dimanche 10 avril 2011

Si quelqu'un a soif

Le dernier jour, le grand jour de la fête, Jésus, se tenant debout
S’écria, disant : « Si quelqu’un a soif qu’il vienne à moi,
et qu’il boive celui qui croit en moi. »
Comme dit l’Ecriture :  « De son sein couleront des fleuves d’eau vive».
Il disait cela au sujet de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui ont cru en lui.
Car il n’y avait pas encore d’Esprit, puisque Jésus n’avait pas encore été glorifié.
Jean 7, 37-39

Viens Esprit, viens toi l’eau vive
Viens Esprit, irrigue nos cœurs

Si quelqu’un a soif
Jésus tu viens à la rencontre de nos désirs, tu viens à la rencontre de notre faim, de notre soif. Apprends-nous à les reconnaître et à te les confier.
De toi, jaillit la vie, mais tu ne l’imposes pas. Tu invites, tu offres, tu te tiens là auprès de nous, et tu appelles.
Brise nos surdités, creuse en nous le désir, donne-nous de t’accueillir au plus profond, par la foi !

Il dit cela au sujet de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui ont cru en lui
Jésus nous donne tout, il nous donne l’Esprit qui est le lien d’amour entre le Père et lui. Et cet Esprit est répandu sur notre terre par sa Pâque.
Jésus donne-nous ton Esprit, que notre vie soit habitée par toi !

samedi 9 avril 2011

Les Juifs se dirent entre eux

Les Juifs se dirent alors entre eux :
« Où faut-il donc qu’il aille pour que nous nous ne le trouvions pas ?
Doit-il aller vers la diaspora des Grecs et enseigner les Grecs ?
Quelle est cette parole qu’il dit : ‘Vous me chercherez et vous ne me trouverez pas’
et ‘là où moi je suis, vous ne pouvez venir’ ? »
Jean 7, 35-36

Viens Esprit de Dieu, conduis-moi en la lecture de cette parole
Viens Esprit, que j’accueille ce message de Jésus, en mon cœur et en ma vie.

Les juifs se dirent alors entre eux 
Seigneur, ta parole suscite des interrogations, elle pose question au fond de nos cœurs. Il n’est pas aisé de la recevoir, de la comprendre. Déplie pour nous le sens caché en ces mots. Je comprends que tes contemporains ont eu bien du mal à comprendre, tandis que nous nous avons le recul du temps, elle nous est encore difficile par moment.

Seigneur, que mon questionnement face à ta parole ne soit jamais suspicion, mais désir.

Seigneur, tu nous as promis d’être toujours avec nous jusqu’à la fin des temps. Mais cette promesse, c’est revenu des morts que tu l’as prononcée. Le passage de la mort à la vie, il t’a fallu le traverser seul, avec pour seul appui ta confiance et ton amour du Père.

Seigneur, nul ne peut te suivre avant l’heure, apprends-moi la patience du Royaume, et le lent cheminement dans la nuit.

vendredi 8 avril 2011

Vous me chercherez

Jésus dit donc : « Encore un peu de temps, je suis avec vous,
et je m’en vais vers celui qui m’a envoyé.
Vous me chercherez et vous ne me trouverez pas,
là où je suis vous ne pouvez venir. »
 Jean 7, 33-34

Viens Esprit de Dieu
Viens établir en moi ta demeure,
Viens Esprit donne-moi de chercher Jésus et en toi de le trouver.

Encore un peu de temps, je suis avec vous, et je m’en vais vers celui qui m’a envoyé.
Seigneur, je devine le désarroi de tes disciples à attendre de tels propos. Tu as fasciné par la force de tes signes, par l’autorité et la liberté de ta parole. Tu as bousculé. Tu es là présent en la vie, et tu annonces ton départ

Vous me chercherez et vous ne me trouverez pas, là où je suis vous ne pouvez venir.
Que pensent tes disciples devant une telle déclaration, ils ont attaché leurs pas aux tiens, et tu annonces qu’ils ne pourront te suivre ainsi toujours !

Te chercher, Seigneur, voilà l’appel de nos vies. Te chercher en la prière, en la Bible, en la vie fraternelle. Te chercher, Seigneur, sans relâche. Et savoir que j’échouerai régulièrement à te suivre, car il n’est pas en notre pouvoir de marcher là où tu vas. Nul ne peut te suivre si cela ne lui est donné par ta grâce. Et ce passage pascal vers lequel tu marches résolument, nul ne peut l’ouvrir avant toi, nul ne peut t’y accompagner en ces jours de ta vie terrestre. Tu es livré dans la solitude la plus totale, tu es livré et tu retournes au Père. L’intimité que tu partages avec lui, voilà ton lieu. Seigneur, conduis-nous en ce lieu !

jeudi 7 avril 2011

Plusieurs parmi la foule crurent en lui

Ils cherchaient alors à se saisir de lui.
Mais personne ne jeta la main sur lui,
parce que son heure à lui, n’était pas encore venue.
Plusieurs parmi la foule crurent en lui, et disaient :
« Le Christ, quand il viendra, fera-t-il plus de signes que celui-ci en a fait ? »
Les pharisiens entendirent la foule murmurant cela à son sujet,
Et les pharisiens et les grands prêtres envoyèrent des gardes pour se saisir de lui.
Jean 7, 30-32

Viens Esprit de lumière et de paix,
Viens Esprit de douceur et de compassion,
Viens Esprit de communion
Eveille en nous le sens des Ecritures.

Ils cherchaient alors à se saisir de lui.
La réaction aux paroles de révélation de Jésus ne se fait pas attendre. Révélation trop forte, trop inouïe, inacceptable aux oreilles de certains. Qui sont ces « ils » qui cherchent à se saisir de Jésus ? Le contexte donnerait la foule. Mais généralement, ce verbe appelle une instance ayant autorité. On devine qu’il s’agit ici des chefs religieux.

Mais personne ne jeta la main sur lui, parce que son heure n’était pas encore venue.
L’Evangile de Jean ne cesse de pointer du doigt l’extrême liberté de Jésus, la manière dont il conduit l’histoire. Tandis que les événements semblent se dérouler selon des décisions humaines, il y a comme en filigrane, la grâce du Fils qui ne laissera pas prendre sa vie, mais l’offrira à qui veut s’en saisir. Mais l’heure n’est pas venue.

Plusieurs parmi la foule crurent en lui,
L’action de Jésus, ses paroles, si elles suscitent la contradiction, la résistance, la haine chez les chefs religieux, suscitent parmi la foule, certaines adhésions de foi. A la vue des signes accomplis, certains s’interrogent : Le Christ quand il viendra, fera-t-il plus de signes que celui-ci en a fait ?

Les pharisiens entendirent la foule murmurant cela à son sujet, et les pharisiens et les grands prêtres envoyèrent des gardes pour se saisir de lui.
Ce murmure qui est comme confession de foi, ne doit pas plaire aux autorités. Elles décident de se saisir de Jésus.


Seigneur, tes propos sont difficiles à comprendre, ils remettent en cause nos images, nos conceptions de Dieu. Seigneur aide-nous à discerner tes signes à les accueillir, pour en vivre.
Tu avances librement, tandis que tes adversaires complotent. Tu sais la menace qui plane sur toi, mais tu ne renonces pas à ta mission, béni sois-tu.

mercredi 6 avril 2011

Moi, je le connais

Alors Jésus, enseignant dans le Temple clama :
« Vous me connaissez et vous connaissez d’où je suis ;
Et pourtant ce n’est pas de moi-même que je suis venu.
Mais il est véridique celui qui m’a envoyé
et que vous ne connaissez pas ! 
Moi, je le connais, car je suis d’auprès de lui,
et c’est lui qui m’envoyé. »
Jean 7, 28-29

Viens Esprit du Père et du Fils
Viens nous apprendre ce visage de Dieu que Jésus révèle.
Viens Esprit de Dieu, dissipe nos fausses certitudes,
Et entraîne-nous en cette intimité que tu partages avec le Père et le Fils.

Jésus enseignant, clama…
Clama, cria… selon les traductions…
Derrière ce cri de Jésus je vois son violent désir de faire connaître le Père, de révéler son amour, et sa profonde tristesse devant la méconnaissance qui lui est opposée. Sa profonde tristesse devant la fermeture des cœurs.

Vous me connaissez et vous connaissez d’où je suis…
Rien de pire que nos certitudes pour voiler les yeux de nos cœurs, et les empêcher d’accueillir la nouveauté du message de Jésus.

Et pourtant ce n’est pas de moi-même que je suis venu.
A ceux qui prétendaient savoir d’où venait Jésus. Jésus rappelle qu’il n’est pas venu de lui-même, qu’il ne s’est pas donné sa propre mission. Il est envoyé.

Mais Il est véridique celui qui m’a envoyé
Et si la foule ne reconnaît pas Jésus comme envoyé, c’est celui-là même qui l’a envoyé, qui s’en trouve méconnu. Et pourtant, pour Jésus, rien, nul n’est plus véridique que celui qui l’a envoyé, et qu’il ne nomme pas directement ici : son Père.

Celui qui m’a envoyé… et que vous ne connaissez pas !
A ceux qui prétendaient savoir d’où Jésus vient, Jésus offre une réponse comme un cri : non, vous ne connaissez pas d’où je viens, si vous ne connaissez pas le Père qui m’a envoyé.

Moi, je le connais car je suis d’auprès de lui, et c’est lui qui m’a envoyé.
Je reçois ce témoignage poignant de Jésus. Voilà d’où il vient. Il connaît celui qui l’a envoyé, car il vient d’auprès de lui. On retrouve ici des accents du prologue de l’Evangile. Jésus était auprès du Père, il était tourné vers lui, et il a planté sa tente parmi nous, et il nous révèle le Père, lui que nul n’a jamais vu !

Seigneur, je te reçois, inscris en moi ton témoignage.