je reçois cette bonne nouvelle du salut en Jésus, augmente en moi la charité qui me fera aimer ceux et celles que tu places sur mon chemin.

vendredi 6 mars 2015

quoique nous demandions



Bien-aimés, si notre cœur ne nous condamne pas, nous avons assurance auprès de Dieu, et quoique nous demandions nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements et nous faisons ce qui lui agrée.
1 Jn 3, 21-22

Viens Esprit de Jésus, fais-nous descendre au plus profond de nous avec toi. Viens Esprit, que notre cœur batte au rythme du cœur du Père.

Bien-aimés,
Jean continue sur le même ton de l’affection.

 si notre cœur ne nous condamne pas, nous avons assurance auprès de Dieu,
Jean a d’abord envisagé l’hypothèse que notre cœur nous accuse. En ce cas il propose la confiance en Dieu plus grand. Dieu plus grand que notre cœur, peut pardonner, peut sauver. Ainsi il nous a invités à ne pas perdre cœur, par un jugement personnel impitoyable. Dieu est plus grand. Si maintenant notre cœur ne nous condamne pas… grâce des grâces, don de Dieu, alors nous pouvons tout autant avoir assurance auprès de Dieu, non point orgueil du parfait, mais confiance de l’enfant en son Dieu et Père.

et quoique nous demandions nous le recevons de lui,
L’assurance de l’enfant près de son Père, est celle d’une parole qui ose tout demander. Et si nous vivons selon son cœur, nos demandes seront selon son cœur, et il ne tardera pas à les exaucer. La communion est telle entre le croyant et son Dieu, leurs cœurs sont ajustés, les demandes ne peuvent qu’être elles aussi ajustées. L’amour porte fruit.

parce que nous gardons ses commandements et nous faisons ce qui lui agrée.
Jean confirme, en ce cas, le croyant garde les commandements, et ceux-ci peuvent se résumer à demeurer en l’amour, en l’amour de Dieu, en l’amour du frère. Jean au verset 18 venait de dire qu’il fallait aimer en actes et en vérité. Le résultat d’un tel comportement n’est point une vie coincée, mais au contraire un élan d’amour, une communion de vie.

Seigneur, mets en cœur l’amour qui circule en ta trinité sainte. Fais-nous entrer en ce mouvement de don de soi, qui est la joie de ton Royaume.