mardi 28 avril 2026

Liturgie  de la Parole 4e mardi de Pâques Jean 10, 22-30 ; Actes 11, 19-26

Méditation

Quel bel évangile ! Que ces paroles sont fortes et encourageantes : personne ne peut arracher de la main de Jésus et du Père ceux et celles qui écoutent la voix de Jésus. Et cela quoiqu’il arrive !

Il y a des moments où cette Parole de Jésus nous demande un vrai saut dans la foi, dans la confiance car tout semble dire le contraire dans notre vie et, ou, dans celle de ceux qui nous entourent, dans la vie de l’Eglise, du monde.

Les Actes des Apôtres nous parlent de « tourmente ». Cette tourmente qui après la mort d’Etienne a provoqué la dispersion des chrétiens de langue grecque, va devenir l’occasion de l’évangélisation des Juifs vivants en diaspora, mais aussi des non Juifs. Cette première ouverture vers le monde païen est décisive.

Qu’annoncent-ils ? Jésus est le Seigneur ! Celui qui faisait le bien partout où il passait, (cf. Actes 10,38), cet homme qui est mort de la mort des esclaves et des rebelles, renié, rejeté par le peuple et les responsables religieux Juifs, « lui que Dieu a ressuscité d’entre les morts » (Actes 4, 15). Cet homme est vivant et il est Seigneur !

Ce passage des Actes est très beau car Barnabé voit « la grâce de Dieu à l’œuvre » et il s’en réjouit. « Il les exhortait tous à rester d’un cœur ferme attachés au Seigneur. » et effectivement « une foule considérable s’attacha au Seigneur. » Devenir croyant, se tourner vers le Seigneur et s’attacher à lui : ces trois verbes disent toute la démarche de foi. Mais cette démarche s’enracine dans le temps et dans l’écoute de la Parole : Barnabé et Saul participent aux assemblées de l’Église et instruisent une foule considérable durant toute une année.

Et nous rejoignons l’Evangile où Jésus s’adresse aux Juifs qui veulent savoir s’il est oui ou non le Christ : ils attendent une réponse claire et nette. Mais Jésus les renvoie aux œuvres qu’il a faites et qui sont connues et à la voix qui parle au fond des cœurs et qui demande simplement à être accueillie. « Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père. ». Quand nous sommes dans la « tourmente », essayons de nous rappeler cette parole de l’Evangile et de nous y accrocher comme à une ancre solide.

Que dire de plus ?

Écouter la voix de Celui qui parle au cœur. Entendre qu’il connaît chacun personnellement, connaissance intime, profonde. Le suivre. Accueillir la vie donnée, vie qui ne passera pas. Et quoiqu’il arrive s’appuyer sur sa parole : « personne ne les arrachera de ma main… personne ne peut les arracher de la main du Père »

 

Une toute petite note encore : Le Fils et le Père n’auraient-ils qu’une main ? Que fait leur autre main ? Je crois qu’elle invite ceux et celles qui n’ont pas encore entendu combien ils sont connus, aimés, personnellement. Et qu’elle embrasse, serre contre son cœur, réconforte, caresse ceux et celles qui n’en peuvent plus. Je vous laisse votre imagination trouver d’autres attitudes…

Prenons un temps de silence.

 

Invitation au Notre Père

Seigneur, personne ne peut nous arracher de ta main et de celle du Père ! Nous chantons en toute confiance

Sr Marie-Christine le 28 avril 26

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