vendredi 29 juillet 2022

Liturgie de la Parole, 17e vendredi TO

(Rosy)

Ouverture

C’est la fête des amis ! Alors, bonne fête à chacun et chacune, à nous tous qui jouissons de ce don si précieux, si essentiel, si vital qu’est l’amitié.

Jésus nous dira « je vous appelle amis », et nous gardons au cœur cette déclaration merveilleuse.

Mais il a aussi montré ce qu’est l’amitié dans le quotidien de sa vie d’homme.  Et, aujourd’hui, nous fêtons une famille amie, 3 frères et sœurs que Jésus aimait… et qui le lui rendaient bien !

« Jésus aimait Marthe, et sa sœur Marie, et Lazare ». Toujours cités dans cet ordre, comme au verset 5 de ce chapitre.

Nous allons donc nous glisser à Béthanie, non pas ce jour où Marthe y accueille Jésus pour un bon repas, mais cet autre moment, plus dramatique, de la mort de Lazare.

Chantons d’abord les psaumes et accueillons la Parole de ce jour.


                                                                                                      Claúdio Pastro

 Commentaire

On devrait pouvoir reprendre tout ce beau chapitre depuis son début. Rappelons seulement

la demande des deux sœurs : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. ». Elles auraient pu dire « Lazare » ou « notre frère ». Non, elles le désignent dans sa relation avec Jésus, ou plutôt dans la relation de Jésus vis-à-vis de Lazare « Celui que tu aimes ». Et c’est tout, aucune ajoute : l’amitié n’a pas besoin de mots.

Nous sommes donc dans la maison à Béthanie, Le corps de Lazare est au tombeau et les deux sœurs se désolent. Jésus n’arrive pas… elles s’interrogent sans doute sur ce retard. Mais, comme on le voit si souvent dans les récits de miracles, Jésus agit dans ce que j’appelle « le temps de Dieu » c’est-à-dire pour manifester la plus grande gloire de Dieu et conduire à la foi.

Un messager arrive alors et confie à Marthe seule que Jésus approche. « Marthe », c’est la seule qui porte ce prénom dans la Bible, et ils signifie « dame », « maîtresse », maîtresse de maison comme elle s’est déjà manifestée. Toujours active et dynamique, elle court rejoindre Jésus sur la route. Marie, ignorant la nouvelle, reste assise, tiens, comme elle l’étais, au pied de Jésus, pour l’écouter.

L’essentiel de la péricope de ce jour réside dans le beau dialogue entre Marthe et Jésus. Une magnifique profession de foi, sans doute plus probable sous la plume de Jean que dans la bouche de Marthe, surtout en de telles circonstances. Elle commence, en vérité, par un regret ou reproche… « si tu avais été ici… », y succède un échange sur la Résurrection avec cette phrase de Jésus que nous gardons en mémoire : « je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra » et la question de Jésus : « crois-tu ? ». Toujours la nécessité de la foi pour que Jésus puisse agir. Et Marthe déclare Jésus Seigneur, Christ, et enfin Fils de Dieu, le titre le plus grand et le plus juste qui puisse être attribué à Jésus. Décidément, notre Marthe savait écouter Jésus, même en faisant le service à la cuisine… comme quoi…

La parole de Marthe est comme une prière empreinte de franchise, de confiance, de profession de foi et de reconnaissance de qui est Jésus. Peut-être une voie à suivre pour nous ?

Quand Marie accourra, elle fera le même reproche à Jésus mais elle sera surtout submergée par le chagrin. Et c’est en voyant ses pleurs que Jésus sera aussi pris par l’émotion : l’ami ressent le chagrin des sœurs et pleure alors à son tour. Les témoins y voient un signe de son amitié pour Lazare : « Voyez comme il l’aimait ».

Puissions-nous lire les signes de l’amitié de Jésus et nous en laisser inspirer jusque dans notre prière, dans notre quotidien. C’est à quoi nous invitent les amis de Béthanie. L’icône de Claúdio Pastro peut nous y aider : prenons le temps de contempler les personnages, l’attitude et les larmes de Jésus.

 

Notre Père

Avec Jésus, déclaré Fils de Dieu par Marthe, tournons-nous ensemble vers le Père et demandons-lui que, dans nos vies, tout concoure à la gloire de Dieu.

 

Oraison

 Seigneur Jésus, toi qui as manifesté ta tendresse et ta compassion à tes amis, fais-nous prendre conscience de la merveille de ton amitié : que nous puissions en vivre chaque jour et qu’elle nous apporte force et joie sur nos chemins.

Nous te le demandons avec confiance, toi qui vis avec le Père et l’Esprit Saint, aujourd’hui et pour toujours.

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