samedi 7 mars 2026

Liturgie de la Parole 2e samedi carême Luc 15, 1-3.11-32


Hymne
: E 235 : Je reviendrai à la maison de mon Père (texte voir ci-dessous)

Introduction 

Nous voici rassemblées pour un temps de prière, à huis clos, mais, en communion avec l’Église entière. Prenons le temps de laisser l’Esprit élargir nos cœurs. Que notre prière ne soit pas limitée aux murs de cette église. Qu’elle rejoigne tous nos frères et sœurs chrétiens, tous nos frères et sœurs humains. Qu’elle les porte devant Dieu. 
Au fait : Qui donc est Dieu ? n’est-ce pas la question que nous devons nous poser à chaque fois que nous entrons en liturgie ? chaque fois que nous écoutons la Parole de Dieu ? qui donc est Dieu ? 
Nietzche l’a pris pour un gendarme, un surveillant malveillant, il s’est déclaré athée, moi aussi je suis athée d’un tel dieu. 
Certains l’ont pris pour un être allergique à la joie, un être dur, ils l’ont abandonné, moi aussi je suis athée d’un tel dieu. 
Alors, qui donc est Dieu ? 
La parabole du « Père prodigue » que nous allons entendre au cours de ce temps de prière, nous pensons la connaître, écoutons-la, comme si c’était la première fois, laissons-nous renouveler encore et toujours dans notre foi en la recevant. Préparons nos cœurs par le chant des psaumes. 


Oraison 

Dieu de tendresse, notre Père,
ta Parole est la Bonne Nouvelle qui illumine la grisaille de nos existences.
Sans te lasser, tu relèves ton peuple de ses misères
et tu l’invites à la joyeuse table de ton Fils.
Éveille notre attention, donne-nous faim de ta Parole.
Que ton Esprit purifie nos pensées de tout ce qui les détourne de ton message,
qu’il nous rende réceptifs.
Gloire et louange à toi pour les siècles des siècles. (1)


Bref commentaire : 

Qui donc est Dieu ? 
Je vous propose un bref temps de silence, que chacune puisse en son cœur, se dire, à l’écoute de cette Parole, qui est Dieu, aujourd’hui, pour elle. 
Silence

Lecture d’un commentaire de Pagola : les bras toujours ouverts

    Le véritable protagoniste de cette parabole est le père. A deux reprises, il reprend le même cri de joie : « Mon fils était mort et il est revenu à la vie ; il était perdu et nous l’avons retrouvé ». Ce cri révèle ce qui habite son cœur de père. 
    Ce n’est ni son honneur ni ses intérêts ni le traitement que lui réservent ses fils, qui inquiète ce père. Jamais il n’utilise un langage moralisateur. Il ne pense qu’à la vie de son fils : qu’il ne se détruise pas, qu’il ne demeure pas dans sa mort, qu’il ne se perde pas ignorant la joie de la vie. 
    Le récit décrit bien des détails la rencontre surprenante du père avec ce fils qui avait quitté son foyer. Étant encore loin, le père « le vit », marchant affamé et humilié, et « il fut ému » jusqu’aux entrailles. C’est ce regard bon, plein de bonté et de compassion qui nous sauve. Car seul Dieu nous regarde ainsi. 
    Tout de suite, “il se mit à courir”. Ce n’est pas le fils qui revient à la maison ; C’est le père qui sort en courant et cherche à l’embrasser plus ardemment que son propre fils. « Il se jeta à son cou et se mit à le couvrir des baisers ». Voilà ce que Dieu fait toujours : courir, les bras ouverts, vers tous ceux qui reviennent vers lui. 
    Le fils commence sa confession qu’il a préparée depuis longtemps dans son cœur. Le père l’interrompt pour lui épargner davantage d’humiliations ; Il ne lui impose aucun châtiment, il n’exige de lui aucun rite d’expiation, ne lui met aucune condition, pour l’accueillir dans sa maison. Seul Dieu accueille et protège de la sorte les pécheurs. 
    Le père ne pense qu’à la dignité de son fils. Il faut agir vite. Il fait apporter les meilleurs habits, l’anneau du fils et les sandales pour entrer dans la maison. C’est ainsi qu’il sera reçu lors d’un festin célébré en son honneur. Le fils doit connaître auprès de son père la vie digne et heureuse dont il n’a pas pu jouir loin de lui. 
    Celui qui entend cette parabole du dehors, ne comprend rien. Il continuera sur le chemin de la vie, sans Dieu. Mais celui qui l’écoute dans son cœur, peut-être pleurera-t-il de joie et de reconnaissance. Il sentira pour la première fois que dans le mystère ultime de la vie, il y a Quelqu’un qui nous accueille et qui nous pardonne car il ne veut que notre joie.  


Auteur: José Antonio Pagola

https://www.feadulta.com/es/buscadoravanzado/item/10611-les-bras-toujours-ouverts.html

Silence
Chant méditatif: E 262 (voir ci-dessous)
Oraison
Père de toute bonté,
nous te bénissons pour les paroles de vie reçues en cette célébration ;
elles nous ont ramenés sur des chemins de réconciliation et de résurrection.
Par ton Esprit Saint, guide-nous dans notre marche vers Pâques.
Gloire à toi Dieu béni pour les siècles des siècles . (1)


Notre Père

Sr Myrèse le 14 mars 20

---------- 

(1)  Source : Feu Nouveau

E 235 : je reviendrai à la maison de mon Père  Jacques de saroug (IVe-Ve s)
1- Je reviendrai à la maison de mon Père
Comme le prodigue je serai accueilli
Comme il fit, ainsi ferai-je
Ne m’exaucera-t-il pas ?


2- A ta porte, Père miséricordieux, voici que je frappe
Ouvre-moi, fais-moi entrer.
De peur que je ne me perde
Et m’éloigne et périsse.


3- Comme à la pécheresse pardonne-moi, ô Fils de Dieu,
Comme du publicain, aie pitié de moi, et je vivrai par ta grâce
Comme Pierre du milieu des flots, tire-moi
Comme du larron aie pitié et souviens-toi de moi dans ton Royaume.


4- Comme à l’aveugle, ouvre-moi les yeux
Que je voie ta lumière ;
Comme le sourd, guéris-moi
Que j’entende ta voix


5- Comme la brebis qui s’égara
Cherche-moi, Seigneur, trouve-moi
Et, sur tes épaules ramène-moi
A la maison de ton Père.


6- A toi soit la gloire ô Fils unique,
Ainsi qu’au Père et à ton Esprit-Saint,
Au Dieu qui est, qui était et qui vient 
Maintenant et dans les siècles des siècles.

E 262 Point de prodigue sans pardon
Auteur : CFC (Commission Francophone Cistércienne)
Compositeur : Joseph Gelineau

1-Point de prodigue sans pardon qui le cherche,
Nul n'est trop loin pour Dieu ;
Viennent les larmes où le fils renaît,
Joie du retour au Père.


2-Point de blessure que sa main ne guérisse,
Rien n'est perdu pour Dieu ;
Vienne la grâce où la vie reprend,
Flamme jaillie des cendres.


3-Point de ténèbres sans espoir de lumière,
Rien n'est fini pour Dieu ;
Vienne l'aurore où l'amour surgit,
Chant d'un matin de Pâques. 


Aucun commentaire: