jeudi 5 mars 2015

Dieu est plus grand



A cela nous reconnaîtrons que nous sommes de la vérité et nous apaiserons notre cœur. Car si notre cœur nous condamne, Dieu est plus grand que notre cœur et il connait tout.
1 Jn 3, 19-20

Viens Esprit de Jésus, éclaire mon cœur par la Parole.
Viens Esprit de Jésus, tiens-moi en ta présence.

A cela nous reconnaîtrons que nous sommes de la vérité
A cela, c'est-à-dire, à l’amour que nous aurons exercé en vérité. L’amour qui habite nos jours, qui habite nos relations, témoigne pour nous, témoigne de la vérité de notre profession de foi. Jean insiste sur cette mise en pratique de la foi, par l’amour du prochain et de Dieu. Si nous voulons percevoir combien la foi en enracinée ou non dans notre cœur, nous avons un excellent baromètre : quel amour habite notre vie ?

et nous apaiserons notre cœur.
Si nous découvrons combien l’amour habite nos vies, qu’est-ce qui pourrait alors nous troubler. L’amour vient de Dieu et retourne à lui. Si l’amour circule en nos vies, nous pouvons être sûrs que Dieu est présent à nos vies. Nous pouvons trouver en lui la paix du cœur.

Car si notre cœur nous condamne,
Oui, souvent notre cœur peut nous condamner, dénoncer les actes que nous avons posés, comme manquants d’amour, etc. Notre cœur peut se laisser entraîner par la sévérité outrancière, par le doute, etc. Alors il nous condamne. Mais la condamnation ne vient pas de Dieu, c’est le malin qui perd son temps à être accusateur. L’Esprit, don du Père et du Fils, lui est le défenseur.

Dieu est plus grand que notre cœur et il connait tout.
Dieu est plus grand. IL ne faut jamais ramener la réalité à ce que nous percevons. Dieu plus grand peut mener à bien ce que nous avons entrepris, peut faire porter fruit à nos gestes, à nos actes, à nos paroles, malgré toute l’imperfection dont nous les marquons. Dieu est plus grand. IL nous faut sans cesse renoncer à l’enfermer dans l’étroitesse de nos cœurs, de nos pensées, il nous faut sans cesse accepter qu’il dépasse tout ce que l’on peut imaginer. Il connaît tout, bien mieux que nous, il sait le cœur que nous avons mis à l’ouvrage. Nous pouvons lui faire confiance. Sa miséricorde est bien plus grande que nos fautes, que nos égarements. Gardons foi en lui et tentons de vivre en conformité avec cette foi.

Seigneur, je te confie le chemin de ce jour. Seigneur, je te confie ceux et celles que je rencontrerai aujourd’hui. Mets en moi ton amour, mets en moi ton Esprit, que je les aime humblement, sincèrement, de tout mon cœur. Seigneur, en ta communauté, n’arrête pas l’œuvre de tes mains.

mercredi 4 mars 2015

en actes et en vérité



Mes petits enfants, n’aimons pas en paroles, ni de langue, mais en actes et en vérité.
1 Jn 3, 18

Viens Esprit de Jésus, dispose nos cœurs à l’écoute de cette parole. Viens Esprit, fais-nous porter du fruit tandis que nous nous ouvrons à cette parole.

Mes petits enfants,
Jean continue sa lettre à la communauté, toujours sur le ton affectueux.

n’aimons pas en paroles, ni de langue,
Il touche un point important de la vie chrétienne : il s’agit d’aimer. Aimer Dieu, aimer son frère. Jean insiste sur la réalité de cet amour. Il s’agit d’aimer non pas en paroles… il est si vite fait de dire « je t’aime », mais le dire ne suffit pas. Il faut qu’en nous comme en Dieu, la parole soit lié à l’acte. Lorsque Dieu dit quelque chose, il le fait. Le premier récit de la création en Genèse 1 le dit de manière poétique : Dieu dit… et cela fut.
Il s’agit que notre amour ne soit pas simple parole, simple affirmation de notre langue.

mais en actes et en vérité.
Il s’agit que notre amour s’exprime par des actes concrets, des actes vrais. C’est tout un programme dont nous n’aurons jamais fini d’expérimenter toutes les harmoniques. Un programme qui ouvre sur un champ infini. Qui pourra jamais dire, si ce n’est Dieu, que l’amour en lui est accompli.

Seigneur, je te confie cette journée qui commence. Je la dépose entre tes mains, je la dépose en ton cœur. Que ton Esprit me donne le discernement pour que chaque instant soit empreint d’amour. Que mon cœur brûle d’amour pour toi et pour ceux et celles que tu places sur mon chemin.

mardi 3 mars 2015

Qui voit son frère dans le besoin



Quiconque possède les biens de ce monde, et voit son frère dans le besoin, et lui ferme ses entrailles : comment l’amour de Dieu demeure-il en lui ?
1 Jn 3, 17

Viens Esprit de Jésus, viens demeurer en nous tandis que nous lisons la Parole. Viens Esprit de Jésus, sois en nous lecteur et façonne en nos cœurs l’auditeur attentif.

Quiconque possède les biens de ce monde,
Quiconque, qu’il soit bon ou mauvais, qu’il soit grandement riche ou non. Il possède les biens de ce monde.

et voit son frère dans le besoin,
Son regard se pose sur un frère, et un frère dans le besoin. Il le voit.

et lui ferme ses entrailles :
et ici se trouve le drame de cet homme. Il ferme ses entrailles à son frère. Les entrailles, lieu de l’affection, de l’amour, lieu de la miséricorde. Lieu pour l’accueil d’autrui. Voici que celui qui possède, ferme ses entrailles à son frère. Il refuse de s’émouvoir de sa situation, il refuse de tenter d’y remédier. Il est propriétaire pour lui-même et non pour son frère dans le besoin. La fermeture brise la circulation de l’amour, la rend impossible.

 comment l’amour de Dieu demeure-il en lui ?
Impossible en cette fermeture que l’amour de Dieu, puisse s’y retrouver. L’amour de Dieu ne demeure que là où il peut circuler, là où il est partagé. L’amour de Dieu sur lequel est fondée la communauté, doit circuler, sinon il ne demeure plus présent. IL doit rassembler les êtres dans un élan de partage. St Jean est très pratique dans sa manière de présenter la foi. On est loin des nuages. Nous voici dans l’humble quotidien. Jean nous interroge :  où est ton frère ? où est le partage ?

Seigneur Jésus, aujourd’hui, ouvre mes yeux à ta lumière. Donne-moi de voir le frère, la sœur, le pauvre démuni qui guette un geste, une parole de ma part. Que ton amour demeure en moi pour aller à la rencontre de tous ceux et celles que tu places sur mon chemin.

lundi 2 mars 2015

nous avons connu l'amour



En ceci nous avons connu l’amour : celui-là a déposé sa vie pour nous ; et nous, nous devons déposer nos vies pour nos frères.
1 Jn 3, 16

Viens Esprit de Jésus, viens lire la Parole en nos cœurs. Viens Esprit de Jésus, conduis-nous sur la voie de l’amour.

En ceci nous avons connu l’amour :
Connaître l’amour, n’est-ce pas plénitude de vie ? où Jean a-t-il connu cette plénitude ?

celui-là a déposé sa vie pour nous ;
celui-là : c'est-à-dire Jésus. Il a posé, déposé sa vie pour nous. St Jean dans son évangile nous dit qu’il n’y a pas de plus grand amour que de déposer sa vie pour ceux qu’on aime. C’est bien ce que Jésus a fait, il a donné sa vie, plus encore qu’on ne lui a prise. Jean en contemplant la croix, voit le don de lui-même que Jésus fait, plus encore que la violence humaine qui le crucifie. Et du don de cette vie, Jean se sait bénéficiaire.

et nous, nous devons déposer nos vies pour nos frères.
Le chrétien est appelé à marcher sur les pas de Jésus, a déposé sa vie de même manière. Ainsi le Christ se dira aujourd’hui encore à travers le don de soi de ses disciples. L’évangile n’est pas lettre morte, il n’est pas seulement page écrite il y a 2000 ans, il est page qui continue à s’écrire dans la vie des disciples.

Seigneur, apprends-nous à déposer nos vies pour nos frères et sœurs, à travers l’humble quotidien de nos vies. Seigneur, reçois notre offrande. Prends nos vies, partage les, romps les, et donne les, pour la vie du monde ;

dimanche 1 mars 2015

de la mort à la vie



Nous savons, nous, que nous sommes passés de la mort à la vie, puisque nous aimons nos frères. Celui qui n’aime pas demeure dans la mort. Quiconque hait son frère est un homicide. Et vous savez qu’aucun homicide n’a la vie éternelle demeurant en lui.
1 Jn 3, 14-15

Viens Esprit de Jésus, enseigne-nous le chemin de la vie. Viens Esprit de Jésus, conduis-nous sur la voie de l’amour.

Nous savons, nous, que nous sommes passés de la mort à la vie,
Nous pensons souvent le passage de la vie à la mort, car nous y sommes confrontés. Nous savons tous que nous allons vers la mort physique. Jean nous parle d’un passage de la mort à la vie.

 puisque nous aimons nos frères.
Et ce passage est accompli par l’amour. Nous sommes des vivants, même s’il nous faut encore passer par la mort physique, nous sommes des vivants, si en nous circule l’amour, l’amour qui découvre en l’autre un frère. Jean s’adresse à sa communauté, et parle en « nous ». L’expérience de la vie communautaire, où circule l’amour fraternel donne à chacun cette connaissance : ils sont passés de la mort à la vie.

Celui qui n’aime pas demeure dans la mort.
La sentence est nette, sans alternative. Le commandement de l’amour est bien au centre de l’Evangile de vie. Celui qui n’aime pas n’est cependant pas définitivement perdu. Jean n’écrit pas, « il est mort », mais il demeure dans la mort. Reste à changer de « demeure » !

Quiconque hait son frère est un homicide.
La haine est meurtrière. Jean vient de citer Caïn. Il est hélas, le premier d’une longue série. La haine, donne l’élan meurtrier partant d’un cœur, elle est à la base du geste qui va naître, et mener à la mort.

 Et vous savez qu’aucun homicide n’a la vie éternelle demeurant en lui.
Qui a la vie demeurant en lui, transmet la vie. L’homicide en tuant autrui, tue son propre cœur. En donnant la mort, il sème la mort dans son être.

Seigneur, c’est à la racine de nos cœurs qu’il nous faut œuvrer, accueillir ta vie, pour la répandre. Garde-nous des germes de haine et de violence. Seigneur, purifie nos cœurs de tout ce qui s’oppose à la vie, à l’amour. Aujourd'hui, en chacune de nos pensées, en chacun de nos actes, fais-nous passer de la mort à la vie.