vendredi 18 septembre 2026

Liturgie18 septembre fête de sainte Hildegarde de Bingen Matthieu 13, 10-17 ; 1 Co 2, 10b-16

Proposé en la journée de l'Europe 2021 avec l'ajout d'une méditation en 2026

 Chant d’entrée : « quand le jour est obscur »

 

Introduction :

« Nous, ce n’est pas l’esprit du monde que nous avons reçu, mais l’Esprit qui vient de Dieu, et ainsi nous avons conscience des dons que Dieu nous a accordés ». Cette parole de la première lettre de saint Paul aux Corinthiens s’applique particulièrement bien à sainte Hildegarde que nous fêtons aujourd’hui. Femme libre et ardente au cœur de l’Europe médiévale, elle se laissait guider par l’Esprit de Dieu qui dilatait ses dons naturels et sa richesse intérieure. Confions-lui notre prière pour l’Europe d’aujourd’hui et demandons-lui de nous aider à nous ouvrir à l’Esprit qui nous rendra inventifs en résilience et en solidarité

 

Lecture : 1 Co 2, 10b-16

Car l’Esprit scrute le fond de toutes choses, même les profondeurs de Dieu. Qui donc, parmi les hommes, sait ce qu’il y a dans l’homme, sinon l’esprit de l’homme qui est en lui ? De même, personne ne connaît ce qu’il y a en Dieu, sinon l’Esprit de Dieu. Or nous, ce n’est pas l’esprit du monde que nous avons reçu, mais l’Esprit qui vient de Dieu, et ainsi nous avons conscience des dons que Dieu nous a accordés. Nous disons cela avec un langage que nous n’apprenons pas de la sagesse humaine, mais que nous apprenons de l’Esprit ; nous comparons entre elles les réalités spirituelles. L’homme, par ses seules capacités, n’accueille pas ce qui vient de l’Esprit de Dieu ; pour lui ce n’est que folie, et il ne peut pas comprendre, car c’est par l’Esprit qu’on examine toute chose. Celui qui est animé par l’Esprit soumet tout à examen, mais lui, personne ne peut l’y soumettre. Car il est écrit : Qui a connu la pensée du Seigneur et qui pourra l’instruire ? Eh bien nous, nous avons la pensée du Christ !

 

Temps de silence suivi du Notre Père

 

Prière :

Par l’intercession de sainte Hildegarde, fêtée en ce jour, nous te prions, Seigneur, pour l’avenir de l’Europe. Que ton Esprit de sagesse, de force, d’audace, de créativité vienne mettre au jour toutes les richesses de cœur présentes en chacun, afin que grandisse le désir de solidarité, de fraternité, de dialogue. Puisque nous croyons en toi, donne-nous de discerner les chemins d’évangile et d’y marcher humblement, fidèlement, en ta présence.


Sr Marie-Christine ajoute la méditation suivante en 2026

Méditation Sœur Catherine de Coster

Sur les routes de Galilée, Jésus parle en paraboles, guérit des malades, porte attention à ceux que personne ne remarque … Il sème partout à profusion, comme le semeur de l’Évangile que nous avons entendu hier. Mais, l’entendons-nous vraiment ? Comprenons-nous vraiment le message de sa Bonne Nouvelle ?

Il y a deux manières d’entendre et de voir, qui nous caractérisent : nous voyons et entendons, mais l’Évangile reste parfois obscur et d’autres fois il devient lumineux. Parfois, nous pénétrons les mystères du Royaume des Cieux et d’autres fois, cela ne nous est pas donné : Nous regardons sans regarder, et nous écoutent sans écouter ni comprendre.

Ce n’est pas une nouveauté ; Jésus disait déjà au chapitre 11 de l’Évangile de Matthieu : Je te bénis Père du ciel et de la terre d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout-petits … Et Isaïe récriminait déjà contre ceux qui ne comprenaient pas : Le cœur de ce peuple s’est alourdi : ils sont devenus durs d’oreille, ils se sont bouché les yeux.

Ainsi, quand nous sommes simples de cœur, ouverts, accueillants, nous comprenons, alors que quand nous croyons savoir, que nous enfermons l’Évangile et Jésus dans nos schémas de pensée, nous ne pouvons ni l’entendre ni le reconnaître.

De tout temps, le message de l’Evangile vient faire éclater nos outres anciennes et nous appelle à changer de regard sur le monde pour entrer dans le regard même de Dieu, regard d’amour et de miséricorde qui va jusqu’au geste fou de donner sa vie pour nous.

Alors aujourd’hui, changeons nos sens et reconnaissons Jésus qui se rend présent en chaque instant et en tout lieu. Et risquons avec lui d’entendre cet appel fou du don de nous-mêmes jusqu’à l’extrême ! 

https://www.rcf.fr/articles/vie-spirituelle/a-vous-il-est-donne-de-connaitre-les-mysteres-mt-13-1017

 

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